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    Vous savez tous que la météo perturbe souvent la vie des jardiniers, avec ses cohortes de sécheresse, grêle, gel tardif et autres joyeusetés.

    Dans ma montagne, il y a aussi les mois de neige. Souvent le poids de cette trop grosse couverture fait casser des branches.

    Certaines plantes ne supportent pas tous ce temps dans le noir humide.

    Et, comme si ça ne suffisait pas, il y a aussi les Ours. Je nomme le mien Attila* depuis notre premier jardin dans les années 70. Il est incorrigible, et moi toujours aussi désespérée et désemparée..

    Le jardin commençait à ressembler à une prairie bonne à faucher, alors la tondeuse a repris du service. C'est sportif chez nous, car la grange où nous stockons le matériel est en haut du grand escalier, tandis que "mon" jardin est en bas. Donc, je suis bien contente que mon Ours s'occupe de la corvée. Mais je l'ai mal surveillé...

     

    Les calamités du jardinLes calamités du jardin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

            de loin                                                de près

     

    Pas de doute : il a tondu la terre, juste où c'était bien désherbé. Et qu'a-t-il tondu ? Les trognons blancs ne suffisent pas pour vous renseigner ? Voilà ci-dessous ce que j'ai les autres années

     

     

    Les calamités du jardin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Attila n'a pas souvenir d'avoir vu cette hosta qui est là depuis au moins 5 ans, près de la spirée. Cette hosta-là a un mérite : elle résiste bien aux gastéropodes de toutes sortes qui se régalent dans mon jardin. Mais cette année... on verra si ça repousse.

     

    Les calamités du jardin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mes limaces sont réveillées. L'hiver ne les perturbe pas du tout. Je ne sais pas comment elles hibernent, mais dès qu'un peu de verdure réapparaît, elles sont là, en pleine forme.

     

    Attila bricole, c'est sympa, mais pas au moment où ça m'arrange. Cet hiver, il nous a fait une nouvelle cuisine, des murs jusqu'aux finitions. Et voilà-t'y pas que le beau mur tout blanc, tout neuf était en train de s'abimer, alors qu'il n'y avait jamais eu d'humidité à cet endroit. L'Ours a trouvé :

     

    Les calamités du jardin

     

     

    L'évacuation de ce petit tuyau (eau de la montagne, qui est canalisée sous la maison) passe sous terre avant de rejoindre la rue. Tout étais cassé, ça s'écoulait mal, et ça remontait le long du mur. C'est là que l'Ours devient Attila. Il m'a annoncé qu'il allait tout casser...le lendemain du jour où j'avais arrangé mes plantes : arrachage du muguet superflu, désherbage et plantation d'une nouvelle heuchère :

     

    Les calamités du jardinLes calamités du jardin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

              Avant                                               Après

    À gauche, les ancolies prêtes à fleurir, et la nouvelle heuchère caramel. À droite, le même endroit une heure plus tard.

     

     Bon, je positive : le lilas a commencé à fleurir mardi, ainsi que le premier iris, il y a des fleurs et des boutons partout, la neige devrait nous oublier pour quelques mois, j'ai plein d'ancolies ailleurs, tout va bien. Et j'ai enfin retrouvé mon APN après 4 mois passés sans lui (retrouvé au fond d'un sac sous la table de notre ancienne cuisine où je n'ai quasiment pas mis les pieds depuis tout ce temps).

    À bientôt

     

     

     

    * J'ai souvent cité Attila, si vous avez envie de revivre nos aventures, tapez Attila dans "rechercher"(colonne de gauche)

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    Bonjour tout le monde.

    Me revoilà après encore une longue absence du clavier et de l'écran. Vous êtes des amours, je le sais en regardant mes statistiques : presque autant de visites que quand je publie régulièrement, et cinq nouveaux abonnés.

    J'ai également été absente de chez moi pendant presque deux semaines. Départ le matin du 1er mai sous la neige :

     

    Nouveau départ

     La partie verte est protégée par les grandes branches du cèdre.

     

    Nous partions pour la région bordelaise où je pensais avoir chaud... Eh bien j'ai eu chaud une journée seulement.

    L'Ours devait aider Cadette pour l'installation de sa nouvelle cuisine. Ça me laissait du temps libre pour me promener.

    J'ai fait du tourisme, ou plutôt j'ai joué les martiennes dans une ville que je ne reconnaissais pas.

    Je me suis familiarisée avec le tram, dont la première ligne avait été mise en service une semaine avant mon départ pour les Pyrénées. Mais ce tram m'a fait "le coup de la panne" en me débarquant à une extrémité de la rue Sainte Catherine, alors que j'avais rendez-vous à l'autre bout. J'ai marché tout ça sans problèmes de genoux. Super ! J'avais abandonné ma canne à peine deux semaines avant !

     

    J'ai vu des vieilles pierres, des quartiers neufs, des jardins, des bâtiments extraordinaires. Je vous en parlerai plus tard.

    J'ai été stupéfaite devant les nouveaux peuples de la ville.

     

    Nouveau départ

     

     

    90% des jeunes sont comme sur cette affiche (qui existe aussi en version masculine).

     

    "De mon temps", les gens parlaient, se parlaient. Maintenant, jeunes ou vieux, ils ont tous les yeux rivés sur les écrans, les écouteurs dans les oreilles.

     

     

     

     

     

     

     

    Et nous sommes sommes rentrés chez nous hier soir, juste au moment où les premiers flocons commençaient à tomber. Voilà ce matin :

     

    Nouveau départ

     

     

    Tulipes ployant sous le poids des flocons (très mouillés et lourds) de la nuit. Allons-nous nous retrouver bientôt directement en été ?

    Ne nous plaignons pas : il y a quelques années, après une semaine caniculaire sur la France entière, il est tombé à peu près 30 cm sur mon village; Vous auriez vu les curistes arrivés en tongs et débardeurs ! Et ça a dû mettre une semaine pour fondre.

     

    Bon, maintenant que je marche normalement, en tout cas bien mieux que depuis des années et des années, je vais pouvoir vivre normalement. Et ne plus avoir de passages à vide où je néglige tout. Je n'ai plus d'excuse valable.

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    Il faut que je vous dise, pour commencer, pourquoi je ne suis pas très présente ici. En plus de marcher au ralenti, d'avoir besoin de beaucoup d'heures dans mon lit, d'avoir des occupations diverses, j'ai maintenant un spectacle permanent et tout à fait captivant juste devant mes yeux. Je vous explique.

    Depuis que nous vivons ici, nous offrons aux oiseaux des boules de graisse et des graines pour oiseaux du ciel. Notre mangeoire est près de la "vieille" cuisine, mais mal placée pour que nous profitions du spectacle.

     

    À table !

     

    Nous y voyions fréquemment des mésanges, et aussi le rouge-gorge qui ne voulait pas partager.

     

     

    Cette année, l'Ours a bricolé autre chose, et l'a installé devant la véranda, près de mon fauteuil de convalescente.

     

    À table !

     

    À gauche, le montant de la véranda. Puis, tout près, le support pour écuelle en terre. Enfin, à droite, une enfilade d'arbustes (lilas, seringats, cornus et aubépine,) qui sont devenus salle d'attente et salle à manger. Les zozios prennent place dans le lilas le plus proche, et vont piocher leur graine quand la voie est libre.

     

    Ça a marché : au bout de deux jours, les mésanges avaient déjà pris possession des lieux. Sur les conseils d'une copine, qui nous a dit que cela plaisait beaucoup aux oiseaux, nous avons acheté un sac de 2,5 kg de tournesol. Les mésanges ont-elles aimé ? Non, elles en raffolent. Il faut voir la foule à notre nouvelle mangeoire.

    Elles ont passé le tam-tam dans la forêt, et plus le temps est pourri, plus il y a foule. On n'arrive pas à avoir de bonnes photos, mais souvent elles sont 4 ou 5 dans le même lilas, à dépiauter leurs graines.

     

    À table !

    Elles coincent la graine entre leurs pattes, et font marteau-piqueur avec le bec. C'est impressionnant.

     

     Nous nous sommes aperçus qu'il n'y avait pas que des mésanges charbonnières, mais aussi des mésanges bleues que nous n'avions jamais remarquées.

     

    À table !

     

    Les mésanges bleues sont plus petites et moins habiles. Elles perdent souvent leur graine. Par chance d'autres oiseaux, que nous ne connaissions pas, aiment bien "faire les poubelles" au sol ou sur le bord du mur. Ils arpentent sans cesse le terrain, que ce soit neige, terre, herbe ou mousse.

     

    À table !

     

    Plus ou moins roux dessous, tête grise, et stries sur les ailes.

     

    À table !

     

    Il nous semble qu'il s'agit des pinsons des arbres. Au bout d'une semaine, ils revendiquent parfois une place à la mangeoire.

     

    Le tam-tam a résonné jusqu'aux oreilles d'autres oiseaux. C'est ainsi que nous avons, plusieurs fois par jour, la visite de M. et Mme Bouvreuil :

     

    Tam-tam pour la horde affamée

     

    Autant les mésanges font vite, autant les bouvreuils prennent leur temps. Ils s'installent, le temps de bien casser la graine (l'expression vient-elle de là ?) et M. fait la police : personne n'a le droit de s'approcher. Il montre le bec grand ouvert et semble très méchant.

     

    Tam-tam pour la horde affamée

     

    M. a posé pour que l'Ours le voie bien de face et de dos.

     

    Tam-tam pour la horde affamée

     

    La couleur est un peu fausse : les bouvreuils sont rouge, pas orange comme le rouge-gorge.

     

    Et même mieux : nous n'avons pas UN couple de bouvreuils comme d'habitude, mais plein de bouvreuils :

     

    À table !

    Un mâle dans la mangeoire, un autre sur le cerisier à droite.

     

    Toutes nos photos d'oiseaux sont de qualité moyenne, car les conditions sont difficiles. Il y a foule les jours de neige, mais la luminosité n'est pas terrible, les flocons gênent. Et quand il fait beau, nous sommes à contre-jour, éblouis par le soleil en face, ou la montagne trop blanche.

    Devant tous ces oiseaux qui tourbillonnent dans tous les sens, nous ne savons comment faire. Il nous faudrait une caméra fixe, et nous extrairions quelques images de notre film.

     

    À table !

     

    Quand c'est plein, les mésanges prennent très vite leur graine pour la manger ailleurs. Quand c'est vide, elles sont obligées de s'arrêter un moment. Mais comme elles s'enfoncent dans le plat, on n'arrive pas à les photographier.

    Or, nous avons repéré une autre variété : je pense qu'il s'agit des mésanges huppées, mais il va falloir d'autres clichés pour pouvoir bien les identifier.

     

    Nous habitons "passage des Oiseaux" : au moment de nommer la rue, personne ne devait savoir qu'il y en aurait autant dans ce jardin. Il nous a fallu 17 printemps pour découvrir l'existence d'"arbres à oiseaux" aussi garnis que des arbres de Noël, sauf que ces boules de plumes sont très agitées et voltigent sans arrêt.

     

     

     

     

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    Naïve que je suis, je croyais que le printemps arrivait, qu'il arrivait aussi dans ma montagne. Mais voilà...

     Sachant qu'il a neigé en mars à Royan et la Rochelle, et sur la côte méditerranéenne, je ne vous parle pas plus de ma neige, vous avez peut-être connu ça vous aussi. Sauf que chez moi, ça n'arrête pour ainsi dire pas depuis début février.

     

    J'y croyais

     

    je marche deux fois par semaine pour aller chez le kiné où je retrouve mon "copain bleu" qui doit m'aider à (re)trouver des muscles.

    À la maison je fais du vélo, je plie de mieux en mieux, je monte et descends les escaliers en m'appliquant bien.

     Une chouette vie de retraitée !

     

     

     

     

     

    Par chance nous avons trouvé de bonnes raisons pour aller voir ailleurs.

     

     

    J'y croyais

     

     

     

    J'y croyais

     

    À force de voir ce genre de messages, je me suis dit que je n'allais pas passer ma vie à l'abri, au chaud, le nez plongé dans ma liseuse ( je suis TRÈS absente de mon blog, je passe mon temps à lire, toute pelotonnée dans mes couches de polaires). En avant pour ma première manif post opératoire la semaine dernière !

     

    J'y croyais

     

    Au premier plan, les "pistes" aménagées pour les jeunes aux genoux costauds. Je les ai soigneusement contournées.

     

    Mon genou tout neuf est bon pour le service. Pas d'acrobaties pour moi, mais la marche raisonnable se passe très bien.

     

    Et le lendemain, un bain de jouvence !!!!

     

    J'y croyais

     

    Ce billet doit rappeler quelque chose aux moins jeunes d'entre vous. La lettre nous proposant d'aller au Zénith de Pau en bus pour voir les idoles des jeunes* m'a fait sauter de joie. Sauter, tout est relatif car je venais d'être opérée, mais j'ai demandé à l'Ours de m'apporter à l'Hôpital le chéquier, l'enveloppe et le timbre, et j'ai vite envoyé nos réservations.

    Âge tendre et tête de bois était une émission de télévision.

    Je pense qu'il n'y avait qu'une chaîne à la TV en ce temps-là, donc tout le monde regardait ça.

    De plus nous les jeunes avions souvent notre transistor (le mien fut une récompense pour mon BEPC) et nous nous dépêchions de rentrer à la maison pour écouter SLC Salut les copains.

     

    J'y croyais

    Ci-dessus la photo mythique de toutes nos idoles.

    Dans la tournée de cette année, il y a Dick Rivers, Sheila, Stone, Nicoletta, Michèle Torr, Isabelle Aubret, Richard Dewitte ("Il était une fois"), Dave, Patrick Juvet et Pierre Groscolas.

    Une de mes petite-fille ne connaît personne parmi ceux que lui ai cités, et mes filles m'ont demandé "Ils chantent en vrai ?". Non mais, on est si vieux que ça  ? Oui ils chantent en vrai, avec de vrais musiciens, et je peux vous dire qu'ils ont la pêche, et qu'on ne s'ennuie pas avec eux.

    Regardez ici les dates à venir, et n'hésitez pas à y aller.

     

    J'y croyais

     

    Derniers réglages : sur les côtés les écrans nous permettant de voir les chanteurs de plus près.

     

    Presque un mois que je ne vous ai pas donné de nouvelles, là je crois que je vais revivre normalement, je vous dis donc "à bientôt".

     

     

    * Idoles des années 60, car une de mes petites-filles (18 ans) ne connaît ni Sheila, ni Isabelle Aubret, ni Dave.

     

     

     

     

     

     

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    Bonjour à tous,

    je suis un peu absente en ce moment, vous savez pourquoi ? Je marche au ralenti. Au ralenti à cause de mon genou, ça c'est au sens propre.

    Au ralenti aussi dans ma tête : je n'arrive pas à me poser (station assise encore un peu inconfortable) devant mon ordi avec un brin de concentration. Je n'aime pas regarder les blogs amis en diagonale, alors pour ne pas mal en profiter, je remets certaines lectures à plus tard. Que les copinettes me pardonnent.

    Mes mains n'ont pas envie de travailler, elles non plus : alors je lis le jour, et je lis aussi la nuit quand mon genou "pourrit" mon sommeil. Vous connaissez probablement ce phénomène : une douleur, même violente, est tolérable la journée, mais une  douleur faible est insupportable la nuit, et on ne sait pas comment s'installer.

    Ma vie est hyper calme, et mon jardin vit lui aussi au ralenti.

     

     

    Vous pouvez constater qu'il reste de la neige.

     

     

    En cherchant bien sur les bords j'ai fini par m'apercevoir que ça poussait : jonquilles, iris et noisetier sont prêts.

     

    Hier, je me suis avancée le long de l'allée déneigée par l'Ours. En me retournant, j'ai vu la première tache de couleur de cette année

     

    Vous la voyez, à gauche, tassée contre la maison ?

    Ça tombait à point car aujourd’hui c'est l'anniversaire d'une amie et je comptais lui envoyer des fleurs.

     

     

     

    J'ai bien fait de faire la photo hier, car ce matin le jardin est de nouveau tout blanc, et je vais recommencer à me lamenter que toute cette neige abime mes fleurs.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les oiseaux ne sont pas gênés, car l'un d'eux est venu jusqu'à la porte pour voir si un nouveau repas était livré.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je vais peut-être me mettre à la recherche de mon APN : il s'est planqué quelque part au fond d'un sac ou d'une poche, et je n'ai, depuis des semaines, que mon téléphone bas de gamme pour faire des photos.

    En fait, il me faudrait une caméra branchée en continu, car je trouve les oiseaux trop amusants. Ils se posent dans les lilas et seringats, et ils en repartent avec élan : chaque fois, ils font tomber plein de neige, mais ils ne semblent pas perturbés.

     

     

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