•  

     J'ai plein de sujets à moitié rédigés, mais en panne dans mes brouillons. Mes idées se bousculent : je commence tout mais ne finis pas grand chose.

    Aujourd'hui je sors un de mes "prêts à finir "pour vous présenter la capitale de la région de mes ancêtres. Le Limousin est le pays de mes racines. Limoges est la ville où je passais mes vacances d'enfant, car tous mes grands parents y vivaient. À cette époque, je ne connaissais que le chemin pour aller de la famille de mon père à celle de ma mère. J'allais assez peu en ville, et je ne sais toujours pas m'y déplacer sans douter de mon itinéraire. Pourtant, je me sens viscéralement limousine ou même limougeaude.

    Fin août, après le mariage en Charente, nous sommes passés par là-bas voir ma famille... et j'ai pris beaucoup de plaisir à me balader dans la vieille ville. Je vous montre ici quelques endroits qui me plaisent particulièrement.

     

    Le Pavillon du Verdurier est un adorable petit bâtiment art-déco, que je n'ai connu qu'assez récemment (par rapport à mon âge) :

     

    Limoges

     

    Limoges

     

    Joli non, pour un bâtiment utilitaire ? (entrepôt frigorifique)

     

     

                                                                                                                                 Limoges

     

    Juste un mot sur la gare de Limoges-Bénédictins que nous n'avons pas réussi à voir de près pour raison de parkings complets.

    Ce superbe bâtiment est LA plus belle gare de France, où je prenais souvent le train avec une de mes grand-mère.

    Si représentative de la ville que les horodateurs sont à son effigie.

     

     

     

     

     

     La Cour du Temple, un bijou que je viens de découvrir. Je connaissais les deux rues qui l'encadrent, mais je n'avais jamais vu cette si jolie petite cour. Il faut dire que les bâtiments menaçaient ruine, et la Mairie a failli tout démolir. La restauration est assez récente. Il paraît que du 1er étage on voyait le ciel à travers les plafonds et le toit.

     

    Limoges

     

    Limoges

     

    Nous avons déjeuné dans cette cour, c'était un moment entre parenthèses, loin de la ville et pourtant en plein centre.

     

     

    Un de mes plaisirs incontournable : la Mairie et ses sapins. Quand j'étais petite, il y en avait un immense au beau milieu du jardin (à la place de la fontaine ?).

    Lorsque à Noël, à la nuit tombée, nous allions de chez mes grands-parents à chez mes autres grands-parents, il n'était pas question que mon père passe par un autre itinéraire : il fallait ABSOLUMENT que je voie mon sapin illuminé. Hélas, il a fini par mourir, et ne fut pas remplacé au même endroit :

     

    Limoges

     

    Et aussi, ce qui peut paraître d'une laideur monstrueuse, mais que j'adore depuis ma plus tendre enfance : les trolleybus. Je n'ai pas réussi à en prendre un en photo, j'ai juste de quoi vous donner une idée des "ciels de rues", surtout dans les carrefours :

     

    Limoges

     

    Il y a longtemps que Limoges a mis en place des transports en commun efficaces, non polluants et silencieux. Les Limougeauds sont très attachés à leurs "trolleys" (prononcé avec leur accent inimitable que je regrette de n'avoir jamais eu). Ils ont lancé une pétition pour les garder quand ils ont entendu dire qu'il était question de les remplacer par des bus électriques ou à gaz.

     

    J'ai vécu 55 ans à Bordeaux qui est une ville plate, et dans ses environs qui ne sont pas très vallonnés non plus. Ce qui m'a toujours plu à Limoges, c'est que la vieille ville est bâtie sur une butte, et les rues y sont en pente.

     

    Limoges

     

    La rue de la Boucherie qui, comme son nom l'indique, abritait un grand nombre de bouchers. En haut de cette rue étroite, les Halles. Depuis pas mal d'années, la "Frairie des petits ventres" s'y déroule le troisième vendredi d'octobre de midi à...... Je n'y suis allée qu'une fois, mais je me souviens de m'y être régalée de cochonnailles diverses : boudin aux châtaignes, andouilles, girot (souvenir de ma jeunesse où on en achetait au marché de Bellac) et aussi de galetous (il n'y a pas qu'en Bretagne qu'on fait des galettes de blé noir).

     

    Limoges

     

    La toute mignonne petite chapelle St Aurélien qui est rue de la Boucherie. Dommage qu'on ait construit un bâtiment pas très beau derrière elle.

     

    En Haute-Vienne, il n'y a pas que la ville. Je suis également amoureuse de la campagne limousine : ruisseaux et rivières, villages aux maisons de granit, sapins, verdure, jolies couleurs d'automne.

    Nous n'avons pas eu le temps de faire du tourisme, et il faisait beaucoup trop chaud pour moi. Le Limousin jouit d'un climat plutôt continental, très froid l'hiver et chaud l'été, plus contrasté que la région bordelaise ou que mes montagnes.

    Mais il y a de l'eau partout : une foule de ruisseaux et rivières l'arrosent. Les peintres aiment ces paysages verdoyants ou multicolores. Camille COROT a même laissé son nom à un site au bord de la Glane à St Junien. Je vous écris le dos tourné à une huile peinte par une amie de la famille, d'après une photo faite par ma mère, grande amatrice des couleurs d'automne.

     

     

    Limoges

    Le site Corot peint par Andrée qui a maintenant 107 ans et est toujours en bonne forme... On fait des gens solides là-bas !

     

    Et maintenant, c'est l'heure où mon réveil devrait sonner, je devrais juste me réveiller et me préparer pour aller passer la journée à Toulouse : j'ai trouvé une copine pour m'accompagner à Tendances-créatives. Youpiiii!!!

    J'ai très peu dormi cette nuit, je suis levée depuis un bon moment, mais c'est pas grave, je vais passer une bonne journée.

     

     

    Pin It

    6 commentaires
  •  

    Je me posais des questions, mais j'en suis certaine maintenant : l'automne est là. Hier, profitant d'un temps magnifique, et de ma relative bonne forme physique, j'ai repris mes outils et j'ai entrepris le nettoyage du jardin. Pauvre jardin à l'abandon depuis presque deux étés à cause de mes genoux.

    Il y a de quoi arracher, tailler, déménager... Quand je vois tout ce que fait Marithé chez elle et tout ce qui est à faire chez moi... les bras m'en tomberaient presque (mais j'ai trop besoin d'eux, ils faut qu'ils restent solides).

    J'ai pris l'APN, et je me suis fait quelques photos-souvenir.

     

     

    C'est l'automne

     

    Les feuillages changent de couleur, mais il reste des fleurs.

    Mon amie qui est en cure me dit que mon jardin est très fleuri vu des thermes qui sont en contrebas de chez nous.

     

     

     

     

     

     

     

    C'est l'automne

     

    Pas que des fleurs.

     

     

    C'est l'automne

     

    C'est l'automne

     

    Je n'aime pas les fleurs jaunes, mais ces helianthus me plaisent bien avec leur couleur citron.

     

    C'est l'automne

     

    J'ai taillé le côté gauche de la spirée : elle passe ainsi du rouge au jaune pour ressembler aux hostas.

     

    C'est l'automne

     

    Il y a de plus en plus de colchiques aux abords de l'appartement.

     

    C'est l'automne

     

    Et le paysage que j'admire depuis la table où je passe beaucoup de temps (repas, couture, ordinateur).

     

     

    Je me disais que j'avais de la chance : l'été n'a pas été sec chez moi, et les plantes se portent bien.

     

    ( Ouverture d'une grande parenthèse :

    Mais, tout en grattouillant mon jardin,  je ruminais sur un sujet qui me fâche. Il m'a été rapporté que je suis considérée, par quelqu'un que je trouve pourtant sympa, comme étant une retraitée nantie, et qu'il est anormal que je conteste les ordonnances Macron.

    Nantie, moi, avec seulement 20 ans de service dans l'administration ? Nantie alors que, habitant à l'époque un village sans cantine et sans garderie pour les petits, j'ai dû rester 15 ans en "disponibilité pour charges de famille" ou pour "convenances personnelles" car je n'avais plus de poste dans mon département ?

    C'était au temps où la méthode Ogino n'était pas fiable, où la pilule ne se délivrait que de façon presque confidentielle, et où les stérilets n'offraient pas autant de garanties que maintenant. Je me suis retrouvée avec trois bébés sur les bras à 25 ans. Mais j'ai préféré rester avec eux, tranquillement, plutôt que de travailler et leur imposer une vie de bousculade à sans cesse courir après le temps. Je trouvais sympa de cueillir des fleurs sur le chemin de l'école, de leur coudre des vêtements, d'avoir le plaisir de cuisiner.

    À 25 ans, on ne se pose pas de questions pour la retraite, on assure le quotidien. Je regarde avec tristesse les jeunes d'aujourd'hui pas plus inquiets que moi pour leur avenir. Les "petits boulots" leur conviennent, ils comprendront plus tard.

    Hier soir donc, la retraitée nantie a sorti ses papiers et s'est livrée à quelques calculs. Je ne fais pas ça d'habitude, car je suis résignée. Quel est le pouvoir d'un retraité ?

    J'ai comparé mes bulletins de pension de décembre 2003 et de février 2015 (je n'en reçois qu'en cas de changement, et le dernier est mal rangé, car ma banque me dit que je perçois actuellement 1,04€ de moins qu'en février 2015, donc pas d'augmentation depuis 31 mois.

    Pas d’augmentation depuis 31 mois, vous avez l'impression que le coût de la vie est aussi stationnaire que ma retraite ?

    Entre décembre 2003 et février 2015 donc, ma retraite de base a augmenté de 17,78% pendant que l'inflation était de 19,6%. Dans le même temps, le pourcentage total des prélèvements (CSG, RDS + CADA créé plus récemment) est passé de 6,70% à 7,40%. Ma mutuelle a, elle aussi, bien augmenté à cause du désengagement de la sécu.

    Il faut que je décrive aussi mes autres revenus, pour lesquels j'ai attendu d'avoir 65 ans, car j'ai plus qu'en les faisant liquider à 60 ans.

    Pendant 3 ans je fus mercière. J'ai juste gagné un stock de fils, boutons, fermetures éclair, etc ... pendant que je cotisais beaucoup pour que le fameux RSI me verse 25,05€ par mois. 25,05 pour 3 ans, ça ferait 250€ pour 30 ans ?

    Pendant mes années de dispo, les allocations ont cotisé pour moi pour le "minimum-vieillesse". J'étais tranquille, mes années ne seraient pas financièrement perdues. Je ne savais pas que le minimum était si minime que ça : pour 12 ans validés, plus quelques heures de travail à temps partiel, je perçois 102,57€.

    Alors, nantis les retraités ? À mon avis, bien moins que ceux qui "jouent" en bourse, qui sont dans la finance, ou qui sont parlementaires.

     

    C'est l'automne

     

    Je re-manifesterai, car le bon air de la montagne ne suffit pas pour bien vivre. Il faut aussi payer les impôts (qui augmentent, eux), du chauffage (la planète se réchauffe, mais les hivers sont toujours longs), de la nourriture (mon climat ne permet guère de cultures pour faire des conserves), et aussi un voyage pour nos 50 ans de mariage l'année prochaine.

    Heureusement, l'Ours a une retraite plus convenable que la mienne. Dans sa branche, il a cotisé à une complémentaire qui lui double sa retraite de base. Mais, qui a travaillé les dimanches et jours de fête, qui a eu des horaires du matin tôt ou du soir tard, qui a eu ses congés d'été n'importe quand entre mai et octobre même quand les enfants étaient petits ?

    Globalement, nous ne nous plaignons pas, mais NOUS NE SOMMES PAS DES NANTIS !

     

    fermeture de la grande parenthèse).

     

     Quand des locataires arrivent, j'ai l'habitude de faire un bouquet pour les accueillir. En ce moment, c'est des amis de très longue date. j'ai opté pour ce que je trouvais le plus joli en vase :

    C'est l'automne

     

    La monnaie du pape épluchée de frais, ornée d'un papillon en tissu.

     

    C'est l'automne

     

    Devinez comment s'appelle ma complice de Croix Rouge (ah, les postes de secours le dimanche, un plan ORSEC en vrai, etc...), de parents d'élèves au collège et de couture ? Nous avons tant de souvenirs communs depuis 35 ans...

     

     

    Pin It

    10 commentaires
  •  

    Tout le monde connaît le patou, ce gros chien blanc tout poilu. Il s'appelle "Montagne des Pyrénées", c'est lui qui est le gardien du troupeau. Il n'a peur d'aucun danger, même pas de l'ours. Il est très célèbre, mais il n'est pas le seul chien des Pyrénées.

    Il y a plusieurs races, et une belle fête leur est consacrée chaque année à Argelès Gazost. Le programme est bien fourni pour satisfaire les passionnés. Pourtant le simple badaud comme moi prend du plaisir à passer une belle journée parmi tous ces chiens très sociables. Le calme est surprenant malgré le très grand nombre de 4 pattes présents.

    Nous y étions dimanche (le meilleur jour était le samedi) et, encore une fois, nous avons beaucoup aimé. je n'ai  pas fait un très beau reportage, car je me meus encore avec quelque peine et je suis encombrée de ma canne. (meuh meuh, canne, je suis en plein dans le sujet). Pas d'appareil photo car j'ai allégé mon sac.

     

    Fête des chiens des Pyrénées

     

    Le parc du Casino offre herbe et ombre accueillantes.

     

    Fête des chiens des Pyrénées

     

    Il n'y a pas que des "bêtes à concours". Il y a aussi des confirmations de pedigrees pour les chiens inscrits au LOF  et devenus adultes.

     

     

    Fête des chiens des Pyrénées

     

    Un beau groupe de "Bergers des Pyrénées".

     

     

    Fête des chiens des Pyrénées

    Nous avons découvert que les Bergers des Pyrénées portent souvent des dreadlocks.

     

     

    Fête des chiens des Pyrénées

     

    Démonstration du travail du Berger. Il vient de faire passer ses canards dans un couloir d'enfants.

     

    Fête des chiens des Pyrénées

     

    Les oies traversent le pont. Le berger (l'homme) ne s'adresse qu'au chien, pas aux oies. Le Berger (chien) reste toujours assez loin du troupeau. Lors de son travail, il fait en courant des cercles autour du troupeau qui reste groupé.

     

     

     

    Fête des chiens des Pyrénées

     

    Les canards, bien guidés, empruntent le tunnel.

     

    Fête des chiens des Pyrénées

     

    Il y avait le coin des vieux métiers. Je suis toujours en admiration devant la fileuse. Elle explique aux enfants très intéressés. Un jour, je lui demanderai un cours particulier.

     

    Fête des chiens des Pyrénées

     

    Là, je suis très fière de moi : avec mon téléphone, j'ai réussi à avoir l'ombre du joueur, le terrain de quilles de 9, les quilles qui tombent, et la boule qui est encore en l'air emportée par son élan ! Ce jeu ancien n'est plus suffisamment pratiqué, il a pourtant ses adeptes. J’aimerais que mon village (et les autres) fasse un effort au lieu d'importer des quilles finlandaises...

     

     

    Pour tout savoir sur les chiens des Pyrénées, allez voir ici.

    Par contre, malgré la variété de races dites "des Pyrénées", les bergers de ma région ont plutôt des Border collies, vous savez ces toutous en général noir et blanc, aux oreilles bien dressées, et aux yeux souvent bleus (les deux ou assez fréquemment un seul).

    Pin It

    8 commentaires
  •  

     

    Fin août, sous une chaleur accablante (surtout pour nous habitués à la fraîcheur de nos montagnes ) nous étions invités à un mariage en Charente.

    Il a fallu marcher pas mal dans la vieille ville d'Angoulême, chercher notre chemin pour arriver à temps à l'église, marcher encore...

    Mes genoux n'en pouvaient plus en arrivant au restaurant. Mais mon regard fut attiré par le reflet des cailloux du parking sous la voiture du tonton anglais du marié.

    Je lui ai fait remarquer (au tonton) que ce rouge évoquait plutôt une célèbre italienne, et que son allemande avait des habituellement des couleurs plus discrètes.

    Gagné !

     

    Gagné !

     

     

    Gagné !

     

    Vous êtes deux de mes lectrices vraiment très fortes. Claire a proposé des nuages sur une carrosserie. Bonne idée, approchant de la réalité.

    Et Emmanuelle a trouvé, sauf pour la marque de la voiture, rouge non pas Ferrari, mais BMW.

    J'adore vous poser ce genre de colle, mais je ne serais pas capable de trouver si on me posait les mêmes. Bravo les copinettes !

     

    L'Ours m'a dit que j'aurais pu photographier la voiture entière, mais il me tardait surtout de me mettre à l'ombre. J'ai juste pensé en vitesse à un "cékoissa".

     

    Gagné !

    On n'était pas mieux là que sur les gravillons brûlants du parking ?

     

    Gagné !

     

    Gagné !

     

    De plus, après l'effort, le réconfort : un magnifique apéritif servi sur l'herbe et sous les arbres nous fut proposé, et toute la suite du mariage se passa magnifiquement bien.

     

    Pin It

    7 commentaires
  •  

    Les températures rafraîchissent un peu trop vite à mon goût. Mon village et mon jardin n'ont pas souffert de canicule, ni de sécheresse, alors l'été, on pourrait bien le supporter encore longtemps comme ça.

     

    Fin d'été ?

     

    Les anémones du Japon sont pourtant annonciatrices de l’automne.

     

    Fin d'été ?

     

    Les asters (d'été, car ceux d'automne n'auraient pas le temps de fleurir à cause de mon climat) sont beaux en ce moment.

     

    Fin d'été ?

     

    Le rosier Ballerina ne cesse de fleurir depuis des mois.

     

    Fin d'été ?Fin d'été ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un nouveau lupin a fait son apparition, ainsi qu'une plante inconnue de moi.

     

     

    Fin d'été ?

     

    Les insectes de toutes sortes s'en donnent à cœur-joie.

     

    Mais voilà, le danger guette. Aujourd'hui, temps pourri comme la météo l'avait annoncé.

    Et, entre deux nuages, j'ai eu le temps de deviner ça :

     

    Fin d'été ?

     

    Fin d'été ?

     

    Ce n'est presque rien, nous avons en général de très belles arrière-saisons, mais ça nous rappelle qu'il faut rentrer le bois et préparer l'hibernation de certaines plantes.

     

    Pin It

    8 commentaires