•  

     Il était une fois une fourmi des villes qui s'en alla au Mexique. On avait beau être le 6 janvier, il s'avéra que le soleil tapait fort et que la fourmi avait besoin d'un chapeau. Elle acheta donc, à la première marchande indienne rencontrée, un chapeau du genre de celui-ci, qui la protégea pendant ses trois semaines de voyage.

     

    Le chapeau de Madame du Barry

     

    Le chapeau d'origine a trôné dans la chambre de la fourmi durant 19 ans. Sa vraie déco, le ruban multicolore, l'espèce de cocarde, et le lien pour l'attacher sous le menton sont d’époque. Mais pourquoi avoir acheté un chapeau neuf ?

    Parce que mon chapeau a entrepris une nouvelle vie.

    Pourquoi donc ?

     Parce que Madame du Barry, née Jeanne Bécu de Cantigny (1753-1793) a eu l'occasion de venir dans ma région.

    René Theil, un amoureux de nos montagnes et de leur passé, est en train de réaliser un film sur Gavarnie (clic). Une copine devait jouer la comtesse mais ne savait comment se vêtir.

    Je lui ai donc proposé MA robe (celle qui est dans la colonne de gauche), mais je n'avais pas de chapeau. C'est pourquoi j'ai customisé mon couvre-chef mexicain, après avoir beaucoup réfléchi et consulté Internet sur la mode du XVIIIe : (oups ! j'avais mis un X de trop, mais des yeux plus attentifs que les miens ont relevé l'erreur )

     

    Le chapeau de Madame du Barry

     

    Inutile de vous raconter comment j'ai déménagé la moitié de mes trésors pour arriver à utiliser :

    de l'organza blanc (âge indéterminé)

    de l'organza bleu ("    "   "  )

    deux sortes de dentelles ( "  "  )  

    un galon perlé (2014, comme la robe)

    du ruban bleu (de ma mercerie 1985-1988)

    une fleur en tissu ("    "    ")

    trois plumes de paon (souvenir de l'Aude )

    un oiseau décoratif

    une bague "faite main" trouvée par terre

     

    Le chapeau de Madame du Barry

     

    Elle n'a pas encore plus fière allure, ma robe ?

     

    Et comme j'ai trouvé, sur un marché, un chapeau neuf à mon goût, je laisse les décos sur mon vieux chapeau :

     

    Le chapeau de Madame du Barry

     

     

     

    Pin It

    8 commentaires
  •  

    Dimanche 30 juin, pour nous remettre des trop nombreux kilomètres faits le samedi, l'Ours m'a proposé de faire la Montagne fleurie :

     

    Un dimanche sans voiture

     

    Un dimanche sans voiture

    La même en hiver depuis le plafond vitré de la véranda.

     

     

    C'est celle que je vois de partout (du jardin, des chambres, de la véranda, de l'évier). Je n'ai guère traversé le torrent depuis 7 ans, et encore moins entrepris de si grandes balades. J'y suis allée lentement, lentement, mais j'ai atteint à peu près le haut de la sapinière (la limite où s'arrêtent les mélèzes jaunes en automne, bien visibles sur ma photo prise en novembre). Ce n'était hélas pas assez haut pour voir les fleurs, et pourtant elles sont nombreuses et variées en juin.

     

    La sapinière est sombre, il n'y a pas grand-chose qui y pousse. C'est un milieu étrange :

     

    Un dimanche sans voiture

     

    Un dimanche sans voiture

     

    Les parties basses des troncs sont souvent dénudées.

    Mais ça pousse au bout des branches !

     

    Un dimanche sans voiture

    Un dimanche sans voiture

    Je ne vous ferai pas un cours sur les conifères : sans mon livre, je confonds abies, picea, sapin, épicéa, etc... Tout ce que je vois, c'est qu'il y a plusieurs sortes de bourgeons, et que les aiguilles ne sont pas disposées de la même manière.

     

    De la montagne fleurie, on voit évidemment mon côté, celui où j'habite :

    Un dimanche sans voiture

     

    Le beau trait vertical, c'est la partie supérieure de notre cher funiculaire. Le point bleu clair (vers le bas à droite), c'est le toit de "Solitude", le bâtiment édifié au niveau de la gare intermédiaire. Le village est tout en bas, en dessous du mot "com".

     

    La montagne au-dessus du funi, c'est le pic d'Ayré (2422m).

    Dans le fond, on aperçoit le massif du Néouvielle (3091m) encore enneigé.

    Vous vous doutez bien que je ne suis jamais montée là-haut, et que ce n'est pas dans mes projets. Je me contente de la montagne à vaches.

     

    Un dimanche sans voiture

     

    La partie herbeuse qui part de l'extrême droite de cette vue, pour finir vers le centre, c'est une piste de ski. La maison qui est au beau milieu est habitée toute l'année, et je vous assure que les habitants sont méritants. Vous imaginez ça ? Habiter loin de toute route, travailler au village et avoir des enfants à l'école !

     

    La montée ayant été un peu difficile, car le chemin était parfois inondé, j'ai voulu revenir par les plateaux. C'est beaucoup plus long, et les chemins étaient détrempés là-aussi. Mais quelle luminosité ! D'autant plus que les prairies étaient couvertes de fleurs jaunes :

     

     

    Un dimanche sans voiture

    D'un côté, le Tourmalet (où le tour de France passera vendredi).

    De l'autre côté le massif de l'Ardiden, celui que je montre tout le temps, car je le vois de chez moi.

     

    Un dimanche sans voiture

     

    Et les granges, occupées seulement en été, qui sont éparpillées sur les plateaux.

     

    Un dimanche sans voiture

     

    Les fleurs jaunes sont des rhinantes "crêtes de coq". C'était la pleine floraison.

     

    Un dimanche sans voiture

     

    Un dimanche sans voiture

     

    Je n'ai pas la légèreté des papillons, j'ai abandonné avant le haut, mais je suis tout de même contente de moi. Il y a si longtemps que je me contentais de regarder de loin !

     

     

     

    Pin It

    6 commentaires
  •  

    Si je vous ai déjà  montré des pierres et des fleurs jaunes, il faut que je vous dise que j'ai été épatée par toute la flore qui se trouve là-bas. Je croyais cette région plutôt désertique. Je me trompais. Il est vrai que c'est très sec en été, cela n'empêche pas que la nature est riche de merveilles, surtout pour moi qui suis amoureuse des plantes sauvages.

     

    Aragon (suite et fin)

     

    Cette plante-là nous a donné du fil à retordre pour l'identifier. À San Úrbez, il y avait un livre sur les plantes, j'avais cru la reconnaître, mais je fus interrompue dans ma lecture, et j'ai oublié. Elle avait pourtant un air de famille avec quelqu'une que je connaissais.

    Mon gros plan est raté, il faut ne faut pas regarder la fleur centrale trop trouble. Cela doit être la santoline petit cyprès (helichrysum), de la famille de l'immortelle de dune que l'on voit sur la côte océane en Gironde.

     

    Aragon (suite et fin)

     

    Une autre fleur jaune, de la famille du salsifis dont elle a l'allure et la boule de plumets quand elle sèche.

     

    Aragon (suite et fin)

     

     

    Et maintenant, une série de trois sortes de fleurettes bleues en haut de longues tiges. En premier les catananches. J'en ai un gros pied dans mon jardin, et il résiste bien, ce qui est surprenant, car cette plante préfère les terrains secs.

     C'était la première fois que j'en voyais dans la nature :

     

    Aragon (suite et fin)

     

    Cette photo ne montrant pas vraiment la fleur, je rajoute une vue de mon jardin (en août d'une autre année) où on voit bien une fleur et les capsules qui sèchent et durent tout l'hiver :

     

    Aragon (suite et fin)

     

    Puis mon regard s'est attardé sur une prairie toute tachetée de fleurs de lin. On ne voit pas bien, mais les fleurs sont bleues. Ce n'est pas bleu comme un champ de lin en Normandie, mais c'est dans la nature :

     

    Aragon (suite et fin)

     

    Pour ceux qui n'auraient jamais vu de lin, voilà quelques échantillons de mon jardin :

     

    Aragon (suite et fin)

     

    Pour finir la série, voilà une touffe d'aphyllantes  (A. de Montpellier). J'en avais ramené des Corbières, mais mon pied végétait, et un hiver lui fut fatal : probablement trop d'humidité. Elles étaient presque toutes fanées, mais je vous montre la plante : que des tiges, car le nom signifie "sans feuilles" (a-privatif grec + feuilles)

     

    Aragon (suite et fin)

     

     

     

    Et maintenant la colle du jour. Qui connaît ça ? Pas moi, je n'ai pas trouvé. C'est très bas, sans couleur, mais pas vraiment blanc, les tiges ressemblent un peu au lin, mais en nain. Depuis que j'ai découvert, il y a 40 ans que le moindre brin d'herbe avait un nom, je déteste ne pas savoir nommer une plante.

     

    Aragon (suite et fin)

     

    Sur les fleurs, il y avait une foule d'insectes très variés :

     

    Aragon (suite et fin)

     

    La forêt cache d'énormes chênes probablement pluricentenaires :

     

    Aragon (suite et fin)

     

    Aragon (suite et fin)

     

    Chaque jardin de chaque village, aussi petit soit-il, abrite ces magnifiques lis. Problème linguistique : une dame du village, à qui je disais que je les admirais, m'a dit que ce n'étaient pas des lis, mais des "azucenas" et mon dico me dit que les azucenas sont des lis blancs. Et les autres lis s'appelleraient des "lirios".  Qu'en dites-vous ? Lis ou pas lis ? (lis étant le mot actuel, et lys l'ancien)

     

    Aragon (suite et fin)

     

     

    Pin It

    3 commentaires
  •  

    J'ai trouvé sur le net un très bel article sur la Sierra de Guara. J'étais un peu plus à l'Ouest que la région décrite, mais les explications données sont valables pour l'ensemble.

     J'y ai appris que ce qui recouvre les cheminées est un "chasse-sorcières" (espantabrujas).

     

    Sans connaître ce détail avant mon voyage, j'ai tout de même eu le regard attiré par ces si belles cheminées. La preuve :

     

    Encore un peu d'Aragon

     

    J'ai été frappée par le nombre de maisons en ruines.

     

    Encore un peu d'Aragon

     

    Beaucoup de ruines, certes, mais aussi beaucoup de reconstructions en cours.

     

    Encore un peu d'Aragon

     

    Ces tas de pierres bien triées prouvent l'envie de sauvegarder le patrimoine local, ainsi que le portail ci-dessous, qui cache un autre chantier.

     

    Encore un peu d'Aragon

     

    Il n'y a pas de maisons neuves comme chez nous, ni briques, ni parpaings, ni enduits modernes. On reconstruit comme avant.

     

    Il n'y a pas que les pierres dans la Sierra de Guara. Il y a aussi l'eau. Au printemps, elle est omniprésente. Si la Sierra de Guara est célèbre pour ses ríos à canyoning, elle permet aussi la baignade dans des piscines naturelles. Je me croyais transportée dans des pubs de gels douche tellement c'était beau :

    Encore un peu d'Aragon

     

    Encore un peu d'Aragon

     

    Encore un peu d'Aragon

     

    Encore un peu d'Aragon

     

    Le joli pont de Nocito sur le río Guatizalema. Il y a dans les environs un río  Formiga (qui signifie fourmi), j'ai une rivière à moi en Espagne !!!

     

    Pin It

    4 commentaires
  •  

    Vous savez que, dans la presse, un sujet qui revient régulièrement est un marronnier. je ne vais pas vous parler de kilos à perdre avant la plage, ni de la rentrée des classes.

    Non, je vous rappelle seulement que c'est le moment de faire les fuseaux de lavande et le vinaigre des quatre voleurs.

     

    C'est aussi le moment de vous organiser un petit voyage près de chez moi (voire carrément chez moi) pour le festival de Gavarnie. C'est toujours une soirée magique, et cette année le sujet est Orphée et Euridice.

    Il faut marcher un peu vers le cirque, et on se trouve dans une immense "salle de spectacle" à  l'air libre. Il suffit d'être bien chaussé, et de ne pas oublier de se munir de sa petite laine.

     

    Mes marronniers

     

     

    Ces derniers temps, le ciel n'est pas vraiment sympa avec nous, les sentiers étant un peu risqués à cause des orages, je me suis souvenue qu'il y a d'autres sorties à faire dans les environs de chez moi.

     

    Je n'en ai encore jamais parlé, mais j'aime beaucoup le Parc animalier des Pyrénées. Cela s'appelait autrefois la "Colline aux marmottes". Comme son nom l'indiquait, on y voit les marmottes de près, et les enfants adorent aller dans leur enclos et leur donner à manger. Ce parc ne cesse de s'agrandir, toujours plus haut sur la colline (aïe mes genoux !), et la variété d'animaux est impressionnante. Les enclos, ou les cages, sont immenses, et on a l'impression de voir les animaux en liberté.

     

    Mes marronniers

     Les ours, animaux emblématiques de nos montagnes

     

     

    Mes marronniers

    Pandas roux

     

    Mes marronniers

    Le lynx, perché dans son arbre.

     

    Nous y sommes allés hier et nos Pitchounettes étaient ravies de leur balade. Je regrette de n'avoir aucune photo des isards, mouflons, et autres animaux de ce genre (des montagnes du monde) qui sont présents en grand nombre dans le parc.

     

     

    Avant-hier, nous sommes allés visiter les grottes de Bétharram, près de Lourdes. Depuis le temps que nous habitons pas loin, je n'y étais jamais entrée. Je n'ai pas été déçue, c'est grandiose. Et amusant aussi, car, à partir du parking, nous avons utilisé bus (court trajet), bateau (qui ne fait pas peur, car hyper-stable), train (plutôt rigolo) et marche à pied (assez long).

     

    Mes marronniers 

     

     

    À faire un jour de pluie ou de canicule, car il y fait 13/14°.

     

     

     

    Mes marronniers

     

    Et pour finir, un marronnier dont je me passerais bien : le Tour de France. Cette année, il descend par ma route le 27, ça ira vite, mais la circulation sera bloquée une grande partie de la journée.

    Pin It

    2 commentaires