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    La dernière fois que je suis passée par ici, je finissais en vous demandant ce que je pouvais bien fabriquer sous mes torchons.

    Vous avez été assez nombreuses à tenter une réponse... Je vous remercie au passage pour vos vœux pour les fêtes (je suis plutôt absente depuis quelques semaines, mais vous êtes bien présentes, et votre gentillesse est un bonheur).

     

    C'était quoi ?

     

    Les explications disaient qu'il fallait bien "étanchéifier" le cuiseur à riz avant de le mettre en route. J'ai bouché le petit trou du couvercle avec un mini rouleau de tissu, puis j'ai posé un aluminium en appuyant bien sur les bords, avant d'ajouter les torchons pour faire du poids.

    J'ai oublié de faire la photo de l'intérieur avant la mise en route, sur "garde au chaud" pour 12 jours, oui, 12 jours et 12 nuits non-stop !

     

    C'était quoi ?

     

    Mon installation était posée par terre, loin de tout, car je craignais un accident. Au bout de 12 jours, qu'ai-je sorti de là ?

     

     

    C'était quoi ?

     

    De l'ail noir, bien noir.

     

    C'était quoi ?

     

    J'avais découvert l'ail noir dans une pub jointe à mon journal de TV, ou autre lecture très grand public. Vous me connaissez, je ne suis pas du genre à acheter n'importe quoi, surtout quand c'est très cher, et me suis demandée comment se procurer des semences de cette variété d'ail si bonne (ainsi que cela était écrit) pour la santé. Eh bien, ce n'est pas une variété, mais une façon de traiter de l'ail normal.

    Il faut le faire fermenter dans une ambiance assez humide. Je me suis servie des explications trouvées à l'Ile aux épices et à La table de Diogène. Jamais je n'aurais imaginé une telle méthode pour obtenir un produit que les japonais ont inventé.

    Pour garder un bon taux d'humidité, j'ai calé entre mes têtes d'ail un tout petit bocal à demi rempli d'eau. Pendant l'opération,  j'ai ouvert deux fois (à l'extérieur à cause de l'épouvantable odeur qui s'échappait de là) et passé sur le dessus les têtes qui commençaient un peu à "cramer" au fond.

    Et j'ai réussi ! ! !

     

    C'était quoi ?

     

    Fermé, ouvert, à peu près à mi-cuisson. J'ai fait ça dehors, sur la marche couverte de glace, et tout a failli tomber : le cuit-vapeur et l'apprentie-sorcière complètement affolée.

    Tapez "ail noir" dans votre moteur de recherche, et vous en saurez autant que moi sur l'utilisation de cette curieuse invention.

    Pour le moment, je n'en ai mangé qu'une fois. C'était en espuma, chez nos amis Muriel et Benoît, dans leur restaurant Au fond du gosier à Argelès-Gazost. Maintenant que je sais en faire, je n'ai plus qu'à expérimenter des recettes.

     

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    Quand j'étais bordelaise, un collègue m'avait recommandé un petit restaurant extraordinaire, sis dans un quartier pas vraiment huppé de banlieue. Le "petit" Nicolas MAGIE (oui, c'est le nom du cuisinier) a depuis fait son chemin.

    Il a commencé par une étoile, puis a continué sa progression.

    Il est maintenant chef d'un des restaurants les plus réputés de Gironde.

    Je cherchais un truc sur Internet et, de page en page, je me suis retrouvée par hasard sur ce repas de Noël. Je n'ai pas du tout prévu ce style de cuisine cette année, mais voir comment les chefs s'y prennent est, à mon avis, très intéressant et peut servir à d'autres occasions.

    Notre famille, qui a chaque année un thème différent, a choisi pour 2017 le HYGGE (prononcer hugue), l'art de vivre danois. Si nous pensons à faire des photos, j'aurai plaisir à vous raconter notre Noël.

    À part Noël, j'ai plein d'occupations en ce moment. L'Ours travaille dans la maison, et me demande parfois de l'aider... vous imaginez.

    Mon hypertension tracasse la cardiologue qui m'a fait faire une "oxymétrie nocturne". Génial ! J'ai juste passé une nuit dans un lit à l'hôpital avec une pince au bout d'un doigt.

    Je devais simplement dormir, et la machine, reliée à mon doigt par un fil, vérifiait que je ne faisais pas d'apnée du sommeil. Je n'ai pas encore le résultat.

    Mais, franchement, j'avais d'autres projets pour ma soirée du 19 décembre. Travailler à ma machine à coudre, ou tirer l'aiguille, car les cadeaux doivent le plus possible être "faits maison" (c'est la consigne familiale).

    Dommage que Noël ne se fasse pas chez nous, car tout est blanc autour de moi, et le cadre aurait été sympa pour une ambiance scandinave.

    Je vais partir quatre jours en Gironde, puis des petites-filles doivent venir profiter de la neige, et je retrouverai ensuite ma petite vie bien tranquille.

    Pour le moment, opération "paquets-cadeaux" en cours.

    Si vous avez un moment, je vous pose une petite devinette. Cékoissa qu'elle fait la fourmi depuis plusieurs jours ?

     

    Repas étoilé

     

    Une chose évidente vous est venue à l'esprit ? C'est pas ça, trop facile. Allez, je vous aide en vous donnant un indice : il flotte dans ma cuisine un parfum de je ne sais quoi, un mélange de détachant, de white spirit, ou d'un acide inconnu de mon nez. Quand on s'approche c'est pire, bien que j'aie recouvert, isolé, protégé... Pourtant, c'est comestible, et ça va faire partie de mes cadeaux "faits maison".

     

     Je vous souhaite le meilleur Noël possible avec vos familles. Je sais que la vie n'est pas rose pour tout le monde, mais profitez au maximum de chaque petit plaisir. Je reviens bientôt et me plongerai avec délices dans toutes les lectures des copinettes que j'ai "négligées" depuis trop longtemps.

     

    La réponse au cékoissa est ici.

     

     

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    Je ne suis ni vegan, ni même végétarienne. Pourtant, je me sens assez proche des gens qui vivent ainsi.

    Il y a quelques jours, j'étais partie à la ville pour faire des achats. J'avais ma salade faite maison dans la voiture, et je me suis arrêtée à mon magasin bio. La tentation m’attendait sur le parking : un foodtruck vegan bio. C'est deux copains qui se sont lancés dans l'aventure il y a plus d'un an, et ils ont de plus en plus de clients. Chez eux, je suis sûre de trouver des plats (toujours très bons) sans produits laitiers. Il n'y a plus qu'à demander : "qu'avez-vous comme dessert sans gluten ?" Ils ont toujours une réponse à mon goût. Parfois mousse au chocolat, parfois autre chose.

    Voilà mon gâteau sur mon tableau de bord :

     

    Vegan

     

    Quatre couches de plaisir : amandes, chocolat, poires, nappage... Je ne l'ai pas autopsié pour connaître la composition, je me suis contentée de me régaler.

    J'ai amusé Bruno et Fred quand je leur ai dit avoir entendu dans ma radio que vegan (sans aucun produit animal) signifiait chimie... Eux, ayant choisi d'être bio, n'utilisent que des ingrédients normaux. Tout est dans le savoir-faire.

     

    Vegan

     

    J'adore ce livre de Marie Laforêt 100%végétal. On a autant envie de manger ces plats "sans sans" que la cuisine dite traditionnelle. Pourquoi ne pas essayer de temps en temps ? C'est bon pour le corps, bon pour la planète et tout aussi bon pour les papilles.

    Si de plus en plus de cantines scolaires savent offrir des menus végétariens, de même on devrait faire des efforts chacun chez soi.

     

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    Il a neigé presque partout, vous vous doutez bien que chez moi aussi. Mais pas tant que ça, pas de perturbations dans ma région.

    Un matin, j'ai trouvé un drôle de bonhomme de neige au jardin :

     

    On n'hiberne pas

     

    La station de ski n'a ouvert que le 7 décembre, mais dès les premiers flocons, des inconscients ont investi les rues du village.

     

    On n'hiberne pas

     

    Et à la maison ? Nous ne vivons pas que de citrouilles et croulons sous nos diverses occupations.

    Je suis en pleine couture. J'entreprends des choses archi-simples qui me prennent vraiment la tête (ne pas se fier aux apparences), je refais d'autres choses un peu plus délicates. J'ai aussi découvert, grâce à une copine lointaine, un modèle de petit sac que j'adore (attendre janvier...).

    Et l'Ours ? Il joue du tournevis, et du niveau et de plein d'autres outils, et il dit fréquemment "tu viens m'aider". L'aider, je veux bien... mais vous me connaissez maintenant. Si il me demande le pied à coulisse, je connais l'outil, mais je ne sais pas comment m'en servir. L'Ours n'imaginait pas que j'étais nulle à ce point.

     

    On n'hiberne pas

     

    Il me demande aussi, alors qu'il tient à bout de bras un élément mural en hauteur, de visser. Ça, en général, je sais faire. Sauf quand il veut que je le fasse avec un tournevis à cliquet, outil que je n'avais jamais remarqué, et encore moins utilisé. Et en plus, en haut, et de la main gauche ! Et ce machin qui fait clic clic comme un fou, et moi qui ne comprends même pas dans quel sens il visse, ni ce qu'il fait dans l'autre sens.

    Il me demande aussi de mettre des rondelles sur les paumelles d'une fenêtre pendant qu'il tient la fenêtre soulevée. Ça, je comprends, sauf que là, c'est pas de ma faute, mais le trou des rondelles est plus petit que les "tiges" de fer où je dois les enfiler... Nous remettons la fenêtre en place, l'Ours vérifie, agrandit les trous, et on recommence.

     

    Pour pouvoir faire ces travaux, il nous a fallu aller plusieurs fois chez le grand suédois aux magasins bleu et jaune. Nous sommes à mi-chemin entre Bayonne et Toulouse, donc pas mal de km lors de chaque voyage. La dernière fois, c'était Toulouse. Nous devions prendre plusieurs colis grands et très lourds (aïe mes bras, mon dos et mes genoux !). Toulouse étant un vieux magasin, il est trop petit et certains colis, les plus grands et les plus lourds, sont à récupérer dans un dépôt un peu plus loin, alors que les autres paquets moins volumineux sont déjà dans la voiture..

    Devinez ce qu'on a découvert en arrivant chez nous, à la nuit, dans la neige ? Qu'on avait oublié, sur le quai de chargement du fameux dépôt, un paquet de 2,20 m... On l'avait mis de côté pour le charger en dernier, car c'était assez léger et fragile. Il est resté de côté.

    On n'hiberne pas

     

    Sur l'autoroute du retour, j'étais assise derrière l'Ours (les grands colis étant allongés dans tout le côté droit de la voiture. J'ai pu admirer le coucher de soleil. Sur ma photo, on ne voit pas la différence entre le doré des nuages, et le blanc des traînées d'avions. sur tout mon côté gauche, j'avais les Pyrénées, mais aussi des arbres, dommage.

     

    On n'hiberne pas

     

    Chez nous, le chèvrefeuille est utilisé comme garde-manger par de nombreux oiseaux. Le merle s'y installe confortablement, comme dans un canapé.

     

    Les petits zozios sont très dynamiques, et j'ai du mal à les saisir :

     

    On n'hiberne pas

     

    Là, nous avons eu la visite de Mme Bouvreuil. Où donc était passé Monsieur ? D'habitude ils sont ensemble.

     

    On n'hiberne pas

     

    Je continue à engranger des photos, et j'essaie de revenir bientôt.

     

     

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    Je tiens de mes ancêtres campagnards un grand amour pour tous les légumes de saison. En ce moment, c'est la saison de quoi ? Des cucurbitacées.

    À vrai dire, dans ma famille on consommait essentiellement la bonne grosse citrouille à verrues, celle que l'on ne trouve plus que rarement, car détrônée par des variétés plus modernes.

    Il y a quelque temps, je suis tombée sur tout un étal de courges variées, et je n'ai évidemment pas résisté : j'en ai ramené un bon nombre à la maison. Je fais ça chaque automne. En 2013, je vous montrais comment je faisais.

    Les cucurbitacées

     

    Dans le magasin, je m'étais livrée à un bref calcul : sachant que dans 4 semaines je partais me faire opérer, que selon leur grosseur elles font entre un et trois plats, que je peux faire gratin, soupe, gâteau ou compote, mes achats étaient raisonnables.

     

    J'ai commencé par la Rouge vif d'Etampes, la plus grosse de mes acquisitions. Elle m'a donné un beau gratin, puis une bonne soupe, et enfin un gâteau.

    Pour la soupe, rien de plus simple : je fais cuire mes morceaux dans un peu d'eau, je rajoute une boîte de lait de coco, à peine un peu d'assaisonnement, et je bats au fouet : même pas besoin de sortir le batteur électrique.

    Pour le gâteau que je fais depuis bientôt 50 ans, c'est un peu plus compliqué.... Je fais comme faisait ma grand-mère : "Comme ça ". Je n'avais pas pu avoir plus d'explications. "Comme ça", accompagné d'un vague geste des mains, signifiait sans recette, sans mesurer. Facile à comprendre quand on a 20 ans et qu'on ne sait pas cuisiner. Facile à expliquer sur un blog !

    J'ai essayé de faire attention pour pouvoir vous dire... Je m'inspire de ma recette de clafoutis.

    6 cuillères à soupe bombées de farine

    6 cuillère à soupe pas trop bombées de sucre

    4 ou 5 œufs

    et une assez grosse quantité de citrouille cuite à la vapeur et réduite en purée (probablement plus d'un kilo, voire presque deux..., puisque, dans mes clafoutis, c'est 1/2 l de lait).

    Je ne mets que les ingrédients cités ci-dessus : la citrouille remplace le lait et  les fruits du clafoutis.

    On obtient une masse crémeuse, moins liquide que la pâte à clafoutis, mais bien plus fluide que la pâte à quatre quarts.

    Je verse ça dans mon moule à manqué de 30 cm bien graissé et fariné, et je cuis à peu près 45 minutes à four moyen. Comme ma grand mère, tout simplement "comme ça".

    Et surtout, je ne pense pas à faire de jolies photos :

     

    Les cucurbitacées

    Il ne restait qu'une part de ce malheureux qui était resté au four au moins une demie heure de trop.

    Je n'en refais pas, car il ne me faudrait pas de sucre, et dès qu'il y a un gâteau à la maison, j'en mange trop.

     

     

    Il y a quelques jours, on m'a apporté toute cette jolie petite famille :

    Les cucurbitacées

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La plus petite est grosse comme un pamplemousse. Chouette, encore de bon plats en perspective. Merci Jean-Claude.

     

    Une année où nous étions courageux, l'Ours et moi avions épaté la famille. Au repas du soir de Noël, nous avons servi une soupe dans la citrouille. Seule, je n'aurais jamais pu la creuser, c'est beaucoup trop dur. Nous avons réchauffé la "soupière" au four (car pour garder la surprise elle avait passé la journée dans la voiture et il faisait très froid) et versé dedans la soupe chaude au dernier moment.

    Hélas, pas de photos en ce temps-là. On se rend compte que tout a bien changé dans la vie. Sauf mes achats de légumes : toujours ceux qui poussent sous notre climat, à la saison NORMALE.

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