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    La semaine dernière, je vous suggérais d'offrir des trousses faites maison. Et devinez : quand j'ai voulu faire des petites pochettes réversibles à coutures invisibles.... j'en étais incapable ! ! ! !

    Pourtant je connaissais "le truc" qu'Isa Miaou m'avait appris il y a très longtemps. Et j'en avais déjà fait plusieurs fois. Encore une preuve que j'ai du mal avec la géométrie dans l'espace.

    J'ai donc cherché sur le net, et j'ai regardé cette vidéo de Rebecca Gillot, "Une fée dans l'Atelier". Ce tuto de pochette à lingerie est très précis, très clair, et celles qui n'osent pas se lancer dans la couture peuvent y aller "les yeux fermés". Tous les détails y sont.

    Si le pliage des angles vous intéresse, regardez bien à la fin : elle nous explique un" truc" que je ne savais pas faire.

     

     

     

    Si vous n'avez pas le courage de tout visionner, je vous montre un peu à quoi ça ressemble :

     

    Coutures invisibles et jolis angles

     

    Au moment de retourner, il faut plier à l'intérieur comme quand on couvre un livre, et finir de retourner sans perdre les plis.

    Ça marche presque tout seul à tous les coups. Et fin de l'énervement avec la pointe des ciseaux ou l'aiguille à tricoter pour essayer de tasser le vilain pâté qui fait une horrible bosse.

     

    Je ne peux plus m'arrêter, j'en suis à au moins 20, dans un but bien précis que vous connaîtrez en Janvier.

    De plus, j'ai appris à m'appliquer pour les coutures invisibles :

     

    Coutures invisibles et jolis angles

     

    Coutures de finition invisibles, et angles les plus jolis de tous ceux que j'ai pu faire dans toute ma vie. Pourtant, j'avais commencé à coudre à l'école primaire, et j'ai même choisi l'option couture au bac (ça date pas mal, il n'y avait que des filles dans mes classes). Mes tout petits cadeaux sont prêts à être distribués.

     

     

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    Petit truc spécial "couseuses"

    Tout le monde connaît le biais pré-plié acheté en mercerie. Certaines ont peut-être déjà essayé d'en faire, et connaissent donc le bazar: grande règle, crayon, ciseaux (ou cutter pour les patcheuses), coupe dans le biais en plein milieu du tissu et raboutage plus ou moins aléatoire des fins rubans obtenus.

    Un jour, par hasard, je suis tombée sur ces explications chez Troipom (son blog est inactif, mais elle a une boutique-atelier à St Pierre à la Réunion) : il paraît qu'on économise du tissu, car on utilise tout un carré, sans faire de chutes.

    Vous savez que la géométrie et moi, c'est pas le grand amour. Pourtant, ça me turlupinait : il fallait que j'essaie. Je voulais faire une petite chose pour laquelle il me fallait peu de longueur.

     

     

    Du biais au kilomètre...Du biais au kilomètre...

     

     

     

     

     

     

    J'ai pris un carré dans une chute de bazin. Je l'ai coupé en deux, et assemblé les deux morceaux, par les côtés droit-fil, pour obtenir un losange

     

     

    Du biais au kilomètre...

    Il faut aplatir la couture, et tracer des lignes parallèles de la largeur du biais souhaité. (oublié la photo, vous êtes obligés de regarder Troipom, c'est très bien fait, et elle explique très clairement quelle est la grandeur du carré nécessaire).

     

     

     

    Il m'en fallait peu, alors mon travail préparatoire ne ressemble pas à grand chose. Non, ce n'est pas un berlingot

     

    Du biais au kilomètre...Du biais au kilomètre...

     

     

     

     

     

     

    et pourtant, ça marche ! On aperçoit mes lignes au crayon, sur lesquelles je vais couper.

     

    Du biais au kilomètre...Du biais au kilomètre...

     

     

     

     

     

     

    J'ai la longueur que je souhaitais, et je ne me suis pas enquiquinée avec plein de petits morceaux.

     

    Il y a deux ans, je vous avais tout dit de mes sacs à bandoulière. Maîtrisant donc bien la technique, j'en ai de toutes les couleurs.

     Et hier, une idée ! Si j'ornais le beige de la même manière que mes chaussures ? (voir mon sac précédent pour celles qui auraient sauté une étape.

     

    Du biais au kilomètre...

    J'ai encore "inventé" un sens différent ! Mais vu de loin, ça ressemble, et comme ça j'ai deux sacs coordonnés. Mon biais m'a servi à entourer la partie arrondie du rabat.

     

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    Tout a commencé au salon "Fils croisés" de Pau, au moment où j'ai craqué sur un kit d'Elisabeth Kouji dont la marque est TOKATAPATCH.

    J'avais discuté avec elle un bon moment il y a plusieurs années, et elle m'avait raconté qu'elle était aussi prof de musique. Elle partage son temps entre ses deux passions.

    Depuis jeudi soir, j'ai ce sac posé sur une chaise tout près de moi.

     

    Mes noveaux sacs

     

    Je me suis dit "je vais enfin finir par l"apprendre ce nom si difficile". Je ne vais pas toute ma vie hésiter entre "t'as qu'à pas", ou "patata" ou encore "tokaka". Et d'un seul coup, j'ai pensé MUSIQUE et j'ai trouvé TOCCATA... des années pour comprendre un jeu de mots.... Toccata-patch, c'est Tokatapatch.

    Pourvu que mon cerveau lent me permette de finir mon sac en pas trop longtemps.

    Le modèle me paraissant un peu compliqué, j'ai décidé de m'exercer en faisant le même modèle dans d'autres tissus, en le décorant de manière à l'assortir à mes nouvelles chaussures (20€ sur internet grâce à une de mes filles :

     

    Mes nouveaux sacs

     

    J'ai commencé par faire un carré en patch, en essayant de trouver les couleurs les plus approchantes.

    Pour le corps du sac, j'ai choisi d'utiliser la belle suédine achetée en super-soldes, mais trop raide pour faire des vêtements (mon pantalon d'intérieur se comporte comme le costume du bonhomme Michelin).

     

    Regardez à quoi ressemblent mes assemblages :

     

    Mes noveaux sacs

     

     

    J'ai donc tout surpiqué, ma machine rechignait devant la tâche. Il y a plein de ratés, mais au moins c'est plat :

     

    Mes noveaux sacs

     

     

    J'ai également fait une doublure, munie d'une poche qui ferme, et d'un ruban avec un petit mousqueton pour ne pas être obligée de vider le sac pour retrouver la précieuse clef :

     

    Mes noveaux sacs

     

     

    J'ai presque fini, mais je m'aperçois que j'ai zappé l'étape molleton. C'est tout mou, il va vraiment falloir que je le mette :

     

    Mes noveaux sacs

     

    Un autre "mais" : pourquoi le fond n'est-il pas d’aplomb ? Le modèle sur le stand ne me semblait pas biscornu, celui de la photo non plus... J'ai remesuré mes morceaux : ils sont OK.

    Ce premier sac restera de traviole, mais j'aimerais que le suivant file droit.

    Ma Grande petite-fille voulait le voir, alors je vous le montre aussi

     

    Mes noveaux sacs

     

    Et c'est là que je vois ma bêtise : mon "escargot" tourne à l'envers. Le pied droit et le pied gauche sont inversés, mon sac a un troisième modèle !

    Quant au sac Tokatapatch, il demande un énorme travail de préparation, et de l'organisation. Vous allez  attendre un peu .

     

     

     

     

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     Il était une fois une fourmi des villes qui s'en alla au Mexique. On avait beau être le 6 janvier, il s'avéra que le soleil tapait fort et que la fourmi avait besoin d'un chapeau. Elle acheta donc, à la première marchande indienne rencontrée, un chapeau du genre de celui-ci, qui la protégea pendant ses trois semaines de voyage.

     

    Le chapeau de Madame du Barry

     

    Le chapeau d'origine a trôné dans la chambre de la fourmi durant 19 ans. Sa vraie déco, le ruban multicolore, l'espèce de cocarde, et le lien pour l'attacher sous le menton sont d’époque. Mais pourquoi avoir acheté un chapeau neuf ?

    Parce que mon chapeau a entrepris une nouvelle vie.

    Pourquoi donc ?

     Parce que Madame du Barry, née Jeanne Bécu de Cantigny (1753-1793) a eu l'occasion de venir dans ma région.

    René Theil, un amoureux de nos montagnes et de leur passé, est en train de réaliser un film sur Gavarnie (clic). Une copine devait jouer la comtesse mais ne savait comment se vêtir.

    Je lui ai donc proposé MA robe (celle qui est dans la colonne de gauche), mais je n'avais pas de chapeau. C'est pourquoi j'ai customisé mon couvre-chef mexicain, après avoir beaucoup réfléchi et consulté Internet sur la mode du XVIIIe : (oups ! j'avais mis un X de trop, mais des yeux plus attentifs que les miens ont relevé l'erreur )

     

    Le chapeau de Madame du Barry

     

    Inutile de vous raconter comment j'ai déménagé la moitié de mes trésors pour arriver à utiliser :

    de l'organza blanc (âge indéterminé)

    de l'organza bleu ("    "   "  )

    deux sortes de dentelles ( "  "  )  

    un galon perlé (2014, comme la robe)

    du ruban bleu (de ma mercerie 1985-1988)

    une fleur en tissu ("    "    ")

    trois plumes de paon (souvenir de l'Aude )

    un oiseau décoratif

    une bague "faite main" trouvée par terre

     

    Le chapeau de Madame du Barry

     

    Elle n'a pas encore plus fière allure, ma robe ?

     

    Et comme j'ai trouvé, sur un marché, un chapeau neuf à mon goût, je laisse les décos sur mon vieux chapeau :

     

    Le chapeau de Madame du Barry

     

     

     

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    En fin d'année, comme la date de mon opération avait été reportée, j'ai eu du temps libre inattendu pour coudre quelques petits cadeaux.

    Une copine (qui signe Sylvie79) m'a parlé au téléphone de "pochons chinois" qu'elle faisait faire dans un atelier de couture. Ses "élèves" étaient très contentes, et moi assez envieuse. Sylvie m'a dit de regarder le blog de Séverine. Sitôt dit, sitôt fait, et j'ai vraiment adoré ce modèle. J'en ai fait 12 !

     

    Petits ouvrages de fin d'année

     

    Petits ouvrages de fin d'année

     

    Dès que j'ai entrepris le premier, j'ai eu aussitôt envie de recommencer en essayant à chaque fois un nouveau tissu, et un nouveau bouton, ou un nouveau yoyo, et des rubans différents.

    C'est très facile à faire, et j'ai pu en distribuer généreusement autour de moi. Je suis en train de réfléchir à un modèle plus grand, avec poche intérieure, pour en faire un vrai sac à main.

    Quand on lit les explications, on ne comprend pas forcément du premier coup, surtout moi qui suis fâchée avec la géométrie dans l'espace. Pourtant, en le faisant, tout s'éclaire. C'est archi simple et très spectaculaire. Merci Sylvie pour les papotages au téléphone : tu m'instruis toujours.

     

    J'ai également fait un nouveau sac pour Malicette. J'ai simplement repris mon modèle que je réalise sans réfléchir. J'ai d'abord étalé mes matériaux pour réfléchir à un assemblage à mon goût :

     

    Petits ouvrages de fin d'année

     

    Velours et taffetas brodés.

     

    Petits ouvrages de fin d'année

     

    Rubans et galons venant d'un vide grenier en Charente, des Puces couturières rencontrées à Pau, et des enfants de Pondypatch,toujours présents à Quiltensud, tous ces achats stockés depuis plusieurs années : il faut du temps pour que ça mûrisse . . .

     

    Petits ouvrages de fin d'année

    La forme est toute simple, je maîtrise maintenant l'art d'assembler les dessus/dedans sans erreurs et sans stress, mais ici la difficulté résidait dans les perles de toutes sortes : difficile de gérer tous ces obstacles à la machine.

    J'ai recouvert un bouton avec un des motifs du tissu de base. J'ai également joué avec les matières pour la doublure et la poche intérieure (et j'ai évidemment oublié de faire des photos).

     

    Enfin, j'ai fait de petits cadeaux pour les copines de rando avec qui nous passions le réveillon :

     

    Petits ouvrages de fin d'année

    De très simples habillages pour boîtes à mouchoirs, avec un biais posé autour de l'ouverture.

     

    Petits ouvrages de fin d'année

     

    Fermeture par simple laçage sous la boîte.

     

    J'ai maintenant rangé les tissus, et je dois finir un tricot entamé début novembre : je suis moins rapide dans cet exercice que dans la couture. Pourtant, j'aime bien ça aussi.

    Et mon ouvrage commencé le 1er janvier ? J'ai tout le temps, le principal, c'était de le commencer.

     

     

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