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    Encore un coup de (g....) colère

    Un directeur général de CHU vient d'être promu chevalier de la légion d'honneur.

    Comment a-t'il mérité cela ? Un article de journal nous raconte son parcours, entre autres ses passages dans des ministères, dont celui d'Agnès Buzyn (vous savez, le Covid, la destruction des masques...). En clair, cela veut dire qu'il est un GESTIONNAIRE, qu'il doit faire des économies, ce qui mérite la reconnaissance de la République.

    Mais mon petit doigt m'a dit que, dans la réalité, il n'a rien du mec sympa. Il ne débloque pas les fonds nécessaires pour travailler, il ne dit pas bonjour quand il passe dans les services (mais il en attend les salutations, on doit arrêter toute activité quand il arrive ( imaginez un service d'urgences au garde-à-vous...).

    Tout le monde, sauf le président, le premier ministre et ses ministres, connaît la misère de l'hôpital public, et de la santé en général. Gestion, économies et encore économies.

    Et qui donc est félicité ? Les fossoyeurs du système... Et les soignants n'ont que les primes "spéciales-covid" ou pas.

     Il y a fort longtemps que cela dure. Une amie de la famille, née au début du siècle dernier, avait reçu cette fameuse médaille. Elle m'avait dit "je n'ose pas la porter, car on y est en trop mauvaise compagnie". C'est désolant de constater que les honneurs sont attribués à n'importe qui, et non à ceux qui les méritent vraiment pour services rendus à la nation.

    Mon père, qui s'est dévoué honnêtement pendant plusieurs décennies dans son administration, ne l'a pas eue pour des raisons politiques. Non parce qu'il faisait de la politique, mais parce que les maires des villes où il a exercé étaient trop engagés, et que le comité qui décerne les médailles a pensé que cela avait déteint sur lui.

     

    J'en reviens à l'hôpital public. Il y a des années qu'une lutte oppose les décideurs et une grande opposition. Dans une période où il n'y a, paraît-il, pas d'argent, il est question de construire un hôpital unique remplaçant ceux de Lourdes et Tarbes, ce qui éloignerait presque tous les hauts-pyrénéens de l'hôpital. La population est satisfaite (voire très satisfaite, comme moi) de ses deux hôpitaux de proximité. Pourquoi imaginer de les remplacer ? Les constructions nouvelles n'ont-elles pas un coût ? Où trouve-t'on l'argent ? Que fait-on des deux vieux bâtiments abandonnés ? Est-ce juste pour supprimer une centaine de lits au passage et perdre plusieurs centaines d'emplois ?

     

     

    légion d'honneur

     

    Ne calcule-t'on qu'en termes de masse salariale ? Et advienne que pourra quand la population aura besoin de soins....

    Et le fameux numerus clausus qui limite le nombre d'étudaints (futurs médecins, kinés, pharmaciens, dentistes, sage-femmes) qui doit être supprimé ? Eh bien, on n'augmentera le nombre d'heureux élus que où on pourra.... c'est à dire que rien ne va vraiment changer.

    Quand j'étais fonctionnaire, on voyait croître le nombre de postes de chefs, sur-chefs et grands chefs, et rien ne changeait, sauf qu'on passait de plus en plus de temps à faire des statistiques, au lieu faire  notre vrai boulot. Notre président élu en 2017 devait faire une politique nouvelle : quand un problème se pose, on crée une commission ou une assemblée pour en parler, et on ne change surtout rien. Et maintenant ? grand débat, convention citoyenne, etc... Que de temps et d'argent gaspillés !

     

    légion d'honneur

     

    Et pour finir, un peu de rêve. Depuis Noël, il a neigé tous les deux ou trois jours. Mais entre ces journées moches, quel ciel bleu ! Comment résister à l'appel des raquettes ?  Munis de leurs équipements de sécurité (pelles, sondes et DVA) les randonneurs profitent de cette belle neige et de paysages superbes. Ils sont allés sur les pentes du Hautacam, du Mount Agut et de Gavarnie. Pas besoin de remontées mécaniques pour profiter de la montagne.

     

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    Quelle année ! Moi qui n'aime pas les films catastrophe, j'ai été servie !

    Nous avons tous vécu DANS un film, dans une période inimaginable en janvier 2020.

    Espérons que le pire est derrière nous. Le pire pour nous français, car sur le plan international, le pire n'est peut-être pas encore arrivé.

     

    Pour ce qui est de ma petite vie dans les montagnes, il neige un jour sur deux. Les palmiers résistent vaillamment :

     

     

    Paysage enneigé, et films de Noël aidant, je me suis lancée dans le découpage de ces flocons qui ne fondront pas :

     

     

     

    Je n'ai pas pu voir la 13ème lune de l'année. Elle est restée obstinément cachée :

     

     

     

     

    Et maintenant, si vous avez fini d'écouter les Goguettes, je vous propose un détournement de Balou

     

     

                            

     

     

    Et maintenant que 2020 est enfin fini, je vous adresse mes vœux les plus sincères pour 2021

     

     

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    25 décembre 2020

     

     

                                                              Création de l'Ours

     

    Nous voilà presque à la fin d'une année difficile. Beaucoup d'entre nous sont seuls chez eux, parfois parce que la vie est ainsi, souvent par choix raisonnable, comme nous. Nous sommes en couple, mais c'est bizarre. Nous nous sommes connus en 1965, mariés en 1968, avons eu nos enfants en 1969, 1971 et 1973 et c'est la première fois que nous sommes loin de nos familles. Nous avons l'habitude de tous nous réunir le jour de Noël (pas de réveillon, nos petits-enfants ont les familles de leurs autres grands-parents).

    Hier soir, WhatsApp nous a tenus informés du contenu de nos assiettes, aujourd'hui nous aurons des photos de la famille presque réunie et des cadeaux. Heureusement que les moyens de communication ont évolué ! Jusqu'en 1975, la France était en retard, et il fallait que j'aille à la poste pour appeler mes parents. Je vivais dans la campagne médocaine, eux étaient dans la Sarthe. Je me vois encore avec mon petit dernier dans la poussette après avoir déposé les deux grandes à l'école.

    Ce matin, la montagne a un peu blanchi : cela ravira les enfants des touristes venus passer Noël dans les Pyrénées.

     

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    L'automne s’achève, l'hiver arrive.

    Je ne sais pas pour vous, mais j'ai vécu cette drôle d'année comme entre parenthèses. Comme si elle n'avait pas vraiment existé. C'est une sensation très étrange. Je suis fille unique, j'ai passé mon enfance seule avec mes parents, loin du reste de la famille, à une époque où l'on n'avait ni téléphone, ni TV. J'ai pris l'habitude de m'occuper les mains et l'esprit. Je crois que, même sans mon Ours, j'aurais résisté à ce presque isolement forcé.

    Je suis mi-anesthésiée, mi-active depuis ce mois de mars où notre vie a basculé.

    Ces derniers temps, je n'étais pas très présente sur mon blog. Mes mains s'affairaient : j'ai cousu, tricoté, et crocheté pour Noël. c'est toujours "Chut". Merci La Poste : tu nous avais annoncé que tu avais embauché des intérimaires pour que les cadeaux voyageurs soient livrés rapidement. Tu as plus que respecté tes engagements : mes envois n'ont jamais mis plus de deux jours pour arriver à bon port.

    Mercredi, libérée des contraintes de distances et d'attestations, je suis allée jusqu'à Tarbes voir les magasins. Je n'ai pas fait de folies, mais je suis pourtant revenue comme saoule (j'hésitais sur ce dernier mot : j'aurais pu écrire soûle, encore une bizarrerie du français). Toute cette circulation, tous ces gens, et pourtant il n'y avait pas vraiment foule. Nous devenons ermites : nous avons choisi la vie dans un village de montagne, puis distanciation physique et contraintes liées au Covid ont fait le reste : nous ne savons plus ce qu'est la vie en société.

    Je continue à m'étonner, en regardant des films, quant je vois les gens s'embrasser, festoyer ensemble, s'empiler dans les transports en commun. Comment un si petit virus invisible a-t'il pu si vite changer nos vies ? Notre département des Hautes-Pyrénées est en ce moment un des plus touchés de France. Nous connaissons plein de gens qui ont été malades. Cela a été tardif chez nous, car étant un peu loin des grands centres urbains, les montagnards se croyaient à l’abri. La triste réalité est en train de les rattraper.

    L'Ours a trouvé ce site qui donne des réponses à pas mal de questions : adióscorona.

     

     

    Bientôt Noël

     

     Les petites choses de tous les jours m'amusent toujours autant : je suis donc bien vivante.

     

     

     

    Dans une rue de Luz-Saint-Sauveur, sur  un mur, j'ai remarqué ça.

     

     

     Cette association boîte aux lettres/poubelle a inspiré un poète-philosophe que je ne connais pas du tout.

     

    Je trouve sympa de remarquer des choses drôles en faisant mon marché.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bientôt Noël

     

     

    Tout en cousant et crochetant, j'ai regardé beaucoup de films de Noël. C'est distrayant sans "prendre la tête", mais je crois qu'il y a matière à étudier la sociologie...

    -Dans les maisons, il y a de la déco, trop de décos, bien que dans chaque film on dise qu'il n'y en a jamais trop.

    - Le choix du sapin a une importance capitale

    - Il faut un ange en haut du sapin,

    - On fait des cookies et des maisons de pain d'épices en quantités astronomiques, et des concours de cookies et de maisons de pain d'épices.

    - On fabrique des guirlandes de pop-corn.

    - On fait des boissons chaudes : lait de Noël, rhum au beurre, chocolat aux marshmallows (on a testé ce dernier : trop sucré, écœurant)

    - On fait griller les guimauves sur un feu de bois

    - J' ai découvert que "casse-noisette" est un personnage, et un spectacle mis en musique par Tchaïkovski, incontournable chez les américains.

    - Il faut aller sur la place de la ville ou du village le soir de l'illumination du sapin.

    - A n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, on fait un vœu sous le gui, il y en a sur tous les marchés de Noël et dans chaque salle, sauf que le bouquet est le plus souvent du houx ou n’importe quel branchage. On dirait que les cinéastes n'ont jamais vu de ce fameux gui.

    - On fait aussi des vœux qu'on donne au Père Noël rencontré dans la rue.

    Quant à l’histoire :

    - Il y a très très souvent une tempête de neige qui bloque tous les transports (et donc les héros)

    - Les héros sont, le plus souvent, des gens de 30 ans ou plus, sans enfants, qui ont très bien réussi (financièrement) leur vie et qui vivent dans une très grande ville. Et ils rencontrent l'âme sœur, d'un milieu social assez différent, dans un trou perdu de campagne ou de montagne

    - Il y a aussi le thème du soldat absent, l'épouse et les enfants sont tristes, et il revient par surprise

    Et la vie aux USA :

    - Les américains passent leur temps un immense verre en carton (avec couvercle) à la main : bonjour le gaspillage. Même chez eux ils utilisent beaucoup le carton.

    - On voit fréquemment des gens de couleur parmi les chefs et les décideurs (voire des femmes noires), comme quoi tout est possible, mais si on nous les montre en famille, adieu la mixité : on ne mélange plus les races, quel que soit le niveau de vie.

     

    Je râle après les oiseaux : il paraît qu'on leur doit la plantation de graines de gui dans les arbres. Mais pourquoi, bon sang de bois, toujours aller les installer si haut ? On aurait pourtant bien besoin, particulièrement cette année, de se souhaiter une bonne nouvelle année sous la boule de gui.

    Alors, puisqu'on ne peut pas en cueillir, tous dans la nature le 31 décembre à minuit ?

     

    Bientôt Noël

     

     

     

     

     

     

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    Un jour, je discutais cuisine avec une amie, et comme elle utilise le bon vocabulaire (elle me parlait des parures), je me suis aperçue qu'il y avait quelques trucs étranges.

    En général, quand on parle de parer et de parures, il s'agit de décorer, ou de mettre des bijoux. En cuisine, par contre, parer une viande, c'est enlever les petits bouts durs ou disgracieux. On peut les utiliser pour une autre recette, ou les jeter. Pourquoi enlever des parures ?

    Dans le même ordre d'idées, Claire rajoute, en commentaire, que habiller les poireaux, c'est leur tailler les racines et les feuilles avant de les repiquer.

    Et pourquoi faire "revenir" des viandes ou des légumes qui ne sont pas partis ?

    Et pourquoi "blanchir" des haricots verts pour qu'ils restent verts ?

    Et pourquoi d'une viande à peine cuite, donc très rouge, dit-on qu'elle est bleue ?

    Et pourquoi les roses ne sont-elles pas toujours roses ?

    Au passage, je vous donne un lien pour l'accord des couleurs (pas pour faire chic, mais selon que c'est un adjectif ou un nom ou un nom traité comme un adjectif...)

     

    Je vous ajoute un article commencé il y a bientôt deux ans...

    Les années passent et se ressemblent : on réforme l'enseignement. Un coup les programmes, un coup les méthodes....

    Et le résultat ? ? ?

    J'ai l'impression que plus ça va, moins ça va. Nous avons eu hier le classement des écoliers européens, et cela a confirmé ce que je pensais : le niveau des français est très faible. Manquerait-on de profs ?

    Je m'aperçois que j'aurais pu faire des études de Français ou même de linguistique.

    Mais je n'ai fait qu'une année de fac, à 43 ans, et c'était pour tenter d'apprendre l'espagnol. J'ai réussi brillamment toutes mes UV (unités de valeur, et non pas ultra-violets) en juin, et mes chevilles ont failli exploser de fierté. J'ai découvert que l'on pouvait prendre du plaisir à étudier, alors que, dans ma jeunesse pourtant sage, le lycée était devenu une corvée indescriptible.

    En fac, j'avais de l'espagnol à mon programme, mais aussi du français et du latin, et une autre langue vivante.

    J'épatais mon prof d'espagnol, car j'étais super bonne en version. Il avait du mal à comprendre que, bien que je n'aie jamais très bien maîtrisé l'espagnol, je n'avais pas oublié mon français pendant toutes les années passées loin des bancs de l'école. Grâce à ma bonne version compensant un thème probablement médiocre, j'ai réussi à avoir mon examen final.

    En français, j'étais stupéfaite du niveau très faible de beaucoup de bacheliers, qui se tournaient pourtant vers des études littéraires. Ils ne connaissaient même pas nos conjugaisons françaises. J'ai découvert l'art de la contraction de texte. J'étais la meilleure de ma classe ! Pour le commentaire de texte, j'ai réussi à "me lâcher" et à "blablater" comme je ne savais pas faire dans ma jeunesse. Et j'ai eu une mention "bien". Dire que j'avais été renvoyée de mon lycée à cause d'une vieille chouette de prof de français qui m'avait prise en grippe !

    Il faut dire que mon père avait commencé sa vie comme professeur de français-latin-grec et qu'il ne tolérait pas le moindre écart. Imaginez mon déplaisir quand je revenais de vacances et que, parfois, je retrouvais ma carte postale exposée avec une correction au crayon rouge...

     

    Bizarreries de vocabulaire

     Le fameux crayon cause de mes vexations

    J'ai appris dès cette époque que, achalandé ne signifiait pas bien fourni en marchandise, mais en clients. Un commerce bien achalandé a beaucoup de chalands.

    J'ai également mémorisé que avoir des courbatures, ce n'est pas être courbaturé, mais courbatu.

    À l'école, on apprenait les liaisons. Je ne supporte pas que les différents journalistes ou commentateurs de la presse parlée disent les (z)autres (h)enfants au lieu des zautres zenfants. Ça les dérange tant que ça deux liaisons qui se suivent ? Ils sont payés pour parler, ils devraient savoir parler.

    Quant à ceux qui sont payés pour écrire, ils devraient parfois prendre des cours de français.

    Et les mots mal utilisés... Près et prêt par exemple. Être près de partir (sur le point de) et prêt à partir (habillé, chaussé, voiture chargée), ce n'est pas la même chose. Près de, c'est être à côté. Prêt à c'est être préparé à. Le prêt à porter, ce n'est pas comme près du corps.

    Je suis restée presque cinq jours sans Internet : problème sur la ligne ont-ils dit. J'en ai profité pour finir de cogiter mes futurs ouvrages, que je vous montrerai plus tard. Je vais utiliser ça :

     

    Bizarreries de vocabulaire

     

    Vous saurez tout après Noël.

    Ma montagne est grise : un coup il neige, un coup il pleut.

     

    Bizarreries de vocabulaire

     

    Pendant quelques jours je vais me consacrer à la famille : nous n'irons pas festoyer avec les jeunes, alors je dois m'activer pour que mon colis arrive dans les les délais en Gironde. Je vous raconterai, non pas mes agapes, mais mes cadeaux-maison.

    Je vous souhaite une bonne fin de semaine.

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