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    Aujourd'hui, je vous sors des vieilleries, à savoir un article commencé en novembre 2018.  Je pourrais être la tortue d'une fable.

     

    Une nouvelle fable de La Fontaine ?

    Non un film très amusant réalisé pour relater une histoire tout à fait vraie du XXI° siècle, sous le règne du président Sarkozy, mais qui aurait pu avoir lieu sous n'importe quel président.

     Essayez de ne pas lire mon texte qui se trouve en fin de page, et allez directement sur le lien que voici. Vous pourrez acheter très peu cher un film que nous avons a-do-ré. Nous l'avons vu il y a quatre ans, dans le cadre d'un café repaire, sans aucune préparation, et cela nous amuse toujours.

     

    Et voilà une autre fable, racontée comme celles de la Fontaine. Je ne connaissais pas Elodie POUX, je crois qu'il faut s'intéresser à elle. (elle sera dans Arcomik sur france2 demain soir à 23h05 avec beaucoup d'autres comiques)

     
    Je pense qu'elle ne m'en voudra pas si je vous livre ici la copie intégrale du texte qu'elle a publié elle-même, au cas où vous ne pourriez pas visionner la vidéo, ce qui serait dommage.

    Voici le texte de la fable macronique récitée en 2018 à la revue de presse.
    Le paon, l’autruche, et les poulets :

    Il y avait une fois en royaume de France
    Évoluant aux côtés de ses contemporains
    Un banquier jouvenceau oui mais plein d'élégance
    Qui de son beau pays se rêvait souverain

    Son air benjamin, informel, bien élevé
    Plaisait aux citoyens, par la vieillesse lassée
    Sa rhétorique désuète et puis tantôt farceuse
    Ravissait fort les nobles, et flattait bien la gueuse

    Et si jeune notre homme ne l'était qu'à moitié,
    Il faut savoir qu'usée, certes, était sa moitié
    Car se voulant moderne ne prenant point maîtresse
    Il épousa la sienne malgré sa vieillesse

    Mais même si la valeur n'attend point les années
    Et bien qu' le jeune banquier ait la gouaille bien aisée
    On ne s'improvise point chef d'un grand État
    Et bientôt cet enfant, cet angelot remarqua
    Que d'un noble ignorant c'est la robe qu'on salue
    On n' l'admira bientôt que d'un étron pas plus

    Après l'avoir léché ils le lâchent puis le lynchent
    Comme font les hommes souvent gâtés comme des enfants
    Jupiter bientôt n'eût pas plus à leurs yeux
    que l'aspect fatigué d'une simple corde à nœuds

    Mais le jeune banquier, sûr de lui, plein de frime
    Pour continuer de plaire à ses chers richissimes
    Pressa la populace tant et tant comme citrons
    Qu'elle en prit la couleur aussi celle des mignons
    Le jeune freluquet tout à ses réjouissances
    Ne remarquât même pas la moindre différence

    Heureux dans son palais, il est loin du tracas
    Sa mégère dépensant son or à tour de bras
    Rien n'est pour elle trop beau : vaisselle, tissus, bibelots
    Le peuple avait bien faim, elle leur tournait le dos

    Ils s'offrirent mieux encore, les rois des animaux
    Des daims, ils les appellent ho seigneur qu'ils sont beaux

    Et pendant que le peuple assemblé dans les rues
    vers son précieux palais plein de rage se rue
    Notre jeune banquier à l'égo invincible
    Qui de la bourse des pauvres s'était fait une cible
    Refuse encore d'entendre le grondement sonore
    Comme celui d'une rivière quand de son lit elle sort
    Aucun barrage n'y fait si elle est bien dehors

    Et les poussins alors se mettent à crier
    Empêchant les puissants dans leur couche de ronfler
    Mon roi faites les taire, par pitié muselez-les
    Ils meurent de faim, ils crient, et nos nuits sont gâchées
    Ho sir ! regardez les, leur piètre éducation
    Ne leur sert même pas à crever sans un son
    Mourrez chichement, dites et mettez la sourdine
    Leur râle lorsqu'ils trépassent est une porte qui couine
    Ils sont las, ils se tordent, comme ils sont ridicules
    Ces illettrés ignobles dans la boue gesticulent

    Mes amis n'ayez crainte leur répond le rusé
    ils leur arrive parfois un peu fort d'aboyer
    Mais ils sont mes moutons, mes agneaux mon troupeau
    Ils finiront d'eux mêmes par rentrer bien au chaud

    Mais voici maintenant qu'il retournent les carrosses
    Et détruisent nos maisons, deviendraient-ils féroces ?

    Alors le grand seigneur dans une allocution
    Le dos droit bien tendu comme une institution
    Les deux mains pleines de doigts bien à plat sur la table
    Leur jeta quelques miettes avec un air aimable
    Croyant en faisant taire leur petit estomac
    Calmer aussi la rage dans leur cœur scélérat

    Je ne vous ai pas compris, je ne vous écoutais point
    Récita-t-il au peuple qui serrait les poings
    A renard endormi rien ne tombe dans la gueule
    Retournez au labeur je vous trouve bien veules
    Ha vous aimez la rose ? Supportez en l'épine
    Mais ne troublez donc point la quiétude citadine
    Dans notre ordre social chacun reste à sa place
    Vous voulez en changer ? Je vous ris à la face
    Cassez, cassez, cassez et nous reconstruirons
    Et je vous répondrai d' la bouche de mes canons

    Vous voulez un discours ? Je peux en écrire cent
    Je peux même faire en sorte que vous m'aimiez quand j' mens
    Je vous endormirai à grand coup d'entourloupes
    Car c'est toute une armée que je garde sous ma coupe
    Vous vous fatiguerez et rentrerez aux champs
    Bien avant que je tremble pauvres petites gens

    Il est vrai que le paon peut oser faire l'autruche
    Se pavaner gaîment tout en gâtant sa cruche
    Mais si un jour lassée comme le peuple citron
    Son armée de poulets abandonne le patron

    Alors le jeune souverain saura, bien entendu,
    qu'même sur un trône en or, on est bien qu'sur son cul
    L'injustice est une graine que plantent les puissants
    Et qui pousse sans peine dans les yeux d' leurs enfants
    Elle leur apprend la haine et à serrer les dents
    Elle leur fournit le bois, le manche et même la lame
    Elle fait durcir leurs muscles et dévore leurs âmes

    S'ils perdent des batailles
    Ils reviennent à la charge
    On les traite en racaille
    On s'étonne qu'ils enragent ?

    Donnez leur le bâton
    Ils relèvent le menton
    Opposez leur des chars
    Ils reviennent plus tard

    Ils se tairont dix ans, vingt ans, trente ans, peut être
    Mais toujours la révolte finit par renaître
    Regardez en arrière dans notre propre histoire
    Car c'est là que se cachent les leçons et l'espoir

     

     

    Ci-dessous, les explications de "La cigale, le corbeau et les poulets", à lire seulement si vous ne souhaitez pas voir le film :

    L'histoire se passe sous le règne d'un ancien président de notre république, au XXI° siècle, assez récemment donc.

    Un corbeau envoyait des lettres anonymes au Président et à d'autres personnes importantes. Et dans les enveloppes, il mettait une balle (de revolver, pas de golf ). Émoi à la présidence et dans les ministères !

    150 policiers sont envoyés sur le terrain pour enquêter. Les soupçons se portent très vite sur tous les "papis" du village qui ont des opinions politiques très nettement affichées à gauche. Ils sont des militants, certes, mais pas des violents.

    Le libraire-écrivain public, le responsable du secours populaire, un ancien principal de collège, le boucher, un dentiste, tous des gens connus et qui agissent à visage découvert contre ce qui les révolte : injustice sociale, attaques contre la nature, etc... Leur repaire, c'est le commerce "La Cigale", d'où le titre du film.

    Le récit commence un matin, au petit jour, quand les "poulets" viennent arrêter et mettre en garde à vue tout ce petit monde. Le début est désopilant, nous étions tous écroulés de rire. Puis on nous explique, et chaque personnage raconte comment il a vécu la chose.


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    On a gagné

     

    J'ai écrit la fourmi sur cette photo, mais elle n'est pas de moi, elle m'est arrivée de ma petite-fille par téléphone. Partirait-elle à la mer pour fuir la ville ? Oh que non ! Elle est infirmière, en CDI dans un hôpital de Bordeaux, et elle vient d'être appelée en renfort-Covid par la réserve sanitaire, à Nice, la porte à côté.

    Elle avait déjà été à Lyon en novembre : non, cette épidémie n'est pas une vue de l'esprit, elle existe vraiment, et quantité de gens en meurent.

     

    Et nous on a gagné quoi ? La chasse au vaccin, ça y est, on est piqués.

    Je m'agaçais depuis un bon moment quand j'entendais nos gouvernants se plaindre que les français ne voulaient pas de ce fameux vaccin contre la Covid 19, alors que les vaccins n'étaient pas disponibles.

    Je m'agaçais aussi devant les errements des mêmes gouvernants : on vaccine les vieux en priorité, mais on n'a toujours pas de vaccins.

    On annonce qu'on vaccine chez le médecin, et puis non chez le pharmacien, et peut-être chez le vétérinaire... Depuis les explications (l'an dernier) sur les méfaits des masques, comment croire ce gouvernement, comment avoir confiance ?

    On manque de vaccins, mais on fait plein de pubs à la télé...

    On vante AstraZeneca, mais on le retire, puis on le remet trois jours après en expliquant de nouveau qu'il est très bien. Les humoristes ont de la matière...

    On a "marchandé " les vaccins pour avoir le meilleur prix, en oubliant de dire que l'Organisation Mondiale du Commerce (approuvée par la France) a refusé la levée de l'application du droit de la propriété intellectuelle. Alors que la recherche fut financée en grande partie par des fonds publics. Le commerce plus fort que la santé !

    On n'a pas de vaccins, mais on teste, on teste sans se poser de questions sur le coût de ces tests (qui doivent, au bout du compte, revenir plus chers qu'un vaccin)

    Et nous ?

    L'Ours ayant atteint l'âge limite (pas la date de péremption, non juste le droit d'être prioritaire) sa médecin l'a inscrite d'office. Il avait rendez-vous hier à Lourdes, à l'Espace Robert Hossein, la salle où j'avais vu le spectacle sur Bernadette.

     

    On a gagné

     

    En ce moment le spectacle est différent : gradins démonté, mais six tentes blanches installées dans la salle, histoire d'isoler les "patients" se faisant vacciner. Super organisation, grâce au dévouement de soignants et de membres d'associations qui aident à la logistique.

    L'Ours avait son rendez-vous depuis un mois, et je galérais pour obtenir le fameux sésame. Mon médecin m'a fait le papier officiel disant que j'étais éligible. Il m'a inscrite sur une liste pour me vacciner chez lui, mais il venait d'apprendre que les doses qu'il attendait seraient en fait données au pharmacien.

    À la deuxième tentative sur Doctolib, j'ai réussi : rendez-vous le 15 avril et le 12 mai.

    Hier, j'ai tenté le coup : je savais qu'en fin de journée il reste en général quelques doses. J'ai demandé gentiment poliment si je pouvais passer, en même temps que mon mari. Et cela fut possible. Je suis donc piquée.

    Et j'ai le droit de revenir :

     

    On a gagné

     

    Aucune réaction à ce vaccin, même pas une marque. En faisant bien attention, je ressens un très léger engourdissement du bras. Et je n'ai même pas senti la piqûre.

    Je suis prête à aller jardiner, mais la dernière neige de vendredi n'a pas fini de fondre. Alors, aujourd'hui, ce sera encore tricot-canapé, ou couture de robes d'été.

     

     Et voilà la réponse au cékoissa que je vous proposais le cinq mars dernier :

     

    On a gagné

    J’avais trouvé ce petit objet très sympa lors d'une exposition d'artisans à Saint-Sever-de-Rustan. Cela s'appelle bague de lecture et cela se vend sur le Net. Il y a plusieurs tailles pour le pouce.

    Je vous souhaite une bonne journée, aussi ensoleillée que celle qui débute chez nous. Même si on sort peu, c'est agréable de voir le ciel bleu.

     

     

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    On en parle enfin, il faut espérer que tous ceux (gendarmerie, police, justice) qui reçoivent des victimes soient formés et prêts à aider les plaignants. L'inceste est vieux comme le monde, et il faut que cela cesse.

    La triste histoire que je vais vous raconter s'est vraiment passée au tout début du XXIe siècle. Des amis que je connais depuis 40 ans ont vécu ce cauchemar. J'ai changé tous les prénoms.

    Les parents du petit Victor se sont séparés tranquillement, sans se faire la guerre, quand il avait même pas trois ans.

    Au moment où tout bascule, Victor est à un âge où tous les enfants parlent, sauf lui, "détail" très important. Un dimanche soir, alors qu'il revenait de chez son papa, au moment du bain, Sophie s'aperçoit qu'il y a du sang dans sa culotte. Ni une, ni deux, elle emmène son petit bonhomme à l'hôpital, sans aucune arrière-pensée, pour savoir ce qui lui arrive. Et là, le ciel lui tombe sur la tête : le médecin de garde est formel. Victor est abusé par un adulte !!!!

    Commence alors le calvaire pour Sophie. Il y avait déjà une association d'aide aux victimes, jamais personne n'a répondu.

    Quant aux services de gendarmerie ou de police, ils furent particulièrement inefficaces. Ils ont commencé par ne pas croire ce que Sophie leur disait. Évidemment, accuser une famille honorablement connue, bien sous tous rapports, cela ne pouvait qu'être une vengeance après séparation...

    Ils ont fini par essayer d'"entendre" le petit Victor. Un flic tout seul a voulu que Victor lui raconte. Bien que prévenu que Victor ne parlait pas, il a persisté à l'interroger seul, sans l'aide de Sophie, car elle allait influencer son fils...

    Heureusement, du côté de sa maman, Victor a une famille équilibrée et aimante. La grand mère, Geneviève, a réussi à en savoir plus. Elle a passé du temps avec Victor, lui a fait faire des dessins, et tout s'est éclairci. Son papa l'emmenait chez les grands parents, et là...ça nous dépasse. La grand mère le tenait pendant que le grand père le violait, en présence du papa, de la sœur du papa et d'un homme dont on n'a pas pu savoir de qui il s'agissait. La cousine (fille de la sœur du papa, un peu plus âgée que Victor) subissait les mêmes violences.

    Sophie ne fabulait pas, elle n'aurait jamais imaginé ça. Action en justice, tracas divers, et devinez quoi... démêlés avec la justice pour NON PRÉSENTATION D'ENFANT. Qui aurait laissé son enfant remettre les pieds dans une telle famille ? Sophie fut condamnée à deux mois de prison (avec sursis et sans inscription au casier judiciaire). Vous imaginez ? On viole votre enfant et c'est vous qui êtes condamnée ?

    Sophie a choisi de partir travailler à plus de 400km pour ne plus rencontrer ces gens. Victor s'est enfin mis à parler, et on ne peut plus l'arrêter. Avant d'en arriver là, il a fallu consulter médecins, pédopsychiatres, orthophonistes et tout et tout, pendant des années. Que cela soit dans leur région d'origine ou dans leur nouveau lieu de vie, tous les spécialistes sont d'accord : Victor a bien subi ce qu'avait décelé le premier médecin.

    Sophie a tout entendu de la part de certains policiers, même un truc du genre :"oueh, vous pouvez déposer une plainte, mais ça ne servira pas à grand-chose. Ça aura plus de portée si votre fils fait la démarche lui-même quand il aura 18 ans". Quoi ? Il fallait laisser faire 14 ou 15 ans de plus ?

    Sophie a passé beaucoup de temps devant la justice, et pourtant la famille paternelle n'a jamais été condamnée, car non jugée.

    Vingt ans plus tard, Victor va bien, il a eu la chance d'avoir une famille maternelle qui a bien réagi, mais personne n'a oublié la nullité des garants de la loi qui n'ont pas fait leur boulot, et qui ont parfois été ignobles. Ça aussi il faut que ça change. Dix pour cents d'enfants violés, soit deux par classe, (chiffres officiels) et beaucoup trop souvent en famille.

    Espérons que le 119, n° d'appel pour les enfants en danger soit efficace.

     


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    Bonjour tout le monde !

    Malgré mon âge avancé, bien que j'en aie vu et entendu de toutes les couleurs, je continue à m'étonner devant certaines nouveautés.

    Pendant des mois, on nous a expliqué qu'il fallait faire bouillir nos masques-maison à 60°. À 60° ? J'ai toujours entendu dire que l'eau bout à 100° et l'angle droit à 90, mais de l'eau à 60° c'est seulement chaud, elle ne bout pas. Pourquoi le discours officiel n'utilise-t'il pas les bons mots ? Mais c'est du passé, car on nous mijote une interdiction de nos masques artisanaux. Ce qui n'a, apparemment, aucune raison scientifiquement prouvée.

    Il faut aussi se laver les mains avec le gel hydroalcoolique. Essayez de laver vos mains pleines de gadoue ou de gras avec une giclée de gel : vous aurez une pâte sale, désinfectée peut-être, mais pas propre. Pour quoi utiliser le verbe "laver" dans ce cas ? Le verbe "désinfecter" existe, non ?

    On doit porter le masque en toutes circonstances. Pourquoi le message, officiel lui aussi, continue-t'il, dessins animés à l'appui, à nous dire d'éternuer dans notre coude ? Le personnage est une petite grand-mère dans mon genre. Eh bien, je dois vous avouer qu'un jour, dans un lieu public, les mains encombrées, les lunettes sur le nez, je fus prise d'une subite envie d'éternuer. Ai-je enfreint les règles ? je n'ai pas pu faire autrement que d'éternuer dans mon masque. Pourquoi cet ordre absurde d'éternuer dans son coude ? Pour qu'on promène le virus partout ?

    Depuis des années, pas mal de médecins, pneumologues et allergologues particulièrement, alertent sur le fait que nos maisons sont trop propres, que tout est trop aseptisé et que les enfants ne développent plus d'anticorps, qu'ils sont de plus en plus fragiles. Lire ici, ou. (bon, d'accord : certains conseils donnés au moment où les articles ont été écrits ne sont pas valables dans la période actuelle).

    Avec la Covid 19, les fabricants se déchaînent : nos écrans de TV sont envahis de pubs vantant les mérites de produits qui désinfectent tous mieux les uns que les autres. Tout y passe, même les coussins en tissus, et à la fin du spot on lit "Produit dangereux". Et on respire ça comme s'il s'agissait de prairies au printemps ! Comment sont les bronches et les poumons des utilisateurs ? Chez nous, nous laissons reposer dans un coin les choses douteuses (comme le courrier ou les emballages de nos derniers achats) un certain temps, nous lavons ou désinfectons nos mains après chaque achat, nous lavons nos mains dès que nous rentrons chez nous, mais nous n'arrosons pas notre intérieur avec du poison. Les parents ne peuvent-ils plus faire laver les mains à leurs enfants ?

    Aller vers le zéro déchet, c'est bien, mais rêver du zéro microbe, c'est trop.

    Bonne fin de journée à tous. Chez moi, ni froid ni neige, mais grisaille tristounette.

     

     

     


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    Il y a quelque temps, je vous disais qu'il fallait choisir les dates de naissance pour éviter certains désagréments. Il faudrait surtout apporter plus de soin au choix des prénoms que l'on donne aux enfants.

    J'ai très bien connu ma grand-mère paternelle et deux de ses sœurs. L'aînée, Louise était décédée la première. Ma grand-mère Marie l'avait suivie quelques années plus tard. Un jour, je dis à la dernière "eh bien dis-donc, tes parents manquaient d'imagination : Louise, puis Marie, et enfin toi, Marie-Louise !" Et là, à ma stupéfaction, livret de famille de ses parents en main, elle m'explique que Louise s'appelait en fait Julie-Élisa, et ma grand-mère et la plus jeune s'appelaient tout simplement Marie.

    Comment peut-on avoir l'idée de donner le même et unique prénom à deux enfants qui se suivent sur le même livret de famille ?

     

    Des prénoms...

     

    Tout à gauche, voilà ma tata Louise qui s'appelait Julie-Elisa. Ensuite mon pépé Eugène-Marcel (appelé seulement Marcel), ma tata Marie-Louise (celle qui détenait le livret de famille et qui a commencé à tout m'expliquer, et à droite ma grand-mère Marie, vraiment nommée Marie comme sa petite sœur (encore une bizarrerie, la "petite sœur" était la plus grande de la famille).

     

    Et maintenant la photo entière, prise dans le jardin de mes grands-parents. Elle date du tout début des années 50, j'ai bien connu tout le monde. Le seul qui vit encore, c'est mon tonton Roger, tout juste fiancé ou jeune marié et qui a maintenant 95 ans. Tout à droite de cette photo, il y a la mémé Alice de ma cousine : eh bien, elle ne s'appelait pas Alice. Je n'ai pas la seule famille où on se perd...

     

    Des prénoms...

     

     

    Pourquoi donner un prénom à la naissance, et toujours appeler l'enfant autrement ?

    Ma cousine a conservé ce livret de famille et d'autres papiers. C'est à n'y rien comprendre. Il y avait eu une tante, décédée en 1918, appelée Léontine , mais née Aline-Marie. En famille, on a toujours entendu parler de Léontine.

    Si on connaît un peu l'histoire de sa famille, et qu'on cherche dans les vieux documents, on a vraiment du mal à s'y retrouver.

    Mon père m'avait raconté la triste histoire de l'héritage d'une Julia. En fait, c'était une tante de ma grand-mère qui était née non pas Julia mais Élisa.

     Malicette fait son arbre généalogique, car elle s'intéresse à la psychogénéalogie. Quand Alzheimer a touché ma mère, une cousine qui avait vécu la même chose m'a conseillé de lire "Aïe mes aïeux !" de Anne Ancelin Schützenberger. Je vous le conseille à mon tour.

    Depuis quelques jours, je regarde régulièrement les archives départementales de la Haute-Vienne, où sont regroupées les copies de tous les actes d'état-civil de tout le département, en libre accès dès qu'ils ont 100 ans. Tous mes aïeux sont nés là-bas, dont certains dans de petits villages que je ne connais pas encore.

    Même les services de l'état-civil s'emmêlent parfois : sur l'acte de mariage d'un arrière-grand-père, deux témoins attestent que son père s'appelait Léonard, alors que sur son acte de décès il est nommé Claude. Je vais chercher son acte de naissance pour voir. Le hic, c'est que dans les petites communes les registres sont mal écrits, c'est épuisant à lire, surtout quand on arrive au milieu du 19° siècle : c'est usé à force d'avoir été manipulé et lu et relu, avant d'avoir été numérisé.

    Mes parents avaient chacun une tante née en 1900. Comme elles ont vécu plus de 90 ans, je leur ai fait raconter plein de petites choses, et mon oncle me dit tout ce qu'il sait des petites histoires de la famille. Les vieux actes feront le reste.

    Il me faut vraiment aller passer des vacances en Limousin, pour voir mon oncle, mes cousins et aussi les villages où ont vécu certains de mes ancêtres. J'ai besoin de connaître encore mieux mes racines.

     

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