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    En 1969, j'attendais mon premier bébé. Nous habitions en ville et l'Ours se rendait à pied à son travail, dans un grand quotidien régional. Il finissait à 22 heures, et parfois je m'endormais.

    Cette nuit-là, je me suis réveillée vers une heure du matin, ou bien plus, il n'était pas rentré...

    Inquiétude, questionnements, et, allez savoir pourquoi, j'allume la radio. Qu'entendis-je ? Un son étrange : les premiers hommes débarquaient sur la lune. Me voilà rassurée, pensant que le journal faisait une page spéciale et que les employés du soir faisaient des heures sup'.

    Eh non, l'Ours regardait simplement une TV installée pour l'occasion dans la cour de son travail.

    Et pendant ce temps-là une femme que je ne connais pas accouchait d'une petite fille qui se fait appeler Sereine et qui est devenue une copinette.

    Joyeux anniversaire Sereine !

     


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    Plein la tête...

    J'ai toujours voté, depuis que j'ai 21 ans car, "de mon temps" on n'était pas majeur à 18 ans.

    Parfois, je doute. Je me demande jusqu’au dernier moment quel bulletin choisir. Il m'est arrivé deux fois de voter contre mes idées et je l'ai regretté pendant cinq ans...

    Pour ces européennes, comment trier parmi les 34 listes en présence ?

    Voter pour mes idées politiques, et penser que nous ne serons pas assez nombreux pour faire un groupe "visible" ?

    Voter écologiste car je pense qu'il faut sauver la planète avant tout, l'homme n'aura aucune chance de survie si on continue comme ça.

    Où est le bon vote écolo ? Ils ne sont même pas capables de s'entendre entre eux. Dans les deux listes il y a des gens que j'estime : laquelle choisir ?

    Plouf plouf Ams tram gram pic et pic et colegram, bourre et bourre et rataplam, ams tram gram pic dam ! Je ne peux même pas faire ça car je n'ai pas reçu tous les bulletins. J'ai encore ce soir pour réfléchir.

    Demain matin dès 8h nous votons. Puis nous rejoignons les copains-copines de rando de l'Ours et...direction les Calanques de Marseille-Cassis pour une petite semaine.

    Un peu de chaleur nous fera du bien car, même si il a fait beau jusqu'à jeudi, il faisait frisquet (6° le matin). Et depuis 36 heures, déluge non-stop.

     


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    À la lumière on n'y voit rien, dans le noir on y voit.

    De quoi parlais-je quand j'ai dit ça à l'Ours ? Ce qui l'a fait rire, et pourtant c'était vrai.

    Il y a de ces phrases parfois...

     

    Je me souviens de celle-ci, entendue en septembre 1972 : "maintenant que le jeudi c'est mercredi alors c'est mardi". Il s'agissait du cours de  judo pour les enfants qui avait lieu la veille du jour de repos. Cette année-là on avait changé le jour. La semaine des quatre jeudis avait perdu sa raison d'exister, on était tous complètement déboussolés.

     

    "En descendant, montez-donc, vous verrez le petit comme il est grand" est une citation de la Mère Cottivet qui a été diffusée sur Radio-Lyon de 1927 à 1971. Elle habitait tout en haut de son immeuble qui était situé tout en bas d'une rue pentue.

    J'adore la façon qu'ont certaines personnes de jouer avec les mots.

    Si vous avez d'autres phrases rigolotes, faites-nous partager. La vie n'est pas si drôle, il faut profiter de tout ce qui peut nous amuser.

     


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    En cherchant je ne sais plus quoi, je suis tombée tout à fait par hasard sur une information qui m'a paru tout à fait ahurissante : le flux instinctif libre. Stupéfiant : nous les femmes, pouvons retenir notre flux durant quelques heures, et...plus besoin de s'encombrer des garnitures traditionnelles avec leurs risques de fuites. Lire ici, sur le blog de Jack PARKER, un article de 2015.

     

    J'ai vu ici des avis soi-disant sérieux qui me hérissent les poils. Ces gens que cette méthode dérange, que prônent-ils ? Que les femmes doivent se soumettre aux obligations (serviettes ou tampons gênants) et en subir tous les inconvénients comme toutes les générations précédentes ?

    Les anti parlent de prolifération bactérienne si on retient son sang. Et l'introduction d'un tampon ou d'une coupe menstruelle ?

    Ont-ils peur que les femmes deviennent trop puissantes en maîtrisant un truc qui a toujours semblé incontrôlable ?

    Si on a appris à faire "pipi-caca" au bon endroit, si on réfrène nos envies de chocolat, si on pratique les règles de la vie en société, si on se plie à des tas d'obligations, si on s'oblige à faire du sport, pourquoi ne pas contrôler ça ? Et se débarrasser des protections ?

    Ah si j'étais jeune, comme j'aimerais essayer ! Comme on doit se sentir libérée !

     


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    Quel drôle de mot, nouveau pour moi, mais très ancien dans les dictionnaires.

    Depuis quelques mois, une petite copine a ouvert une librairie pas loin de chez nous. L'Ours a entrepris de nous ruiner, car il lui commande tous les livres dont il a envie, et du coup moi aussi je m'en achète.

    Mon dernier, c'est celui-ci :

     

     

    Aboulie

     

    Le premier mot, c'est cette fameuse aboulie. Sur le moment j'ai cru que j'en étais atteinte (tout comme j'ai imaginé qu'on avait inventé le mot "procrastination" exprès pour moi). On se donne les bonnes raisons qu'on peut...

     

    Aboulie

    Ce mot est défini ainsi dans mon petit Larousse illustré de 1992.

     

    Mais dans le corps de l'article, on constate que c'est beaucoup plus grave que ce que je croyais. C'est la perte de TOUTE envie, n'avoir envie de RIEN. Et c'est vraiment dramatique.

    Moi, au contraire, j'ai envie de me promener, de manger des bonnes choses, de voir des gens, de profiter. Donc, je ne suis pas atteinte de cette maladie grave (voir sur le Net, on en parle abondamment).

    Il faut juste que je trouve le moyen d'aller au bout de mes idées. Les idées, elles, elles se bousculent : j'ai une kyrielle d'articles commencés, sur des sujets très variés, et il me manque juste le petit truc final pour que je clique sur "publier" au lieu de "enregistrer sans publier". Pourquoi ? Mes institutrices disaient que je manquais de persévérance. Nous étions trois élèves à nous partager toutes les premières places, et elles trouvaient que je n'en faisais pas assez... M'ont-elles marqué du symbole de fainéante ou m'ont-elles fait perdre toute confiance en moi ? Suis-je en train d'essayer de leur donner raison ?

    J'en reviens au livre du jour.

    Au hasard des pages, on trouve baler (danser au bal), jobarder, et un particulièrement étrange : kakemphaton. Il est bien joli celui-ci.

     Ce mot désigne une association de mots à l'assemblement vraiment raté, ou sonnant très mal.

    Il paraît que l'un des plus célèbres est l’œuvre tout à fait involontaire de Pierre Corneille, dans Polyeucte :

     

    Et le désir s'accroît quand l'effet se recule

    que l'on peut entendre ainsi :

    Elle désire sa croix quand les fesses reculent

     

    C'est pas mes profs de français qui m’auraient parlé de ça !

    Ce livre de Jean-Christophe TOMASI et François ROLLIN est très bien écrit, leurs commentaires sont un régal.

    Allez, en deux mots, un dernier sujet qui donne à réfléchir.

    La clérocratie est une forme de gouvernement dans lequel ceux qui représentent le peuple sont tirés au sort.Cela se faisait ainsi autrefois dans la démocratie athénienne.

    Et la kakistocratie ? c'est un gouvernement exercé par des personnes médiocres.

    Il y a aussi ce qui se passe en Ukraine actuellement, où le comédien Volodymyr Zelensky a fait un excellent score au premier tour. Si un chef d'état ne connaît rien à la politique, son bon sens ne vaut-il pas toutes les formations de l'ENA, s'il a des ministres compétents ? Quelqu'un proche du peuple n'est-il pas mieux armé qu'un chef d'état qui ne fréquente que les "élites" et n'entend ni ne comprend les citoyens ?

    Allez, je replonge dans mon livre pour trouver d'autres mots intéressants.

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