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    Je n'avais pas vraiment prévu de plan de route pour notre voyage vers l'Aisne, mais je voulais voir certains endroits. Au fur et à mesure, je choisissais mes itinéraires.

    Le quatrième jour, nous étions "Sur la route".

    Le cinquième, c'était Guédelon que je vous ai déjà présenté ici. Ce soir-là, nous avons dormi à Gien où nous avons revu le château que nous connaissions déjà avant la fin de la rénovation.

    De loin, car nous logions de l'autre côté de la Loire :

     

    Milly-la-Forêt

     

    De près, car le beau temps persistant nous incitait à marcher :

     

    Milly-la-Forêt

     

    Milly-la-Forêt

     

    Ce château avait souffert des bombardements de juin 1940, et le voilà redevenu tout beau.

     

    Le sixième jour, le samedi, nous nous sommes approchés de la région parisienne dans un but bien précis : visiter le Conservatoire national des plantes à parfum, médicinales et aromatiques de Milly-la-Forêt.

    Nous sommes arrivés à Milly en fin de matinée, c'était le bazar dans la ville, car les gens faisaient leurs courses, et il y avait un très beau marché des potiers sous la halle du XV° siècle. Il y avait plein d'exposants très créatifs. J'ai été raisonnable, je n'ai acheté que trois boutons à Lili Pamplemousse :

     

    Milly-la-Forêt

     

    En début d'après-midi, nous étions enfin à un des points phare de mon voyage. L'Ours n'était pas inspiré pour faire des photos. Je vous montre seulement quelques "échantillons" des plantes qui ont retenu mon attention :

     

    Milly-la-Forêt

     le shizo

     

    Milly-la-Forêt

    l'herbe à éternuer : achillea ptarmica pyrenaica.  Trop rigolo, elle pousse peut-être près de chez moi, mais je ne la connais pas.

     

    Ce jardin m'a beaucoup intéressée. Par contre, s'abstenir si on n'est pas passionné de botanique ou phytothérapie. Tout est très bien soigné et étiqueté,mais ce n'est pas un jardin d'agrément, c'est vraiment un conservatoire.

     

    Quand nous voyageons, nous aimons bien laisser le hasard nous mener. C'est facile en été quand on campe, plus difficile quand le temps est un peu frais. Ce samedi, il fut très difficile de trouver un hôtel : proximité de Paris, weekend, mariages, événements en tous genres, tout se liguait contre nous. Nous sommes passés par Barbizon, (très mignon, mais pas pour nous, un peu trop chic), Fontainebleau, Montereau, etc... La "galère" : on se disait qu'on allait passer la nuit dans la voiture...

    C'est ce soir-là que l'Ours a décidé qu'on allait acheter un GPS, et que moi je me suis promis de ne plus partir sans guide des hôtels, et sans internet sur mon téléphone.

    Et alors ? Et alors ? Zorro n'est pas arrivé, mais on s'est offert la nuit la plus chère de notre vie :

     

    Milly-la-Forêt

     

    Milly-la-Forêt

     

    Nos sanitaires, très élégants, vus depuis la porte. Dans l'ordre : le lavabo, la douche et les toilettes.

    Carrelages gris clair magnifiques, mais photo ratée.

    L'ensemble très malpratique, malgré cet air luxueux.

    La douche fermait par deux rideaux très foncés, traversant d'un mur à l'autre.

    Et l'eau ? Elle traversait aussi, ce qui fait qu'on était obligés de patauger.

     

     

     

     

    Milly-la-Forêt

     

     

    Pour éviter que les clients n'inondent la belle moquette, ils trouvaient deux paires de jolies pantoufles très douces et bien agréables.

     

    Il y avait aussi deux peignoirs en éponge dans le placard.

    Mobilier et éclairages très beaux. Les différences de prix ont parfois de bonnes raisons, mais nous n'avons pas mieux dormi pour autant.

     

     

     

    Cette ville-étape était jolie, et nous y avons trouvé un restau sympa. Cela a aidé à nous remettre des moments d'inquiétude que nous avons vécus en cherchant une chambre.

     

    Ça y est : l'Ours a acheté le GPS. Yapluka apprendre à s'en servir.

     

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    Après toutes ces visites programmées dans le Lochois, nous devions parcourir une assez longue distance pour nous rapprocher de Guédelon dont je vous ai déjà parlé ici.

    Mais sans stress, le voyage, en prenant le temps de flâner. Moins de 300 km, même en évitant les grands axes, et en fuyant les autoroutes, c'est faisable dans la journée.

    Nous n'avons pas hésité à nous arrêter pour regarder de plus près ces magnifiques vestiges romains qui se trouvaient juste au bord de notre route, à Thésée dans le Loir-et-Cher :

     

    Sur la route

     

    Sur la route

     

    Sur la route

     

    Il s'agit du site des Mazelles, autrefois TASCIACA. Parfois, on regrette de ne pouvoir s'arrêter assez longtemps, nous aurions bien aimé faire une visite guidée pour en savoir plus sur ces constructions âgées de 2000 ans. Mais ce site n'est pas ouvert en continu.

     

    Par contre, c'était l'heure du repas, et nous n'avions rien prévu pour pique-niquer. Une petite ville se présenta, et nous y fîmes halte. Comme elle était jolie, comme elle nous a plu, et comme il aurait été dommage de la rater !

     

                

    Sur la route

     

    Voilà comment nos estomacs nous ont poussés à visiter, tout à fait par hasard, Mennetou-sur-Cher, dont la porte était juste au bord de la route, en face du parking.

     

    Sur la route 

     

    Sur la route

     

     

     Sur la route

     

     

     

    Sur la route

     

    La mairie

     

    Sur la route

     

    Sur la route

     

    Que fait cette machine ? Distribue-t-elle des billets ?  Non, non : le charcutier vend ainsi 24h/24 des andouillettes à la ficelle. Après une longue période d'étude, l'appareil a enfin pu être installé. Ne sachant pas ce que l'on ferait le soir, on n'en a pas acheté, et on s'est contentés d'en manger au restaurant.

     

    Sur la route

     

    Dans un mini-jardin coincé entre toutes ces vieilles pierres, nous avons remarqué un superbe poncirus trifoliata (citronnier à trois feuilles) , le seul agrume adapté à la vie en plein air sous un climat tempéré.

     

    En fin de journée, n'ayant toujours rien prévu pour notre étape du soir, j'ai appelé mes cousins que je savais dans les cartons, car ils déménageaient de la région parisienne vers la côte atlantique. Et, surprise, ils étaient dans leur petite maison du fond des bois dans le Cher. Après nous être un peu perdus (comme à chaque fois) dans les petites routes, nous sommes arrivés dans leur havre de paix. 

    Nous étions le 27 septembre, et le camion de déménagement était prévu pour le 15 octobre. Pas trop de temps à perdre !

    Ils étaient là, car un copain parisien (un peu dépassé par ses bestioles) avait donné ses ruches à mon cousin (qui est apiculteur chevronné). Ils avaient voyagé la nuit pour éviter la chaleur, mais les abeilles étaient énervées, et il a fallu aller voir d'un peu plus près.

     

     

    Sur la route

     

    Et nous avons passé une soirée et une nuit tranquilles, dans cette maison qui m'a toujours fait penser à celle des nains de Blanche-Neige. Les seuls visiteurs sont les oiseaux et les chevreuils.

     

    Le lendemain, les cousins repartaient pour leurs derniers jours en ville, et nous pour le moyen-âge (Guédelon).

     

     

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    Je vous ai déjà dit que je m'éparpillais, pas moyen de tenir un cap.

    Je reviens donc à mon voyage vers l'Aisne, et je vais reprendre où je m'étais arrêtée.

    Il faut que je vous dise que je n'ai vraiment pas été déçue par le festival des jardins de Chaumont. C'est juste que je ne suis pas très sensible à ce style de création, mais je ne regrette pas mes 18€ (notre visite la plus chère du voyage), car j'ai ressenti ce à quoi je m'attendais.

    Après notre journée dans le parc de Chaumont, nous sommes restés dans les environs. Il y a tant de beaux endroits à admirer dans cette région !

    Nous avons commencé par une balade dans Loches. 

     

    Jolis villages

     

    Jolis villages

     

    Et, surprise, nous avons trouvé l'église St Ours !

     

    Jolis villages

     

    Jolis villages

     

    Avec un tronc pour le moins original : chaque donateur au secours catholique doit planter un clou, depuis 1962.

    Mon Ours à moi, c'est lui qui plante les clous, et il n'attend pas les offrandes.

    On ne savait pas que St Ours existait, et il a même des villages dans le Puy-de-Dôme et en Savoie.

     

     

     

     

    Jolis villages

                              Le gisant d'Agnès Sorel

     

     

    Mais, c'est surtout des villages que je voulais visiter. nous avons passé le reste de la journée avec une "locataire-copine" originaire des environs.

     

    Montrésor est classé "Village remarquable" et 2ème village  préféré des français 2015.

     

    Jolis villages

                     La halle aux laines du XVII°

    Le village est joli, bien sûr, mais pas autant que d'autres, à mon humble avis. Par contre, sa situation au bord de l'Indrois est remarquable. Les bords de rivière forment une très agréable promenade d'où l'on voit très bien le château.

     

    Jolis villages

     

     Et enfin, pour terminer la journée, nous arrivons à Chédigny, le village qui me fait rêver depuis bientôt 20 ans. L'histoire est sympathique. Tout à la fin du XX° siècle, le maire trouvait son village quelconque et a eu l'idée de le transformer en jardin. Oui tout le village de Chédigny ! Et depuis 2014 il a le label "Jardin remarquable", le seul village à avoir obtenu cette distinction.

    André Eve, très grand rosiériste français, s'est pris d'affection pour le maire et son village, et a beaucoup participé. Il y a maintenant plus de 1000 rosiers, et un festival des roses y a lieu chaque année.

     

    Nous n'étions pas à la période la plus fleurie, mais nous avons bien ressenti l'ambiance particulière qui baigne ce lieu. Il n'y a pas que des rosiers, et toutes sortes de plantes assurent le décor toute l'année. Même en fin de saison, c'est très coloré.

     

    Jolis villages

     

    Jolis villages

     

    Jolis villages

     

    À Chédigny il a aussi un superbe jardin de curé, sis contre l'ancien presbytère reconverti récemment en gîte.

     

    Jolis villages

     

    Nous avons fait la visite entre des techniciens, leur matériel et un drone : ils préparaient un épisode des "Carnets de Julie" avec Xavier Mathias.

     

    Je vous ai raconté Chédigny brièvement, juste pour vous donner envie d'y aller. Si vous suivez mes liens, vous comprendrez.

     

     

    Notre guide nous a ensuite fait faire une halte dans un endroit très surprenant : la Corroirie qui dépendait de la Chartreuse du Liget. Nous n'avons pas vu que la visite était payante, et nous sommes promenés tranquillement à travers les bâtiments d'un ancien château-monastère.

     

    Jolis villages

     La "ferme" fortifiée

     

    Jolis villages

    Les bâtiments religieux

     

    Jolis villages

    Bien que classé à l'inventaire des monuments historiques, ce lieu est privé, et le coût des rénovations exorbitant.

     

    Jolis villages

     

    Moi qui ne crois pourtant en rien, je regrette de voir de si beaux endroits souffrir du manque de moyens financiers. J'ai découvert, en regardant le site indiqué plus haut, que le château était devenu une maison d'hôtes. Si je reviens par là-bas, j'irai bien m'y offrir un repas et une nuit. C'est si surprenant de voir le contraste entre le raffinement de l'intérieur et la rusticité de l'extérieur !

    Après cette super-journée, nous devions repartir, mais cette région mérite vraiment qu'on y séjourne. C'est très dommage de n'avoir pu que passer. Je sens que, avant très longtemps, nous y reviendrons pour une semaine entière.

     

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    J'ai mon permis depuis tellement longtemps qu'il faut que je calcule pour trouver quand je l'ai passé. J'avais 18 ans...

    Je m'aperçois que l'on devrait tous subir une sorte de contrôle continu.

     

    Permis de conduire

    Ça, c'est la route du fond des gorges, qui s'étire sur 8 km.

     La circulation y est totalement interdite de 22h30 à 6h30 depuis la semaine dernière et, un bonheur n'arrivant jamais seul, le Tourmalet est fermé depuis samedi jusqu'au printemps. Au XXI° siècle, il y a encore des impondérables : l'homme ne maîtrise pas tout. Notre seule liaison routière avec le reste du monde passe par un tunnel assez étroit.

     

    Il y a, encore une fois, de gros travaux dans ces gorges, et les travaux sont précédés de panneaux dont j'ignorais l'existence, et dont je ne comprends pas la signification :

     

    Permis de conduire 

    Que signifie cette espèce de remorque ?

    Après recherche, je sais :

    accès interdit aux véhicules transportant des marchandises dangereuses.

    Ce qui me fait rire, car j'ai vu ce panneau en descendant. Or, en ce moment personne ne peut arriver d'en haut, et on ne fabrique pas de marchandises dangereuses dans ma montagne. J'espère juste que les explosifs pour "faire péter les avalanches" sont déjà livrés et stockés en lieu sûr.

     

     

     

                                                     Permis de conduire

     

    Ce panneau-là est jaune, et je ne l'avais jamais vu lui non plus. Dire que je le découvre en pleine montagne, dans un endroit inhabité !

    C'est un panneau temporaire indiquant un bouchon.

     

     

     

     

     

     

     

     

     Si je pense avoir besoin d'un contrôle de connaissances, je suis persuadée que certains devraient carrément repasser leur permis.

    Ils s'appliqueraient peut-être à :

    - rouler à droite, et non au milieu de la route (là, je suis pour les contrôles en voitures banalisées dans le flot de la circulation, car dans les gorges, il n'y a vraiment pas moyen de se croiser si on n'est pas à droite)

    - respecter les panneaux "Stop"

    - clignoter pour tourner et pour dépasser

    - apprendre à utiliser les ronds points

    - se garer entre les repères quand il y en a, et ne pas prendre deux places

    - commettre le moins possible d'incivilités.

     

    Je me suis penchée sur le sens du mot "civisme". C'est normalement ce que doit faire un citoyen pour son pays, voter par exemple. C'est différent du savoir-vivre.

    Bon là, je radote. Tout le monde est d'accord avec moi. Mais pourquoi y a-t-il tant de monde qui se moque de tout, qui ne respecte rien ?

     Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants,
    Lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
    Lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,

    Lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux, l'autorité de rien et de personne, alors, c'est là, en toute beauté, et en toute jeunesse, le début de la tyrannie.

                                                        Platon 427/348 av J.C.

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    Bonjour tout le monde,

    j'ai une vie un peu bousculée ces derniers temps. Fille aînée est en train de vendre sa maison, qui a été la nôtre de 1972 à 1996. Comme on avait laissé quelques trucs dans le garage, et qu'il fallait faire quelques bricolages, nous avons fait deux allers et retours en Gironde.

     

    Fin octobre

     

    Les futurs propriétaires sont charmants et ont été ravis de faire la connaissance de toute la famille.

     

    Fin octobre

     

    Chez nous, un matin, la lune brillait sur le ciel rose.

    Et pendant ce temps, bien que prévenue (comme tous ceux qui ont été prisonniers de la neige), je n'ai presque rien fait pour préparer mon jardin. Résultat, voilà ce que nous avons trouvé à notre dernier retour :

     

    Fin octobre

     

    Le passage barré par les roses trémières et l'arbuste écroulés.

     

    Fin octobre

    Un peu plus tard après secouage.

     

     

    Fin octobre

     

     

    Le revoilà après taille, ficelage et amarrage, pour passer sagement l'hiver à la verticale.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    De l'autre côté, c'est l'hydrangea Annabelle qui faisait triste mine :

     

    Fin octobre

     

     

    Fin octobre

    Après secouage, il se redresse un peu.

     

    Fin octobre

     

    Et, après taille, la voie est libre pour les prochaines chutes. L'Ours ne me dira plus qu'on ne peut pas passer.

    Il faut que je me fasse une raison : l'été indien est vraiment fini, et je vais tailler tout ce qui doit l'être (heliantus, perovskia, rosiers, seringats, et d'autres encore).

    Quand je pense à tous ces beaux jardins que je suis allée visiter il y a un mois, j'ai honte de constater un tel laisser-aller.

    Je dois aussi continuer mon récit de voyage. Pour ça, je suis sur la bonne voie : j'ai préparé plusieurs brouillons par thème.

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