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    Un jour, je vous racontais les calamités de mon jardin, et en particulier de la boîte aux lettres.  Depuis, tout était rentré dans l'ordre et mes plantes avaient bien supporté leurs déménagements.

    Les ancolies avaient continué à fleurir, l'hosta a bien poussé, les benoîtes n'ont pas souffert.

    Mais les benoîtes, elles sont un peu perdues dans le calendrier : elles ont commencé à fleurir, alors qu'elles attendent en général la fin de l'hiver :

     

    Sous la neige

    Photo prise entre deux chutes de neige      

     

    Sous la neige

    Les même quelques jours plus tard  

     

    Hier, il a neigé toute la journée, pour un très piètre résultat : la température était positive, et ça fondait au fur et à mesure.

     

    Sous la neige

     

    Le jardin n'est pas blanc partout, et il n'y a rien sur les arbres.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

           Pareil pour la montagne, vue de la maison ce matin :

     

    Sous la neige

     

    Récemment, nous avions fait une photo des derniers équipements installés tout là-haut pour protéger le village :

     

    Sous la neige

     

    Vu comme ça, on dirait presque un jardin. La réalité, c'est que c'est vital pour nous. J'en parlais ici.

     Voilà la même photo agrandie, mais à force de zoomer, c'est un peu flou. Je les trouve rigolos comme forme ces trucs-là. Ils me font penser à des tulipes, ou à ces panneaux qu'on voit au milieu de nulle part et qui indiquent des villes sises à des milliers de kilomètres. 

    Sous la neige

    Ce qui ressemble à des clôtures, c'est juste un autre système de paravalanches.

    Connaissez-vous la série de livre "Copains des ...", des villes, des mers, des montagnes, etc... Eh bien, dans "Copain des Pyrénées", c'est mon village qui sert d'exemple pour les avalanches. C'est sur cette montagne qu'on trouve tous les modèles et qu'on les teste.

     Il avait déjà neigé (un peu) deux fois, mais nous n'étions pas chez nous.  

    Sous la neige

     

     

     

     L'Ours a installé la mangeoire aux oiseaux, j'ai protégé quelques arbustes qui craignent le poids de la neige : nous sommes prêts.

     

     

     

     

     

     

     

     Mais nos élus eux... Élus en 2014, dès les premiers conseils municipaux de leur mandat, je les ai entendus dire, et répéter, qu'ils allaient faire faire des travaux au mur de soutènement de notre ruelle. On dirait qu'ils ne connaissent pas notre climat ! Ils les font quand, leurs travaux ? Début vendredi dernier, suite du travail hier :

     

     

    Sous la neige

    Ça, c'est vu d'en haut, depuis le fond du jardin. Les ouvriers ont "dégoudronné" une bonne largeur du passage, et ils travaillent à remettre les pierres du mur. En noir : la rue. En blanc avec les traces de pas : notre ruelle qui monte fort. En blanc blanc : notre jardin.

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    Petit truc spécial "couseuses"

    Tout le monde connaît le biais pré-plié acheté en mercerie. Certaines ont peut-être déjà essayé d'en faire, et connaissent donc le bazar: grande règle, crayon, ciseaux (ou cutter pour les patcheuses), coupe dans le biais en plein milieu du tissu et raboutage plus ou moins aléatoire des fins rubans obtenus.

    Un jour, par hasard, je suis tombée sur ces explications chez Troipom (son blog est inactif, mais elle a une boutique-atelier à St Pierre à la Réunion) : il paraît qu'on économise du tissu, car on utilise tout un carré, sans faire de chutes.

    Vous savez que la géométrie et moi, c'est pas le grand amour. Pourtant, ça me turlupinait : il fallait que j'essaie. Je voulais faire une petite chose pour laquelle il me fallait peu de longueur.

     

     

    Du biais au kilomètre...Du biais au kilomètre...

     

     

     

     

     

     

    J'ai pris un carré dans une chute de bazin. Je l'ai coupé en deux, et assemblé les deux morceaux, par les côtés droit-fil, pour obtenir un losange

     

     

    Du biais au kilomètre...

    Il faut aplatir la couture, et tracer des lignes parallèles de la largeur du biais souhaité. (oublié la photo, vous êtes obligés de regarder Troipom, c'est très bien fait, et elle explique très clairement quelle est la grandeur du carré nécessaire).

     

     

     

    Il m'en fallait peu, alors mon travail préparatoire ne ressemble pas à grand chose. Non, ce n'est pas un berlingot

     

    Du biais au kilomètre...Du biais au kilomètre...

     

     

     

     

     

     

    et pourtant, ça marche ! On aperçoit mes lignes au crayon, sur lesquelles je vais couper.

     

    Du biais au kilomètre...Du biais au kilomètre...

     

     

     

     

     

     

    J'ai la longueur que je souhaitais, et je ne me suis pas enquiquinée avec plein de petits morceaux.

     

    Il y a deux ans, je vous avais tout dit de mes sacs à bandoulière. Maîtrisant donc bien la technique, j'en ai de toutes les couleurs.

     Et hier, une idée ! Si j'ornais le beige de la même manière que mes chaussures ? (voir mon sac précédent pour celles qui auraient sauté une étape.

     

    Du biais au kilomètre...

    J'ai encore "inventé" un sens différent ! Mais vu de loin, ça ressemble, et comme ça j'ai deux sacs coordonnés. Mon biais m'a servi à entourer la partie arrondie du rabat.

     

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    Tout a commencé au salon "Fils croisés" de Pau, au moment où j'ai craqué sur un kit d'Elisabeth Kouji dont la marque est TOKATAPATCH.

    J'avais discuté avec elle un bon moment il y a plusieurs années, et elle m'avait raconté qu'elle était aussi prof de musique. Elle partage son temps entre ses deux passions.

    Depuis jeudi soir, j'ai ce sac posé sur une chaise tout près de moi.

     

    Mes noveaux sacs

     

    Je me suis dit "je vais enfin finir par l"apprendre ce nom si difficile". Je ne vais pas toute ma vie hésiter entre "t'as qu'à pas", ou "patata" ou encore "tokaka". Et d'un seul coup, j'ai pensé MUSIQUE et j'ai trouvé TOCCATA... des années pour comprendre un jeu de mots.... Toccata-patch, c'est Tokatapatch.

    Pourvu que mon cerveau lent me permette de finir mon sac en pas trop longtemps.

    Le modèle me paraissant un peu compliqué, j'ai décidé de m'exercer en faisant le même modèle dans d'autres tissus, en le décorant de manière à l'assortir à mes nouvelles chaussures (20€ sur internet grâce à une de mes filles :

     

    Mes nouveaux sacs

     

    J'ai commencé par faire un carré en patch, en essayant de trouver les couleurs les plus approchantes.

    Pour le corps du sac, j'ai choisi d'utiliser la belle suédine achetée en super-soldes, mais trop raide pour faire des vêtements (mon pantalon d'intérieur se comporte comme le costume du bonhomme Michelin).

     

    Regardez à quoi ressemblent mes assemblages :

     

    Mes noveaux sacs

     

     

    J'ai donc tout surpiqué, ma machine rechignait devant la tâche. Il y a plein de ratés, mais au moins c'est plat :

     

    Mes noveaux sacs

     

     

    J'ai également fait une doublure, munie d'une poche qui ferme, et d'un ruban avec un petit mousqueton pour ne pas être obligée de vider le sac pour retrouver la précieuse clef :

     

    Mes noveaux sacs

     

     

    J'ai presque fini, mais je m'aperçois que j'ai zappé l'étape molleton. C'est tout mou, il va vraiment falloir que je le mette :

     

    Mes noveaux sacs

     

    Un autre "mais" : pourquoi le fond n'est-il pas d’aplomb ? Le modèle sur le stand ne me semblait pas biscornu, celui de la photo non plus... J'ai remesuré mes morceaux : ils sont OK.

    Ce premier sac restera de traviole, mais j'aimerais que le suivant file droit.

    Ma Grande petite-fille voulait le voir, alors je vous le montre aussi

     

    Mes noveaux sacs

     

    Et c'est là que je vois ma bêtise : mon "escargot" tourne à l'envers. Le pied droit et le pied gauche sont inversés, mon sac a un troisième modèle !

    Quant au sac Tokatapatch, il demande un énorme travail de préparation, et de l'organisation. Vous allez  attendre un peu .

     

     

     

     

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    Un matin, en cherchant comment faire une patte de boutonnage à capucin, je me suis retrouvée par hasard, de clic en clic et par je ne sais quel mystère, sur un drôle de truc qui m'a interpellée.

    Et là, je me suis dit qu'une piqûre de rappel serait salutaire.

    Je cherchais un "truc" de couture pour me faire une robe en tissu NEUF ! Comme si je n'avais pas assez de stock sur mes étagères pour me bricoler des vêtements en recyclage...

    Je suis encore un trop accro à la consommation... Triste constat.

    Pourtant, ici et , je parlais de décroissance : il vaut mieux la choisir que la subir. En 2013, j'avais découvert le mot anthropocène : en 2018, il en est souvent question dans les commentaires et débats sur la planète.

     

    Voilà le lien sur ce dont je parle au début Église de la très sainte consommation.

    La présentation me semble un peu dérangeante, mais elle m'a remis en mémoire un drôle de souvenir. Il y a 30 ou 40 ans, une nouvelle galerie marchande ouvrait dans la région bordelaise. C'était annoncé comme un endroit extraordinaire où tout était parfait pour l'acheteur. TOUT, même un lieu de recueillement. Ils avaient prévu un endroit vide, neutre, où chacun, quelle que soit sa religion, pourrait venir prier ou je ne sais quoi. J'avais trouvé ça très étrange, moi qui suis sans religion. Si on peut aller n'importe où, pourquoi pas chez soi ? Et pourquoi mêler les religions à l'acte d'achat ? Pourquoi les concepteurs de ce centre commercial avaient-ils pensé à ça ?

     

    Hier, comme chaque année, car je ne trouve presque rien dans les magasins de ma région, je suis allée à Pau à un salon pour couseuses-tricoteuses-brodeuses-bidouilleuses. Je n'ai fait que des achats raisonnables (des petits "machins" pour fermer ou décorer), sauf une petite folie : le premier sac en kit de ma vie !

     

    Décroissance

     

    Il y a les grands morceaux pour faire la base et la doublure du sac, 15 pages d'explications, au moins deux douzaines de mini bouts de tissus, et plein de petits boutons et autres décos.

    Je peux vous dire que, pour les débutantes, il me paraît impossible de venir à bout du travail. Pour commencer, je fais un essai de sac beaucoup plus simple, en copiant le modèle dans des tissus de mes étagères. Si c'est réussi, j'entreprendrai les arbres et les personnages de la créatrice, avec les fournitures du kit.

    Et puis il va falloir se pencher sur les bricolages pour Noël. La neige peut arriver, j'ai de quoi m'occuper.

     

     

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    En quittant Reims pour enfin arriver dans l'Aine, nous avons fait un petit crochet par la forêt de Verzy. Ce n'est pas un jardin, mais elle recèle des curiosités, et comme il y avait longtemps que je n'avais pas vu de plantes...

     

    Un fau

     

     

    Cette forêt est peuplée surtout de hêtres, mais aussi d'autres essences. A priori, rien de bien extraordinaire pour moi, car j'ai la même au bout de mon jardin.

    Sauf que la mienne est en pente, et que celle de Verzy est en terrain plat, avec quelques mini-collines :

     

    Un fau

     

    Un fau

     

    Un fau

     

     

    Les forts en orthographe s'étonneront peut-être de mon titre. On connait la faute, la faux pour faucher, les faux amis, mais on ignore (tout comme moi il y a peu) que le substantif FAU existe.

    Qu'est-ce qu'un fau ? Voilà l'explication des mini-collines :

     

    Un fau

     

    Il s'agit de hêtres "tortillards", les fameux "faux de Verzy".

     

    Un fau

     

    On peut se glisser sous certains d'entre eux, ça fait comme des tonnelles.

     

    Un fau

     

    Les plus vieux, près du chemin, sont protégés par des barrières.

     

    Si vous cliquez sur les images, elles s'agrandiront un peu, et vous arriverez peut-être à lire les explications.

    Vous saurez que, en gros, on ne sait pas trop pourquoi ce phénomène se produit. J'ai trouvé une discussion savante sur Tela botanica, bof ! c'est pas très clair.

     

    Un fau

     

    Un fau

     

    Le mot fau au singulier, venant du latin fagus, est validé par le Jardin des plantes de Paris.

    Il tombait un léger crachin (presque deux semaines entières de beau temps pour notre voyage), et cela donnait à la forêt une ambiance particulière. Avec ces arbres tordus si mystérieux en plus, c'était un moment surprenant.

     

     

     

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