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    Eth mau vesin, en gascon des Hautes-Pyrénées, c'est le mauvais voisin, et cela se prononce "ét maou bézi";

    Je viens d'apprendre que notre torrent, le Bastan, est appelé depuis toujours eth mau vesin, à Luz-Saint-Sauveur en particulier. La rue qui le longe a été nommée avenue de Maoubési. Je voyais ce nom écrit, mais ne connaissant pas l'histoire, je le prononçais mal dans ma tête, en accentuant mal, et je n'avais pas compris le pourquoi de ce nom.

     

    Eth mau vesin

     

    Le "mauvais voisin", autrement dit le Bastan, séparant les villages de Luz-Saint-Sauveur et Esquièze-Sère.

     

    Les rives ont été renforcées après la crue de 2013. Mais l'ensemble reste fragilisé, on le voit tout au long des 7 km de notre route.

     

     

     

     

     

     

    Savez-vous ce qui a été fait près de ce mauvais voisin ? On a construit une "maison médicale"... juste au ras du bord. C'était avant 2013, mais c'était quand même au ras du torrent :

     

    Eth mau vesin

     

    Il y a deux semaines, le mur de soutènement est parti sous l'effet des flots.

    Vous voyez les ombres noires sous chaque angle ? Le bâtiment est encore intact, mais certaines parties sont maintenant au dessus du vide. Les médecins et kiné ont été relogés à l'ancienne gendarmerie, et il n'est pas certain que la préfecture autorise le retour dans les locaux.

     

    Nous avons revu récemment une enquête sur la 2 au sujet des côtes océanes qui reculent. Même combat ici. Ou on admet qu'il faut bétonner, et bétonner encore Soulac, Lacanau et nos torrents de montagne, ou on regarde la vérité en face : on ne peut lutter indéfiniment contre la nature.

    De tous temps les côtes ont bougé, et les montagnes jeunes ont vieilli. Non, l'homme ne peut pas tout maîtriser.

    Il ne peut pas tout maîtriser, mais il joue au sorcier qui se croit plus fort que tout. Regardez ci-dessous :

     

    Eth mau vesin

     

    En bas du pré, le Bastan quasiment canalisé pour protéger la route, et les bâtiments qui se trouvent à droite, mais invisibles sur la photo. Et, juste en face, un grand immeuble construit, pile où il ne fallait pas (au pied d'une falaise) sans bien respecter les normes de sécurité liées à cet endroit dangereux. Ce qui risquait arriver est arrivé : un énorme bloc de roche est tombé derrière l'immeuble, ébranlant ses bases. Les propriétaires remboursent toujours leurs emprunts, n'ont plus le droit d'utiliser leurs appartements, et la bataille d'experts dure depuis des années.

     

    À cet endroit, lors de la crue de 1897, tout avait été emporté : route et immeubles. Et qu'a-t-on fait ? On a continué à construire au bord du mau vesin. Et on a recommencé en 2013.

     

     

     

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    Après des jours et des jours de pluie ininterrompue, qui nous sapait le moral, nous avons enfin un peu retrouvé le soleil.

     

    Enfin du soleil !

     

     

    L'Ours a réussi à tondre le jardin, mais la tondeuse n'est pas adaptée à l'herbe mouillée.

     

    Ça bourre, ça fait des pâtés, mais le jardin est quand même devenu plus présentable

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Enfin du soleil !

     

    Les lupins sont stimulés par ce presque beau temps.

     

    Enfin du soleil !

     

     

    Enfin du soleil !Enfin du soleil !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Notre torrent, le Bastan, celui qui a fait tant de dégâts en 2013 (18 et 19 juin).

    À gauche, mercredi dernier pendant qu'il charriait des quantités de terre et de cailloux. À droite, ce matin : il est toujours gros comme un torrent de montagne au printemps à la fonte des neiges, mais l'eau est redevenue claire.

     

     

    Enfin du soleil !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il y a deux jours, l'extase : du ciel BLEU !

    Si beau, si bleu, que la traînée d'un avion m'a fait penser aux cartons où étaient enroulées les dentelles que je vendais dans ma mercerie.

     

     

    Enfin du soleil !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous sommes allés jeter un œil au barrage des Gloriettes il est plein plein.

     

    Enfin du soleil !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Enfin du soleil !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mais nous allons attendre pour aller voir les fleurs; c'est encore trop tôt à cause de l'altitude.

     

     

    Aujourd'hui, ma fleur adorée a pointé son nez :

     

    Enfin du soleil !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    2h1/2 séparent ces deux photos.

     

     

    Enfin du soleil !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En général je n'aime pas le noir, mais je trouve cet iris vraiment extraordinaire.

     

    Pour finir, un petit mot sur moi : mes genoux vont très bien, je peux marcher sur les sentiers, je sens que je redeviens normale. Tant mieux, car je commençais à m'inquiéter.

     

     

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    100 000 visiteurs sont venus faire un tour chez la fourmi.

    En juillet 2013, j'ai commencé sans savoir où j'allais, juste parce que j'avais envie d'écrire et de sortir un peu de mon cadre ordinaire. Eh bien, je trouve ça extraordinaire.

    J'adore, je vous adore.

    Que du bonheur. En plus ça arrive au mois de juin, le plus beau dans mon jardin. Vingt fois par jour, quel que soit le temps, je vais regarder

     - si mes lilas ont encore de jolis bouquets :

     

    100 000 !

             Superbe lilas blanc double, mais que d'herbe !

     

    - si mes lupins sont aussi beaux que les autres années :

     

    100 000 !

    En tous cas, las limaces adorent les cueillir

     

    - si mes pavots ont les couleurs que je préfère :

     

    100 000 !

                           On saura plus tard, quand ça fleurira enfin

     

    - si tous mes iris sont bien là :

     

    100 000 !

                            Pour ceux-là, c'est bon

     

    - si mes géraniums Magnificum se sont refait une santé après leur replantation de 2016 :

     

    100 000 !

       Ils commencent tout juste à fleurir

     

    - si l'herbe est moins haute que les plantes :

     

    100 000 !

     

     

    Pour tout vous dire, le temps est tellement pourri cette année que mon jardin (ou du moins mon massif de lupins, pavots et géranium magnificum) est plus vert que multicolore :

     

     

    100 000 !

               10 juin 2018

     

    Voilà mon jardin, en cette fin de printemps (c'est le calendrier qui le dit). La réalité, c'est que l'herbe est géante et les plantes à fleurs trop timides pour affronter ce froid et cette pluie qui ne nous quittent pas. Voilà ma vie de juin. Au lieu de désherber, déplacer,etc... je rêvasse. Et je n'arrive toujours pas à me concentrer sur mon ordinateur.

    Mon jardin est comme moi : il prend son temps. On finira bien par rattraper le temps perdu.

    Pourtant, j'en ai des choses à vous raconter, et j'en ai encore plus à lire...

    Merci à vous tous qui m'apportez tant de petits bonheurs.

     

    100 000 !

                                              16 juin 2011

     

     

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    Je ne cesse de vous raconter que, pour jardiner à mon altitude, il faut être très très patient. 

    "Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage" a écrit La Fontaine dans Le Lion et Le Rat. Cette phrase est grammaticalement archaïque (on dirait actuellement ou que rage ou et que rage), mais quelle vérité sur le fond ! En arrachant en force les plantes de Zeph dans un accès de rage, je n'aurais pas pu profiter en cette année 2017 de la floraison des hellébores qu'elle m'avait envoyées en mai 2013 ! ! ! Voir l'histoire ici.

    Quatre années de patience à regarder leurs deux misérables feuilles ! Des plants qui ne grossissaient guère et qui restaient si chétifs !

    Un jour, à peine revenue de cinq semaines d'absence, je faisais le tour du jardin que j'avais laissé sous la neige. L'Ours ne m'avait pas dit que les perce neige étaient complètement finis, que les crocus déclinaient, que les jonquilles débutaient, que tous les arbres bourgeonnaient, bref que le printemps était tout à fait arrivé. Je m'extasiais comme chaque année devant chaque mini pousse verte, et tout à coup, que vis-je ? Que les deux hellébores que je croyais éternellement bébés fleurissaient ensemble !

    (Tout ce qui est ci-dessus a été écrit le 11 avril de l'an dernier, après l'opération de mon premier genou mais laissé aux oubliettes car je me perds les chèvres* en ce moment)

     

    Patience et longueur de temps...

             H. Neige et vermeil    Photo 11 avril 2017

     

    Patience et longueur de temps...                       

                                  H. Rubis   Photo 11 avril 2017

     

    Patience et longueur de temps...

    Photo mai 2018, 2 fleurs sur la même tige.

     

    Patience et longueur de temps...

    Autre photo de mai 2018, juste pour vous faire deviner LA feuille de l'hellébore blanche plantée toute seule sur la gauche de la photo : pas de fleurs cette année.

     

    *se perdre les chèvres = perdre la tête, être désorienté en langage local. Cela m'a été confirmé hier par le médecin et la pharmacie : c'est un peu normal après deux anesthésies en moins d'un an. Mais je suis tout de même très choquée : j'avais OUBLIÉ que mes hellébores avaient fleuri l'an dernier. J'ai reçu un grand choc en retrouvant cette ébauche d'article et en voyant les photos.

     

    Je vous rappelle que le weekend prochain 1,2 et 3 juin, c'est les Rendez-vous aux jardins (clic sur le lien pour trouver les jardins autour de chez vous) dans toute la France.

     

    Patience et longueur de temps...

     

     

     

     

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    Quand nous avons acheté la maison (en 2000) nous avons installé LA boîte aux lettres normalisée réclamée par la poste.

    L'Ours l'a fixée au bord de la ruelle pour éviter au facteur de monter jusqu'à la maison. Depuis 18 ans j'ai donc pris l'habitude de descendre, non pas dans mon jardin, mais à la boîte aux lettres.

     

     

    Ma boîte aux lettres

                       La boîte aux lettres cachée par les fleurs

     

    Cet endroit ne voit jamais le soleil, donc l'éclairage est toujours assez limite pour faire des photos. Mais, d'habitude, mes ancolies et mes benoîtes sont très jolies, et les passants apprécient.

     

    Ma boîte aux lettres

     

    Je vous ai raconté comment l'Ours a décidé de faire de gros travaux dans ce coin, juste au moment où tout allait fleurir.

    Le déménagement de tout l'ensemble a eu lieu le matin du 21.

    Depuis ma fenêtre de cuisine, juste devant l'évier, je surveillais régulièrement l'avancement des opérations, et je voyais l'Ours remuer des pierres, des tuyaux, du ciment, etc....

    Et hier, 26 mai, je suis descendue à la boîte aux lettres. Arrivée sur le goudron de la ruelle, je prends mon virage à gauche, je lève ma main droite armée de la clef, et !!! stupéfaction !!! je me trouve devant un grand vide. Quand je vous dis que mon cerveau vit au ralenti ! Toute préoccupée par ma descente des marches mal fichues, j'en avais oublié la nouvelle, et provisoire, situation de la fameuse boîte. Et pourtant, je l'avais contournée.

     

     

    Ma boîte aux lettres

     

    J'ai éclaté de rire, toute seule dans ma ruelle. Mais, avec le recul, je m'inquiète un peu pour mon cerveau. Comment être aussi distraite ?

     

    Je vous parle de notre boîte aux lettres. Pour tout vous dire, c'est la deuxième, car la première n'avait pas résisté à une énorme chute de neige du toit : neige + ardoises + arrêts de neige =

     

    Ma boîte aux lettresMa boîte aux lettres

     

     

     

     

     

     

     

    Les plantes souffrent, le matériel et nos finances aussi !

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