•  

    Bonjour tout le monde,

    pas de balade aujourd'hui, mais un état des lieux trois mois après mon opération. Ça va bien, quoique j'aie encore des progrès à faire.

     

    Au moment de ma sortie du deuxième hôpital, il a fallu que je bataille pour obtenir une de mes radios. Il paraît qu'on ne les donne pas. " M'enfin, c'est de MON genou qu'il s'agit, j'ai bien le droit de savoir ce qu'on a mis dedans, non ? " 

    Je n'aurais pas le droit de ramener une photo-souvenir à la maison (ni même de regarder de près) ?

     

    Bilan des 3 mois

     

    Ce n'est pas bien beau, et avec ça on fait klaxonner dans les aéroports.

    Pour installer ces trucs-là, on martyrise un peu tout autour. Voilà pourquoi je continue ma rééducation chez les kinés et à la maison.

     

    Vous voyez les petits tirets sur l'os en haut à gauche ? Il s'agit seulement des agrafes. On les a enlevées au bout de trois semaines. Je mourais de trouille à l'idée que la couture s'ouvre !

     

    Je vous présente un bilan provisoire :

    POSITIF :

    - je marche de plus en plus

    - je plie de mieux en mieux le genou

    - au lit, je bouge sans même y penser, alors que les premières semaines je me calais comme je pouvais et je restais immobile. Ensuite, je m'asseyais presque pour changer de position.

    - la sensation de brûlure que j'avais sur tout un côté a enfin disparu

    - j'oublie de prendre un paracétamol avant la séance de torture chez le kiné.

    - je monte les escaliers tout naturellement

    - je peux descendre tous les escaliers, en "m’appliquant" et sans quitter le contact de la rampe (mais pas cramponnée comme au début où je me faisais mal au dos et aux épaules)

    - je tiens de plus en plus longtemps assise sur une chaise

    - je peux allonger complètement les deux jambes, alors que j'étais toujours un peu fléchie depuis tant d'années...

    - je peux faire du vélo d'appartement (mais la selle très très haute. On verra plus tard pour le vrai vélo)

     

    Bilan des 3 mois

     - mes exercices imposés sont moins difficiles qu'au début. Celui-ci, par exemple : assise sur ma table de cuisine, avec des bracelets de 750g, laisser tomber, lever en étendant bien.

    Il y a aussi, toujours sur la table : plier le plus possible (normalement, je ne vois plus ma jambe qui est sous la table)

     

     

    NÉGATIF :

    - mon genou opéré ne plie pas suffisamment

    - je ne peux toujours pas passer quelques marches très raides au jardin

    - la position debout devant mon fourneau ou l'évier m'épuise (non, ce n'est pas pour que l'Ours fasse tout, c'est vrai)

    - je vis très mal les trajets en voiture. La position en tant que passagère m'est particulièrement inconfortable. Je ne sais pas quoi faire de ma jambe.

     

    Bilan des 3 mois

     

     

    - il me reste, par moments, une douleur passagère très vive juste ici

     

     

     

     

    -  je fatigue très vite (mon jardin et ma maison ne sont pas satisfaits de mes services) Dès 17h, il me tarde que ça soit l'heure de se coucher. Je commence tout juste à supporter une soirée TV avec l'Ours, et le matin je n'ai pas très envie de me lever. Avant, je me couchais la dernière et me levais la première. Il me manque des heures pour l'ordi...

     

    À PART ÇA :

    Je suis très satisfaite. Quand je dis "aïe" c'est en général à cause du genou non opéré. Il me tarde que l'opéré soit au top pour pouvoir faire réparer l'autre.

    J'ai rendez-vous avec le chirurgien début août. Radios programmées : l'opéré pour la surveillance normale, les deux jambes pour voir les niveaux, l'équilibre ou je ne sais plus quoi (si j'ai bien compris pour étudier le terrain en prévision de la deuxième opération : ça serait dommage de n'aller bien que d'un côté, non ?)

    Dans les trois mois qui viennent j'espère faire suffisamment de progrès pour redevenir "normale" (Odile m'a écrit qu'il fallait six mois, alors ça devrait aller), et rebelote, on remet ça de l'autre côté.

     

    Maintenant que je vous ai tout raconté de ma prothèse, je vais reprendre mes petites habitudes de fourmi des montagnes : très bientôt je vous ramène dans le Gers.

     

    Pin It

    8 commentaires
  •  

     

     8 mars, 7h45, je suis prête à partir. Une chaussette de contention à gauche, le genou droit peut aller se faire réparer par le chirurgien et son équipe.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Quelque trois heures plus tard, retour dans ma chambre, équipée d'une attelle qui a dû (vu sa longueur) être fabriquée pour Adriana Karambeu.

    L'ouverture du pli du genou est un peu écartée pour accueillir une vessie de glace protégée par une serviette.

    La jambe est bien calée par des boudins de sable (ou d'autre chose aussi lourd que du sable).

    Plusieurs fois par jour, on recommence.

     

     

     

     

     

     

    Quelques jours plus tard, après les séances de kiné, au gymnase on pose les vessies de glace sur un papier. On a parfois les sachets "étudiés pour", vendus en pharmacie, qui sont un peu malléables pour s'adapter aux endroits où on les pose.

     

     

     

     

     

     

     

     Dans les chambres, on avait aussi des vessies, mais emballées dans des taies d'oreiller. Chaque hôpital a ses habitudes !

    Je croyais que toute cette glace c'était pour notre confort. Non, non m'a dit mon kiné quand j'ai enfin réussi à le voir après mon retour : "il faut mettre de la glace trois fois par jour pour calmer l'inflammation et aider la guérison".

    Sauf que chez moi, il n'y a ni congélateur, ni bac à glaçons. Nous ne buvons pas de whisky "on the rocks", pas de boissons anisées allongées d'eau et de glaçons, et l'eau du robinet est bien assez froide pour notre goût.

    On était le 18 avril, l'épicerie du village était fermée pour congés annuels, alors j'ai demandé à mon Ours d'aller récolter un peu de notre dernière neige pour refroidir mon genou.

     

    C'est cela qu'il faisait au fond du jardin. Il cherchait le remède miracle pour fourmi éclopée.

     

     

     

     Et voilà comment on se fabrique une vessie de glace avec les moyens du bord quand on vit dans ma montagne.

    Un sac en plastique de notre boucherie a servi de contenant, jusqu'à ce qu'on aille acheter (à 8 km) la denrée la plus pratique et la moins chère....

     

     

     

     

     

     

     

    Si vous ne connaissez pas le truc du sac de petits pois surgelés, retenez-le. C'est super pour les entorses. Vous l'utilisez par périodes de 15 minutes, vous le conservez au freezer, et vous le jetez quand vous êtes guéri.

     

     

     

     

     

     

    Pour mon deuxième genou, j'aurai ma réserve de petits pois...

     

    Pin It

    12 commentaires
  •  

    Je vous ai déjà parlé de la "route des gorges" qui permet à 16 villages, dont le mien, de communiquer avec le reste du monde.

    Or ces Gorges sont malades. La montagne au dessus n'est pas tout à fait stabilisée, et parfois des morceaux tombent sur la route. Pas de victimes pour le moment, mais les habitants commencent à avoir peur, car les incidents ne sont pas rares.

     

    Maux de gorges

     

    En janvier, l'Ours et ses copains randonneurs sont passés par le chemin qui domine la route (10 minutes par la route entre Soulom et Viscos).

    Au départ, un léger voile blanc recouvrait à peine le paysage.

     

    Maux de gorges

     

    Maux de gorges

    La neige faisait cruellement défaut, alors point de raquettes, mais les sentiers comme en été.

     

    Maux de gorges

     

    La falaise qui domine la route.

     

    Maux de gorges

     

    Ce filet fait partie des équipements installés récemment.

     

    Maux de gorges

     

    À gauche un des filets (on dit filet, mais il s'agit de gros grillage métallique posé sur une solide armature) au dessus, et au milieu de l'image un des paravalanches de la moitié du XX° siècle.

     

    Maux de gorges

     

    Maux de gorges

     

    Les derniers travaux "sérieux" de sécurisation datent de 1954 pour un des ouvrages, et de 1956 pour l'autre.

     

    Maux de gorges

    Une installation récente, réalisée après l'incident de novembre 2008. mais sérieusement endommagée en 2016.

     

    Maux de gorgesMaux de gorges

     

     

     

     

     

    Ce tunnel, qui date du début du siècle dernier était utilisé par un tramway nommé PCL Pierrefitte-Cauterets-Luz.

    Les services du département sont en train d'y travailler, il est goudronné de frais, et la circulation devrait s'y faire prochainement (en alternant, bien sûr vu son            étroitesse). Bonjour le bazar !

     

    Je vous ai programmé cet article avant de partir à l'hôpital. Opération le 8 mars, travaux annoncés à partir du 9. L'Ours a deux possibilités : ou il ne vient pas me voir, ou il passe avant 9h30, car dans cette phase de travaux, la circulation sera interdite de 9h30 à 17h30. Dures journées pour nous deux !

    Je viens de relire tout ce que Geneviève avait écrit sur les genoux (les siens ou ceux de son mari) avant et après opérations. Si je ne peux pas avoir Internet avant mon retour à la maison, allez regarder dans sa rubrique "genou" et vous saurez à peu près tout... Je souhaite simplement souffrir comme son mari (modérément, et sans allergies) et non comme elle (beaucoup avec pas mal d'ennuis). À l'heure où cet article paraît, j'en sais un peu plus sur les suites post-opératoires.

    J'ai choisi une rachianesthésie (loco régionale) car je déteste le réveil après une générale. Mais j'ai peur d'entendre ce qui se passe pendant l'opération. J'ai dit qu'il me fallait des bouchons dans les oreilles et un casque par dessus. Pas de musique, je préfère le calme ! L'avantage, c'est qu'on laisse le "branchement" et qu'on peut calmer la douleur localement dans les heures qui suivent.

    Et mon pauvre Ours navigue entre maison et hôpital, tout en gardant en tête les horaires des travaux.

     

     

     

    Pin It

    7 commentaires
  •  

    Vous ai-je déjà dit pourquoi j'appelle mon homme Ours ? Je n'y suis pour rien, c'est Malicette qui m'a dit un jour, il y a très longtemps "c'est un ours" car elle le trouvait plus grognon que causant. Quand Malicette et Titi ont eu leur premier bébé, voilà 12 ans, il est devenu tout naturellement "Papi Ours". Quant à moi, j'ai eu plus de chance, je suis Mamie fleurs.

    Si vous venez me voir, vous trouverez facilement la maison car, contre le grand portail, il y a cette cloche offerte par nos jeunes :

     

    Chez l'Ours

     

    De mon côté, j'ai trouvé par hasard un miroir qu'il m'a paru judicieux d'installer dans l'entrée :

    Chez l'Ours

     

    C'est ainsi que nul ne peut ignorer que c'est la maison de l'Ours.

     

    Et Mamie fleurs ? Elle attend le printemps. Hier, j'ai pensé juste à temps à faire quelques photos. Ce matin, c'était de nouveau le grand blanc.

    Chez l'Ours

     

    Une petite bande de terre est dégagée sur le côté sud.

     

    Chez l'Ours

     

    En mettant le nez dessus, on distingue la verdure des roses trémières, les premières feuilles de crocus et un bouton de tussilage. Zut, zut, il va encore neiger...

     

    Chez l'Ours

     

    Je m'aperçois qu'il est temps que je prenne des vacances. Je vois la poussière sur un des ours, les crottes d'oiseaux sur l'autre, et j'ai trop la flemme pour nettoyer, recommencer, attendre le bon éclairage, bien cadrer, et tout simplement m'appliquer.

     

    Vous savez quoi ? Dans 3 jours, je pars pour presque trois semaines sans marché, sans cuisine, sans lessive et sans aspirateur. D'ici là, j'aurai peut-être réussi, au rythme de deux lessives par jour, à résorber la montagne de draps et serviettes utilisés par mes visiteurs.

    Depuis ce matin, nous sommes seuls, ce qui nous semble bizarre après ces deux semaines passées entre amis et famille.

    Passez un bon dimanche

    Pin It

    11 commentaires
  • J-6

     

     Dans moins d' une semaine je serai KO sur un lit d'hôpital.

    En attendant, je n'ai pas le temps de m'ennuyer. Je vous avais dit que j'aurais du monde à la maison pendant deux semaines. Eh bien, il y a eu et il y a encore du monde !

    Pour commencer, des amis avec leurs grandes filles, leur gendre et deux petitous de 4 et 1 an. Nous n'étions que 9.

    Et cette semaine, deux de nos enfants, quatre de nos petits-enfants (pas forcément les familles entières), ainsi que cinq copains à eux. Nous avons culminé à 15. Entre ceux qui arrivent et ceux qui partent, ceux qui skient ou font des randos,  nous nous comptons à chaque repas. On est loin de la vie des hôtels qui reçoivent des charters.

    Tout le monde participe, quoique...les ados ou "post-ados" (je commence à comprendre le sens du nouveau mot "Adulescent", j'en sens certains bien partis pour profiter de la liberté permise par leur majorité, mais aussi pour éviter toute initiative utile à la vie en société) auraient plutôt tendance à oublier les acquis de leur enfance.

     

    Depuis deux semaines, j'ai un sac dans un coin de ma chambre, et j'y empile au fil des jours les trucs qui me semblent indispensables pour un séjour loin de la maison.

    J'ai le cerveau perturbé par l'idée de mon opération prochaine, déjà qu'il est limite en temps normal, comment sera-t-il après une anesthésie ?

     

    J-7

    Et pour achever le tout, devinez à quoi j'ai pensé ! Je me suis dit que c'était la mode des liseuses ( un petit appareil ressemblant à une tablette, pas un truc en tricot rose pour lire au lit dans les chambres gelées) et que ça serait pratique pour mon séjour de trois semaines dans les hôpitaux. Mais, comme je vous l'ai déjà expliqué, je suis nulle avec tout le matériel informatique. Donc, je suis allée moi-même me chercher une nouvelle source de tracas. Créer un compte, chercher les livres à télécharger, se déplacer dans des pages où je ne comprends rien, revenir en arrière, tout ça, tout ça...

    Il a fallu taper les 50 chiffres et lettres majuscules du code d'accès à la box.

    Puis une mise à jour s'imposait (pour un appareil tout juste déballé de la boîte, je trouve ça curieux). Cette mise à jour dure une éternité. J'avais fait la bêtise d’étrenner mon nouveau jouet à l'heure où ça bouchonne sur les lignes à cause des vacances scolaires. Les Télécom ont probablement prévu des installations pour 150 à 200 habitants, pas pour les nombreux touristes. Je vous le dis, il faut être motivés pour utiliser ces engins !

    Après, j'ai trouvé toute seule comment télécharger des bouquins, et alors là, génial : il n'y a pas plus facile. Les livres anciens, tombés dans le domaine public sont gratuits !!! Dans 15,5 X 11,5 cm, pour moins lourd que mon téléphone portable, j'ai déjà les quatre tomes des Misérables, plusieurs Montesquieu, des Voltaire et du Zola. J'ai chargé frénétiquement, car chaque livre ne prend que quelques secondes, pas comme les mises à jour, et la liseuse a une contenance stupéfiante. Malgré mon bac philo, je ne suis pas une littéraire, mais je sens que cette liseuse va changer ma vie.

     

    J-7

    Comment trouvez-vous ce titre pour plonger dans la littérature ?

    La souris, c'est juste pour l'échelle. La liseuse se connecte toute seule sur le wifi.

     

    Bien que ça bouillonne dans ma tête, ne vous inquiétez pas : j'ai aussi dans mon bagage du point de croix, du coloriage et du tricot.

     

    Dans mon jardin, la neige se tasse. Le banc en fer réapparaît : c'est l'espèce de barre noire que l'on devine en haut à droite de l'image.

     

    J-7

     

    J-6

     

     

    On peut marcher sur ce gros matelas blanc sans s'enfoncer.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Contre la véranda, les premières feuilles de jonquilles pointent. Chez vous elles fleurissent peut-être, mais ici il faudra attendre avril pour avoir les fleurs.

     

    J-7

     

    Et un petit ciel tôt ce matin, quand le soleil commence à peine à éclairer le haut des sommets.

    Pin It

    17 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique