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    On ne peut pas voyager, on ne voit pas vraiment la vie en rose, alors profitons des couleurs qui se présentent.

     

    Avril en couleurs

     

    Pour être honnête, voilà les couleurs que je vois le plus en ce moment : une pour chacun de mes grands-parents et leurs ancêtres respectifs. Mes recherches généalogiques progressent, mon arbre s'agrandit, je me trouve des cousins éloignés, j'adore.

     

     

    Avril en couleurs

     

    Puisque mes recherches tournent autour de Limoges, je vous montre une petite plaque en porcelaine, guère plus grande qu'une carte postale, peinte par mon grand-père.

     

     

    Avril en couleurs

     

    Le chaenomeles est enfin en fleurs.

     

     

    Avril en couleurs

     

    Pour la glycine, on va encore attendre. Où j'hiverne, à huit kilomètres seulement, elles sont presque fanées.

     

    Avril en couleurs

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mon hellébore rubis est fidèle au poste.

     

     

    Avril en couleurs

     

    Mon assiette d'hier : des légumes-racines mijotés aux épices et une omelette au persil de ma gentille voisine.

     

     

    Avril en couleurs

     

    Le ciel de ce matin, qui avait des couleurs encore plus vives en vrai. On devine un pignon "à pas d'oiseau" (pignon à redents en architecture), typique de nos villages.

     

     

     

    Avril en couleurs

     

    Avril en couleurs

     

    Avril en couleurs

     

     

     

    Ces trois photos n'ont pas des couleurs variées, mais c'est juste pour vous montrer l'envers de la salle Robert Hossein de Lourdes transformée en centre de vaccination.

     

    Super organisation, j'ai pu faire mes photos  sans personnages.

     

     

    Regardez comme les gradins sont bien rangés, et comment la discrétion est assurée grâce aux tentes.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Avril en couleurs

     

     

    Nous voyons ici beaucoup d'oiseaux, des gros, mais ne les reconnaissons pas forcément.

     

     

    Un copain nous a envoyé ce tableau qui nous sera bien utile pour les reconnaître vus de dessous.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Avril en couleurs

     

    Et pour finir, les couleurs des compagnons. Les couleurs sont les sortes de grands rubans, différents selon les métiers. Quelqu'un de proche, qui m'est cher, vient de recevoir le sien lors d'une cérémonie d'adoption.

    Ça fait plaisir de voir des jeunes choisir un vrai métier. Dire que 40% des salariés télétravaillent en ce moment : voilà la preuve qu'on ne produit plus rien en France. Comment arrêter tous ces transports internationaux si on ne fait que de la gestion ?

    Bravo les jeunes !

     

    Continuons à être prudents. Bonne fin de semaine à tous.

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    Aujourd'hui, pas de beaux paysages ensoleillés sur mon écran : je ne suis perdue ni dans la neige, ni dans le nuage, juste dans le vieux papier gris des archives limousines.

     

                                                                                 Carte "géoportail"

     

    Tous les ancêtres de mes deux parents sont nés et ont vécu dans ce petit rectangle de France.

    Je vais de découverte en découverte.

    Je vous parlais des prénoms de ma grand-mère paternelle et de ses sœurs, dont deux sur les trois s'appelaient Marie.

    Du côté de ma mère, c'est encore mieux. Mes parents étaient très sociables, fâchés avec personne, et je n'ai pourtant connu aucun membre de la famille de mon grand-père maternel. Caressant l'espoir de trouver de lointains cousins, je me suis plongée dans cette famille. Je savais juste que mon grand-père avait deux sœurs jumelles, sans la moindre idée sur leur date de naissance. J'ai la chance qu'une grande partie de leur vie se soit passée dans un petit trou perdu de Haute-Vienne : il y a peu de lignes à consulter, les tables annuelles sont très courtes. J'ai donc trouvé ces fameuses jumelles : prénom Marie pour chacune ! Deux filles nées le même jour, et un seul prénom. Je suis sidérée.

    À la mort de la mère de mon grand-père, en 1918, le décès a été déclaré par ses gendres, à coup sûr les maris des jumelles. Dès que j'aurai mis les résultats au propre sur un beau tableau, je vais appeler les abonnés au téléphone qui portent ces noms. Pour celui qui vivait à la campagne, ils ne sont pas nombreux. Pour celui de Limoges, il y en a beaucoup (trop). J'aimerais savoir comment on a appelé les deux Marie dans la vie quotidienne.

     

    Je vous montre le mariage d'une autre Marie (née Marie et toujours appelée Marie) en 1913.

     

     

    J'ai toujours aimé connaître le passé. Sentant qu'Alzheimer détruisait ma mère, je la faisais parler quand elle était  bien. On se plongeait dans les vieilles photos, et elle reconnaissait plein de visages, ceux dont je cherche maintenant les propriétaires dans les archives départementales. Je posais un calque sur les photos de groupes, je dessinais des ovales sur les visages, et j'écrivais les noms. Je suis super contente d'avoir pensé à ça. Je regrette juste de ne pas y avoir pensé du temps de ma grand-mère.

    L'ère moderne arrivait, les femmes avaient abandonné le barbichet. J'ai sous la main de mauvaises photocopies de photos d'autres mariages : il faut que je recherche les originaux.

     

     

    Le barbichet, c'est la coiffe limousine que j'adorais porter les jours de fête.

    Oui, c'est moi la petite.

    La grande doit être plutôt en creusoise.

     

    Une coiffe invraisemblable, très très fine, avec une sorte de bonnet bas, plus ou moins brodé, et surtout un grand rabat avec de  minuscules plis dans les angles : normalement la partie du haut se tient raide à l'horizontale. Le souci de ma mère, c'est qu'elle ne savait pas amidonner correctement cette œuvre d'art, et à Bordeaux les lisseuses (repasseuses) ne connaissaient rien de cette coiffe typiquement limousine.

     

     

     

     

     

     

     

    Je trouve ces recherches passionnantes, mais dures dures parfois : je suis tombée sur une série de "Léonard" : le père, le fils, le grand-père, l'oncle, le frère, tous du même patronyme. Il faut se faire des tableaux avec les dates et les conjointes, des "Léonarde" en général. Il faut dire qu'ils sont souvent de Saint-Léonard-de-Noblat.

     

     C'était la misère dans nos campagnes au XIX°. J'ai l'impression d'être dans "Le pain noir" ou Jacquou le Croquant du Périgord voisin. Sur Limoges, en cherchant mes ancêtres en 1806 je trouve quantité d'enfants "exposés"... Cela signifie abandonnés, qu'on les a trouvés devant une porte, souvent bien habillés, avec parfois un petit mot, un ruban. On voit ça dans les histoires, mais là c'est du vrai, presque un par double page de quatre ou cinq actes. À croire que tout le département venait poser ses bébés à la ville. Et les enfants naturels... Des quantités aussi. J'imagine la honte sur les familles et tous ces enfants à l'hospice. Quelle vie les attendait ? Que sont-ils devenus ?

     

                                        Image issue des archives numérisées de la Haute-Vienne

     

    Du côté de mes ancêtres campagnards, presque tous et toutes étaient cultivateurs ou laboureurs. Plus tard, certains (dont mon grand-père) se sont échappés en partant travailler dans les chemins de fer.

    Parfois un nom nous surprend : celui d'une copine de Lycée de Bordeaux, celui de Laure  qui vit dans le sud-est du massif central. Je me demande si nous sommes parents...

    J'ai trouvé les noms d'un bon nombre de quinquisaïeux (quatre "arrière" après grands-parents) : pour mes petits enfants, ça fait des ? ? ? trop compliqués à nommer.

     

     

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    En ces temps de sinistrose, je pense qu'il faut d'urgence préparer notre Bocal des petits bonheurs.

    J'en ai parlé plusieurs fois, je vais juste vous citer ce que j'aurais pu écrire depuis le début de l'année :

     

    - vendredi 1er : la chance d'être reliés au monde entier par tous ces nouveaux moyens de communication !

    - samedi 2 : RàS, juste restés au chaud, à grignoter de bonnes choses qu'on n’achète que rarement

    - dimanche 3 : j'ai téléphoné un bon moment avec mon tonton de 95 ans, la mémoire de la famille.

    - lundi 4 : je fais, en entrée, une jolie salade haute en couleurs (endive, fanes du navet qui avait poussé dans la réserve à légumes, et radis red meat passé à la mandoline)

     

    Bocal des petits bonheurs

     

    Bocal des petits bonheurs

     

     Voilà la coupe de mon radis.

    L'Ours avait fait la photo, je l'ai utilisée partiellement pour le cékoissa de la dernière fois.

    C'est beau, non ?

    À la Biocoop, je trouve souvent de ces légumes originaux, pourquoi se contenter de l'ordinaire, alors qu'on peut, à moindre frais, égayer notre cuisine ?

     

     

     

     

     

     -mardi 5: ma boulangerie bio qui fait du si bon pain de petit épeautre vient de reprendre après 15 jours de vacances ; Quel bonheur ce pain frais, tout tiède, livré à domicile, alors qu'un épais manteau de neige recouvre tout.

     

    - mercredi 6 : comme la montagne est belle ! Les copines ont fait plusieurs balades en raquettes, sur une neige immaculée, seules au monde dans la nature. Merci WhatsApp où elles publient leurs photos en direct. Mais je n'ai jamais été sportive, je ne peux pas les suivre. L'Ours me "promènera" un jour dans un de ces lieux magiques. Vers le soir, j'aime admirer ce dernier rayon de soleil sur le Létious en face de chez nous :

     

    Bocal des petits bonheurs

     

     - 7 janvier : je défais mon sapin. Toute ma déco est blanche, sauf...les petits coeurs en couleur de l'ange en bois, cadeau d'IsaMiaou en 1999 :

     

    Bocal des petits bonheurs

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bocal des petits bonheurs

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il y a des années, j'avais acheté des boules transparentes, pensant les garnir avec des objets faits-maison. Les années ont passé... et en décembre dernier : Tilt ! J'ai coupé en morceaux le tulle (qui traînait d'étagère en étagère sans jamais trouver sa place) qui décorait notre voiture au mariage du fils de Miaou, et voilà, mes boules ne sont plus vides.

     

    Je reviens à l'idée du bocal. ce n'est pas un journal de bord. On n'y met que des choses agréables. C'est une aide au positivisme et à la bonne humeur.

    Là-dessus, je vous souhaite une bonne journée.

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    Quand on doit se marier ou faire un enfant, on devrait faire bien attention en choisissant la date de l'événement. Nous par exemple, pour des raisons liées tout particulièrement à l'année que nous avions vécue, nous nous sommes mariés le 26 décembre. Mais, par la suite, nous nous sommes aperçus qu'il était très difficile de fêter nos anniversaires de mariage : c'est les vacances, les gens bougent, trop de repas en quelques jours, etc... Cette année, Covid 19 en plus, nous sommes seuls. Même pas une petite sorties au restau, juste quelques excès de table le soir chez nous. À midi, pour faire croire qu'on était riches, j'ai étrenné un paquet de serviettes en papier acheté pour trois fois rien il y a des années :

     

     

     

     

     

    L'Ours m'a dit que jamais il n'avait utilisé une serviette  de table à 40€.

     

    J'aimerais bien faire encore mieux que mes parents. Ma mère est partie juste après leurs 63 ans de mariage. Pour leurs noces d'or (50 ans), je ne savais pas quoi leur offrir "d'intelligent". Alors, j'ai pensé que à Pessac, dans la banlieue bordelaise, il y avait l'usine des monnaies, avec une boutique ouverte au public. Je suis allée voir et j'ai trouvé pile ce que je cherchais. Mes parents étaient si contents que, 10 ans après, pour leurs noces de diamant, ma mère a pris les devants et m'a demandé une autre médaille.

     

                                                                                               Noces d'or et noces de diamant

     

                                                                            les mêmes au verso

     

    Remarquez que je n'ai pas astiqué les bronzes : on ne voit pas bien que les deux médailles n'ont pas la même couleur. Il y a eu 80 ans cette année que mes parents se sont mariés, j'ai beaucoup pensé à eux.

     

    Allez faire un tour sur le site de la Monnaie de Paris, vous risquez trouver une idée pour une occasion particulière.

     

    Je vous parlais de l'importance des dates. Comme cela ne suffisait pas d’avoir choisi le 26 décembre, le hasard a fait naître Fille Aînée le 29 de l'année suivante. Deux anniversaires à fêter entre Noël et le premier janvier !  L'an dernier, nous avons réussi à réunir quelques amis de longue date qui n'étaient pas partis trop loin en vacances. Mais un repas dans cette période, ce n'est pas évident du tout. Et c'est dur de garder le secret quand on passe trois jours ensemble pour Noël.

    Hier, c’était l'anniversaire d'une amie, née le jour des Saints Innocents, entre Noël et le jour de l'an elle aussi. Drôle de date !

    La palme revient à une amie d'il y a plus de 30 ans : le 31 décembre ! Depuis toujours elle se bagarre pour avoir des anniversaires, et pas que des réveillons. J'essaie de l'appeler ses matins d'anniv, tans pis si je la dérange en cuisine. Et on se souhaite la bonne année quelques jours plus tard.

    Dans les mal lotis, il a ceux qui sont nés les premiers jours de janvier. Comment faire la fête les lendemains de fête ?

    Le principal, c'est tout de même que tout aille bien. On vit pour vivre, pas pour passer sa vie à gueuletonner (banqueter en français plus châtié).

    C'est mardi, les commerces ont été livrés : allez acheter de quoi faire une cure de légumes, au cas où quelques mets un peu trop lourds seraient prévus pour vos menus du 31 ou du 1er janvier.

    J'essaie de revenir vous dire quelques mots avant la fin de l'année.

     

     

     

     

     

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    Vous savez que, dans la presse, un sujet qui revient régulièrement est un marronnier. je ne vais pas vous parler de kilos à perdre avant la plage, ni de la rentrée des classes.

    Non, je vous rappelle seulement que c'est le moment de faire les fuseaux de lavande et le vinaigre des quatre voleurs.

     

    C'est aussi le moment de vous organiser un petit voyage près de chez moi (voire carrément chez moi) pour le festival de Gavarnie. C'est toujours une soirée magique, et cette année le sujet est Orphée et Euridice.

    Il faut marcher un peu vers le cirque, et on se trouve dans une immense "salle de spectacle" à  l'air libre. Il suffit d'être bien chaussé, et de ne pas oublier de se munir de sa petite laine.

     

    Mes marronniers

     

     

    Ces derniers temps, le ciel n'est pas vraiment sympa avec nous, les sentiers étant un peu risqués à cause des orages, je me suis souvenue qu'il y a d'autres sorties à faire dans les environs de chez moi.

     

    Je n'en ai encore jamais parlé, mais j'aime beaucoup le Parc animalier des Pyrénées. Cela s'appelait autrefois la "Colline aux marmottes". Comme son nom l'indiquait, on y voit les marmottes de près, et les enfants adorent aller dans leur enclos et leur donner à manger. Ce parc ne cesse de s'agrandir, toujours plus haut sur la colline (aïe mes genoux !), et la variété d'animaux est impressionnante. Les enclos, ou les cages, sont immenses, et on a l'impression de voir les animaux en liberté.

     

    Mes marronniers

     Les ours, animaux emblématiques de nos montagnes

     

     

    Mes marronniers

    Pandas roux

     

    Mes marronniers

    Le lynx, perché dans son arbre.

     

    Nous y sommes allés hier et nos Pitchounettes étaient ravies de leur balade. Je regrette de n'avoir aucune photo des isards, mouflons, et autres animaux de ce genre (des montagnes du monde) qui sont présents en grand nombre dans le parc.

     

     

    Avant-hier, nous sommes allés visiter les grottes de Bétharram, près de Lourdes. Depuis le temps que nous habitons pas loin, je n'y étais jamais entrée. Je n'ai pas été déçue, c'est grandiose. Et amusant aussi, car, à partir du parking, nous avons utilisé bus (court trajet), bateau (qui ne fait pas peur, car hyper-stable), train (plutôt rigolo) et marche à pied (assez long).

     

    Mes marronniers 

     

     

    À faire un jour de pluie ou de canicule, car il y fait 13/14°.

     

     

     

    Mes marronniers

     

    Et pour finir, un marronnier dont je me passerais bien : le Tour de France. Cette année, il descend par ma route le 27, ça ira vite, mais la circulation sera bloquée une grande partie de la journée.

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