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    Bonjour tout le monde,

    que vous dire ?

    QUE JE VAIS BIEN, mais que je n'arrive pas à mettre mes idées en ordre, et que je ne sais pas par quel bout commencer sans faire trop de blablabla.

    Jeudi, je devais entrer à l'hôpital pour faire faire mon deuxième genou hier.

    Mais voilà que la cardiologue s'est opposée : elle veut d'abord trouver la cause de ma super-hypertension.

    Je pourrais écrire que je ne savais plus sur quel pied danser depuis cette mauvaise nouvelle mais cette expression me paraît inadaptée pour quelqu'un comme moi qui n'a jamais su danser et qui en serait bien incapable en ce moment.

    Comme j'ai du temps libre, je fais de petits bricolages pour Noël et le premier de l'an. Bien sûr je vous montrerai tout plus tard, mes idées vous serviront peut-être l'année prochaine.

     

    Mais surtout, pour une raison que je ne comprends pas, je n'arrive pas à me concentrer sur mon ordi. Je fais un rejet inexpliqué. J'ai envie de faire des articles, mais comme je ne lis pas trop les Copinettes en ce moment, et que je ne leur laisse plus de commentaires, j'ai honte. Tout le monde me croit absente, alors que je regarde bêtement ma montagne habituelle. Je délaisse également ma messagerie, ce qui me vaut ennuis et remontrances.

    J'ai regardé tomber la neige :

     

     

    puis le soleil se lever :

     

     

    et le soleil se coucher :

     

     

    puis fondre la neige

     

     

     

     Neige fondue ? Tant mieux. On a enfin pu recevoir une grosse livraison annulée la semaine dernière pour cause d'accès impraticable : les joies de la montagne !

    L'Ours avait  bien préparé la place :

     

     


     

    La livraison attendue a pu arriver hier.

     

    Trois énormes cartons dont vous verrez le contenu plus tard.

     

    Mon gentil facteur a mis dans ma boîte au lettres une enveloppe très sympa qui contenait devinez quoi :

     

    Cela venait de chez Marithé et Alain, pour que j'aie moi aussi l'impression de vivre dans un jardin de Paradis. Vivement le printemps : deux genoux neufs et plein de graines !

     

    J'ai aussi essayé d'identifier un petit oiseau qui ressemblait à un moineau, ou à un rouge-gorge sans couleurs :

     

    L'accenteur mouchet ? ? ?  Il était loin de moi et n'arrêtait pas de se déplacer.

     

    J'ai enfin une nouvelle date pour mon deuxième genou : le 26 janvier. D'ici là, il faudrait que je me donne des coups de pied au cul pour ne plus procrastiner. Autre expression idiote, car mes genoux ne me permettent plus cette gymnastique : ils ne pourront plus jamais plier comme avant.

     

    Je vais essayer de retrouver ma vie habituelle et :

    - de ne plus me laisser dépasser par des centaines de messages     non lus

    - de répondre aux amis dans des délais raisonnables

    - de me tenir un peu plus sérieusement aux ouvrages que je me programme

    - de bien faire les exercices prescrits par mes kinés

    Je vous souhaite un bon dimanche et un bon début de semaine, tout en vous disant "à bientôt".

     

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    Monsieur X

    C'était un vieux hibou
    affreux comme un pou
    avec son caillou
    nu comme mon genou.

    Mais comme il était chou
    quand il faisait joujou
    avec son chien BIJOU !

    Jean l'Anselme

     

    Nu comme mon genou, c'est même pas vrai. Je ne sais pas à qui faire part de ma découverte. Depuis quelques mois (3 ou 4 ), mon genou opéré n'est plus tout à fait nu : il est POILU

     

    Aux poils !

    Bon, je reconnais que ce n'est pas une belle toison, mais il y a des poils. Là, ils sont enduits de crème, et tous orientés dans le même sens (sinon, ils poussent en ordre dispersé). Je vous accorde qu'il faut regarder avec beaucoup d'attention.

    Il n'y a RIEN sur l'autre genou. Quel est ce mystère ? Sont-ce les multiples crèmes pour nourrir la cicatrice ? Les désinfectants passés pendant les trois premières semaines ? Il y a peut-être une piste à explorer pour traiter la calvitie ...

     

    Ci-dessous, un autre mystère.

    Aux poils !

     

    Ce mini-tortillon blanc poussait sur ma tête parmi mes cheveux normaux. Que faisait cet intrus ? Comment un cuir chevelu normal peut-il fabriquer un crin si étrange ?

    Aux poils !

    Là, il est posé sur mon coeur-boîte à épingles. On voit qu'il est minuscule, ce petit poil frisé.

     

    Et maintenant une série de vues de mon paysage.

     

    Aux poils !

    10 Juillet 2014 : quelques névés encore bien visibles.

     

    Aux poils !

    13 octobre 2014 : il a déjà commencé à neiger sur les sommets, et les névés n'ont pas encore tout à fait disparu. Nous parlons des "moustaches" pour désigner les petits restes qu'il y a sur la droite. 

     

    Aux poils !

    2 juillet 2017 : les moustaches sont bien nettes

     

     

    Aux poils !

     3 août 2017 : plus un poil de moustache.

    Dans les années 70/80 il restait carrément de la neige au moment de la rentrée des classes, alors que le temps commençait déjà à se refroidir. Maintenant, c'est souvent fini avant la fin de l'été.

    Réchauffement climatique ou pas ? Déficit de chûtes de neige ?

     

    J'évoquais récemment les cheveux de Raiponce, voilà comment ça se passe chez moi :

    Aux poils !Aux poils !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une bonne averse, un grand coup de vent, et les roses trémières se trouvent mal. Je m'arme de ficelle et de ciseaux, et j'attache comme je peux à la ferraille de mon volet. Le chèvrefeuille a un nouveau support pour grimper.

     

    Aux poils !

     

    Cet angle de maison serait "au poil" si les roses trémières étaient moins pâles.

     

    Aux poils !

     

    Et pour finir, le bouquet à poils et épines que ma locataire a trouvé en arrivant.

     

     

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    Bonjour tout le monde,

    pas de balade aujourd'hui, mais un état des lieux trois mois après mon opération. Ça va bien, quoique j'aie encore des progrès à faire.

     

    Au moment de ma sortie du deuxième hôpital, il a fallu que je bataille pour obtenir une de mes radios. Il paraît qu'on ne les donne pas. " M'enfin, c'est de MON genou qu'il s'agit, j'ai bien le droit de savoir ce qu'on a mis dedans, non ? " 

    Je n'aurais pas le droit de ramener une photo-souvenir à la maison (ni même de regarder de près) ?

     

    Bilan des 3 mois

     

    Ce n'est pas bien beau, et avec ça on fait klaxonner dans les aéroports.

    Pour installer ces trucs-là, on martyrise un peu tout autour. Voilà pourquoi je continue ma rééducation chez les kinés et à la maison.

     

    Vous voyez les petits tirets sur l'os en haut à gauche ? Il s'agit seulement des agrafes. On les a enlevées au bout de trois semaines. Je mourais de trouille à l'idée que la couture s'ouvre !

     

    Je vous présente un bilan provisoire :

    POSITIF :

    - je marche de plus en plus

    - je plie de mieux en mieux le genou

    - au lit, je bouge sans même y penser, alors que les premières semaines je me calais comme je pouvais et je restais immobile. Ensuite, je m'asseyais presque pour changer de position.

    - la sensation de brûlure que j'avais sur tout un côté a enfin disparu

    - j'oublie de prendre un paracétamol avant la séance de torture chez le kiné.

    - je monte les escaliers tout naturellement

    - je peux descendre tous les escaliers, en "m’appliquant" et sans quitter le contact de la rampe (mais pas cramponnée comme au début où je me faisais mal au dos et aux épaules)

    - je tiens de plus en plus longtemps assise sur une chaise

    - je peux allonger complètement les deux jambes, alors que j'étais toujours un peu fléchie depuis tant d'années...

    - je peux faire du vélo d'appartement (mais la selle très très haute. On verra plus tard pour le vrai vélo)

     

    Bilan des 3 mois

     - mes exercices imposés sont moins difficiles qu'au début. Celui-ci, par exemple : assise sur ma table de cuisine, avec des bracelets de 750g, laisser tomber, lever en étendant bien.

    Il y a aussi, toujours sur la table : plier le plus possible (normalement, je ne vois plus ma jambe qui est sous la table)

     

     

    NÉGATIF :

    - mon genou opéré ne plie pas suffisamment

    - je ne peux toujours pas passer quelques marches très raides au jardin

    - la position debout devant mon fourneau ou l'évier m'épuise (non, ce n'est pas pour que l'Ours fasse tout, c'est vrai)

    - je vis très mal les trajets en voiture. La position en tant que passagère m'est particulièrement inconfortable. Je ne sais pas quoi faire de ma jambe.

     

    Bilan des 3 mois

     

     

    - il me reste, par moments, une douleur passagère très vive juste ici

     

     

     

     

    -  je fatigue très vite (mon jardin et ma maison ne sont pas satisfaits de mes services) Dès 17h, il me tarde que ça soit l'heure de se coucher. Je commence tout juste à supporter une soirée TV avec l'Ours, et le matin je n'ai pas très envie de me lever. Avant, je me couchais la dernière et me levais la première. Il me manque des heures pour l'ordi...

     

    À PART ÇA :

    Je suis très satisfaite. Quand je dis "aïe" c'est en général à cause du genou non opéré. Il me tarde que l'opéré soit au top pour pouvoir faire réparer l'autre.

    J'ai rendez-vous avec le chirurgien début août. Radios programmées : l'opéré pour la surveillance normale, les deux jambes pour voir les niveaux, l'équilibre ou je ne sais plus quoi (si j'ai bien compris pour étudier le terrain en prévision de la deuxième opération : ça serait dommage de n'aller bien que d'un côté, non ?)

    Dans les trois mois qui viennent j'espère faire suffisamment de progrès pour redevenir "normale" (Odile m'a écrit qu'il fallait six mois, alors ça devrait aller), et rebelote, on remet ça de l'autre côté.

     

    Maintenant que je vous ai tout raconté de ma prothèse, je vais reprendre mes petites habitudes de fourmi des montagnes : très bientôt je vous ramène dans le Gers.

     

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     8 mars, 7h45, je suis prête à partir. Une chaussette de contention à gauche, le genou droit peut aller se faire réparer par le chirurgien et son équipe.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Quelque trois heures plus tard, retour dans ma chambre, équipée d'une attelle qui a dû (vu sa longueur) être fabriquée pour Adriana Karambeu.

    L'ouverture du pli du genou est un peu écartée pour accueillir une vessie de glace protégée par une serviette.

    La jambe est bien calée par des boudins de sable (ou d'autre chose aussi lourd que du sable).

    Plusieurs fois par jour, on recommence.

     

     

     

     

     

     

    Quelques jours plus tard, après les séances de kiné, au gymnase on pose les vessies de glace sur un papier. On a parfois les sachets "étudiés pour", vendus en pharmacie, qui sont un peu malléables pour s'adapter aux endroits où on les pose.

     

     

     

     

     

     

     

     Dans les chambres, on avait aussi des vessies, mais emballées dans des taies d'oreiller. Chaque hôpital a ses habitudes !

    Je croyais que toute cette glace c'était pour notre confort. Non, non m'a dit mon kiné quand j'ai enfin réussi à le voir après mon retour : "il faut mettre de la glace trois fois par jour pour calmer l'inflammation et aider la guérison".

    Sauf que chez moi, il n'y a ni congélateur, ni bac à glaçons. Nous ne buvons pas de whisky "on the rocks", pas de boissons anisées allongées d'eau et de glaçons, et l'eau du robinet est bien assez froide pour notre goût.

    On était le 18 avril, l'épicerie du village était fermée pour congés annuels, alors j'ai demandé à mon Ours d'aller récolter un peu de notre dernière neige pour refroidir mon genou.

     

    C'est cela qu'il faisait au fond du jardin. Il cherchait le remède miracle pour fourmi éclopée.

     

     

     

     Et voilà comment on se fabrique une vessie de glace avec les moyens du bord quand on vit dans ma montagne.

    Un sac en plastique de notre boucherie a servi de contenant, jusqu'à ce qu'on aille acheter (à 8 km) la denrée la plus pratique et la moins chère....

     

     

     

     

     

     

     

    Si vous ne connaissez pas le truc du sac de petits pois surgelés, retenez-le. C'est super pour les entorses. Vous l'utilisez par périodes de 15 minutes, vous le conservez au freezer, et vous le jetez quand vous êtes guéri.

     

     

     

     

     

     

    Pour mon deuxième genou, j'aurai ma réserve de petits pois...

     

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    Je vous ai déjà parlé de la "route des gorges" qui permet à 16 villages, dont le mien, de communiquer avec le reste du monde.

    Or ces Gorges sont malades. La montagne au dessus n'est pas tout à fait stabilisée, et parfois des morceaux tombent sur la route. Pas de victimes pour le moment, mais les habitants commencent à avoir peur, car les incidents ne sont pas rares.

     

    Maux de gorges

     

    En janvier, l'Ours et ses copains randonneurs sont passés par le chemin qui domine la route (10 minutes par la route entre Soulom et Viscos).

    Au départ, un léger voile blanc recouvrait à peine le paysage.

     

    Maux de gorges

     

    Maux de gorges

    La neige faisait cruellement défaut, alors point de raquettes, mais les sentiers comme en été.

     

    Maux de gorges

     

    La falaise qui domine la route.

     

    Maux de gorges

     

    Ce filet fait partie des équipements installés récemment.

     

    Maux de gorges

     

    À gauche un des filets (on dit filet, mais il s'agit de gros grillage métallique posé sur une solide armature) au dessus, et au milieu de l'image un des paravalanches de la moitié du XX° siècle.

     

    Maux de gorges

     

    Maux de gorges

     

    Les derniers travaux "sérieux" de sécurisation datent de 1954 pour un des ouvrages, et de 1956 pour l'autre.

     

    Maux de gorges

    Une installation récente, réalisée après l'incident de novembre 2008. mais sérieusement endommagée en 2016.

     

    Maux de gorgesMaux de gorges

     

     

     

     

     

    Ce tunnel, qui date du début du siècle dernier était utilisé par un tramway nommé PCL Pierrefitte-Cauterets-Luz.

    Les services du département sont en train d'y travailler, il est goudronné de frais, et la circulation devrait s'y faire prochainement (en alternant, bien sûr vu son            étroitesse). Bonjour le bazar !

     

    Je vous ai programmé cet article avant de partir à l'hôpital. Opération le 8 mars, travaux annoncés à partir du 9. L'Ours a deux possibilités : ou il ne vient pas me voir, ou il passe avant 9h30, car dans cette phase de travaux, la circulation sera interdite de 9h30 à 17h30. Dures journées pour nous deux !

    Je viens de relire tout ce que Geneviève avait écrit sur les genoux (les siens ou ceux de son mari) avant et après opérations. Si je ne peux pas avoir Internet avant mon retour à la maison, allez regarder dans sa rubrique "genou" et vous saurez à peu près tout... Je souhaite simplement souffrir comme son mari (modérément, et sans allergies) et non comme elle (beaucoup avec pas mal d'ennuis). À l'heure où cet article paraît, j'en sais un peu plus sur les suites post-opératoires.

    J'ai choisi une rachianesthésie (loco régionale) car je déteste le réveil après une générale. Mais j'ai peur d'entendre ce qui se passe pendant l'opération. J'ai dit qu'il me fallait des bouchons dans les oreilles et un casque par dessus. Pas de musique, je préfère le calme ! L'avantage, c'est qu'on laisse le "branchement" et qu'on peut calmer la douleur localement dans les heures qui suivent.

    Et mon pauvre Ours navigue entre maison et hôpital, tout en gardant en tête les horaires des travaux.

     

     

     

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