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    Juste un mot pour dire que, malgré certains "on dit", les enseignants ne sont pas des tire au flanc profiteurs. Ils vivent mal leur travail et ont bien besoin de leurs longues vacances pour se remettre en forme.

    Ci-dessous, l'intégralité d'une lettre qui vient d'être envoyée à leur ministre :

     

    Lettre ouverte à Jean-Michel Blanquer,

    Ministre de l’Education Nationale,

     

    Permettez-nous, monsieur le Ministre, en cette rentrée, de vous faire part de notre sidération. Le 5 septembre 2019, vous avez accordé à 80 territoires, considérés comme « fragiles », le label « cité éducative », constatant que « depuis 30 ans, les inégalités de destin avaient progressé en France ». La commune de Lormont, en Gironde, fait partie de ces territoires labellisés. Or, depuis le mois de janvier 2019, les enseignants du lycée Elie Faure, situé sur cette commune et accueillant 47,4% d’enfants issus de professions et catégories sociales défavorisées à la rentrée 2018, déplorent la diminution de leur dotation globale horaire, la suppression de 7,5 postes d’enseignants et l’augmentation des effectifs par classes qui en a découlé.

    Pourtant, d’après la communication ministérielle, ce nouveau label d’excellence « vise à intensifier les prises en charges éducatives des enfants à partir de 3 ans et des jeunes jusqu’à 25 ans avant, pendant, autour et après le cadre scolaire ».

    Vous appelez d’ailleurs à « conforter le rôle de l’école ». Mais comment « renforcer le suivi personnalisé des élèves » ou « encourager l’ambition scolaire » lorsque les effectifs par classe ne cessent d’augmenter ? En 2006, un professeur agrégé de lettres classiques avait en charge 84 élèves. En cette rentrée 2019, ce sont 127 élèves qui lui sont confiés. Comment « favoriser la maîtrise de la langue et lutter contre l’illettrisme » dans de telles conditions ? Les collègues de langues vivantes ou de SES doivent, quant à eux, assurer le suivi de plus de 200 élèves.

    Vous appelez aussi à « mieux diffuser la culture scientifique et technique ». Comment pouvons-nous améliorer les compétences scientifiques de nos élèves lorsque l’effectif en SVT, en sciences de laboratoire ou en sciences physiques ne permet plus l’organisation de travaux pratiques faute de places dans les salles ? Comment enseigner les SNT, Sciences Numériques et Technologie, lorsque pour des groupes de plus de 20 élèves, nous n’avons à disposition que 8 ordinateurs ?

    Vous appelez en outre à « promouvoir l’éducation artistique et culturelle » et à « développer la mobilité et les rencontres ». Or, depuis la création du lycée dans les années 80, les enseignants d’Elie Faure se sont toujours investis dans de nombreux projets en lien avec les structures culturelles du territoire. Ils ont maintenu à bout de bras des options, langues et cultures de l’Antiquité, italien et cinéma, et des sections européennes en anglais et en allemand. Ils ont donné de leur temps et de leur énergie pour proposer des voyages de découverte ou des échanges scolaires à un prix accessible aux familles qu’ils accueillent. Tout cet investissement est mis à mal par les conditions de cette rentrée. Comment pourrions-nous continuer de nous investir bénévolement dans tous ces projets alors que notre charge de travail ne cesse de s’accroître ? Ces options et sections européennes, indispensables sur notre territoire, souffrent aussi de la diminution horaire globale. Comment enseigner l’italien à 34 élèves ? Comment enseigner l’allemand lorsque plus de 20 élèves de première et de terminale, qui ne passent pas le même bac, sont regroupés ? Qui plus est, la nouvelle grille horaire du baccalauréat 2021 a conduit notre proviseur à positionner les heures d’options et de sections européennes sur des horaires d’extrémité. Comment maintenir cette ouverture culturelle dans de telles conditions ?

    Vous appelez enfin à « développer la pratique physique et les activités de bien-être corporel ». Les enseignants d’EPS proposent des activités UNSS tous les mercredis après-midi et participent avec leurs élèves à des championnats académiques et nationaux. Comment pourront-ils maintenir cette proposition alors que des heures de cours sont à présent positionnées sur le mercredi après-midi ?

    Nous sommes donc stupéfaits de constater un tel écart entre les objectifs annoncés par le ministère et la situation effective de notre lycée en cette rentrée. Avant de vous adresser cette lettre, nous avons alerté les services de l’inspection académique. S’ils ont entendu la légitimité de notre demande de moyens supplémentaires, ils ont affirmé ne pas pouvoir soutenir davantage le lycée Elie Faure, car leur « enveloppe est fermée ». En cette rentrée, un complément dérisoire de 9 heures nous a été accordé à destination des « élèves les plus fragiles de terminale ». M. Coux, directeur académique des services de l’éducation nationale, nous précise que le lycée est « à juste titre, un des établissements le mieux soutenu du département ». Mais l’éducation n’est-elle pas nationale ? L’équilibre entre les établissements ne doit-il se lire qu’à l’échelle du département ?

    Pour toutes ces raisons, monsieur le Ministre, nous nous permettons de vous interpeller. Nous ne pouvons croire que vous ne serez vous-même surpris par de telles incohérences et nous ne pouvons douter que vous accorderez à nos élèves des conditions d’apprentissage qui répondent à vos ambitions pour ces « territoires de haute qualité éducative ».

     

    Les enseignants mobilisés du lycée Elie Faure, Lormont

     


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    Hier, j'ai entendu une info dans ma radio. Le ministre de l'agriculture aurait dit que ce serait une folie d'interdire les pesticides dans une zone de 150 mètres autour des habitations, sinon on ne pourrait plus nourrir les français...

    J'ai vérifié sur Internet, et j'ai trouvé cet article de l'Indépendant. Vous pouvez y écouter une partie de l'entrevue avec la journaliste.

    Eh bien, la radio ne mentait pas. Je vous résume : le ministre Didier Guillaume a bien dit que nous produisions actuellement de bons aliments, et que sans les pesticides on artificialiserait les terres et ne produirions plus assez d'aliments !!!!!

    Ah bon ? Je croyais que l'artificialisation c'était l'empoisonnement et le bétonnage !

    N'est-il pas au courant que l'agriculture biologique existe ? Que de plus en plus d'agriculteurs se tournent vers la biodynamie ?

    Ne sait-il pas que les terres trop droguées deviennent stériles et que plus rien n'y pousse sans les fameux pesticides ?

    N'a-t-il pas entendu dire que l'on manque maintenant d'insectes utiles à la vie des champs, que les abeilles meurent pas millions ?

    Je vous montrais ici ce que sont des terres artificialisées.

    C'est pathétique ce qui se passe dans nos pays "civilisés". ON sait que ces produits tuent et ON fait tout pour favoriser leur utilisation.

    Et ON ne cesse de mettre des bâtons dans les roues à ceux qui veulent s'installer en bio, au lieu de les aider et d'inciter tous les agriculteurs à se convertir.

    Et si nous obtenions un référendum d'initiative citoyenne pour l'agriculture biologique, comme pour contester la privatisation d’Aéroports de Paris ? Signons ici.


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    Vous savez qu'ON m'a fait marcher...

    Quelques jours plus tard, c'est moi qui ai montré au groupe d'infatigables marcheurs ma promenade préférée : mon jardin de la nature au barrage des Gloriettes.

    Le ciel était bouché, l'herbe humide et le lac bien vidé car son eau avait été utilisée ailleurs.

    C'était trop tard dans la saison pour les plus belles fleurs, mais je ne me lasse pas d'y revenir.

     

    Les iris étaient très beaux, le lac beaucoup moins :

     

    Mes Gloriettes

     

    Les lis martagon un peu racornis :

     

    Mes Gloriettes

     

    Les joubarbes en fleurs :

     

    Mes Gloriettes

     

    Les petits tapis fleuris sur les rochers :

     

    Mes Gloriettes

     

    Les linaigrettes un peu avachies dans l'humidité :

     

    Mes Gloriettes

     

    La dernière driade à huit pétales :

     

    Mes Gloriettes

     

    Un saxifrage, la photo n'est pas de travers, ils poussent vraiment dans n'importe quel sens :

    Mes Gloriettes

     

    D'autres saxifrages, cliquez sur l'image pour mieux voir les petites pyramides blanches cramponnées au rocher :

     

    Mes Gloriettes

     

    Le premier aconit napel :

     

    Mes Gloriettes

     

    Et toujours le plaisir de remonter le petit torrent, bien qu'il n'y ait pas de chemin et qu'on doive passer où on peut :

     

    Mes Gloriettes

     

    Si vous voulez revoir mes précédentes promenades dans ces lieux, cliquez sur "Gloriettes" à gauche dans les tags.

     

    Pour l'actualité, nous avons eu deux jours de pluie, et ce matin il faisait à peine 10°.

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    Je trouve ce mot sympathique. Ça commence bien : il peut s'écrire borraginacée, boraginacée, boragacées... Je l'ai déjà cité par-ci par-là, mais je n'ai jamais raconté tout ce que je sais de cette famille.

    Je ne connais pas grand-chose en botanique pure. Un livre qui s'appelle "Flore", avec seulement des dessins noirs à la plume, me barbe profondément. Je sais pourtant que c'est le seul moyen d'identifier à coup sûr une plante. Hélas, je n'arrive pas à (je n'ai pas envie d') apprendre tous les mots savants tels que pédicelle, speculum (chez les plantes, ce n'est pas un instrument de torture), cléistogame ou saprophyte. Même le simple mot SÉPALE dont je vous parle à la fin de cette page, m'a fait chercher longuement dans ma flore et sur internet le nom exact de cette partie d'une fleur.

    En général, quand je vois une fleur inconnue, je sens à peu près de quelle(s) famille(s) elle peut faire partie. Mais, chez les boraginacées il y a tellement de membres qui ne se ressemblent pas vraiment qu'il est difficile de trouver les points communs.

    Ah si, les fleurs sont en général bleues, mais plus ou moins, parfois elles commencent roses, parfois elles restent mauves et certaines sont jaunes...

    Un botaniste dirait que "leurs inflorescences sont toujours des cymes unipares scorpioïdes" ? ? ? Vous comprenez pourquoi je ne comprends pas tout.

    Dans mon jardin, il a ? Il y a pas mal de représentantes de cette famille.

     

    Deux d'entre elles étaient déjà là avant nous :

     

    Le myosotis, tellement invasif que j'en arrache des tas et des tas chaque année. Et je n'ai même pas une photo : il est tout éparpillé partout, il remplit tous les petits trous, ses fleurettes sont très lumineuses, mais il n'y a pas de jolies touffes qui attirent mon objectif.

     

     

    La pulmonaire, spontanée ici : les fleurs sont roses au début, puis très très bleues. C'est vraiment la première fleur du printemps. Ses boutons se forment sous la neige, et elle est prête dès que ça fond. Elle ressemble à une primevère (au coucou surtout) par son port. Elle a des taches blanches sur les feuilles. Dans la théorie des signatures*, on disait que cela évoquait les poumons, et donc que cela les soignait. Voilà pourquoi elle s'appelle pulmonaire.

     

    Mes borraginacées

     

    D'autres ont été importées par mes soins :

     

    La consoude symphytum.

    Ma consoude officinale, c'est toute une histoire. 

    J'ai eu l'occasion, très peu de temps après avoir acheté notre maison, un weekend de Rendez-vous-aux-jardins, de visiter le Château de Mongenan à Portets, en Gironde. Il y a là un très joli jardin de curé que la propriétaire actuelle tient de sa famille. N'étant, à cette époque, pas très calée en plantes, j'ai cru reconnaître la consoude. La jeune fille chargée de l'accueil n'en sachant pas plus que moi, elle a appelé la propriétaire Florence MOTHE. J'ai passé un super moment.

    Florence m'a donné elle-même un morceau de son pied de consoude (pas tout à fait, il a fallu appeler un homme plus costaud, car un pied de consoude, c'est du solide).

    Je lui ai dit que j'allais jardiner à la montagne, et elle m'a entraînée dans sa maison pour trouver des écrits de J.J. ROUSSEAU sur le célèbre jardin des Charmettes.

     

    Mes boraginacées

     

    La vipérine :

     

    Mes boraginacées

     

    j'en ai ramassé des graines dans la nature, et  le résultat dépasse mes espérances.

     

     

    Sans la concurrence des herbes sauvages, les pieds deviennent énormes et immenses et les racines itou :

     

     

     

     

     

    Mes borraginacées

     

     À part quelques ancolies, tout ce qui est bleu sur ma photo, c'est deux pieds de vipérine. Mais, après la floraison ce n'est pas très beau, c'est encombrant et un peu piquant, alors j'ai dû arracher.

     

    Dans la famille vipérine, il y en a une très belle qui ne poussera jamais sous mon climat : c'est l'echium, dite vipérine des Canaries, qui mesure bien deux mètres de hauteur. J'avais découvert cette plante il y a 30 ans sur l'île de Bréhat où "tout" pousse.

    J'en ai rencontré une autre variété à Barcelone :

     

    Mes borraginacées

     

    Ça fait un buisson magnifique : il suffit d'avoir la place !

     

     

    Le brunnera : dans les revues de jardinage, j'avais repéré le Jack Frost. Je ne sais pas comment sont les autres brunnera, mais celui-ci est très joli et pousse bien chez moi. Les fleurs très bleues ressemblent au myosotis, mais c'est surtout le feuillage qui est intéressant. le pied s'étoffe et se dédouble très bien :

     

     

     Mes borraginacées

     

     

     L'anchuse Buglosse, petite plante tapissante au bleu très bleu, et qui se multiplie à profusion dans mon jardin.

     

    Mes borraginacées

     

    La bourrache (borago officinalis), celle qui fait si bel effet dans les salades d'été :

     

    Mes boraginacées

     

    Mes pieds deviennent très gros, mais pas très jolis, car ils se penchent ou se couchent.

     

    Mes boraginacées

    Là, c'est en début de saison, quand sa taille est encore raisonnable.

     

     

    Le grémil Lithodora une très mignonne plante de montagne (mais que je n'ai jamais vue dans la nature) qui a vécu plusieurs années dans mon jardin, mais qui a disparu suite à un changement de place. Je vais en acheter une autre, car elle est si jolie, si bleue :

     

    Mes boraginacées

     

     

     

    L'héliotrope qui embaume, mais qui ne se plaît pas du tout dans ma montagne. J'ai tenté plusieurs fois en annuelle, mais le résultat fut toujours décevant.

     

    La mertensia maritima, célèbre grâce aux restaurateurs qui ont fait parler d'elle, car ses feuilles ont goût d'huitre. J'en ai un pied depuis l'an dernier, il a résisté à l'hiver sous mon climat qui n'a rien de maritime.

     

    Mes boraginacées

    Cette photo est de l'an dernier. On voit bien les fleurs bleues.

     

    Mes boraginacées

    Le même pied cette année. Les feuilles sont moins grosses (on verra en fin de saison) mais tout en haut de la photo, on aperçoit des bébés issus des graines des fleurs de l'an dernier.

    Qui aurait imaginé qu'une mertensia maritima pourrait survivre dans ma montagne ?

     

     

    La phacélie, plante dont on parle beaucoup depuis quelques années, car elle est très mellifère, et c'est un excellent engrais vert. Vous savez pas ? La plante la plus mystérieuse de mon semis, celle qui me fait penser à la fougère, c'est de la phacélie à feuilles de tanaisie.

     

    Mes boraginacées

     

    Vous voyez la forme de queue de scorpion ? L'an prochain, je vais traquer (je vais embaucher l'Ours pour de jolies photos) la naissance des "inflorescences scorpioïdes".

    Merci à la région Ile de France qui a mis n'importe quoi dans ses sachets de graines mellifères. Je ne sais pas comment j'ai pensé à la phacélie, car je la croyais bleue (c'est ce qui est écrit partout) et elle est mauve.

     

     * La théorie des signatures peut sembler complètement farfelue, mais pourtant...la pharmacopée moderne confirme que certaines des plantes citées fonctionnent.

     

    Et maintenant... la réponse à un suspens insoutenable. C'était quoi, ça ?

     

    Mes boraginacées

     

    C'était un sépale de pavot, séché et égaré loin de son pied. Je m'étais demandé si c'était un mini rongeur ou un énorme insecte.

     

    Mes boraginacées

     

    Parfois les sépales s'ouvrent et tombent, parfois ils font comme un béret qui finit par rejoindre enfin le sol.

     

     

     

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    Oh que voilà un gros mensonge ! Je fulmine chaque fois que j'entends parler de ça.

    Oser traiter les AGRO carburants de BIO carburants ! ! !

    Les agro carburants ne sont pas de l'énergie fossile, mais ils sont produits grâce à des cultures intensives bourrées de pesticides, et n'ont rien de biologique.

    Et pendant qu'on cultive pour mettre dans nos moteurs, en empoisonnant bien la terre, on ne produit pas de nourriture.

    Les aliments, eux, parcourent des milliers de kilomètres avant d'arriver dans nos cuisines. Voir ici quelques exemples de transports inutiles. Je parlais déjà ici des transports inutiles et des grands travaux tout aussi inutiles que cela entraîne.

    Je viens de lire le petit livre qui n'est pas un livre (disent les auteurs) "Nous voulons des coquelicots" de Fabrice Nicolino et François Veillerette. J'en ai déjà parlé, mais je n'avais pas tout lu. Merci Aline de me l'avoir offert. Cette lecture a attisé ou ravivé ma colère. C'est effarant. La collusion entre tous les gouvernants et tous les organismes de surveillance, l'INRA, la FNSEA, le SPV (service de protection des végétaux) et tous ceux qui -paraît-il- œuvrent pour notre santé et celle de la terre. Le nombre de groupes de travail, de conférences, de colloques coûteux pour rien ! Et le Grenelle de l'environnement, et la COP21, et le Écophyto.... Que du blabla qui ne mène à rien. Les lobbyistes des pesticides font remarquablement leur travail !

    Ne serait-ce point les mêmes qui font tout pour mettre hors-la-loi purins d'orties et de consoude ? (plantes comestibles)

    Si j'essaie de vous citer quelques exemples, ça fera aussi long que le livre (120 pages).

    Juste un : il a fallu presque 30 ans pour voir disparaître le Chlordécone qui a pourri le sol des Antilles pour des centaines d'années, et qui fait que les Antillais détiennent le record mondial de cancers de la prostate, ainsi que des formes atypiques de maladie de Parkinson. 1963 : une étude montre qu'il est très toxique. 1975, des employés d'une des usines sont malades. 1976 : Chlordécone interdit aux USA. 1977-1979 : un rapport français alerte sur la dangerosité. 1981 : nouvelle autorisation de mise sur le marché en France. 1990 : interdiction du chlordécone, mais dérogation de deux ans pour écouler les stocks. Pourtant, une commande de 1 560 tonnes est passée à une entreprise de Béziers. Mars 1992 : un an de plus de dérogation. Mars 1993 : nouvelle dérogation pour écouler les stocks (encore !). 2003 : saisie de 9,5 tonnes à la Martinique.

    Et puis un autre : "Nous sommes satisfaits, car nous avons obtenu l'assurance [...] d'un plan de réduction de l'utilisation des pesticides sans calendrier" annoncé par Pascal Férey, vice président de la FNSEA le 25 octobre 2007. On va réduire de 50% l'usage des pesticides "si c'est possible". Et cela n'a pas été possible, car entre 2007 et 2017 il a augmenté de 20%.

    La désinformation galope en faisant plus de tapage que l'information.

    Et le principe de précaution ?

    Et les abeilles, elles ont fait semblant de mourir ?

    Pourtant, il n'y a pas de pesticides, mais seulement des produits phytopharmaceutiques. C'est plus joli de les appeler comme ça.

    J'ai un rosier qui attire les pucerons verts : je les écrase un peu à la main (avec un gant de jardinage). J'ai de drôles de petits vers sur quelques orties : je les laisse vivre. Mes boules de neige ont plein de petits pucerons noirs : c'est la vie ! Si les jardiniers amateurs ne peuvent pas supporter la moindre nuisance, il ne faut pas s'étonner des dérives de l'agriculture.

    Maintenant que j'ai bien râlé, encore une fois, je vais me replonger dans mes photos de voyages, et on va repartir pour un tour de France (je crois qu'il me reste un peu de Corse, le Nord et Marseille).

    Je vous souhaite un bon dimanche


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