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    Il y a quelques jours, j'ai regardé un reportage sur la construction de la cité de Carcassonne. Parmi les intervenants, j'ai revu avec plaisir Olivier de Robert dont je vous avais montré, il y a longtemps, une histoire de tomates. Je l'ai recherchée et revisionnée avec plaisir

     

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    Il y est question du CATALOGUE, une honte ce truc-là, et toujours d'actualité. Ou comment de gros semenciers brevètent et kidnappent le vivant. Et comment ce qui n'est pas breveté (et n'appartient donc pas à une grosse firme) est interdit. Voir à ce propos le procès Baumaux contre Kokopelli qui a duré une dizaine d'années.

    Ça m'énerve, ça me met en colère. Il n'y a pas que ça.

    Depuis novembre dernier, bien que je n'aie jamais enfilé de gilet jaune, je suis solidaire et ne décolère pas.

    Que dit notre Président ? Que tout va bien, qu'il est pour l’écologie : pourquoi continue-t-on à ne pas interdire le glyphosate ? Pourquoi s'acharner contre les médecines douces (ou alternatives, ou ce que vous voulez) au profit de Big pharma ? Nous sommes abonnés, depuis de très longues années à la revue "Nature et Progrès" : de quoi râler , mais aussi se réjouir, chaque fois qu'elle arrive à la maison. On peut être négatif et désespérer, mais aussi reprendre espoir quand on voit toutes les initiatives positives.

    Tout va bien car on aime les retraités et on va les aider : en 2020 on ajoutera des broutilles aux plus bas revenus. En 2021, si on n'a pas changé d'avis, on augmentera toutes les retraites. La vérité, c'est qu'on n'augmentera pas vraiment, on indexera juste sur le coût de la vie. Et les années non augmentées ? Combien a-t-on perdu depuis qu'elles sont bloquées. ? Et combien nous prend-on depuis l'an dernier avec la grosse augmentation de la CSG ?

    Il faudrait que notre président se souvienne -honnêtement- qu'il n'a pas été élu POUR lui, mais CONTRE quelqu'un... et que ce n'est pas une majorité d'électeurs inscrits qui a voté pour lui. Il n'a recueilli que 20 743 128 voix sur  47 568 693 inscrits. Au deuxième tour, il y avait eu moins de votants qu'au premier, et pourtant beaucoup plus de bulletins blancs et nuls (4 085 724 en tout)

    Il faudrait aussi qu'il admette que les retraites ont été gagnées par les cotisations versées pendant 40 années (ou plus) de travail. Il faut lui rappeler aussi que, souvent, les retraités ont cotisé à des caisses complémentaires : salaire imposé une première fois, et imposé de nouveau au moment du versement (à moins que quelqu'un m'explique que je me trompe).

    Pourquoi s'obstiner depuis des années à augmenter la durée de travail pour les "actifs", alors que certains croupissent désespérément dans le chômage et aimeraient bien partager le peu de production qui est restée en France. Qui a délocalisé ? Qui préfère faire fabriquer dans les pays lointains où les salaires sont si bas et la protection sociale inexistante ?

    Il faudrait aussi que les élus de son camp arrêtent de nous parler de très grosses retraites en parlant des anciens salariés qui ne sont pas dans la misère. L'Ours fait partie de ces nantis alors qu'il était un simple ouvrier d'imprimerie. Et moi qui n'ai cotisé que 20 ans (pour cause de trois enfants rapprochés que nous avons préféré élever à la campagne), est-il juste qu'"ils" fassent le total de nos deux retraites pour nous considérer comme très riches et taxables à volonté ? Est-ce vivre que de survivre avec 1 000€ de revenus mensuels ? Est-ce être trop aisé que de pouvoir vivre trente jours par moi sans se demander comment on va pouvoir acheter à manger ?

    Bon allez, c'est le premier mai, et bien que je n'aie pas encore de fleurs, je vais manifester à Tarbes tout à l'heure.

     

    Puisque nous sommes des nantis, tant que nos économies le permettaient, nous venons de nous acheter (ou plutôt de m'offrir) une deuxième voiture, une toute petite :

    Contestation et râlerie

     

    C'était vendredi dernier, il y a moins d'une semaine. Par chance, cette neige n'a pas tenu, car ma "cacahuète" n'est pas équipée de pneus-neige.

    Et, comme chaque année, mes jonquilles n'ont pas apprécié. Vous comprenez pourquoi je n'aime pas le mois d'avril ?

     

    Contestation et râlerie

     

    Vendredi, je vous rappelle "Nous voulons des coquelicots"

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    J'avais imaginé que le printemps était là...

    Encore une fois j'ai rêvé...

     

    Encore et encore

     

    J'avais réussi à étendre ma première lessive au jardin le 29 mars.

     

    Le jour-même, j'avais pu aller jusqu’au fond du jardin en pantoufles, en ne marchant que sur l'herbe, car ça fondait bien :

     

     

    Encore et encore

     

    Je m'étais réjouie de voir les premières pousses de pivoines :

     

    Encore et encore

     

    Le jardin reverdissait, les lupins et pavots commençaient à pointer leur feuillage, je trépignais.

     

    Mais hier, revoilà la neige :

     

    Encore et encore

     

    Il n'y en avait pas beaucoup, et elle fondait dès que le soleil la touchait.

     

    Encore et encore

     

    Encore et encore

     

    Mes petites jonquilles (mises en barquette pour les voir depuis la maison, après leur hiver passé au fond du jardin) n'avaient pas souffert.

    Mais... ce matin :

     

    Encore et encore

     

    Encore et encore

     

     

     

    Les boutons de lilas, déjà bien avancés, mais chapeautés.

     

    D'habitude, ils résistent bien à cette neige de printemps qui fond vite.

     

     

     

     

     

     

     

    Et là, mon aucuba avant et après secouage. Ouf, pas cassé !

     

    Encore et encore

     

    Encore et encore

     

    Jonquilles et crocus disparus.

    Je déteste le mois d'Avril, c'est presque tous les ans la même chose.

     

     

     

     

     

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    Il y a plus deux ans, je racontais que l'Ours avait (par hasard) trouvé des truffes dans notre jardin.

    Depuis, nous étions en relation avec Jean KNOBEL, un sympathique vieux monsieur, géologue de formation et géologue pour la vie, passionné par les truffes.

    J'ai trouvé un "papier" d'il y a quelques années où il est en photo avec sa belle barbe et une superbe chemise à carreaux rouge et bleu.

    Lundi (il y a trois jours) avec son association G.I.P.A.E.T (groupe initiation promotion agriculture et extension de la truffe), toute une petite troupe est partie sur le terrain avec plein de spécialistes, et un adorable petit chien gentil tout plein :

     

    Truffes

     

    Il est capable de trouver 10 kg par jour dans les truffières de son maître Narcisse PEREZ. Ça l'amuse beaucoup.

    Sidérés, nous avons pu constater que ces champignons, que l'on croit si rares, poussent n'importe où, à condition que le terrain soit favorable. Au bord d'une petite route, sur les flancs du Pibeste, nous en avons ramassé, et reniflé, quatre ou cinq. Mais, trop vieilles, elles étaient habitées par les asticots de la truffe (j'ai évidemment oublié tous les mots savants).

     

    Après la balade dans la nature, Jean Knobel nous a montré tout ce qu'il NE faut PAS faire pour obtenir des arbres truffiers :

     

    Truffes

    Il est là, les mains dans la terre, et nous raconte ses expériences passées ratées. Il s'amuse comme un gamin, malgré ses quatre vingt et quelques printemps

    Parmi les participants, il y a Jean-Baptiste LARZABAL qui fait dans la région du cidre bio et du vinaigre de cidre.

    Après la séance en plein air, la mairie d'Agos-Vidalos nous a aimablement permis d'entrer dans la salle des fêtes pour le "cours théorique" délivré par Narcisse Perez, sous les yeux de Jean Knobel

     

     

    Truffes

     

    Nous savons maintenant tout de la mycorhization du futur arbre truffier. Mais, comme il s'agit d'une opération longue et très délicate, le plus simple a été d'acheter des plants :

     

    Truffes

     

    Je vous rappelle qu'on était lundi, mais....mardi matin...le jardin était de nouveau recouvert de neige.

     

    Truffes

    Mes chênes truffiers sont derrière les crocus.

    Ce matin, la dernière neige finit de fondre.

     

     

    Truffes

     

    Les perce neige ont résisté, mais ils sont vraiment trop petits.

     

    Truffes

     

    Vue d'ensemble du jardin ce matin. Nous n'avons pas touché depuis février, c'est bien tassé, et nous allons encore attendre.

     

    Je viens de vous parler de Jean Knobel et il faut que j'en parle une dernière fois : hier, pendant que je rédigeais ceci, on m'a annoncé son décès dans la nuit. Quelle surprise !

    Nous étions en face de lui pendant le repas lundi à midi, et avons bien discuté. Il avait plein de projets et ne s'apprêtait pas du tout à quitter la vie.

    Nous devions passer avec lui et ses copains géologues une autre journée ensemble le 22 avril.

    Il manquera beaucoup à notre coin de vallée où il régnait sur la maison des géologues à Gèdre. Il était consulté chaque fois que la montagne donnait des signes inquiétants : rochers tombant sur la route dans les gorges, ou menaces sur le village de Viella.

     

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    L'autre jour, nous sommes descendus à Pau, et je n'ai cessé de m'extasier devant les mimosas, forsythias, cognassiers du Japon, tulipiers et autres arbres tout fleuris.

    Mais chez moi, hier, voilà mon devant de véranda, seul endroit déneigé naturellement sans usage de la pelle :

     

    Bientôt le printemps ?

    Pas terrible ! Le feuillage et les tiges des pavots de l'Atlas tout grillés, et l'aucuba toujours à l'abri sous ses planches.

     

    Bientôt le printemps ?

     

    Dans l'après-midi, après un petit jardinage, ça a meilleure allure et on aperçoit quelques pousses de jonquilles au premier plan.

     

    Mais le jardin est toujours ainsi :

     

    Bientôt le printemps ?

    La neige fond et se tasse, car un dossier de banc réapparaît.

     

    Et derrière la maison, ce qui est vraiment à l'ombre ?

     

    Bientôt le printemps ?

     

    Il en reste pas mal sur le toit de la grange.

     

    Le trois février, c'était énorme :

     

    Bientôt le printemps ?

     

     

    Bientôt le printemps ?

     

     

     

    L'Ours avait essayé d'alléger le toit de tout ce poids en sciant ce qui dépassait :

     

    Nous sommes sur le palier du deuxième étage, et le trait horizontal, c'est une de mes cordes à linge.

     

    Impossible d'étendre au jardin entre novembre et mars, dans le meilleur des cas, parfois c'est avril.

     

     

     

     

    Je m'étais amusée à faire quelques gros plans, et je vous avais posé une question.

     

    Cekoissa ? vous demandais-je dans mon premier article sur l'Aisne

     

    Bientôt le printemps ?

     

     

     

     

     

     

     

     

    Bientôt le printemps ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    C'était la couleur bleutée de la glace en Montaigne, sauf qu'il s'agissait de neige sur mon toit.

     

    Aujourd'hui, la Balaguère (que j'avais essayé d'expliquer) souffle fort. Météo-France l'avait annoncée. La température est passée de 4° hier à presque 11 ce matin.

    Nos stations de ski vont probablement fermer des remontées aériennes. Vive les investissements faramineux pour le ski : pas assez de neige, trop de neige, risques d'avalanche, et maintenant le vent ! ce vent qui perturbe l'activité et qui accélère la fonte.

     

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    En quittant Reims pour enfin arriver dans l'Aine, nous avons fait un petit crochet par la forêt de Verzy. Ce n'est pas un jardin, mais elle recèle des curiosités, et comme il y avait longtemps que je n'avais pas vu de plantes...

     

    Un fau

     

     

    Cette forêt est peuplée surtout de hêtres, mais aussi d'autres essences. A priori, rien de bien extraordinaire pour moi, car j'ai la même au bout de mon jardin.

    Sauf que la mienne est en pente, et que celle de Verzy est en terrain plat, avec quelques mini-collines :

     

    Un fau

     

    Un fau

     

    Un fau

     

     

    Les forts en orthographe s'étonneront peut-être de mon titre. On connait la faute, la faux pour faucher, les faux amis, mais on ignore (tout comme moi il y a peu) que le substantif FAU existe.

    Qu'est-ce qu'un fau ? Voilà l'explication des mini-collines :

     

    Un fau

     

    Il s'agit de hêtres "tortillards", les fameux "faux de Verzy".

     

    Un fau

     

    On peut se glisser sous certains d'entre eux, ça fait comme des tonnelles.

     

    Un fau

     

    Les plus vieux, près du chemin, sont protégés par des barrières.

     

    Si vous cliquez sur les images, elles s'agrandiront un peu, et vous arriverez peut-être à lire les explications.

    Vous saurez que, en gros, on ne sait pas trop pourquoi ce phénomène se produit. J'ai trouvé une discussion savante sur Tela botanica, bof ! c'est pas très clair.

     

    Un fau

     

    Un fau

     

    Le mot fau au singulier, venant du latin fagus, est validé par le Jardin des plantes de Paris.

    Il tombait un léger crachin (presque deux semaines entières de beau temps pour notre voyage), et cela donnait à la forêt une ambiance particulière. Avec ces arbres tordus si mystérieux en plus, c'était un moment surprenant.

     

     

     

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