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    Avec l'Ours, il y a quelques jours, nous avons fait un petit tour derrière chez nous. Le printemps est bien là, et nous avons ramené quelques fleurs.

     

    Un petit tour

     

    Les sous-bois sont pleins de monnaie du pape.

     

    Un petit tour

     

    Les côtés du chemin sont jaunes :

     

    Un petit tour

     

    Des pissenlits ou des boutons d'or ? Non, des primevères officinales qu'on appelle communément coucous.

     

    Un petit tour

     

    Un petit tour

     

    Il faudra revenir plus tard pour déguster les fraises.

     

    Un petit tour

     

    Connaissez-vous la lathrée clandestine ? C'est une drôle de plante sans feuillage et sans chlorophylle. Elle vit sur les racines des arbres qui lui plaisent.

     

    Nous avons longé le pré où une copine a planté une bonne douzaine d'arbres fruitiers. Dans quelques années elle fera de belles récoltes : humidité du sol et bon ensoleillement vont aider à la production de beaux fruits.

     

    Un petit tour

     

    Un petit tour

     

    Nous sommes passés par le charmant village de Vizos :

     

    Un petit tour

     

     

    Un petit tour

     

    La commune a installé de jolies plaques avec les noms des rues et les numéros des maisons.

     

    Un petit tour

     

    Il y a de jolis, et moins jolis, toits.

     

    Un petit tour

     

    En montant nous avons dit un petit bonjour à Miss Gravette (l'ancienne championne de 32 ans, que je vous avais montrée ici), et à ses trois voisins :

     

    Un petit tour

     

    Un petit tour

     

    Ânes photographiés en décembre. Depuis la nature a un peu reverdi.

     

    En descendant, en contrebas du chemin, il y avait un autre habitant des bois :

     

    Un petit tour

     

    Il était très occupé et n'a pas daigné lever le nez vers nous.

    Nous nous répétons que nous avons de la chance de vivre dans un si beau pays. À ma vitesse de tortue, je peux voir tout ça en une heure. Nous continuons à vivre en sauvages, nous ne voyons plus nos copains, nous faisons tout pour que le virus ne passe pas par nous.

    Je vous souhaite une bonne fin de weekend.

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    Nous paysans

     

    L'hiver va s'achever, les hellébores sont arrivées. Mais notre vie est encore entravée, donc soirées TV.

    Depuis quelques jours, on nous propose des émissions sur notre alimentation et les cultivateurs. Il y a eu le documentaire "Nous paysans" que j'ai déjà cité, et un autre soir un téléfilm sur Emmanuel Giboulot. Sa vie personnelle est romancée dans "Intraitable", mais l'histoire professionnelle est réelle.

    J'avais déjà parlé de ce viticulteur très attaché à la culture biologique, en 2013 quand il avait été condamné, puis en décembre 2014 quand il avait été relaxé. Je constatais que ce "fait divers" n'avait pas fait les gros titres des médias, et pourtant je trouve remarquable qu'il faille aller au tribunal, jusqu’en appel, pour dénoncer les dérives du système.

    Un autre soir, c'était "La ferme préférée des français" que nous n'avons regardé que partiellement, ce que je regrette, puis un documentaire sur les ravages du transport de l'électricité :

     

     

     

     

    Mondialisation, productivité à tout prix, mainmise de la finance, puissance des monopoles, cela semble désespérant...

    Mais, NOUS CONSOMMATEURS avons un pouvoir : celui de choisir en faisant nos achats.

     

    Nous paysans

                                                            L'Europe le 28 février 2021 dans ma vallée

     

    Tout le monde n'a pas une AMAP, mais tout le monde peut faire attention.

    - fruits et légumes locaux et de saison (pas de tomates en hiver, pas de champignons de Paris polonais, etc...)

    - œufs marqués zéro (très faciles à trouver) Tout savoir sur les mentions obligatoires.

    - viandes et volailles en circuit court ( chez un bon boucher, ou même chez Point Vert ou certains supermarchés par exemple). En manger moins, mais de bonne qualité.

    - lire les étiquettes et fuir les produits transformés pleins d'additifs : vous avez remarqué que je ne suis pas la seule à me méfier de l'agro-alimentaire. Liebig, Herta, Carrefour et les autres ne cessent de se vanter d'avoir enlevé plein de produits chimiques de leurs préparations... Donc, on peut faire SANS. Alors pourquoi, des décennies durant y avoir ajouté tous ces trucs inutiles ?

    Et si la France recultivait pour de bon son sarrasin, ses cornichons, sa moutarde, et autres productions abandonnées au nom de la rentabilité ?

     

     

     

    Nous paysans

     

    J'avais oublié de vous montrer LE coing de mon jardin, pas mûr à l’automne, et retrouvé dans l'herbe, dévoré par diverses bestioles après l'hiver.

     

    Nous paysans

     

     Voilà une scène du spectacle de mon jardin. Quand je vous dis que c'est désolant après la neige ! Il y a du boulot pour arranger tout ça.

    Mais il y a les crocus qui se sont semés dans tout le jardin :

     

    Nous paysans

     

     Sur mon balcon l'herbe s'est installée :

     

    Nous paysans

    Hier, j'ai trouvé le remède : une collection de mini outils trop mimis .

     

    Vous n'êtes pas joueuses en ce moment,(seule Nini a tenté la dernière fois) mais tant pis, j'insiste. Cékoissa ? Je l'ai acheté l'été dernier, sur un marché d'artisans, quand on avait eu une petite liberté conditionnelle. Un indice : c'est un objet utile, ça mesure 12,5cm et le trou peut avoir plusieurs dimensions.

     

    Nous paysans

     

    La réponse est ici.

     

    Cet après-midi nous allons travailler au jardin. Allons, courage !

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    La fin de l'hiver approche, il n'y aura plus de grands froids, alors nous sommes montés au village là-haut. Pendant que l'Ours s'occupait des histoires de robinets et de tuyaux dans la maison, j'ai fait un premier petit nettoyage du jardin. Chaque printemps, c'est la même chose : je trouve un spectacle déprimant.

    À l'automne, je laisse beaucoup de feuillages (et d'herbe) car ça me fait mal de trop ratiboiser avant la neige. Hélas, au printemps, c'est toujours très très moche. Je sais que nous ne sommes qu'en février et que le "après la neige" n'est pas encore là. Je vous en parlais ici. Vous avez vu ? Depuis, j'ai agrandi mes photos, et parfois amélioré leur qualité.

    Hier, munie de mes outils et seulement de mon téléphone, j'ai vu quelques promesses de fleurs.

     

    Premier nettoyage

     

    LE pied de primevères roses.

     

     

    Premier nettoyage

     

    LA première violette, perdue dans un océan de feuillage.

     

     

    Premier nettoyage

     

    UNE fleurette toute floue de daphné

     

    Premier nettoyage

     

     

     

     

    Ce pied de daphné, venu directement de la montagne, contient à lui tout seul beaucoup de fleurs. mais elles sont vertes, et plutôt sous le feuillage.

     

    Et elles penchent vers le bas !

     

     

    Ce n'est vraiment pas spectaculaire.

     

    J'ai également vu 3 perce neige et quelques pâquerettes.

     

     

     

     

     

     

    Mais surtout, j'ai pu me réjouir de voir plein de bourgeons partout, surtout sur nos arbustes plantés ou transplantés l'été dernier. Vivement le mois de juin !

    Je n'en peux plus de voir mon jardin disparaître et souffrir pendant des mois. Je voudrais vraiment qu'on en finisse : je désire vendre ce petit coin de paradis, et acheter une maison avec jardin dans un lieu plus clément, sauf que l'Ours n'est pas prêt à partir...

     

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    Depuis que nous sommes remontés dans notre montagne, le temps n'est pas sympa. Ça a commencé par trois jours de soleil bien arrosés en fin d'après-midi. Gros orages, et parfois grêle (et pluie sur les vitres) :

     

    Temps pourri

     

    Devinez-vous de quoi il s'agit là-dessous ?

     

    Temps pourri

     

    Mon gros sel était trop humide. J'ai sorti le pot pour le faire sécher au soleil. Et l'ai oublié lorsque la pluie arriva... Le lendemain, il a fallu que j'étale le sel dans une assiette, que je le remette à sécher au soleil, at que j'utilise l'entonnoir à confiture (cadeau d'amis) pour verser de l'assiette au pot.

    Depuis cet épisode soleil/orages, nous n'avons plus vu le ciel. Nous vivons dans les nuages. En plaine, il y a du brouillard qui vient du sol, en montagne, c'est les nuages qui viennent du ciel.

    Confinement, vie chamboulée, hier nous sommes enfin allées aux Gloriettes avec notre petite-fille (la plus grande, de retour de Guadeloupe). Temps exécrable, brouillard et humidité :

     

    Temps pourri

    Derrière ce lis martagon, il y a le lac qui sait parfois être si beau.

    L'Ours a tout de même, à contrecœur, photographié quelques détails.

    Temps pourri

     

    Vous voyez les gouttes au bout des boutons ? Gouttes d'humidité, pas de pluie.

     

    Temps pourri

     

     

    Avec mon petit APN, je n'ai pas pu résister devant ce tapis d'arnica. Je crois que c'est la première fois que je les vois tous fleuris en même temps. Mais luminosité absente.

    Temps pourri

     

     

    Regardez bien ce rhinanthe crête de coq : je vois plutôt une couvée de poussins

     

    Temps pourri

     

     

    Les grandes astrances commençaient juste à fleurir. Je trouve ces fleur très élégantes, mais le soleil leur réussit mieux que la brume qui mouille :

     

    Temps pourri

     

     

    Dans toute cette humidité, nous avons tout de même vu un papillon complètement figé :

    Temps pourri

     

     

    Et aussi une araignée, qui s’était précipitée sur mon anorak le temps que j'enfile un pull :

     

    Temps pourri

     

    Ce joli vallon que j'aime tant quand il est fleuri n'a pas été aussi agréable à monter qu'en temps normal :

     

    Temps pourri

     

    Les gros coussins verts sont des saxifrages des ruisseaux (saxifraga azinoides) qui vont fleurir jaune, le torrent sera tout illuminé. En même temps, il y aura les grassettes violettes.

     

    Pour finir, le lac des Gloriettes une autre année. Il est peut-être comme ça aujourd'hui, car il fait enfin grand bleu, et le vilain nuage a disparu. Journée jardinage en perspective.

     

    Temps pourri

     

    Pour revoir mes balades anciennes, tapez sur Gloriettes dans les tags colonne de droite.

    Je vous souhaite une bonne journée.

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    Je présente mes excuses les plus sincères à Marithé : comment ai-je pu "zapper" qu'elle avait donné la bonne réponse pour le lupin mystérieux ? Je crois que mon cerveau a lui aussi besoin de repos... Après deux mois de confinement, tout mon organisme est dépassé par cette agitation devenue inhabituelle.

    Notre jardin, bien que friche (ou grâce à son état de friche) est en pleine santé, et nous oblige à couper et arracher à longueur de journée. Mes mains et mes bras, ainsi que le dos de l'Ours, n'en peuvent plus. Nous venons de nous offrir deux jours de repos total.

     

    Histoires de santé

     

    Pour l'exemple, regardez ce lupin spontané qui a échappé à la tondeuse. Un jour il faudra libérer l'espace et se bagarrer avec ses énormes racines.

     

     

     

    Histoires de santé

     

     

    Ces ancolies et fougères sont, elles-aussi, venues toutes seules dans l'escalier. De temps en temps il faut faire un peu de vide là-dedans.

     

    Histoires de santé 

     

    Les pavots ne fleurissent toujours pas, mais les boutons sont énormes.

     

     

    Histoires de santé

     

    L'Ours a fait un trou pour planter un arbuste acheté au Marché aux fleurs d'Argelès-Gazost, qui a pu avoir lieu le 17 mai malgré des conditions particulières.

    J'ai craqué sur ce cornus Kousa chinensis, autrement dit cornouiller à fleurs ou arbre aux fraises.

     

     

    Histoires de santé

     

    L'ours a encore fait une pause-photo et a ramené plein d'insectes :

     

    Histoires de santé

     

     

    Histoires de santé

     

     

    Histoires de santé

     

     

    Histoires de santé

     

     

    Histoires de santé

     

    Histoires de santé

     

    En titre, je disais "Histoires de santé" car il n'y a pas que la bonne santé de notre jardin. Il y a les soucis divers de notre petite-fille. Je vous ai dit qu'elle était infirmière et que, pour "voir du pays" elle était partie travailler six mois en Guadeloupe, de novembre à avril.

    À peine arrivée là-bas, une pancréatite l'a mise KO, pourtant les ti-punchs n'avaient pas eu le temps de la rendre malade ! Pas de chance.

    Puis le fichu virus est arrivé, et ceux qui, comme elle, devaient repartir ont été prévenus qu'ils allaient rester un mois de plus. On ne casse pas les équipes en pleine crise ! Blocage des avions, sa mère et sa sœur n'ont pas pu partir le 19 mars pour aller la voir, et elle n'a pas pu prendre de vacances à Cuba avant son départ. Pénurie de matériel à l'hôpital (elle avait droit à deux masques par jour, aux urgences ! ! !), tests négatifs sur des patients qui pourtant mouraient avec tous les symptômes (et pas d'autres maladies expliquant leurs décès), inquiétude et ouf ! billet de retour pour le 2 juin, reporté au 3 par Air France (qui est la seule compagnie autorisée à se poser à Paris), puis horaire changé (pas d'avion pour Bordeaux, elle risque rater son train).

    Et le 29 mai elle nous annonce qu'elle a la dengue ! Mais pas sûre, personne ne sait plus rien.

    Croyez-vous qu'elle aura droit à la fameuse prime de 1 000€ promise aux soignants ? Juste une partie, car cette prime est calculée d'après les scanners et les tests ! En Guadeloupe, l'ARS n'a compté que les tests, et comme ils étaient faux, juste une petite récompense pour les soignants !

    Quand elle sera enfin arrivée, nous irons l'applaudir sur son nouveau lieu de vie au Pays Basque. On va profiter du déconfinement pour dépasser les 100km.

     

     

     

     

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