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    La semaine dernière, comme prévu, l'Ours et nos amis ont continué leur traversée des Pyrénées par le GR10. (voir les épisodes précédents en cliquant ici)

    Ces trois jours de marche m'ont semblé moins exotiques que les fois précédentes car, étant près de chez nous, nous avons passé toutes nos nuits à la maison. J'ai connu mon village grâce à leurs parents, je n'ose même pas vous dire en quelle année.... Ils étaient contents de revenir sur les lieux de leur jeunesse, et ça nous a évité de faire et défaire nos sacs chaque jour.

    Le temps était maussade et ne m'incitait pas à faire des photos. Par chance, les marcheurs étaient en général au dessus des nuages, et nous n'avons pas eu de pluie.

    Le premier jour, nous les avons posés dans le cadre enchanteur du lac d'Estaing. Ça serait dommage de ne pas vous le montrer, mais j'ai beau chercher, je ne trouve pas de photos dans mon ordi. Je viens d'en voler une sur le site de l'office de tourisme de Lourdes, mais je n'arrive pas à la mettre au bon format sans l'abîmer.

     

    LAC D'ESTAING

    Pendant que nos marcheurs montaient vers le le col et le lac d'Ilhéou, Soazick et moi avons flâné à Argelès-Gazost.

    L'après-midi, nous avons attendu au dessus de Cauterets, à l'endroit où le chemin croise la route, au pied du Cambasque. Nous transportions leurs vêtements de rechange, car nous voulions qu'ils soient présentables pour aller au Fond du gosier.

    Repas délicieux comme d'habitude, mais si animé que de photos point. Je regrette surtout pour le dessert. Imaginez une très jolie couronne de fraises, avec au centre un coulis de framboises, et pour couronner le tout un sorbet à l'avocat : aussi bon que beau. Samedi et dimanche, Benoît nous avait déjà épatés avec un sorbet à la fraise, et un autre à la rhubarbe pour lequel j'ai complètement craqué. Il faut dire qu'il vient de s’acheter une super sorbetière de pro qui fait des merveilles. Cet appareil associé à ses bonnes idées, régal assuré.

    Le lendemain, nous sommes remontés à Cauterets, avons posé les hommes, et passé un moment dans la ville :

    D'Azun en Pays Toy

     

    D'Azun en Pays Toy

     

    Cette place a été rénovée récemment, et l'architecture thermale est bien mise en valeur. Regardez comme les nuages sont bas.

     

    D'Azun en Pays Toy

     

    D'Azun en Pays Toy

     

    Nous avons pique-niqué et flemmardé, au bord d'un torrent, mais quelques nuages coquins se faufilaient entre le soleil et nous.

     

    Le deuxième jour, nous sommes montées à la station de ski de Luz-Ardiden. Là encore les nuages étaient bien bas

     

    D'Azun en Pays Toy

     

    La mer cotonneuse cachait la vallée, autant à droite qu'à gauche.

    D'Azun en Pays Toy

     

    Nous avons retrouvé nos hommes un peu plus bas au très joli village de Grust. Ma dernière photo a été faite le matin du troisième jour, au moment du départ de la troisième étape. Vous pouvez constater que, quand on est en fond de vallée par temps couvert, si il ne pleut pas, il ne faut pas hésiter à monter : on a de grandes chances de trouver le soleil.

    D'Azun en Pays Toy

     

    La preuve avec les deux photos suivantes, prises hier matin depuis la maison :

     

    Du Val d'Azun au Pays Toy

    nuages en bas sur la vallée du côté gauche

     

    Du Val d'Azun au Pays Toy

    grand bleu en haut du côté droit où l'Ours est parti en rando.

     

    Il y a quelques jours, les copains qui habitent en bas voulaient annuler une balade qui était prévue. Ils ont bien fait d'en parler à l'Ours, car voilà ce qui les attendait :

    Du Val d'Azun au Pays Toy

    Ils étaient sur ce qui s'appelle "la montagne fleurie", et c'est fin juin qu'il faut y monter, on y voit de nouvelles fleurs à chaque pas. J'ai de quoi vous faire un autre sujet sur les fleurs sauvages.

     

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    Quand j'habitais Bordeaux, j'allais parfois dans les Pyrénées, et j'avais un mal fou à me souvenir des noms des vallées dans l'ordre. À force d'accompagner nos marcheurs sur le GR10, je vais finir par toutes les connaître par cœur.

    En octobre, nous avons retrouvé le chemin où nous nous étions arrêtés en juin : au pont de Goua près de Gabas, en vallée d'Ossau. Pour moi, ce n'était au Pont de Goua mais "au fond des bois" car on y accède par un chemin presque invisible depuis la route, caché dans la forêt, et complètement défoncé. En juin, nous avions failli ne pas le trouver.

    D'Ossau en Azun en octobre

    Nous allons d'ouest en est, par la montagne pour les hommes, par les routes pour les filles.

     

    C'était il y a plus de deux mois, et j'ai pris du plaisir à me replonger dans mes photos d'automne. C'est plus agréable que mon hiver actuel : nous n'avons plus les jolies couleurs, et la neige n'est pas vraiment arrivée.

     Pendant ces quelques jours, le ciel était très moyen, et nous nous demandions le temps qu'il faisait sur le chemin, car nous étions souvent dans ou sous les nuages.

    En voiture, nous sommes passés et repassés par Laruns, une agréable petite ville au pied de la route de l'Aubisque. Il faut savoir partager la route, car là-bas on rencontre autant de troupeaux que chez moi :

     

    D'Aspe en Azun en octobre

    Nous avons aussi traversé les Eaux-chaudes et les Eaux-bonnes : vous avez deviné que ce sont des stations thermales. C'était un peu triste en cette fin de saison, mais j'imagine que ce sont de petits paradis en été.

     

    La première étape des marcheurs finissait à Gourette.

    D'Aspe en Azun en octobre

    Derrière nous, les couleurs d'automne et des râteliers à neige.

     

    D'Aspe en Azun en octobre

    Vous voyez la folie humaine ? On crée de toutes pièces une station de ski dans un site avalancheux, et ensuite on est obligé de la protéger.

    La marche de nos hommes fut beaucoup plus longue que prévue, nous avons eu tout loisir pour regarder les nuages, et parfois quelques sommets. Nous avons attendu jusqu'à la tombée de la nuit, et la température a baissé jusqu'à 6°. Il n'y avait pas âme qui vive, pas un bistrot ouvert, et le temps nous a semblé bien bien long :

    D'Aspe en Azun en octobre

     

    D'Aspe en Azun en octobre

     

    Un jour, nous sommes allées jusqu'à Oloron Sainte Marie. J'ai eu la surprise de me retrouver, par hasard, devant l'église et le presbytère où j'avais passé une journée lors du tournage de "Désobéir" .

    Vallée d'Aspe

    La rue un jour normal d'automne 2015, ci-dessous la même "maquillée" façon juin 1940.

    Vallée d'Aspe

     

    L'église, qui nous servit de garde-manger le jour du tournage, s'appelle  Sainte-Croix et elle mérite d'être visitée :

    D'Aspe en Azun en octobre

    J'ai vu là un beau motif de patchwork !

     

    D'Aspe en Azun en octobre

    La coupole d'inspiration mozárabe.

     

    D'Aspe vers Azun en octobre

    De riches décors et des vitraux.

     Il a fallu quitter le Béarn et franchir le col d'Aubisque. Alors là, c'est de la montagne ! Route réglementée, étroite, impossible de s'arrêter, et de plus dans les nuages et le brouillard. Au col, il y avait plein de chasseurs qui attendaient les palombes.

    Nous ne voyions même pas les postes de tir, nous entendions seulement les cris des oiseaux et ceux de déception (qui nous réjouissaient) des hommes :

     

    D'Aspe vers Azun en octobre

     

    Les chasseurs ne pouvaient pas tirer car ils voyaient ça :

    D'Aspe vers Azun en octobre

     

    En descendant l'Aubisque, croisement avec la vallée de Ferrières, et on quitte l'Aquitaine. Montée vers le col du Soulor.

    D'Aspe vers Azun en octobre

     

    Et arrivée à Arrens-Marsous dans le Val d'Azun.

    D'Aspe vers Azun en octobre

     Il y a beaucoup à dire sur le Val d'Azun. On verra ça un peu mieux à la prochaine étape. Juin 2016 ? Ça dépendra du temps, car si il reste trop de neige, certains passages du GR10 ne seront pas praticables. Jamais contents ces humains du XXIème siècle : il leur faut la neige juste où il faut, juste au moment où ils veulent !

     

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    Je reviens sur une balade du mois de juin, pour vous montrer les Pyrénées "dans l'ordre".

    Je vais vous faire une confidence : je suis tellement imperméable à la logique informatique que je cherche  (mollement) depuis des semaines comment créer une nouvelle rubrique : je voudrais ranger tout ce qui concerne le GR10 dans une rubrique 'GR10". Normal, simple et évident, mais..."j'voudrais bien, mais j'peux point". Et pourtant, j'ai créé et organisé mon blog toute seule, et je suis désespérée de constater que suis parfois incapable de refaire les choses que j'ai déjà réussi à faire auparavant.

     

    L'Ours et nos amis ont fait quelques étapes du GR10. Ce chemin qui va de l'Atlantique à la Méditerranée fait rêver de nombreux marcheurs. Avec moi comme guide, vous ne verrez, pour plusieurs raisons, que les endroits accessibles en voiture : Soazick et moi ne sommes pas de grandes marcheuses, ce qui arrange bien nos hommes, car nous sommes des accompagnatrices chargées des voitures.

    Nous étions dans la vallée d'Aspe et en avons profité pour visiter de très jolis villages.

    Tout d'abord Aydius, tout mignon, accroché à la montagne, et très joliment décoré :

    Vallée d'Aspe

    Vallée d'Aspe

    Vallée d'Aspe

    Des fleurs partout

     

    Vallée d'Aspe

    Vallée d'Aspe

    Des chats pas stressés

     

    Vallée d'Aspe

     De jolies pancartes "made in Aydius".

     

    Nous avons repris la petite route et admiré en passant cette jolie cascade :

    Vallée d'Aspe

     

     

    Nous avons continué par Osse en Aspe. je comptais voir une amie, mais pas de chance ! Elle est toujours chez elle, sauf ce jour-là où elle était partie à un enterrement à Bayonne. Nous avons pique-niqué près du joli lavoir :

     

    Vallée d'Aspe

     

     

    Vallée d'Aspe

     

    Les deux soirs suivants, nous étions à Borce. Nous avons eu un hébergement particulièrement recommandable à l'Espiatet. J'en ai déjà parlé ici.

    Le village de Borce mérite bien une visite, car il est plein de belles vieilles pierres :

    Vallée d'Aspe

    Vallée d'Aspe

     

     

     Vallée d'Aspe

     

    Vallée d'Aspe

    On se demande comment un si petit village, qui compte maintenant 150 habitants, mais qui en avait plus de 800 il y a 200 ans, peut abriter un si beau patrimoine bâti. Je n'ai pas joué à l'historienne, mais je chercherai plus tard. 

    La prochaine fois, nous quitterons les Pyrénées atlantiques pour les Hautes Pyrénées. Notre "passage de frontière" a eu lieu en octobre. Les photos sont triées, je vous montre ça bientôt. Les paysages sont assez ressemblants, et pourtant...nous ne serons pas dans la même région.

    Depuis le début de cette traversée des Pyrénées, nous étions en Aquitaine. Nous serons bientôt en Midi-Pyrénées, pas pour longtemps, car les dirigeants de la France nous remodèlent les régions. Nous ne savons même pas où nous habitons, car  notre nouvelle région est tellement grande (celle qui comprend le plus grand nombre de départements) que les futurs élus devront en débattre. Occitanie ? Ainsi, toute la fin de la traversée se passera dans la même région, administrativement parlant, car, du côté paysages, rien à voir entre le Val d'Azun et les Albères.

     

    Petit ajout : vous avez compati à mes petits soucis techniques. Cela m'a motivée à faire un effort. J'ai fait des essais "sérieux" et j'ai réussi à créer ma nouvelle rubrique "Mes sorties : GR10).

     

     

     

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    Je vous ai déjà dit que je n'étais pas chez moi en juin.

    Entre autres, j'ai joué l'"accompagnatrice de marcheurs" sur le GR10.

    Et je me dois de partager une super bonne adresse : "l'Espiatet" à Borce en vallée d'Aspe.

    Je vous présente un peu la vallée d'Aspe : une très jolie vallée des Pyrénées Atlantiques, pas loin du Pays Basque, qui va d'Oloron Ste Marie, dans les environs de Pau jusqu'au col du Somport à la frontière espagnole. Elle longe, est-il besoin de préciser, le Gave d'Aspe.

    Nous devions passer deux nuits à Borce. Pierrick, notre ami qui s'est chargé des réservations n'a pas pu nous loger tous les cinq pour les deux nuits au même endroit. Quelle chance ! Sans cela, nous n'aurions peut-être jamais connu Céline COUSTET et sa maison exceptionnelle. Tout est beau ou bien :

    l'accueil

    le cadre

    les grandes chambres d'hôtes avec salles d'eau et wc séparés

    les repas de la table d'hôtes (mmm ! le bon confit de porc maison avec ses légumes du jardin !)

    les prix.

    Je ne vous dis pas seulement d'y aller si vous passez par là : je vous conseille très vivement de vous organiser pour faire un petit voyage et de passer quelques jours dans ce paradis. Le calme est assuré (silence juste troublé par l'âne),

     

    Une bonne adresse

     

    la vue exceptionnelle,

    Une bonne adresse

    Une bonne adresse

    la maison plus qu'accueillante : grand séjour, salon, jardin fleuri, grandes chambres, rien ne manque.

    À nous, il ne manquait que le temps et nous nous sommes promis de revenir plus longuement.

    Nous avons passé notre autre nuit dans d'autres chambre d'hôtes atypiques ( comme disent les agents immobiliers en parlant d'une maison trop bizarre, voire invendable)... sans commentaires.

    Ne vous trompez pas, allez à l'Espiatet : en arrivant au village de Borce, il suffit de suivre les flèches et de prendre la route qui monte, qui monte jusqu'à un jardin plein de fleurs (le talus recouvert de valérianes était éblouissant en juin). Je n'ai pas fait beaucoup de photos : cliquez sur le lien, ça vous donnera envie.

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    Je retrouve mon ordi après quelques jours loin de la civilisation.

    J'étais au Pays Basque, pas sur la côte mais dans les montagnes, loin des grands axes, où ni les portables, ni les GPS ne fonctionnent. Cela ne m'a pas dérangée car je téléphone assez peu, et je voyage grâce à mes vieilles cartes Michelin ou IGN.

    L'Ours et deux amis faisaient un morceau de GR10, une amie (amie depuis toujours, car nos pères étaient copains de lycée) et moi avons fait du tourisme, bien mérité car nous nous étions chargées de toute l'intendance pour ces messieurs.

    Le matin, nous laissions une voiture à l'endroit de leur arrivée, nous posions nos hommes au départ de l'étape du jour, et nous allions vivre notre vie.

    Les hommes sur le sentier     

    Les vilains "cabanons" sont les postes de tir pour l'observation et la chasse à la palombe. Rassurez-vous : il en passe beaucoup, mais ils en tuent peu.

     

    Voilà un aperçu des paysages :

     

     

    Pas beaucoup de photos, car nous étions très occupées à papoter, le ciel n'était pas toujours sympa et mon APN faisait des caprices.

    Nous sommes allées faire un tour en Espagne. Départ par le Port de Larrau, retour par la Pierre St Martin.

    En suivant la route Pax Avant, nous avons visité les villages de Roncal et Ibaza. Architecture très dépaysante, et pourtant nous étions tout près de la France, et les deux régions voisines,  Barétous et Navarre, sont amies depuis le traité de 1375.

    J'ai admiré les bâtiments, très grands, mais souvent en mauvais état, les pavages des rues et les parvis des églises :

     

    Clic pour agrandir         

     

    Et aussi ces plaques d’égout (pour Macha qui voit des mandalas dans tous les cercles) :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Dans une petite friche, ce papillon a bien voulu poser.

     

    Cette traversée des Pyrénées a débuté à Hendaye voilà déjà un bon moment, à raison de 2 ou 3 jours par an. À ce train là, nous commençons à envisager de sabler le champagne sur la Méditerranée en faisant une grande fête, bien méritée, avec tous nos enfants, petits enfants et nos arrière petits enfants à venir. Étant donné nos âges, il est question de faire une nouvelle portion en octobre prochain, pour éviter de finir à 90 ans !

     

     

     

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