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    En mars 2015, Pascale m'avait offert une touffe d'ail des ours.

    Je l'avais partagée en deux pour faire des essais de culture dans deux endroits différents, dans mon jardin à 1250m d'ltitude. Pari réussi.

     

    Ail des ours

    Ail des ours

    Mes deux parties ont pris, mais ma production est encore bien petite. (vous avez remarqué que mon jardin est très "nature").

    Le feuillage sortant de terre peut être confondu avec celui du muguet. Mais la texture et surtout l'odeur ne trompent pas.

    Et il y a deux jours, chance : des copines m'ont emmenée dans la vraie nature, à 660m d'altitude, où j'en ai pris plein les yeux, plein le nez, et plein le sac.

     

     

    Ail des ours

     

    Il pleuvait, mais tant pis, c'était "trop" bien.

     Ail des ours

     

     

    Ail des ours

     

    Dès le soir, j'ai fait mon premier essai : quelques poignées de feuilles, une poignée de noix de cajou, quelques grains de sel et de l'huile d'olives dans un mixer. Le bonheur !

     

    J'ai vite cuit quelques pâtes et voilà :

     

    Ail des ours

     

    Aujourd'hui, j'ai préparé tout le reste : lavage, essorage, mixage et mise en pots. J'ai recouvert la surface de chaque bocal avec de l'huile d’olives, et c'est fini.

    Une jolie purée verte, conservée au frigo, qui me servira pour d'autres pâtes ou pour parfumer des toasts.

     

    Ail des ours

     

    L'an dernier j'avais testé le pesto de berce. On peut en faire avec plein d'autres herbes sauvages : je sens que je deviens accro.

    Dans le vrai pesto, il faut aussi du parmesan. Sur le net vous trouverez des tas de recettes. Moi, j'ai fait un peu au hasard.

     

     

     

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    J'avais imaginé que le printemps était là...

    Encore une fois j'ai rêvé...

     

    Encore et encore

     

    J'avais réussi à étendre ma première lessive au jardin le 29 mars.

     

    Le jour-même, j'avais pu aller jusqu’au fond du jardin en pantoufles, en ne marchant que sur l'herbe, car ça fondait bien :

     

     

    Encore et encore

     

    Je m'étais réjouie de voir les premières pousses de pivoines :

     

    Encore et encore

     

    Le jardin reverdissait, les lupins et pavots commençaient à pointer leur feuillage, je trépignais.

     

    Mais hier, revoilà la neige :

     

    Encore et encore

     

    Il n'y en avait pas beaucoup, et elle fondait dès que le soleil la touchait.

     

    Encore et encore

     

    Encore et encore

     

    Mes petites jonquilles (mises en barquette pour les voir depuis la maison, après leur hiver passé au fond du jardin) n'avaient pas souffert.

    Mais... ce matin :

     

    Encore et encore

     

    Encore et encore

     

     

     

    Les boutons de lilas, déjà bien avancés, mais chapeautés.

     

    D'habitude, ils résistent bien à cette neige de printemps qui fond vite.

     

     

     

     

     

     

     

    Et là, mon aucuba avant et après secouage. Ouf, pas cassé !

     

    Encore et encore

     

    Encore et encore

     

    Jonquilles et crocus disparus.

    Je déteste le mois d'Avril, c'est presque tous les ans la même chose.

     

     

     

     

     

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    Depuis quelques jours, je vois à la TV des pubs de la marque Godin. Et je me dis qu'il faut que je continue mon récit de voyage dans l’Aisne.

    Nos amis nous ont conduits à Guise (prononcer GU-ISE) pour visiter un endroit incroyable, que nous avons vraiment beaucoup apprécié.

    Charles Godin (né en 1817), chef d'une très belle entreprise qui fabriquait déjà des poêles et des cuisinières, a voulu que ses employés profitent du progrès et de conditions de vie décentes, dès le XIX° siècle. Il voyait que leurs logements étaient misérables et leurs habitations insalubres, et il avait la solution.

    Il a fait construire, entre 1859 et 1884, cet immense bâtiment nommé Le Familistère en s'inspirant des travaux de Charles Fourier (mort en 1830) qui rêvait d'un lieu de vie nommé phalanstère. J'en avais entendu parler dans mon enfance, sans savoir où ça se trouvait, et l'idée était tout à fait à mon goût, car j'avais toujours vécu seule avec mes parents sans voisins ni copains proches.

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

    Le bâtiment des logements, dit le "palais social".

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

    Les habitations sont toutes traversantes : des fenêtres sur l'extérieur, pour que tout le monde profite des bienfaits de la lumière naturelle, et les entrées donnant sur des coursives articulées autour de la "place centrale". Les appartements sont "simple" ou double" selon la taille de la famille locataire.

    Une immense verrière éclaire l'ensemble et permet une vie de village animée par des rencontres et des fêtes.

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

     

    La mosaïque du   sol de cet espace est magnifique.

     

     

    Un escalier dans chaque angle, et l'eau ainsi que des cabinets d'aisance à tous les étages. Ici, des explications sur la conception et la construction du bâtiment.

     

     

     

     

     

    Et voilà la "Tour de la propreté" qui recèle des merveilles pour l'époque.

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

     

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)Le Familistère (l'Aisne 2)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vous imaginez ? Avant 1900, de l'eau chaude au robinet et une piscine à fond mobile ?

     

     

     

    Ci dessous, c'est le fond de la piscine, avec les plages sur les côtés.

     

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

    Une photo de vieille photo, c'est pas très beau. C'est juste pour imaginer...

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

    Dire que j'ai accompagné ma grand mère au lavoir dans les années 1960, presque un siècle plus tard...

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

    Le sol, d'origine, dans un des appartements. Une partie de cet ensemble est devenue musée, mais un bon nombre d'appartements est toujours habité par les descendants des premiers sociétaires.

     

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

    Le théâtre, toujours utilisé par la commune, ainsi que l'école.

    Il y a aussi les économats, et tout ce qui est nécessaire à la vie moderne. D'ailleurs, pour un prix très modique, nous avons mangé sur place, dans un de ces bâtiments annexes.

     

    Nous étions chez un fabricant d'appareils de chauffage, et nous en avons vu quelques uns au fil des salles, dont certains très mignons.

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

     Dans le courant du Fouriérisme, plein d'expériences plus ou moins idéalistes ont été menées. Cette carte les situant est exposée au Familistère :

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

    Pour des raisons qui nous échappent, le nord est en bas et le sud en haut. Vous voyez l'Espagne en haut à droite. Je vous en agrandis une partie à l'endroit, mais c'est les écritures qui sont à l'envers :

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

     En me servant de la carte, j'ai pu trouver des renseignements (plus ou moins digestes) sur :

    Terre libérée à Luynes, L'Intégrale à Puch d'Agenais, la Colonie sociétaire de Cîteaux, l'essai d'Aiglemont, la Colonie sociétaire de Condé sur Vesgre, l'Expérience, l'Imprimerie de Boussac de Pierre LEROUX, etc...

    Une des dernières survivantes de ces expériences est la SCI de la Colonie sociétaire de Condé sur Vesgre.

    J'adore ces histoires d'utopies devenues réalités. C'est juste dommage que les idéalistes n'aient pas assez "cadré" leurs tentatives de vie ou de travail communautaire.

    Maintenant les SCOP sont au point pour la gestion des entreprises, au grand dam des capitalistes.

    Pour l'habitat, il y a de plus en plus de réalisations d'habitats partagés (ou groupé ou participatif). Chacun son petit chez soi, mais gros investissements en communauté : grande salle pour repas de groupes, chambres "d'amis", jardin, animations. Bien sûr, l'Ours étant bien un ours, il n'aimerait pas ça. mais moi, si.

    Inutile d'avoir tous une grande maison remplie occasionnellement, il vaut mieux partager.

     

     

     

     

     

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    Je vous ai déjà dit que mes parents étaient originaires de Haute-Vienne et que je me sens profondément limousine même si je n'ai jamais vécu là-bas.

    À Limoges, j'adorais accompagner ma grand-mère maternelle au marché de la place Marceau, où les paysans apportaient tous leurs bons produits.

    Mémé cuisinait beaucoup et on se régalait chez elle. Elle faisait des gâteaux et des tourtes qu'elle portait fréquemment à cuire chez le boulanger d'en face. Dans mes souvenirs il y a un truc qui amuse les "étrangers" : le gâteau de pommes de terre. Pas sucré, mais beau comme un dessert et délicieux.

     

    Souvenir du Limousin

     

    Ce n'est pas un chef d’œuvre, mais c'est le mien.

    J'avais essayé il y a quelques années, mais sans le coup de main de mémé, ce n'était pas terrible.

    Il y a quelque temps, à cause de cet hiver qui m'agaçait (c'est le printemps partout sauf chez moi), j'ai eu envie de retenter l'exercice. Mais là, j'ai fouillé sur le net, et j'ai trouvé Petite cuillère et charentaises qui m'a donné confiance.

    Elle confirme qu'il ne faut pas une pâte feuilletée comme on en voit trop souvent maintenant (la facilité du "tout fait"), mais une pâte briochée. Il faut aussi précuire un peu les pommes de terre, ce que j'avais omis la première fois.

    J'avais tous les ingrédients et une très forte envie, le temps me manquait, alors j'ai "bricolé" en vitesse une pâte un peu briochée sans lait et sans gluten, et....on s'est régalés !

     

    Souvenir du Limousin

     

    Ça avait un peu collé au plat et j'avais oublié la petite cheminée. Malgré tout, c'était plutôt réussi et je pourrai en refaire.

    Je vous ai montré la version "riche" avec viande, mais la version 100% pommes de terre existe, et c'est délicieux avec le bon assaisonnement.

    Je suis contente de revenir ainsi en enfance.

    J'ai trouvé une autre recette sur un site nommé "Chabatz d'entrar", d'après la formule rituelle, conservée en français pour accueillir nos hôtes : "finissez d'entrer". Cette recette me paraît très facile à réaliser, et comme la neige revient, je sens que ce plat nous ira bien. Je n'ai plus qu'à rechausser mes godillots pour aller acheter la chair à saucisses.

     

     

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    Quel drôle de mot, nouveau pour moi, mais très ancien dans les dictionnaires.

    Depuis quelques mois, une petite copine a ouvert une librairie pas loin de chez nous. L'Ours a entrepris de nous ruiner, car il lui commande tous les livres dont il a envie, et du coup moi aussi je m'en achète.

    Mon dernier, c'est celui-ci :

     

     

    Aboulie

     

    Le premier mot, c'est cette fameuse aboulie. Sur le moment j'ai cru que j'en étais atteinte (tout comme j'ai imaginé qu'on avait inventé le mot "procrastination" exprès pour moi). On se donne les bonnes raisons qu'on peut...

     

    Aboulie

    Ce mot est défini ainsi dans mon petit Larousse illustré de 1992.

     

    Mais dans le corps de l'article, on constate que c'est beaucoup plus grave que ce que je croyais. C'est la perte de TOUTE envie, n'avoir envie de RIEN. Et c'est vraiment dramatique.

    Moi, au contraire, j'ai envie de me promener, de manger des bonnes choses, de voir des gens, de profiter. Donc, je ne suis pas atteinte de cette maladie grave (voir sur le Net, on en parle abondamment).

    Il faut juste que je trouve le moyen d'aller au bout de mes idées. Les idées, elles, elles se bousculent : j'ai une kyrielle d'articles commencés, sur des sujets très variés, et il me manque juste le petit truc final pour que je clique sur "publier" au lieu de "enregistrer sans publier". Pourquoi ? Mes institutrices disaient que je manquais de persévérance. Nous étions trois élèves à nous partager toutes les premières places, et elles trouvaient que je n'en faisais pas assez... M'ont-elles marqué du symbole de fainéante ou m'ont-elles fait perdre toute confiance en moi ? Suis-je en train d'essayer de leur donner raison ?

    J'en reviens au livre du jour.

    Au hasard des pages, on trouve baler (danser au bal), jobarder, et un particulièrement étrange : kakemphaton. Il est bien joli celui-ci.

     Ce mot désigne une association de mots à l'assemblement vraiment raté, ou sonnant très mal.

    Il paraît que l'un des plus célèbres est l’œuvre tout à fait involontaire de Pierre Corneille, dans Polyeucte :

     

    Et le désir s'accroît quand l'effet se recule

    que l'on peut entendre ainsi :

    Elle désire sa croix quand les fesses reculent

     

    C'est pas mes profs de français qui m’auraient parlé de ça !

    Ce livre de Jean-Christophe TOMASI et François ROLLIN est très bien écrit, leurs commentaires sont un régal.

    Allez, en deux mots, un dernier sujet qui donne à réfléchir.

    La clérocratie est une forme de gouvernement dans lequel ceux qui représentent le peuple sont tirés au sort.Cela se faisait ainsi autrefois dans la démocratie athénienne.

    Et la kakistocratie ? c'est un gouvernement exercé par des personnes médiocres.

    Il y a aussi ce qui se passe en Ukraine actuellement, où le comédien Volodymyr Zelensky a fait un excellent score au premier tour. Si un chef d'état ne connaît rien à la politique, son bon sens ne vaut-il pas toutes les formations de l'ENA, s'il a des ministres compétents ? Quelqu'un proche du peuple n'est-il pas mieux armé qu'un chef d'état qui ne fréquente que les "élites" et n'entend ni ne comprend les citoyens ?

    Allez, je replonge dans mon livre pour trouver d'autres mots intéressants.

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