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    Depuis quelques jours, je vois à la TV des pubs de la marque Godin. Et je me dis qu'il faut que je continue mon récit de voyage dans l’Aisne.

    Nos amis nous ont conduits à Guise (prononcer GU-ISE) pour visiter un endroit incroyable, que nous avons vraiment beaucoup apprécié.

    Charles Godin (né en 1817), chef d'une très belle entreprise qui fabriquait déjà des poêles et des cuisinières, a voulu que ses employés profitent du progrès et de conditions de vie décentes, dès le XIX° siècle. Il voyait que leurs logements étaient misérables et leurs habitations insalubres, et il avait la solution.

    Il a fait construire, entre 1859 et 1884, cet immense bâtiment nommé Le Familistère en s'inspirant des travaux de Charles Fourier (mort en 1830) qui rêvait d'un lieu de vie nommé phalanstère. J'en avais entendu parler dans mon enfance, sans savoir où ça se trouvait, et l'idée était tout à fait à mon goût, car j'avais toujours vécu seule avec mes parents sans voisins ni copains proches.

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

    Le bâtiment des logements, dit le "palais social".

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

    Les habitations sont toutes traversantes : des fenêtres sur l'extérieur, pour que tout le monde profite des bienfaits de la lumière naturelle, et les entrées donnant sur des coursives articulées autour de la "place centrale". Les appartements sont "simple" ou double" selon la taille de la famille locataire.

    Une immense verrière éclaire l'ensemble et permet une vie de village animée par des rencontres et des fêtes.

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

     

    La mosaïque du   sol de cet espace est magnifique.

     

     

    Un escalier dans chaque angle, et l'eau ainsi que des cabinets d'aisance à tous les étages. Ici, des explications sur la conception et la construction du bâtiment.

     

     

     

     

     

    Et voilà la "Tour de la propreté" qui recèle des merveilles pour l'époque.

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

     

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)Le Familistère (l'Aisne 2)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vous imaginez ? Avant 1900, de l'eau chaude au robinet et une piscine à fond mobile ?

     

     

     

    Ci dessous, c'est le fond de la piscine, avec les plages sur les côtés.

     

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

    Une photo de vieille photo, c'est pas très beau. C'est juste pour imaginer...

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

    Dire que j'ai accompagné ma grand mère au lavoir dans les années 1960, presque un siècle plus tard...

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

    Le sol, d'origine, dans un des appartements. Une partie de cet ensemble est devenue musée, mais un bon nombre d'appartements est toujours habité par les descendants des premiers sociétaires.

     

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

    Le théâtre, toujours utilisé par la commune, ainsi que l'école.

    Il y a aussi les économats, et tout ce qui est nécessaire à la vie moderne. D'ailleurs, pour un prix très modique, nous avons mangé sur place, dans un de ces bâtiments annexes.

     

    Nous étions chez un fabricant d'appareils de chauffage, et nous en avons vu quelques uns au fil des salles, dont certains très mignons.

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

     Dans le courant du Fouriérisme, plein d'expériences plus ou moins idéalistes ont été menées. Cette carte les situant est exposée au Familistère :

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

    Pour des raisons qui nous échappent, le nord est en bas et le sud en haut. Vous voyez l'Espagne en haut à droite. Je vous en agrandis une partie à l'endroit, mais c'est les écritures qui sont à l'envers :

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

     En me servant de la carte, j'ai pu trouver des renseignements (plus ou moins digestes) sur :

    Terre libérée à Luynes, L'Intégrale à Puch d'Agenais, la Colonie sociétaire de Cîteaux, l'essai d'Aiglemont, la Colonie sociétaire de Condé sur Vesgre, l'Expérience, l'Imprimerie de Boussac de Pierre LEROUX, etc...

    Une des dernières survivantes de ces expériences est la SCI de la Colonie sociétaire de Condé sur Vesgre.

    J'adore ces histoires d'utopies devenues réalités. C'est juste dommage que les idéalistes n'aient pas assez "cadré" leurs tentatives de vie ou de travail communautaire.

    Maintenant les SCOP sont au point pour la gestion des entreprises, au grand dam des capitalistes.

    Pour l'habitat, il y a de plus en plus de réalisations d'habitats partagés (ou groupé ou participatif). Chacun son petit chez soi, mais gros investissements en communauté : grande salle pour repas de groupes, chambres "d'amis", jardin, animations. Bien sûr, l'Ours étant bien un ours, il n'aimerait pas ça. mais moi, si.

    Inutile d'avoir tous une grande maison remplie occasionnellement, il vaut mieux partager.

     

     

     

     

     

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    Après avoir parlé de tout et d'oiseaux, si je revenais à mon voyage dans (vers) l'Aisne ?

    Après Reims et les faux de Verzy, nous y voilà enfin, chez nos hôtes de l'autre bout de la France.

     

    Cliquez ci-dessous afin de poursuivre votre lecture en musique :

     

    Quelle drôle d'idée d'aller dans l'Aisne ! Tout le monde était étonné de cette destination. Mais pourquoi mépriser ce département ?

    Au premier abord, la région ne paraît pas vraiment belle. il faut regarder au delà des champs de betteraves et de pommes de terre.

    Pour nous, habitués à notre Gascogne vallonnée, un pays plat est un vrai dépaysement. Le remembrement ayant un peu trop frappé là-bas, les surfaces cultivées sont immenses. L'Ours n'avait pas envie de s'arrêter, mais j'aurais bien aimé faire quelques photos des paysages. Je vous aurais fait quelques "cékoissa" de ce qui me semblait original, et qu'on ne voit que dans cette région.

    - les champs de betteraves à perte de vue

    - les tas de betteraves récoltées et empilées au coin des parcelles (c'était le début de la récolte, il n'y en avait pas autant qu'à certains moments)

    - les tas de marne que je prenais pour de drôles de cailloux blancs sortis des champs, et qui servent à enrichir la terre.

    Que du bonheur là-bas. Nous étions invités par Jo et J. que nous avions hébergés le soir de la crue de 2013, alors qu'ils étaient en panique devant la fureur du torrent, et que nous ne nous étions encore jamais vus de notre vie. Nous n'avons rien fait d'héroïque, nous avons juste proposé des lits dans une maison sans eau, sans électricité, et sans téléphone. Puis nous avons sympathisé, car ils reviennent chaque année dans mon village. Ils voulaient absolument nous inviter à leur tour, et nous ont reçus comme des rois.

     

     L'Aisne (1)

     

      La chaleur des gens du nord de la France, ce n'est pas une légende. Il a fallu aller faire un tour chez la sœur de Jo (et trinquer au champagne), aller prendre l'apéro chez les voisins que nous ne connaissions pas (champagne encore), aller voir les enfants disponibles et même une petite-fille dans sa boutique...  Marine qui peut coudre et broder tout ce qu'on veut.

    Et le parler ! Pour moi qui aime les mots, c'est la joie ! Quand j'entends quelqu'un de l'âge de mes enfants raconter qu'il a vu quelqu'un dans "sa chtiotte carriole" *ça me réjouit. Et "dans eul village, avec eul cousin"*... C'est le film "les ch'tis" en vrai ! Du bonheur pour les oreilles et le dépaysement complet.

    Si vous avez écouté Kamini en me lisant, vous aurez tout compris. Malgré sa couleur de peau, il est un enfant du pays, et tout le monde l'adore.

    Nous avons été si bien baladés et guidés que je n'arrive pas à trier...

    La région ayant subi moult guerres et invasions, les églises sont fortifiées. Il y a tout un circuit à faire pour les visiter.

     

     L'Aisne (1)


     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    J. est le président des amis de l'église de leur village, ce qui nous a permis de visiter jusque dans les combles :

     

     L'Aisne (1)

     

    Donjon du XIVe siècle. On n'a pas l'habitude de voir ça.

     

     

     

     L'Aisne (1)

     

     

     Tout d'abord, l'escalier du donjon.

    Merci à mon chirurgien grâce à qui mes genoux me permettent de grimper partout.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     L'Aisne (1)

     

    Une très belle charpente domine un sol que j'ai trouvé bien étrange. Au dessus de quelle partie de l'église sommes-nous ?

     

     L'Aisne (1)

     

     L'Aisne (1)

     

    Je me croyais plus dans un château-fort que dans une église.

     

    Assez blablaté pour aujourd'hui, je continue bientôt.

     

    Et pour finir un petit cékoissa qui n'a rien à voir avec l'Aisne. Il me faut un peu de précision pour que je valide la réponse :

     

    L'Aisne

     

    Cette photo ne vous a rien inspiré : il s'agissait de la neige sur mon toit. Voir ici.

     

     

     

    * son fauteuil roulant

    * l'article "le" ou "la" est remplacé par "eul". D'ailleurs, le rappeur Kamini qui est de là-bas en a fait la chanson que vous écoutez

     

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    Vous avez suivi notre itinéraire ? Petit à petit, nous montons vers les Hauts de France.

    Mais pas trop vite. Comment résister à la tentation de visiter la "Roseraie de Provins" ? Impossible de passer aussi près sans s'arrêter, pour finir en beauté notre tournée des jardins.

     

    De Provins à Reims

     

    De Provins à Reims

     

    De Provins à Reims

     

    De Provins à Reims

     

    Certaines d'entre elles, les couleur brique en particulier, avaient tout à fait l'air d'être en velours.

     

    Cette roseraie est un magnifique jardin, avec des allées, des passages détournés, des statues, tout ce qui rend une promenade agréable :

     

    De Provins à Reims

     

     

    De Provins à Reims

     

    Et pour finir, une boutique où l'on voudrait tout acheter. Je voulais tout bêtement un "rosier de Provins" Rosa gallica officinalis : rupture de stock ! J'avais été inspirée d'en acheter un à Milly-la-Forêt, mais il est tout petit petit, j'aurais aimé en avoir un plus grand, acheté sur place...

     

    Provins est une très jolie petite ville charmante, pleine de vieux bâtiments, mais nous n'avions pas le temps de tout regarder en détail. On a quand même mis une semaine pour faire le trajet Hautes-Pyrénées/Aisne. Via Michelin dit qu'il y a entre 1037 et 1058km, et qu'il faut aux environs de 11 heures.

     

    Après cette jolie balade, nous avons continué la route pour Reims. Eh bien, en passant par Châlons-en-Champagne et Épernay, nous avons trouvé le paysage décevant. Des champs de betterave, des tas de betteraves, des tas de marne (sortes de cailloux blancs posés au coin des champs), et tout de même des vignes, mais seulement sur les coteaux. Pas de photos, car l'Ours n'avait plus envie de flâner. Direction Reims, directement, où nous sommes arrivés vers 20h :

     

    De Provins à Reims

     

    En passant du côté de Châlons, j'avais remarqué le lycée Jean-Talon. Ce nom, que j'ai reconnu, m'a fait penser au marché Jean-Talon de Montréal. Il y a bientôt 10 ans, j'y avais traîné l'Ours  car la librairie vendait des livres sur les plantes sauvages.

    Mais qui était ce Jean Talon né en 1626 et décédé en 1694 ? Un enfant de Châlons devenu le premier intendant de la Nouvelle-France, qui vécut plus de cinq ans outre-Atlantique.

    Un petit commentaire : depuis 1995, Châlons-sur-Marne est devenu Châlons-en-Champagne. Les avis étaient (et restent) partagés. Le résultat ? le balisage routier est assez, comment dire, fantaisiste ? Un coup l'un, un coup l'autre. On dirait que les DDT font tout pour égarer les touristes (ou bien c'est pour les inciter à s'équiper de GPS). Je connaissais ce changement de nom, et j'ai bien joué mon rôle de navigatrice, mais l'Ours avait du mal à s'y retrouver.

     

    Cet article était bien avancé quand, ce soir sur France3, nous avons regardé un épisode du commissaire Magellan : et ça se passe dans des roseraies, juste pour raviver mes souvenirs.

     

     

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    Je n'avais pas vraiment prévu de plan de route pour notre voyage vers l'Aisne, mais je voulais voir certains endroits. Au fur et à mesure, je choisissais mes itinéraires.

    Le quatrième jour, nous étions "Sur la route".

    Le cinquième, c'était Guédelon que je vous ai déjà présenté ici. Ce soir-là, nous avons dormi à Gien où nous avons revu le château que nous connaissions déjà avant la fin de la rénovation.

    De loin, car nous logions de l'autre côté de la Loire :

     

    Milly-la-Forêt

     

    De près, car le beau temps persistant nous incitait à marcher :

     

    Milly-la-Forêt

     

    Milly-la-Forêt

     

    Ce château avait souffert des bombardements de juin 1940, et le voilà redevenu tout beau.

     

    Le sixième jour, le samedi, nous nous sommes approchés de la région parisienne dans un but bien précis : visiter le Conservatoire national des plantes à parfum, médicinales et aromatiques de Milly-la-Forêt.

    Nous sommes arrivés à Milly en fin de matinée, c'était le bazar dans la ville, car les gens faisaient leurs courses, et il y avait un très beau marché des potiers sous la halle du XV° siècle. Il y avait plein d'exposants très créatifs. J'ai été raisonnable, je n'ai acheté que trois boutons à Lili Pamplemousse :

     

    Milly-la-Forêt

     

    En début d'après-midi, nous étions enfin à un des points phare de mon voyage. L'Ours n'était pas inspiré pour faire des photos. Je vous montre seulement quelques "échantillons" des plantes qui ont retenu mon attention :

     

    Milly-la-Forêt

     le shizo

     

    Milly-la-Forêt

    l'herbe à éternuer : achillea ptarmica pyrenaica.  Trop rigolo, elle pousse peut-être près de chez moi, mais je ne la connais pas.

     

    Ce jardin m'a beaucoup intéressée. Par contre, s'abstenir si on n'est pas passionné de botanique ou phytothérapie. Tout est très bien soigné et étiqueté,mais ce n'est pas un jardin d'agrément, c'est vraiment un conservatoire.

     

    Quand nous voyageons, nous aimons bien laisser le hasard nous mener. C'est facile en été quand on campe, plus difficile quand le temps est un peu frais. Ce samedi, il fut très difficile de trouver un hôtel : proximité de Paris, weekend, mariages, événements en tous genres, tout se liguait contre nous. Nous sommes passés par Barbizon, (très mignon, mais pas pour nous, un peu trop chic), Fontainebleau, Montereau, etc... La "galère" : on se disait qu'on allait passer la nuit dans la voiture...

    C'est ce soir-là que l'Ours a décidé qu'on allait acheter un GPS, et que moi je me suis promis de ne plus partir sans guide des hôtels, et sans internet sur mon téléphone.

    Et alors ? Et alors ? Zorro n'est pas arrivé, mais on s'est offert la nuit la plus chère de notre vie :

     

    Milly-la-Forêt

     

    Milly-la-Forêt

     

    Nos sanitaires, très élégants, vus depuis la porte. Dans l'ordre : le lavabo, la douche et les toilettes.

    Carrelages gris clair magnifiques, mais photo ratée.

    L'ensemble très malpratique, malgré cet air luxueux.

    La douche fermait par deux rideaux très foncés, traversant d'un mur à l'autre.

    Et l'eau ? Elle traversait aussi, ce qui fait qu'on était obligés de patauger.

     

     

     

     

    Milly-la-Forêt

     

     

    Pour éviter que les clients n'inondent la belle moquette, ils trouvaient deux paires de jolies pantoufles très douces et bien agréables.

     

    Il y avait aussi deux peignoirs en éponge dans le placard.

    Mobilier et éclairages très beaux. Les différences de prix ont parfois de bonnes raisons, mais nous n'avons pas mieux dormi pour autant.

     

     

     

    Cette ville-étape était jolie, et nous y avons trouvé un restau sympa. Cela a aidé à nous remettre des moments d'inquiétude que nous avons vécus en cherchant une chambre.

     

    Ça y est : l'Ours a acheté le GPS. Yapluka apprendre à s'en servir.

     

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    Après toutes ces visites programmées dans le Lochois, nous devions parcourir une assez longue distance pour nous rapprocher de Guédelon dont je vous ai déjà parlé ici.

    Mais sans stress, le voyage, en prenant le temps de flâner. Moins de 300 km, même en évitant les grands axes, et en fuyant les autoroutes, c'est faisable dans la journée.

    Nous n'avons pas hésité à nous arrêter pour regarder de plus près ces magnifiques vestiges romains qui se trouvaient juste au bord de notre route, à Thésée dans le Loir-et-Cher :

     

    Sur la route

     

    Sur la route

     

    Sur la route

     

    Il s'agit du site des Mazelles, autrefois TASCIACA. Parfois, on regrette de ne pouvoir s'arrêter assez longtemps, nous aurions bien aimé faire une visite guidée pour en savoir plus sur ces constructions âgées de 2000 ans. Mais ce site n'est pas ouvert en continu.

     

    Par contre, c'était l'heure du repas, et nous n'avions rien prévu pour pique-niquer. Une petite ville se présenta, et nous y fîmes halte. Comme elle était jolie, comme elle nous a plu, et comme il aurait été dommage de la rater !

     

                

    Sur la route

     

    Voilà comment nos estomacs nous ont poussés à visiter, tout à fait par hasard, Mennetou-sur-Cher, dont la porte était juste au bord de la route, en face du parking.

     

    Sur la route 

     

    Sur la route

     

     

     Sur la route

     

     

     

    Sur la route

     

    La mairie

     

    Sur la route

     

    Sur la route

     

    Que fait cette machine ? Distribue-t-elle des billets ?  Non, non : le charcutier vend ainsi 24h/24 des andouillettes à la ficelle. Après une longue période d'étude, l'appareil a enfin pu être installé. Ne sachant pas ce que l'on ferait le soir, on n'en a pas acheté, et on s'est contentés d'en manger au restaurant.

     

    Sur la route

     

    Dans un mini-jardin coincé entre toutes ces vieilles pierres, nous avons remarqué un superbe poncirus trifoliata (citronnier à trois feuilles) , le seul agrume adapté à la vie en plein air sous un climat tempéré.

     

    En fin de journée, n'ayant toujours rien prévu pour notre étape du soir, j'ai appelé mes cousins que je savais dans les cartons, car ils déménageaient de la région parisienne vers la côte atlantique. Et, surprise, ils étaient dans leur petite maison du fond des bois dans le Cher. Après nous être un peu perdus (comme à chaque fois) dans les petites routes, nous sommes arrivés dans leur havre de paix. 

    Nous étions le 27 septembre, et le camion de déménagement était prévu pour le 15 octobre. Pas trop de temps à perdre !

    Ils étaient là, car un copain parisien (un peu dépassé par ses bestioles) avait donné ses ruches à mon cousin (qui est apiculteur chevronné). Ils avaient voyagé la nuit pour éviter la chaleur, mais les abeilles étaient énervées, et il a fallu aller voir d'un peu plus près.

     

     

    Sur la route

     

    Et nous avons passé une soirée et une nuit tranquilles, dans cette maison qui m'a toujours fait penser à celle des nains de Blanche-Neige. Les seuls visiteurs sont les oiseaux et les chevreuils.

     

    Le lendemain, les cousins repartaient pour leurs derniers jours en ville, et nous pour le moyen-âge (Guédelon).

     

     

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