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    Depuis que nous sommes remontés dans notre montagne, le temps n'est pas sympa. Ça a commencé par trois jours de soleil bien arrosés en fin d'après-midi. Gros orages, et parfois grêle (et pluie sur les vitres) :

     

    Temps pourri

     

    Devinez-vous de quoi il s'agit là-dessous ?

     

    Temps pourri

     

    Mon gros sel était trop humide. J'ai sorti le pot pour le faire sécher au soleil. Et l'ai oublié lorsque la pluie arriva... Le lendemain, il a fallu que j'étale le sel dans une assiette, que je le remette à sécher au soleil, at que j'utilise l'entonnoir à confiture (cadeau d'amis) pour verser de l'assiette au pot.

    Depuis cet épisode soleil/orages, nous n'avons plus vu le ciel. Nous vivons dans les nuages. En plaine, il y a du brouillard qui vient du sol, en montagne, c'est les nuages qui viennent du ciel.

    Confinement, vie chamboulée, hier nous sommes enfin allées aux Gloriettes avec notre petite-fille (la plus grande, de retour de Guadeloupe). Temps exécrable, brouillard et humidité :

     

    Temps pourri

    Derrière ce lis martagon, il y a le lac qui sait parfois être si beau.

    L'Ours a tout de même, à contrecœur, photographié quelques détails.

    Temps pourri

     

    Vous voyez les gouttes au bout des boutons ? Gouttes d'humidité, pas de pluie.

     

    Temps pourri

     

     

    Avec mon petit APN, je n'ai pas pu résister devant ce tapis d'arnica. Je crois que c'est la première fois que je les vois tous fleuris en même temps. Mais luminosité absente.

    Temps pourri

     

     

    Regardez bien ce rhinanthe crête de coq : je vois plutôt une couvée de poussins

     

    Temps pourri

     

     

    Les grandes astrances commençaient juste à fleurir. Je trouve ces fleur très élégantes, mais le soleil leur réussit mieux que la brume qui mouille :

     

    Temps pourri

     

     

    Dans toute cette humidité, nous avons tout de même vu un papillon complètement figé :

    Temps pourri

     

     

    Et aussi une araignée, qui s’était précipitée sur mon anorak le temps que j'enfile un pull :

     

    Temps pourri

     

    Ce joli vallon que j'aime tant quand il est fleuri n'a pas été aussi agréable à monter qu'en temps normal :

     

    Temps pourri

     

    Les gros coussins verts sont des saxifrages des ruisseaux (saxifraga azinoides) qui vont fleurir jaune, le torrent sera tout illuminé. En même temps, il y aura les grassettes violettes.

     

    Pour finir, le lac des Gloriettes une autre année. Il est peut-être comme ça aujourd'hui, car il fait enfin grand bleu, et le vilain nuage a disparu. Journée jardinage en perspective.

     

    Temps pourri

     

    Pour revoir mes balades anciennes, tapez sur Gloriettes dans les tags colonne de droite.

    Je vous souhaite une bonne journée.

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    Un matin, nous avons vu ça dans l'escalier (extérieur mais couvert) qui mène à notre appartement, ce petit truc noir sous une marche, c'est la réponse à la question sur la fourrure marron de la dernière fois :

     

    Chauves-souris

     

     

     

    Chauves-souris

     

     

    Chauves-souris

     

    Elle vit chez nous depuis quelques jours, et change régulièrement de marche. Avec la voisine du dessus, nous pensons que c'est une ado, car elle vit seule, mais elle est vraiment toute petite.

    Une autre année je vous parlais de nos petites copines poilues et ailées. Pourquoi les appeler CHAUVES-souris, alors qu'elles ont une vraie fourrure ?

     

    Je vous montrais une autre fourrure, mais blanche; Voilà ce que c'était :

     

    Chauves-souris

     

    C'était un détail de stachys (oreille d'ours ou de lapin ?) pas encore fleuri, et tout duveteux.

     

    Il était aussi question d'une petite araignée jaune qui passait ses journées sur une feuille de mélilot. Vue pour la première fois le 12 juin, elle y était encore hier 23 juin, et chaque fois que nous sommes allés au jardin. Mais hier, il se passait quelque chose : elle avait attrapé une grosse proie :

     

    Chauves-souris

     

    Que fait-elle à cette mouche qu'elle tient par la tête ?

    Tout la journée elle s'est contorsionnée et a fait des tours et des détours autour du cocon pour finalement tenir la mouche par derrière.

     

    Chauves-souris

     

     

    Je vous demande parfois "cékoissa". Il m'arrive souvent de poser la même question à l'Ours quand je trouve des photos mystérieuses dans l'APN.

     

    Réponses animales et végétales

     

    Je n'avais jamais regardé le détail de la fleur de lupin.

     

     

    Chauves-souris

     

    J'étais avec lui dans l'appartement, et je n'ai pas trouvé ce que c'était. Pourquoi ? On avait mangé les piments de Lipari, et n'en restait que quelques-uns, coupés en morceaux, et avec leur vraie couleur, pas éclairés comme sur la première photo.

     

    Chauves-souris

     

    Tout l'été des producteurs nous apportent leurs beaux légumes bio du Gers (de Bezolles et Sempesserre). Il fait chaud là-bas (n'est-ce pas Marithé et Alain ?) et ça pousse mieux que chez moi.

     

    Pour preuve, des plantes que Marithé m'a données en 2017 : le géranium purple Haze n'est pas encore fleuri, et le centranthus ruber, qui est pourtant très beau, ne se ressème pas, alors que partout ailleurs il est envahissant.

     

     

     

    Chauves-souris

     

    Chauves-souris

     

    Aujourd'hui nous remontons dans notre maison, mais comme nous ne sommes pas riches-riches, pour faire l'économie d'un abonnement, nous n'aurons pas de téléphone fixe, et une liaison internet improbable avec mon portable. Mais je passerai souvent par l'appartement, au moins pour arroser les plantes sur le balcon et faire un peu de couture.

    Continuez à être prudents : les gens vont se déplacer, et il ne faut pas négliger les gestes-barrière.

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    Bonjour tout le monde,

    ces jours-ci, nous allons beaucoup au jardin, et nous constatons avec plaisir que notre travail se voit. Beaucoup d'endroits sont encore en friche, amis les plantes réapparaissent. L'Ours continue ses pauses-photo. Parfois il me fait des surprises, parfois je "passe commande", parfois c'est moi qui fais un petit reportage.

    Pour commencer la visite, je vous fais monter à pied par la ruelle :

     

     

    Encore au jardin

     

     

    Levez le nez, et vous verrez le seul rosier survivant du siècle dernier, qui était déjà très vieux quand nous avons acheté la maison, il y a vingt ans :

     

    Encore au jardin

     

    Levez juste les yeux et vous constatez que certaines plantes poussent très bien n'importe où. Là c'est un pied de mufliers, issu de graines ramassées en vallée d'Aspe à côté de chez une vieille amie :

     

    Encore au jardin

     

     

    Près de la boîte aux lettres, les heuchères résistent à tout, même à l'envahissement par les ancolies :

     

    Encore au jardin

     

     

    Arrivés dans le jardin, vous verrez le meilleur et le pire : je "travaille" au coup par coup, je plante sans fil conducteur, j'ai trop de choses à entretenir, c'est le bazar.

     

     Cette pivoine est une rareté. Achetée il y a pas mal de temps, une année elle avait quatre boutons. mais la neige de printemps avait eu leur peau, et depuis le pied fait la grève de la fleur. Cette année, il y en a une seule :

     

    Encore au jardin

     

     

    Et maintenant un peu de botanique. je vous avais dit ici qu'il y avait, cette année (dans un nouveau massif créé pour rassembler tous les iris, avec compost du jardin) de drôles de plantes qui poussaient. Et voilà :

     

    Encore au jardin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Au lieu d'un beau rectangle garni proprement d'iris, j'ai une sorte de jungle d'où émergent des fleurs rouges ou orange. Famille pavots, vus de loin, on dirait des coquelicots, mais une sorte a des poils rouges et des fleurs très très rouges, des pétales assez raides et le cœur pas noir comme les coquelicots (et les pétales qui se salissent avec la pluie), et l'autre sorte a les poils blancs et des fleurs plutôt orange et le cœur très clair...

     

     

     

    Encore au jardin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Dans les pavots, j'ai de très beaux papaver orientalis, et l'Ours s'amuse à en saisir les détails :

     

     

    Encore au jardin

     

     

    Le géranium magnificum mérite bien son nom :

     

    Encore au jardin

     

     

     

      Il y avait un truc dérangeant en bordure de jardin, au dessus de la ruelle, en face du vilain bâtiment qui nous bouche la vue. La haie avait un gros trou, car un vieux seringat arrivait au bout de sa vie :

     

    Encore au jardin

     

    Et voilà, l'Ours a bien travaillé, exit le pauvre vieillard :

     

     

    Encore au jardin

     

    Encore au jardin

     

     

     

    Ensuite, il restait à planter l'amélanchier et le viburnum que je venais d'acheter.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pendant plusieurs jours nous avons regardé cette jolie petite araignée qui surveillait ce nid de ? Nous espérons que nous saurons ce qui se cachait dans ce pliage de feuilles de mélilot.

     

    Encore au jardin

     

     

    En regardant notre récolte d'images, j'ai trouvé ce détail très mignon :

     

    Encore au jardin

     

     

    Encore au jardin

     

     

     Et là, cékoissa ?

    Ce n'était pas au jardin, mais  dans le village où nous avons hiverné.

     

    Je vous montre très bientôt les explications de ces fourrures.

     

     

     

     

     

     

    La réponse est ici.

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    Bonjour tout le monde,

    On déconfine, on déconfine et on devrait être en fête, s'amuser et s'embrasser comme à la Libération de 1945. Or, je me sens angoissée, comme lâchée devant un inconnu dangereux. J'hésite entre joie, inquiétude et colère, et je n'arrive pas à écrire ici, sur mon blog.

    Je râle, je grogne, après les politiques qui n'ont pas peur de dire tout et son contraire, après les médias qui nous assomment avec leurs mots anglais partout, après le temps qui est digne de la Toussaint, après les gens qui n'ont rien compris au danger du Covid19 et à la pollution, etc...

    Après moult péripéties, Notre petite-fille est arrivée à bon port, au Pays Basque. Elle a atterri le 3 à Paris, acheté une voiture en passant à Bordeaux, aménagé dans son nouvel appartement à Biarritz, eu trois entretiens d'embauche (avec trois embauches à la clé), et a commencé à travailler dès le 9. Juste le temps de finir de se remettre de la dengue et du décalage horaire.

     

    Rire aux larmes ou pleurer ?

     

     

    Moi, je découvre notre nouveau monde avec des yeux d'enfant : c'est quoi cette marelle pour adultes ?

     

     

     

    Lundi matin, mes producteurs de légumes bio, revenus au marché, étaient obligés de travailler derrière des remparts de film plastique : et pourquoi peut-on tripoter les produits au supermarché ? Pourquoi les règles ne sont-elles pas les mêmes partout ?

     

    Pourquoi enquiquiner les "petits" et donner toutes les libertés aux "gros" ?

     

     

    J'ai de plus en plus de mal à comprendre (ou à admettre) cette sorte de "justice" à deux vitesses.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Savourant ma semi-liberté, je suis allée à Tarbes faire un peu les magasins. Et là, miracle ! J'ai découvert que la filière de l'élastique tournait à plein ! Mais attention aux prix, on nous voit venir. Ci-dessous, mes folies du jour :

     

    Rire aux larmes ou pleurer ?

     

    Le blanc au détail, 0,99€ le mètre (existe en plusieurs couleurs), et le noir sur carton, 2,49€ les 2,50m, chez MT. Juste à côté, chez Laines et tissus.com, il y en avait à 0,75€ le mètre (prix encore plus intéressant pour bobine entière). Et pour finir, chez Leclerc, en bout de rayon, un grand bac plein de "Jeux de l'élastique" à 1€ les 3 mètres, le moins cher de tous (j'avais déjà en réserve un jeu de l'élastique très vieux, mais presque pareil, sur carton noir).

     

    Rire aux larmes ou pleurer ?

     

    Avec le modèle de Nervures, c'est très facile : on glisse l'élastique avant de coudre, et ensuite il n'y a plus qu'à froncer et faire les nœuds.

     

     

    Rire aux larmes ou pleurer ?

     

    C'est qui celui-là, qui est venu nous distraire un soir ?

     

    Rire aux larmes ou pleurer ?

     

    C'était un petit désobéissant qui n'écoutait pas ses parents.

     

    Rire aux larmes ou pleurer ?

     

    On ne voulait pas le nourrir, juste lui intimer l'ordre de rentrer au nid. (photos très moyennes, la scène n'a pas duré très longtemps, et nous étions dans l'appartement, derrière la vitre).

     

     

     

    Rire aux larmes ou pleurer ?

     

    Une nuit, surprise ! Quelle était donc cette lumière qui venait de derrière la montagne ?

     

    Rire aux larmes ou pleurer ?

     

    C'était juste "elle" qui arrivait :

     

    Rire aux larmes ou pleurer ?

     

    Hier soir, autre surprise dans le ciel :

     

     

    Rire aux larmes ou pleurer ?

     

    C'était le premier que nous voyions à cet endroit. Un jour, on m'a dit qu'il fallait creuser au pied de l'arc en ciel, et qu'on y trouverait un trésor. Eh bien, là, à l'altitude où ça se trouve, je ne risque pas y aller !

    Je vous souhaite une bonne semaine, et... continuez à faire attention !
     

     

     

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    Je présente mes excuses les plus sincères à Marithé : comment ai-je pu "zapper" qu'elle avait donné la bonne réponse pour le lupin mystérieux ? Je crois que mon cerveau a lui aussi besoin de repos... Après deux mois de confinement, tout mon organisme est dépassé par cette agitation devenue inhabituelle.

    Notre jardin, bien que friche (ou grâce à son état de friche) est en pleine santé, et nous oblige à couper et arracher à longueur de journée. Mes mains et mes bras, ainsi que le dos de l'Ours, n'en peuvent plus. Nous venons de nous offrir deux jours de repos total.

     

    Histoires de santé

     

    Pour l'exemple, regardez ce lupin spontané qui a échappé à la tondeuse. Un jour il faudra libérer l'espace et se bagarrer avec ses énormes racines.

     

     

     

    Histoires de santé

     

     

    Ces ancolies et fougères sont, elles-aussi, venues toutes seules dans l'escalier. De temps en temps il faut faire un peu de vide là-dedans.

     

    Histoires de santé 

     

    Les pavots ne fleurissent toujours pas, mais les boutons sont énormes.

     

     

    Histoires de santé

     

    L'Ours a fait un trou pour planter un arbuste acheté au Marché aux fleurs d'Argelès-Gazost, qui a pu avoir lieu le 17 mai malgré des conditions particulières.

    J'ai craqué sur ce cornus Kousa chinensis, autrement dit cornouiller à fleurs ou arbre aux fraises.

     

     

    Histoires de santé

     

    L'ours a encore fait une pause-photo et a ramené plein d'insectes :

     

    Histoires de santé

     

     

    Histoires de santé

     

     

    Histoires de santé

     

     

    Histoires de santé

     

     

    Histoires de santé

     

    Histoires de santé

     

    En titre, je disais "Histoires de santé" car il n'y a pas que la bonne santé de notre jardin. Il y a les soucis divers de notre petite-fille. Je vous ai dit qu'elle était infirmière et que, pour "voir du pays" elle était partie travailler six mois en Guadeloupe, de novembre à avril.

    À peine arrivée là-bas, une pancréatite l'a mise KO, pourtant les ti-punchs n'avaient pas eu le temps de la rendre malade ! Pas de chance.

    Puis le fichu virus est arrivé, et ceux qui, comme elle, devaient repartir ont été prévenus qu'ils allaient rester un mois de plus. On ne casse pas les équipes en pleine crise ! Blocage des avions, sa mère et sa sœur n'ont pas pu partir le 19 mars pour aller la voir, et elle n'a pas pu prendre de vacances à Cuba avant son départ. Pénurie de matériel à l'hôpital (elle avait droit à deux masques par jour, aux urgences ! ! !), tests négatifs sur des patients qui pourtant mouraient avec tous les symptômes (et pas d'autres maladies expliquant leurs décès), inquiétude et ouf ! billet de retour pour le 2 juin, reporté au 3 par Air France (qui est la seule compagnie autorisée à se poser à Paris), puis horaire changé (pas d'avion pour Bordeaux, elle risque rater son train).

    Et le 29 mai elle nous annonce qu'elle a la dengue ! Mais pas sûre, personne ne sait plus rien.

    Croyez-vous qu'elle aura droit à la fameuse prime de 1 000€ promise aux soignants ? Juste une partie, car cette prime est calculée d'après les scanners et les tests ! En Guadeloupe, l'ARS n'a compté que les tests, et comme ils étaient faux, juste une petite récompense pour les soignants !

    Quand elle sera enfin arrivée, nous irons l'applaudir sur son nouveau lieu de vie au Pays Basque. On va profiter du déconfinement pour dépasser les 100km.

     

     

     

     

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