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    Pendant mon long voyage à travers la France, j'ai fait un détour pour voir de mes propres yeux le chantier du château fort de Guédelon. Connaissez-vous cette histoire ?

    Lors de travaux sur le terrain de son château de St Fargeau, Michel GUYOT le propriétaire a eu envie de savoir comment on s'y prenait au XIII° pour construire des châteaux. Le plus simple, c'était d'essayer...en vrai.

    Et voilà comment l'association créée en 1997 dans ce but a prévu de mettre 25 ans pour venir à bout de ce projet fou : construire un château fort neuf en n'utilisant que les moyens techniques existant en l'an 1200.

    Maintenant, une société  a pris le relais. Elle fait travailler 70 salariés et s'autofinance grâce au chiffre d'affaires généré par ses 300 000 visiteurs par an et les ventes de la boutique.

     

    Le chantier se trouve à l'emplacement d'une ancienne carrière abandonnée, sur la commune de Treigny, dans l'Yonne. Il est un véritable laboratoire où on teste et où on comprend comment faire ce qui semble impossible.

     

    Guédelon

     

     

    Juste à côté, les carriers sont à l’œuvre. Tout à la main ! Ils fendent la roche pour en faire des pierres pour la construction des murs.

    Guédelon

     

     

    Ni tronçonneuses, ni grues. Tout comme autrefois.

    Guédelon

     

    On est au XXI°, alors quelques règles de sécurité sont inévitables. Les seules concessions au progrès sont les lunettes, les chaussures et les harnais de sécurité. Tout le reste est comme au XIII°.

    Guédelon

     

    Tous ces véhicules à cheval servent aux transports et aux déplacements.

    Guédelon

     

    Une vue d'un four et de la production locale : briques de terre, tuiles, et parements de sol.

    Guédelon

     

    Les outils des forgerons : ils fabriquent et entretiennent tous les outils (des tailleurs de pierre en particulier) et travaillent aussi pour le château.

    Guédelon

     

    Directement du producteur au consommateur :

    Guédelon

     

    La salle à manger du château :

    Guédelon

     

     

    Quelques détails de l'intérieur. Les peintures sont colorées avec les pigments trouvés sur place.

     

    Guédelon

     

    Guédelon

     

     

    Quelques détails de l'extérieur : c'est tellement bien fait que j'ai passé ma journée à m'étonner que cela soit du neuf.

    Guédelon

     

     

    Le cordier qui fabrique tous les cordages utilisés sur le chantier, ainsi que des choses vendues à la boutique telle la célèbre corde à 13 nœuds.

    Guédelon

     

    Les marmites des teinturières, qui utilisent bien évidemment des plantes. On y fait des écharpes aux très jolis coloris.

    Guédelon

     

    Le château ne suffisant pas, l'idée est venue de faire un moulin, grâce à des fouilles précédant des travaux pour une autoroute, et révélant la présence d'un très vieux moulin. Ils ont étudié les vestiges, et les voilà repartis pour une aventure supplémentaire.

    On fait de la farine à la seule force de l'eau.

    Guédelon

     

    Guédelon embauche des œuvriers (oui, œuvriers et non ouvriers) qui doivent connaître leur métier, mais aussi être capables de parler avec le public et d'expliquer.

    Je vous ai fait un bref résumé en 15 photos : c'est le maximum qu'Eklablog me permet, et c'est une prouesse pour moi.

     

    J'ai passé là-bas une journée, mais si j'habitais plus près, j'y reviendrais assez souvent. Par exemple entre le 29 octobre et le 3 novembre où il vont faire cuire des poteries, et également du pain dans le four du château.

     

    Naniland a fait ici un très joli reportage plein de photos.

    Vous pouvez regarder le site du château de Guédelon et aussi Wikipedia. Et si avec tout ça vous n'avez pas envie d'y aller...

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     La fourmi et l'Ours étaient partis en voyage, un grand voyage.

    Nous étions invités dans l'Aisne depuis longtemps, et nous avons fini par traverser la France du Sud au Nord en prenant des chemins détournés, et retraverser notre beau pays par d'autres itinéraires.

    Ce voyage m'a fait un bien fou. J'ai la tête pleine de belles images et de bons moments, de quoi enfin passer à autre chose après mes opérations. Et de savourer le plaisir de me balader comme tout le monde sans penser à mes genoux (sauf pour me dire "qu'est-ce que c'est bien de ne pas avoir mal").

    Aujourd'hui, le temps se gâte : ce matin un petit arc-en-ciel. Juste assez pour constater ce que Jamy Gourmaud nous a expliqué hier soir, à savoir que le rouge est toujours en haut.

     

    De retour du grand Nord

     

     

    Cet après-midi, c'est pluie diluvienne. J'en profite pour reposer mon dos et mes cuisses mis à rude épreuve lors de séances de désherbage et plantations.

    Nous allons passer un bon moment à trier les quelques centaines de photos de l'Ours. Moi, je me suis contentée de savourer chaque instant. D'habitude, quand nous voyageons, nous admirons surtout les paysages. Cette fois-ci, nous avons visité des jardins,  des musées, des villes et villages, un chantier, et, et  ...

    Voilà un aperçu :

     

    De retour du grand Nord

     clic pour agrandir

     

    À notre retour, nous avons eu le plaisir d'avoir des soucis avec le nouveau détendeur de la bouteille de gaz qui ne veut pas s'ouvrir, une fermeture de la véranda qui ne fonctionne plus, la messagerie électronique  débordant depuis presque trois semaines, les comprimés du lave-vaisselle tout humides, la machine à laver qui n'essore plus, et pour finir la voiture. Cette dernière, confiée l'autre matin au garage pour une simple révision, a révélé un problème à soigner tout de suite, avant la grosse panne. Nous sommes rentrés à la maison avec une voiture neuve prêtée par le concessionnaire : elle est mignonne, légère, mais nous garderons la nôtre encore un certain nombre d'années.

     

    Il a commencé à neiger sur les hauteurs, mais ça a fondu. Ma montagne et mon jardin ont pris des couleurs en notre absence. Il y a encore quelques fleurs, dont une pas du tout de saison :

     

     De retour du grand Nord

     

    Les moutons sont en train de redescendre : on entend souvent le son des clochettes qui résonne dans la rue.

     

    De retour du grand Nord

     

    Entre deux séances de jardinage j'aurai le temps de me poser devant mon ordi et de lire enfin tout ce que j'ai pas mal négligé ces derniers mois. On a beau dire que les blogs, c'est comme on veut, qu'on regarde, qu'on ne regarde pas, qu'on écrit, qu'on n'écrit pas, j'ai l'impression d'abandonner tout le monde et ça me donne mauvaise conscience. Les "mauvais" jours arrivant, j'espère être plus assidue.

     

     

     

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    Je vous rappelle que demain,

    VENDREDI 5 OCTOBRE à 18h30,

    vous devez vous rendre au rassemblement qui aura lieu près de chez vous.

    ce mouvement s'appelle "nous voulons des coquelicots" (clic).

    J'en ai déjà parlé, mais je sais que certaine (Isard en particulier) ont lu en diagonale, alors je répète.

    Je n'ai pas de gentils coquelicots, Mesdames, les papaver rhoeas ne poussent pas à mon altitude, alors voilà quelques pavots papaver orientalis qui se plaisent beaucoup ici :

     

     

    Appel contre les pesticides

     

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    Cet appel est lancé depuis peu de jours, et à mon petit niveau j'essaie de partager...

    Dans un premier temps, vous signez l'appel en cliquant sur le lien bleu :

     

    Nous voulons des coquelicots

     

    Puis vous notez dans vos agendas la date de la suite :

    Amis des coquelicots, les affaires sérieuses commencent.

    Le vendredi 5 octobre à 18H30, les signataires de l’Appel se retrouvent sur les places des villes et des villages où ils habitent.

     

    Et vous retenez qu'on recommence chaque premier vendredi de chaque mois pendant 24 mois :

     

    Bien sûr, on se congratulera d’être déjà si nombreux, en se donnant rendez-vous le mois suivant, car tout recommencera 23 fois au total, soit les 24 mois de durée de notre Appel, qui est tellement le vôtre. N’oubliez pas les appareils photos et même les caméras, car nous entrons dans l’histoire, mais si.

     

    Il faut arborer un coquelicot. Mais comme ce n'est pas la saison, on peut acheter celui qui est proposé par les organisateurs, ou bien les brodeuses-couseuses peuvent en faire pour tout leur entourage.

     

    Les personnalités

    • Arnould Marie , Rédac’ Chef Les 4 saisons
    • Arthus-Bertrand Yann , Photographe Fondation Good Planet
    • Baraton Alain , Jardinier Château de Versailles, Chroniqueur Fr. Inter
    • Bertrand Jean-Michel , Cinéaste
    • Biteau Benoît , Paysan Bio
    • Bougnasse-Delacour Anne , Arachnologue
    • Bougrain-Dubourg Allain , Animateur radio-TV Ligue de Protection des Oiseaux
    • Bourguignon Claude et Lydia , Agronomes
    • Charollois Gérard , Magistrat Judiciaire honoraire Convention Vie et Nature
    • Clément Gilles , Paysagiste et essayiste.
    • Cosson Emmanuel , Directeur Groupe Chiroptères Provence
    • Déom Pierre, La Hulotte
    • Dietrich Thomas , Ecrivain
    • Duvallet Gérard , Entomologiste Médical, Prof. émérite Univ. P.Valéry de Montpellier
    • Farge Arlette , Historienne, directrice de recherche CNRS, EHESS
    • Ferrand Jacky , Cofondateur de Phyto-Victimes
    • François Paul , Agriculteur
    • Giraud Marc, Chroniqueur RTL
    • Hallé Francis , Botaniste biologiste
    • Jaccaud Thierry, Rédacteur en Chef de l’Ecologiste
    • Jolivet Marc , Humoriste
    • Labbé Joël , Sénateur
    • Lanson-Villat Béatrice , Présidente Féminin Pluriel
    • Legitimus Pascal , Comédien
    • Lhomme Stéphane , Activiste Observatoire du nucléaire
    • Lieutaghi Pierre , Ethnobotaniste
    • Loizeau Emilie , Chanteuse
    • Luglia Rémi, président de la SNPN
    • Munier Vincent , Photographe
    • Nicolino Fabrice , Journaliste
    • Nossiter Jonathan , Cinéaste
    • Novel Anne-Sophie, Journaliste
    • Pasquier Marine , Enseignante présidente association
    • Pelluchon Corine , Philosophe, Professeur Université Paris-Est Marne-la-Vallée
    • Perinaud Pierre-Michel , Président Alerte Médecins sur Les Pesticides
    • Phisel Michel , Eleveur Caprin Union Fr. des Centres de Sauvegarde faune Sauvage
    • Picareta Paul , Directeur Revue Limites
    • Rabhi Pierre , Essayiste, agriculteur, romancier, écologiste et poète
    • Reboul Johan, étudiant, activiste
    • Reynaud Brigitte , Maire du Revest Des Brousses, Vice-Présidente du Conseil Départemental 04
    • Robin Marie-Monique , Réalisatrice
    • Rolin Jean , Ecrivain
    • Ruffenach Pascal , PDG Bayard Presse
    • Ruffie Jean-François , Avocat
    • Saporta Isabelle , Journaliste
    • Séralini Gilles-Eric , Biologiste
    • Stenger Marc , Évêque de Troyes
    • Sultan Charles , Endocrinologue pédiatrique
    • Tamisier Alain , Chercheur CNRS à la retraite
    • Thiery Patrick , Président association Picardie Nature
    • Veillerette François , enseignant, écologiste expertise agricole
    • Verzat Vincent , Youtubeur Partager c’est sympa
     
    Sur le site de l'appel vous trouverez plus d'explications, et la liste des ONG participantes.
     

     

    Nous voulons des coquelicots

     

     

     

     

     

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    Depuis des années, durant les journées du patrimoine, j'étais prise par notre funiculaire. MAIS, la mairie refusant de signer avec l'association Funitoy une convention d'utiliser les bâtiments, nous nous sommes retrouvés obligés de renoncer à toute idée de fête. Pourtant, nous avons de super souvenirs , et , autant dans la gare de départ au village que dans la gare d'arrivée à plus de 2000 mètres.

    Ces derniers jours, j'ai donc étudié le programme des Hautes-Pyrénées pour faire une sortie sympa. Mon choix s'est arrêté sur le château de Gardères qui est, curieusement, situé dans une enclave des HP dans les Pyrénées-Atlantiques.

     

    Journées du patrimoine

                                              les enclaves

    En faisant la photo qui clôt cet article, nous avons "oublié" de voir ceci. J'ai piqué la photo ici.

     

    Je connais ce château depuis pas mal d'années, car je m'intéresse particulièrement aux travaux de "reconstruction" du jardin. Hier, j'ai profité de la présence de l'Ours pour ramener des photos (mais, l'Ours et moi n'ayant pas la même perception des choses, il ne m'a pas fait les clichés que j'aurais voulu, mais ceux qu'il sentait bien. J'ai donc pioché dans le tout, d'où la qualité inégale des images).

     

    Journées du patrimoine

     

    Une vue des broderies de buis qui n'existaient pas lors de ma première visite.

     

     

    Journées du patrimoine

     

    Le château comme j'aime le regarder. La première fois que je l'ai vu, le propriétaire et ses amis venaient de découvrir cette allée de cailloux, complètement perdue sous la terre et l'herbe.

     

     

    Journées du patrimoine

     

    La même allée, vue du château. Autrefois, elle continuait jusqu'aux arbres que l'on aperçoit dans le lointain. Cela apparaît sur des documents anciens. Sur les côtés, on devine les deux bassins recréés. Depuis les étages, on discernait des creux, signe que des bassins existaient dans le passé.

     

     

    Journées du patrimoine

     

    Ils ont creusé un petit plan d'eau décoratif dans un coin.

     

     

    Journées du patrimoine

     

    Il y a des plantes que je n'ai jamais vues, dont ce cornus kousa.(après recherches, je le connaissais pour sa floraison, mais pas pour ses fruits qui sont pourtant très jolis)

     

     

    Journées du patrimoine

     

    Il y a aussi de drôles d'insectes, et pourtant le village est cerné par le maïs qui n'est pas forcément bio...

     

     

    Journées du patrimoine

     

    De beaux passages ornés de statues.

     

     

    Journées du patrimoine

     

    Une charmante harpiste, Steffie Tsjoen, au détour d'une haie.

     

    Journées du patrimoine

     

     

     

    Nous avons joué à nous perdre dans un labyrinthe. C'est rigolo, car on s'entend sans se voir, et on se retrouve parfois dans des cul-de-sac.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Si vous n'avez pas cliqué sur le lien du château, je vous raconte un peu. En 1999, David LIAGRE, tombe amoureux de ce château complètement abandonné (après avoir été un temps l'épicerie du village) et en très piteux état. À force de volonté, il réussit à l'acheter (32 propriétaires indivis à mettre d'accord), créer avec des copains une association pour l'aider, le faire classer à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, le restaurer, le meubler, obtenir l'aide des pouvoirs publics pour le parc. Tout ça en 18 ans seulement.

    Je suis vraiment en admiration pour tout le travail accompli (sans grosse fortune personnelle..., il a un boulot pour vivre)

     

     

     

    Journées du patrimoine

     

    Et, à la sortie, la surprise et le plaisir de trouver une cabine téléphonique reconvertie. Comme quoi, un petit village où il n'y a rien peut faire des choses intéressantes.

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