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    Grrrr..... dit l'Ours-Attila. Avec tes trucs, on ne peut plus passer...

     

    Grrrrr...... 

                                               vu dans un sens

     

    Grrrrr......

                                                vu dans l'autre

     

    Grrrr..... dit la fourmi quand elle se voit obligée de faire des bouquets parce que cette pluie a cassé ses fleurs.

    En vrai, je n'ai fait qu'un bouquet avec des morceaux de roses trémières et une tête d'Annabelle. J'ai secoué les autres qui étaient gorgées d'eau, et tout va bien de nouveau.

     

     

    Grrrrr......

    Roses trémières mises KO. C'est moyennement grave, vu qu'elles avaenit poussé devant le banc, et les autres un peu trop près de la porte de l'ancienne cuisine.

     

    Ben oui, mes plantes résistent au froid et à la neige, mais pas à une petite ondée.

    L'hydrangea Annabelle est coupée à ras à l'automne, et la persicaire disparaît complètement. En hiver, la voie est libre pour la pelle ou la fraise à neige.

     

    Grrrrr......

     En avril, ne dépassent du sol que les feuilles des iris et quelques jonquilles téméraires.

    Et ça repart à toute vitesse, chaque année aussi fort, et l'Ours grooogne.

     

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    Depuis ma deuxième opération j'avais fait quelques balades, mais en terrain assez peu accidenté.

    Aujourd'hui, grande première : je suis revenue au barrage des Gloriettes. L'Ours a été étonné que je puisse passer partout. Au ralenti, comme d'habitude, mais j'ai pu franchir tous les obstacles, que ce soit en montant ou en descendant.

     

    Gloriettes : le retour

     

    Le test a commencé là, au pied du mur. En premier, passer de gauche à droite en enjambant, puis grimper. Sauf que l'Ours m'a fait ce que j'avais involontairement fait à Macha : il est parti un peu trop à droite, et là, c'est un brin difficile. Mais j'ai réussi.

    Ça, c'est positif. Mais le lac...heu... comment dire ? On a probablement eu besoin d'électricité, ou d'eau, en aval, et on l'a trouvé plus vide que jamais. Le ciel étant très moche, la couleur du lac était encore plus moche, du jamais vu :

     

    Gloriettes : le retour

     

    Ce n'était pas le meilleur moment pour les fleurs, mais il y a toujours matière à regarder :

     

     

    Gloriettes : le retour

     

    Les rhododendrons ont les bourgeons tout prêts pour le printemps prochain. Quelques mois sous plusieurs mètres de neige, et ça refleurira.

     

    Gloriettes : le retour

     

    Cette fleurette bougeait avec le vent. Son feuillage fait penser à une liliacée, mais je n'ai pas encore trouvé son nom (une scille peut-être ?).

     

     

    Gloriettes : le retour

     

    Dans les buissons, poussent pêle-mêle genévriers et myrtilliers. Même couleur de baies, mais j'ai mangé les myrtilles et l'Ours a ramassé les baies de genévrier : je les mettrai peut-être dans ma cuisine cet hiver.

     

    Gloriettes : le retour

     

    Gloriettes : le retour

     

    Je vous ai souvent parlé des aconits napel bleus. Il y a aussi les aconit tue-loups jaunes.

     

    Gloriettes : le retour

     

    Les carline acaules sont à peine ouvertes.

     

     

    Gloriettes : le retour

     

    Le vallon que j'aime bien remonter, sans chemin, en évitant de trop me tremper dans le ruisseau. Car, bien que le lac soit vidé, il est alimenté par l'eau qui ruisselle partout.

     

    Gloriettes : le retour

     

    On ne voit pas bien, mais c'était une épreuve.

     

    Pendant que je traîne, l'Ours a le temps de regarder la faune :

     

    Gloriettes : le retour

     

    Gloriettes : le retour

     

     

    On a fait le tour du lac. Voilà ce qu'est, pour le moment, l'endroit habituellement si beau qu'il me fait penser à une corniche méditerranéenne.

    Gloriettes : le retour

     

    Je ne sais pas combien il manque d'eau mais, sachant que le barrage mesure 47m de haut, et qu'il est presque entièrement apparent, imaginez...

     

    Gloriettes : le retour

     

    Au fond, vers la droite, le déversoir qui déversait tant en juin 2014.

     

    Gloriettes : le retour

     

     

     

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    Oui, je sais, vous suffoquez presque partout. Mais moi, dans ma maison je ne quitte pas une petite veste, et même carrément une polaire le soir devant la télé (l'Ours aussi supporte une veste chaude).

    Mon jardin est bien vert :

     

    Encore le jardin

     

    Encore le jardin

     

     

    Il me fait des fleurs sans que j'aie besoin de l'arroser :

     

    Encore le jardin

     

     

    Encore le jardin

     

     

    Et des surprises, comme cet hémérocalle à 12 pétales :

     

    Encore le jardin

     

    Et ce framboisier perché en haut du mur :

     

    Encore le jardin

     

     

    Mon jardin abrite plein de bestioles de toutes sortes.

    Un matin, dans la rosée, j'aperçus tous ces petits ronds blanchâtres :

     

    Encore le jardin

     

    Après examen, j'ai compris que c'étaient de mini toiles d'araignées

     

    Encore le jardin

     

    Un peu plus loin, je n'ai pas apprécié de trouver ça en travers de mon chemin :

    Encore le jardin

     

    La même vue par l'Ours :

     

    Encore le jardin

     

     

    Une série d'insectes dont j'ignore les noms, il y a foule au jardin :

    Encore le jardin

     

    Encore le jardin

     

    Encore le jardin

     

    Encore le jardin

    Ci-dessus et ci-dessous, la même libellule vue  par une nulle avec un tout petit APN qui tient dans la poche et par un bon photographe avec un bon appareil.

     

    Encore le jardin

     

    À part ça, il fait tout de même assez chaud la journée au soleil, mais le temps est agréable, sans vraie canicule, et on supporte une bonne couverture sur notre lit pour passer de bonnes nuits.

     

     

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    Pendant que je me promène, que je lis, que j'écris, que fait mon jardin ? Il attend désespérément que je rattrape les trois étés perdus à cause de mes genoux.

    Mon œil positif me permet de ne voir que ce qui me plaît.

    Exemples :

     

    Et mon jardin ?

    Ghislaine de Féligonde, au si joli nom.

     

    Et mon jardin ?

    Le dernier rosier rescapé de chez Voisine, qu'elle avait replanté chez nous avant que cela soit chez nous.

     

    Et mon jardin ?

     

    Une rose parfumée du bébé rosier que Jean-Marie m'a apporté l'an dernier, après l'avoir marcotté exprès pour moi (Jean-Marie est une des personnes que nous avions hébergées le soir de la crue de 2013, et nous sommes devenus amis)

     

    Et mon jardin ?

    Mes iris sibirica jaunes que j'essaie sans succès de photographier sur fond de montagne enneigée.

     

     

     

    Et mon jardin ?

     

    Aurait-il neigé ? Tout est recouvert de confettis blancs. Non, c'est juste le seringat qui se secoue sur le jardin et la ruelle.

     

    Et mon jardin ?

    Et mon jardin ?

     

    Je suis allée sur la coursive en face pour bien voir le dernier rosier (un peu trop flashy à mon goût) qui restait des anciens-anciens propriétaires. Ce rosier a envie de vivre et il était très beau cette année. Je vais essayer de le bouturer.

     

     

    Et mon jardin ?

     

    Le rosier buisson Ballerina qui illumine le grand massif après les lupins et pavots. Au premier plan une sauge et du lin, et derrière, les astilbes.

     

    Et mon jardin ?

     

    Après des années à végéter, puis un déménagement, mon hydrangea vanille-fraise commence à être présentable.

     

    Et mon jardin ?

     

    Mes véroniques en épi font de belles touffes.

     

     

    Et mon jardin ?

     

    Mon cerisier (issu d'un noyau jeté devant la maison) a eu beaucoup de fleurs. Mais il a beaucoup plu et la fructification est très moyenne. Moyenne, mais jolie ! et pas précoce, c'était le 12 juillet

     

    Et mon jardin ?

     

    Là, vous pouvez juger de la grosseur !

     

    Et mon jardin ?

     

    Les orages du soir (oui, pendant que la France crève sous la chaleur, ici c'est moyen, et nous sommes souvent arrosés en fin de journée, tout pousse au jardin), les orages du soir, donc, n'ont pas réussi à mes borraginacées : la bourrache et la mertensia se sont écroulées pêle-mêle en vrac.

     

    Et mon jardin ?

     

    Que sont ces jolies fleurs qui dépassaient mes plantes ? Stachys sylvatica ? je vais regarder s'il en reste et étudier dans mes livres. J'ai cru que c'étaient des orties, car il semblait que ça piquait, mais j'ai un doute : les orties n'ont pas de fleurs de cette couleur.

    Et comme je vous parle d'herbe, un regard honnête (pas l’œil sélectif) ne peut pas ignorer que mon jardin est envahi :

     

    Et mon jardin ?

     

    Il y a, là-dessus, un pauvre iris jaune, de la consoude, du feuillage de cassis, et...tout le reste à arracher.

    Au boulot !

     

     

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    Le bonheur plus fort que l'oubli

     

     

     

    C'est la version "vision" (livre en gros caractères pour personnes malvoyantes), et je sais qu'il est sorti en "poche" récemment.

     

     

     

     

     

     

    Par hasard, à ma bibliothèque, mes yeux sont tombés sur ce livre de Colette ROUMANOFF. Connaissant déjà, de réputation, Anne et Katherine du même nom, j'ai regardé qui était cette Colette. Et j'ai lu jusqu'au bout, stupéfaite (sidérée, même), le témoignage de l'amour de cette femme pour son mari atteint de la maladie d'Alzheimer.

    Et j'ai compris beaucoup de choses...

    J'ai compris que "la" médecine ne comprenait rien à l'être humain.

    J'ai compris ce que ma mère avait dû souffrir durant sa maladie.

    J'ai compris pourquoi, un "beau" jour elle a fermé les yeux et la bouche : elle, elle avait compris que personne ne pouvait la comprendre et encore moins l'aider, et elle a choisi d'en finir. Deux jours plus tard elle quittait la vie.

    Colette Roumanoff a, durant des années, tout fait pour comprendre les comportements de son époux, elle a tout fait pour s'adapter et rendre leur vie sereine.

    J'ai compris, en lisant ce livre, pourquoi ma mère me parlait, me reconnaissait, et pourquoi elle ne reconnaissait pas mon père, et ne lui parlait plus. Elle me disait de lui, en le montrant "le petit merdeux, le TORTIONNAIRE". Ce mot de tortionnaire a aussi été prononcé par Daniel Roumanoff en parlant d'une de ses filles. Pourquoi ces mots si violents ? Car les gens qui ne comprennent pas le malade deviennent ses ennemis, bien qu'ils soient souvent des membres -aimants- de leurs familles.

    Mon père aimait ma mère autant que Colette aimait Daniel, mais il était tellement désemparé qu'il n'a pas su que faire. Il n'a pas trouvé le bon moyen pour communiquer. Personne ne lui a expliqué ce qui se passait dans la tête de ma mère. Ils étaient chacun dans leur monde, et moi... je travaillais, je subissais des trajets dans une ville en chantier, j'étais au bout du rouleau, je me sentais inutile. Mon père me jalousait un peu, car ma mère me parlait alors que lui n'avait droit qu'à un mutisme total. Si nous avions eu ce livre...

     

    Le bonheur plus fort que l'oubli

                                  Mes parents tout jeunes mariés en 1940

     

    Mes parents sont resté mariés 63 ans, du 10 février 1940 au 12 février 2003. Je dirais 60 ans de bonheur, deux ans cahin-caha, et une année d'horreur.

     

    Le bonheur plus fort que l'oubli

                                                 Mes parents à mon mariage

     

     

    Mon père ne supportait pas les bizarreries de ma mère. Il voulait qu'elle redevienne celle d'avant, et il la rabrouait pour lui "remettre les idées en place". Alors elle le détestait, et tout ce qui allait avec lui, ainsi que leur maison. Elle voulait rentrer chez elle, alors qu'elle y était. Elle m'avait dit que sa maison était la même, mais ailleurs. C'est en lisant Colette Roumanoff que j'ai compris ce qui se passait.

    Comme Daniel Roumanoff pour un petit ennui de santé, ma mère est passée par l'hôpital (fracture de la cheville) et les conséquences ont été immédiates et terribles.

    Et je ne parle même pas de la maison de retraite où, entrée en bonne santé physique, elle s'est laissée mourir en un mois et dix jours. Maintenant je sais pourquoi.

    Ce livre "le bonheur plus fort que l'oubli" devrait absolument être lu par TOUT LE MONDE. Médecins, soignants, aidants, et tous ceux qui ne sont pas concernés : en le lisant on sera prêt si par hasard la maladie d'Alzheimer touche un de nos proches. La lecture est facile, sans mots compliqués, c'est juste la vie quotidienne d'un couple, avec des trucs et astuces du quotidien.

    Il y a aussi le blog bien vivre avec Alzheimer.

    Colette et sa fille Valérie ont créé le site Alzheimer autrement.

     Colette Roumanoff a également écrit la Confusionite, une pièce de théâtre, drôle paraît-il, sur le sujet.

     

     

     

     

    Le bonheur plus fort que l'oubli

    Mes parents, comme on les garde dans nos souvenirs, le jour des 80 ans de ma mère.

     

    Le bonheur plus fort que l'oubli

     

     

    Le bonheur plus fort que l'oubli

     

     

    Le cadeau que je leur ai fait, et le menu du repas des 60 ans de mariage, au temps heureux où tout allait encore très bien.

     

     

     

     

     

     

    Je n'étais pas drôle aujourd'hui, mais je devais absolument, en urgence, présenter ce livre. Il change la vision que nous avons habituellement des patients souffrant de la maladie d'Alzheimer. C'est très dur d'apprendre trop tard... C'est dur de regretter d'être passé à côté de bons moments.

    Si cette lecture pouvait aider quelqu'un...

     

     

     

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