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    Certaines années, pour les "Rendez vous aux jardins", je vais dans les départements voisins. Tantôt le Gers, tantôt les Pyrénées-Atlantiques,  Cette année, j'ai exploré le nord-est de mon département. Curieux département qui s'appelle "Hautes" quand c'est en bas sur la carte, et dont le relief est tout juste vallonné quand on monte vers le Nord.

    J'ai fait de superbes visites de trois jardins. Exotiques tout de même, car les propriétaires sont allemands, anglais et danois ! Tous épris de notre Gascogne.

    L'Ours et moi n'avons pas la même vision des jardin : j'ai un œil d'amoureuse des plantes, lui un œil de photographe. J'ai profité à fond de mes visite, et je n'ai su ce qu'il mettait en boîte qu'en revenant à la maison. Parfois je demande tel ou tel sujet : il fait la moue, et s'exécute... ou pas. Il "me" manque certaines plantes, ou certaines scènes.

     

     

    Jardins des Hautes-Pyrénées

     

    Poteries, mosaïques et œuvres diverses accompagnent les fleurs du jardin Manaoutet à Antin. Un vrai coup de cœur pour ce joyeux mélange de plantes achetées et de boutures reçues de tous les amis. C'est un vrai labyrinthe et l'on va de surprise en surprise.

     

    Jardins des Hautes-Pyrénées

     

     

    Jardins des Hautes-Pyrénées

     

     

    Jardins des Hautes-Pyrénées

     

    Je crois reconnaître Ghislaine de Féligonde qui s'obstine à rester nain dans mon jardin.

     

    Jardins des Hautes-Pyrénées

     

    Une parcelle livrée aux divers papavers (pavots et coquelicots) qui se resèment comme s'ils étaient dans la nature.

     

     

    Jardins des Hautes-Pyrénées

     

    Un superbe cornus kousa. Sa propriétaire, Gertrud, m'a dit qu'il avait mis 5 ou 6 ans avant de fleurir. Il ne faut pas que je me plaigne que le mien n'ait que cinq fleurs.

     

    Jardins des Hautes-Pyrénées

     

    Nous avons vu des serres très coquettes.

     

    Jardins des Hautes-Pyrénées

     

    Les jardins visités hier respectent la nature : les insectes pullulent.

     

    Jardins des Hautes-Pyrénées

     

    Jardins des Hautes-Pyrénées

     

     

    Jardins des Hautes-Pyrénées

     

    Au fil des jardins, nous avons vu une forêt de bambous et des bambous à troncs jaunes.

     

    Jardins des Hautes-Pyrénées

     

     

    Les jardins de Clogs à Gaussan sont organisés comme un parcours aux ambiances différentes : il suffit de suivre les numéros. On va, par exemple, du jardin de l'Alhambra au jardin du grand cèdre, en passant par le circulaire ou Stonehenge. Bien que très soigné, ce jardin ne fait pas trop "apprêté", il est tout simplement agréable.

    Chaque virage nous fait découvrir une scène différente.

     

    Jardins des Hautes-Pyrénées

     

    Je ne le connaissais qu'en photo : maintenant j'ai vu en vrai un arbre aux faisans.

     

    Jardins des Hautes-Pyrénées

     

    Les digitales étaient partout géantes et offraient un beau camaieu de couleurs.

     

    Jardins des Hautes-Pyrénées

     

    Et voilà, l'Ours photographe n'était pas inspiré, la promenade est finie. Hier je suis montée à mon jardin : j'ai du boulot pour rivaliser avec les jardins de Clogs et de Manaoutet qui méritent vraiment une visite.

    Et vous, avez-vous bien profité de ces deux jours ?

     

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    Aujourd'hui pour les scolaires, demain et dimanche pour tout le monde, c'est les rendezvousauxjardins, édition maintenue pour cette année, après la frustration de l'an dernier où, jour après jour, les annulations tombaient en cascade.

    Mon lien vous emmène sur le site du ministère de la culture, lequel ministère s'est encore surpassé : je n'y comprends rien, comme d'habitude. En prenant le temps, j'ai tout de même trouvé, pas très loin de chez moi, trois jardins que je ne connais pas encore.

    Si le temps est favorable, je vais encore faire des découvertes que je vous raconterai la semaine prochaine. Pendant que je me baladerai, mon herbe pourra continuer à croître tranquillement. Mais je reviendrai boostée pour couper, arracher, replanter,  etc... Pour se donner du courage et des idées, rien de tel que de visiter de beaux jardins.

    Bon weekend à tous.


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    Comme je l'évoquais hier, notre dimanche était bien occupé.

    Nous avions deux séances, une le matin "Monet, Renoir...Chagall", l'autre en fin d'après-midi "Gustav Klimt, d'or et de couleurs" à la base sous-marine de Bordeaux. Vous avez vu l'extérieur du bâtiment sur mon article d'hier. Aujourd'hui, un peu d'intérieur.

    Fille aînée m'avait envoyé le lien sur Bassins de lumière. Ni une, ni deux, j'ai réservé pour les deux spectacles, pour tous les membres de la famille intéressés. C'était le même principe que ce que je vous avais montré en 2015 aux Baux-de-Provence, les "Carrières de lumière". Fille aînée avait vu un autre spectacle "Ateliers de lumière" dans une ancienne fonderie à Paris. Elle avait adoré, mais elle a encore plus aimé Bordeaux pour la grandeur de l'espace.

    Je vous mets, en vrac, pêle-mêle, de mauvaises photos, juste pour vous donner envie de voir un de ces spectacles si vous passez près. Un bain de musique et de lumières. Je trouve que c'est un moment magique, et la presque totalité des spectateurs est fascinée.

     

    Ma fête des mères (2)

     

    Tout se passe sur les murs des bassins créés pour les sous-marins. Les images projetées se reflètent sur l'eau.

     

    Ma fête des mères (2)

     

    Ma fête des mères (2)

     

    Ma fête des mères (2)

     

    Ma fête des mères (2)

     

    Les spectateurs déambulent au gré de leurs envies. Les sensations sont différentes selon l'angle de vue. On se déplace d'un alvéole à l'autre, par les portes et les passerelles.

     

    Ma fête des mères (2)

     

    Au fond de cet endroit, il y a "La citerne" : un endroit cylindrique, presque clos, où les images sont projetées sur tout l'intérieur des parois. Impression étrange là-aussi.

     

     

    Ma fête des mères (2)

     

    Là, nous sommes sur des gradins, et même le sol est animé : comme aux Baux, j'ai détesté la sensation quand il faut marche là-dessus. Même en fixant un point au loin, j'ai l'impression que le sol se dérobe sous mes pieds.

     

    Ma fête des mères (2)

     

    Il y a des "Iles". Elles ne flottent pas (elles sont en béton) mais je ne comprends rien à la technique : comment l'image ne déborde-t'elle pas sur l'eau ?

     

    Ma fête des mères (2)

     

    Ma fête des mères (2)

     

    Ma fête des mères (2)

     

    Ici, on devine qu'il y a plusieurs alvéoles. Les images sont toutes issues du même tableau, mais différentes d'un mur à un autre. J'ai vu chaque spectacle presque deux fois (c'est en continu, et on peut rester le temps qu'on veut) et je n'étais pas rassasiée.

     

    Ma fête des mères (2)

     

    Et tout à la fin, ce que j'ai vu sur le mur à côté de moi : une trace de la guerre.

     

    Ma fête des mères (2)

     

    On en prend plein les yeux, plein les oreilles, et plein le cerveau : les passages d'une image à l'autre sont très variés. On est loin du fondu-enchaîné classique. Il y a aussi les animations, quand les personnages se détachent de leur tableau.

    En résumé : j'adooore.

     

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    Samedi, nous étions invités à Bordeaux pour l'anniversaire d'une amie.

    Joie de retrouver tous les vieux copains pas vus depuis si longtemps !

    Repas au jardin. Ils avaient prévu les chapiteaux pour nous protéger du soleil. En fait, ils nous ont bien abrités de la pluie, car ce fut un anniversaire mi-ensoleillé mi-arrosé.

    Le lendemain, grand soleil et chaleur inhabituelle pour nous. C'est tous nos enfants que nous avons retrouvés et deux de nos petits-enfants. Dès qu'elle avait su que nous serions en Gironde, Grande Sauterelle avait suggéré un pique-nique. Quelle bonne idée ! Et moi j'ai proposé le parc floral de Bordeaux, car Fille Aînée m'avait envoyé un document sur quelque chose qui se passait dans les environs.

    Parc floral un peu décevant. Créé en 1992 au moment des Floralies de Bordeaux, c'était LE jardin du XXe siècle. Mais au XXIe il est un peut trop rendu à la nature. Le coin des iris a été supprimé, dommage car il y avait une superbe collection. J'ai trouvé la roseraie pitoyable. La pivoineraie est encore bien entretenue, mais nous sommes arrivés trop tard, elles étaient presque fanées.

     

    Ma fête des mères

     

    Ma fête des mères

     

    Un peu plus tôt dans la saison, ce coin de jardin vaut le déplacement.

    Les créateurs de ce jardin ont "fabriqué" un torrent de montagne qui fait presque illusion. Mais comme il y avait un monde fou, nous avons trouvé un peu plus loin un coin de belle herbe à l'ombre, et toute la famille a déballé ses victuailles.

     

    Ma fête des mères

     

     Les girondines avaient cuisiné plein de bonnes choses. Nous nous sommes régalés et avons bien profité de ce moment tous ensemble. Il nous manquait Malicette, trois petites-filles et Petit-fils préféré, mais comme nous étions seuls dans notre montagne pour Noël, nous étions bien contents de nous retrouver en famille, même incomplète.

     

    Ma fête des mères

     

     

    Une partie de notre journée se passait là, aux bassins à flots. Ce quartier est méconnaissable. J'y ai passé 15 ans de ma jeunesse, c'était tout pourri, tout moche, mais on y travaillait. Il y avait une intense activité liée au port. L'activité s'est déplacée (et a partiellement disparu), les vieux bâtiments ont été remplacés par des constructions modernes, et le quartier devient bobo-branché.

     

    Ma fête des mères

     

    Ma fête des mères

     

    J'ai toujours connu cet immense bâtiment, base sous-marine construite pas les allemands pour abriter leurs sous-marins. Sur ma photo, on n'en voit qu'une partie, mais c'est vraiment énorme.

     

    Ma fête des mères (1)

     

     

    À part wikipedia, je n'arrive pas à trouver des explications bien faites sur son histoire. Je vous propose un article de blog qui me paraît assez complet. L'idée de la détruire avait été évoquée, mais l'affaire s'est révélée impossible à cause de la solidité de la construction : des mètres d’épaisseurs de béton armé.

    Depuis quelques années, des essais d’animations ont été tentés : expo de bateaux, galerie d'art, et peut-être autre choses. Mais vu la sombre histoire qui accompagne ce site, je n'ai jamais eu envie d'y mettre les pieds.

    Ce quartier fait partie de l'histoire de Bordeaux. Je me souviens d'avoir assisté au "Pardon des terre-neuvas" : c'est de cet endroit du port que les morutiers partaient pour leur campagne de pêche à Terre-Neuve.

     

                                                                                         à suivre demain....

     

     

     

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    Des fleurs dans nos assiettes

     

    Depuis que la fourmi blogue, elle a souvent montré des salades fleuries, mais sans entrer dans les explications "sérieuses".

    Dans ma famille on a toujours ramassé des plantes sauvages (grand-mère, grand-tantes, oncle, etc...), et tout naturellement je profite des cadeaux de la nature et du jardin.

    Hier, je n'ai pas fait de photos tant cela m'a semblé normal, mais sur ma salade j'ai ajouté les premières fleurs de bourrache, quelques pétales de bleuets et de pavots jaunes des Pyrénées et des fleurs de ciboulette. Je n'avais que ça car le printemps froid s'éternise et mon jardin est rempli de boutons plutôt que de belles corolles comestibles.

    Pourquoi ne pas essayer vous aussi ? Vous avez peut-être peur...

    Les fleurs, c'est comme les champignons : il faut avant tout connaître les toxiques, car il y en a.

    Dans les jardins, laissez sur pied, simplement pour le régal des yeux : muguet, laurier rose, rhododendrons et daphnés, toutes les renonculacées (boutons d'or, delphiniums et pieds d'alouette, anémones, trolles et boutons d'or, ancolies) giroflées, cytise, lupins, genêts, digitales et mufliers, colchiques et crocus, bulbeuses comme nivéoles et jonquilles, et quelques autres, et beaucoup de baies (ce n'est pas des fleurs, mais leurs jolies couleurs peuvent être attrayantes).

     

    Pour vous rassurer, je vous conseille très vivement deux livres du même auteur, François COUPLAN clic sur le lien pour tout savoir de lui, et profiter de promotions sur des fins de séries de livres un peu anciens, mais néanmoins très utiles.

     

     

    Des fleurs dans nos assiettes

     

    Ce livre-là m'a fait un clin d’œil un matin, à travers la vitre de sa vitrine, il y a vingt ans, alors que j'étais sur le chemin du bureau. Le soir, je me suis précipitée à la librairie pour l'acheter, et je prends toujours autant de plaisir à le feuilleter. Regardez ci-dessous un exemple de double page.

    Avec ce livre, on regarde différemment toutes les plantes du jardin ou de la maison.

     

    Des fleurs dans nos assiettes

     

    Auriez-vous pensé à manger vos bégonias ?

    À la fin du livre, il y a une liste de plantes toxiques.

    Dans la foulée, je vous montre un autre de mes livres favoris, textes encore de François COUPLAN et illustrations de Eva STYNER.

     

    Des fleurs dans nos assiettes

     

    Au passage, je redis tout le bien que je pense des éditions Delachaux et Niestlé : si j'avais un budget illimité et une immense bibliothèque, j'achèterais toutes leurs parutions.

     

    Après la mise en garde, passons au plaisir de la cueillette. Le bonheur, juste au moment de se mettre à table, de "picorer" comme un oiseau parmi toutes les tentations du jardin. Dès le printemps, je prends un plaisir fou à ramasser quelques fleurs au moment du repas. Je joue avec les couleurs : rouge ou rose sur salade verte, bleu sur tomates rouges, méli-mélo en fonction de l'humeur.

    Parfois, on ne met pas la fleur entière. Il vaut mieux séparer les pétales du "trognon". Vous goûtez et vous jugez.

    Il y a les jolies, les savoureuses, les originales, les impensables, les inconnues... Le choix est si vaste !

    En fonction de votre climat, vous n'aurez pas partout les mêmes. Mais certains grands classiques se trouvent partout. Attention toutefois de cueillir des fleurs "saines", loin des pesticides, des routes à grande circulation et des déjections des animaux.

    Les pavots et coquelicots : tous comestibles, il faut goûter, comme pour les roses. Certains sont plus sympas que d'autres, en fonction de la couleur et de la consistance.

    La famille "malvacées", mauves, guimauve, roses trémières, hibiscus, etc... est très généreuse, et offre une belle palette. Leur consistance mucilagineuse est originale.

    Les roses, plus ou moins attrayantes en fonction de la forme et de la couleur: il faut les goûter pour choisir les plus agréables. Il est parfois conseillé d'enlever la partie blanche à la base des pétales.

    La famille boraginacées (clic) me séduit énormément par sa couleur bleue : bourrache, mertensia, vipérine, pulmonaire, consoude, etc...

    Les capucines, qui poussent très mal chez moi, doivent égayer vos jardins : mangez-en quelques-unes.

    Les violettes et pensées, sauvages ou cultivées, sont très jolies.

    Les hémérocalles, souvent orange, nous réjouissent pendant de longues semaines. On les appelle lis d'un jour alors, comme elles seront fanées demain, profitons-en. Elles sont très fraîches en bouche, craquantes mais pas dures, légèrement parfumées : même mon Ours les trouve très agréables, alors qu'en général il se passe très bien de mes fleurs. Une fleur entière par assiette, c'est le bonheur.

    Les lamiacées, immense famille d'herbes sauvages ou cultivées (menthe, mélisse, origan, thym, etc...): très bel article ici sur les agastaches et monardes dont j'ai parlé récemment.

    Les sauvageonnes comme trèfles, pâquerettes (ici le cake), et pissenlit (on en fait du "miel") ont toute leur place dans nos assiettes. 

    Trop tard pour cette année, mais les fleurs d'acacia (robinier faux acacias) font de beaux et bons beignets. La glycine également. Mais ATTENTION : pas le cytise toxique.

    Il n'est pas trop tard pour mettre des fleurs dans vos verres : c'est le moment de faire votre "Pétillant de sureau". Il suffit d'avoir du sureau, de l'eau, du sucre et du citron bio, un grand récipient en verre, de la gaze pour protéger et... 5 jours de soleil. Cherchez sur le Net, tout le monde en fait, sauf moi. Pourquoi pas moi ? parce que, chaque fois que j'ai essayé, on a eu une semaine de mauvais temps.

    Il y a quantité de blogs et de livres sur "comment cuisiner" les plantes et les fleurs. Je ne vous parlerai que de Bernard Bertrand, un presque voisin à quelques vallées de chez moi. Il écrit sur la nature depuis bientôt 30 ans et a créé les Éditions de Terran.

     J'ai rencontré plusieurs fois Bernard Bertrand et son épouse Annie-Jeanne, soit sur des salons, soit chez eux du temps où ils faisaient visiter leur jardin. J'adore leurs livres et j'en ai plusieurs dont celui-ci :

     

    Des fleurs dans nos assiettes

     

    Il y a aussi une collection nommée "Le compagnon végétal" qui en est à son 23ème petit livre ne traitant que d'une seule plante. J'adore, j'en ai plusieurs.

    Je quitte mes montagnes pour trois jours. Cela ne m'était pas arrivé depuis Noël 2019 ! J'aurai des trucs à raconter à mon retour car nous avons un programme fort sympathique.

    Pendant ces trois jours, n'hésitez pas à goûter quelques fleurs -comestibles, bien sûr- et à laisser un commentaire.

    À la semaine prochaine !

     

     

     

     

     

     

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