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     Voilà maintenant le feuilleton concernant les histoires d'eau.

    En arrivant dans le nouvel appartement de Cadette, j'ai voulu utiliser l'évier.

     

    Problèmes de robinets

     

    Il y avait plus d'eau qui sortait par la base du robinet que par le bec du robinet lui-même. 

     On a laissé tomber, et dès le lendemain nous en avons acheté un neuf, que l'Ours a installé au plus vite.

    Super, une affaire qui marche !

     

    On aussi acheté une rondelle en silicone pour obturer le fond.

     

     

     

     

    Après l'évier, je suis allée tester la salle d'eau. Aïe aïe aïe !

    Un robinet de lavabo avait le mousseur presque bouché,  et tellement coincé qu'il a fallu l'intervention de l'Ours.

    L'autre coulait impec mais l'évacuation de ce lavabo était bloquée en position fermée, le rendant inutilisable. L'Ours a réglé ce problème, avec de l'adhésif pour fermer les cartons. (à propos de l'adhésif, nous avions oublié d'acheter du neuf de bonne qualité. Nous avons bataillé avec des fonds qui se déroulaient mal, et se coupaient encore plus mal, au risque de nous esquinter les doigts avec les dents du dérouleur. Et que découvrons-nous, rigolant tout seul dans le seul tiroir de la cuisine de l'appartement ? Un beau rouleau abandonné par l'ancienne locataire...)

    Dans le déménagement fait à la va-vite, beaucoup de choses ont, par chance, voyagé dans des casiers en plastique. On a pu pratiquer le système D. Un  pichet pointait son nez, et nous fumes sauvés !

     

    Problèmes de robinets

     

    Ce pichet a accompagné mon enfance, et il a été précieux pendant les deux premiers jours, car il était assez petit pour passer entre le lavabo et le robinet. Il faisait 35° et nous buvions beaucoup. Il nous servait à remplir des bouteilles que nous stockions au froid. Miracle du modernisme, il y avait DEUX réfrigérateurs : celui de Cadette et celui qui était resté dans l'appartement.

     

    Après les essais infructueux des trois premiers points d'eau, je me suis aperçue que nous n'avions pas encore essayé le troisième lavabo, planqué derrière une porte dans une chambre. Splash ! une grosse douche à l'horizontale et j'avais le ventre tout mouillé. J'ai regardé sous le lavabo. Hum ! pas très beau. Je pense qu'il faudra aussi s'occuper de l'évacuation, ça m'a l'air d'avoir pris l'humidité.

     

    Problèmes de robinets

     

    L'espace de la salle d'eau est à moitié (voire aux trois quarts) rempli par une douche démesurée (avec radio, que personne n'a eu l'idée d'essayer) :

     

     

     

     

     

     

     

     

     Mais pas de douchette, juste ça :

     

    Problèmes de robinets

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vous imaginez bien que "ça", c'est partiellement colmaté par le calcaire, ça coule n'importe comment, et nous devons protéger nos têtes à cheveux longs avec des sacs en plastique (évidemment nous n'avons pas les équipements des curistes pour qui les bonnets sont obligatoires).

    Devant l'urgence des autres problèmes, nous avons quand même tous pris nos douches une semaine durant sous cette drôle de cascade.

    La testeuse de douche fut Grande Sauterelle. Elle commença par se plaindre que la porte de la pièce était vitrée. Quelle idée de ne pas mettre une porte pleine à une salle d'eau ! Une taie de traversin fixée par une bande de papier collant ont rassuré la Miss. Pourtant, on entendit encore des cris : l'eau stagnait dans la douche. Vite, un grand-père efficace et voilà, une salle d'eau presque entièrement opérationnelle.

     

    Et maintenant la source des ennuis à répétition :

     

    Problèmes de robinets

     

     Une banale installation qui a donné beaucoup de fil à retordre à l'Ours.

     

    Dès le lendemain du déménagement, Cadette et moi avions acheté un robinet de cuisine (OK), des mousseurs pour les lavabos (OK), et un mécanisme de chasse d'eau. Parce que, évidemment, l'ancien ne fonctionnait pas du tout.

     

     

     Mécanisme changé, rien n'était OK. Il nous semblait bien que ça fuyait et de l'eau coulait par terre, d'où la serpillère servant de cache-col (ou de couvre-pied). 

    L'Ours nous a fait acheter une cartouche de joint silicone pour refaire l'étanchéité. La mare persistait à se reformer.

    L'Ours a été acheter un tuyau neuf, celui qui rejoint la céramique et le trou au sol :

    Problèmes de robinets

     

     

     

     

     

     

     

        

    Quand on voit l'état de cette vieillerie, on comprend pourquoi cela n'était pas étanche. Par la suite, tuyau neuf + joint neuf = sol sec.

    Mais, la chasse d'eau fuyait toujours dans la cuvette.

    Cadette a dit qu'elle se ferait rembourser la première, et l'Ours en a acheté une autre neuve (plus chère que la première). Il s'est dit que nous étions maudits, car dans l'emballage . . . il manquait une pièce. Il est reparti pour la énième fois chez le quincailler où on commençait à bien le connaître. Enfin tout allait bien, mais ça a pris presque une semaine.

    Problèmes de robinets

    Nous avons laissé des tas d'encombrants à Cadette : le tuyau des WC, un morceau de casier à couverts (trop grand pour son nouveau tiroir), la moquette-herbe avec ses kilos de crottes de pigeons, et le brise-vent (ou cache-vue) imitation sapin qui perdait ses poils à tout-va.

     

    Spectacle ordinaire de notre séjour : un réservoir de chasse d'eau sur un bureau, dans la cuisine, et la caisse à outils voisinant avec les bocaux.

     

    Problèmes de robinets

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Jeudi en fin de journée, nous devions finir le ménage de la maison que Cadette venait de quitter, mais je ne me sentais pas bien. Je vais me mettre un moment au calme chez Titi Chéri et je trouve Mlle Lune occupée à ses devoirs. De quoi s'agit-il ? Du temps qu'il faut pour remplir une piscine ! Non ! Pas encore des histoires de robinets !

     

    Une chance que Titi chéri habite tout près et qu'il bricole lui aussi : il eut vite fait de nous donne l'adresse d'un bon quincaillier dans le quartier. Nous avons bien dû y aller deux fois par jour !

     

    Pour que mon histoire soit complète, il manque un détail : le GAZ.

    L'antique chauffe-eau nous inquiétait, et nous nourrissions les plus vives inquiétudes pour l'ouverture du compteur. Rendez-vous était pris pour le mercredi (nous avions aménagé le jeudi précédent, une semaine avant). Dès le premier coup d’œil, le technicien a dit "l'évacuation du chauffe-eau n'est pas scellée au mur, par possible d'avoir le gaz". Dire que l'Ours avait bien vérifié les ventilations basses et hautes, et qu'il avait loupé ça !

    Deux jours après, le vendredi à 16 heures, après un peu de plâtrage (grâce à une nouvelle visite chez le quincaillier), tout est OK ! ! ! On nous ouvre le gaz, et le miracle se produit : le chauffe-eau est en état de marche, même l'allumage piezoélectrique ! Ce jour-là, l'Ours avait réussi à installer une douchette au bout d'un tuyau à la place de la grille à trous de la douche. Si vous saviez comme on a apprécié de prendre enfin des douches normales !

    Bon, ne nous plaignons pas : nous avons toujours eu de l'eau (sauf quand l'Ours la coupait sans prévenir), elle était tiède par rapport à celle de notre montagne, et il faisait 35° à l'ombre alors une douche, même inconfortable, était la bienvenue.

    Si vous avez du temps à perdre et si vous aviez raté cet article, je vous redonne le lien. Car les histoires d'eau j'en ai à revendre !

    Avant-hier soir et hier, c'était le déluge sur ma montagne. Hier soir, une trouée dans les nuages m'a permis de voir ça (photos lamentables, mais c'est juste pour vous donner une idée ):

     

    Problèmes de robinets

    Problèmes de robinets

    Fleurs de saison au premier plan et neige, également de saison, juste au dessus.

    Ce matin, mon thermomètre dit ceci :

     

    Problèmes de robinets

     

    Dire qu'on a crevé de chaud pendant nos 10 jours en Gironde !

     

     

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    Sortir samedi et dimanche

     

    Comme tous les ans, le ministère de la culture vous propose un programme bien fourni.

     Cliquez sur ce lien pour trouver ce que vous pouvez visiter aux environs de chez vous.

    Un joli jardin protégé par des murs, une chapelle dans son petit coin isolé, un château privé exceptionnellement ouvert, des démonstrations d'artisans, des explications sur des chantiers en cours, la liste des possible est très longue...

     

    Comme d'habitude je suis bloquée à notre funiculaire : à la gare du départ au village le samedi, à la gare d'arrivée là-haut sur la montagne le dimanche. Pourvu que la météo soit clémente !

    Sortir samedi et dimanche

    En attendant, aujourd'hui, pluies diluviennes et à peine 10° au thermomètre.

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    Je vous ai dit hier que Cadette a déménagé. Mais que de tracas avant de pouvoir admirer coucher et lever de soleil !

     

    Habituellement, quand les gens déménagent, ils font des cartons des jours et des jours à l'avance. Cadette avait commencé, mais ce n'était pas possible pour tout. Quant à Grande Sauterelle et Petit Fils Préféré, ils semblaient dans le déni le plus total. Ils n'avaient rien préparé.

    Un copain de Titi Chéri devait prêter un camion le samedi 3, la "main d’œuvre" amicale était prévue pour ce jour-là.

    Nous avons quitté notre montagne (par 15° au thermomètre) le mercredi 31, pensant consacrer trois jours entiers au vidage-démontage des meubles et étagères.

    C'est là que les complications débutent.

    - Au dernier moment, nous apprenons que le camion prêté sera disponible le lendemain jeudi, soit trois jours plus tôt que prévu, au lieu du samedi.

    - Il se trouve que Cadette doit rendre la maison qu'elle occupe le vendredi 9 septembre. Elle achète un appartement, mais pour diverses raisons, l'acte ne sera conclu qu'un peu plus tard. En attendant, pour éviter deux déménagements, les propriétaires acceptent, après de longues réflexions, de louer l'appartement, mais ne finissent par donner les clés que mercredi soir. Un peu juste pour déménager le lendemain, non ?

    - De plus, Cadette est prof et change d'établissement. Pré-rentrée mercredi dans un cadre inconnu. Bonjour le cumul des causes de stress.

    Après une courte nuit, tout le monde est sur la brèche dès le matin. En route pour l'aventure, car personne n'a pu faire la revue de détail du nouveau logis !

    Premier coup d’œil :

    Déménagement bousculé

     

     

    Un couloir très très long, surprenant pour un appartement relativement moderne.

     

    Séjour et trois chambres d'un côté, cuisine, sanitaires et dernière chambre de l'autre côté.

     

     

     

     

     

     

    Déménagement bousculé

     

     

    Tout le long des chambres, qui ont presque toutes une porte-fenêtre, un balcon aussi long que le couloir.

     

    Il y a un autre balcon plus petit devant la cuisine.

     

    Je suis étonnée de ne pas me sentir enfermée dans cet appartement. Notre fille a bien choisi.

     

     

     

    MAIS, il y non pas un, mais des MAIS, si au premier coup d’œil c'est sympa, au premier test de robinets et autres détails, on s'aperçoit qu'il y a au moins une semaine de travail pour l'Ours-bricoleur afin de rendre les équipements utilisables.

    Nous y avons tous dormi dès le premier soir, dans des conditions que je vous raconte bientôt.

     

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    La fourmi vient de rentrer dans sa montagne après onze jours d'absence, mais pas onze jours de vacances.

    Fille cadette change de vie, et nous sommes partis l'aider (l'Ours surtout) à déménager.

     

     

     

    Elle vient de quitter une maison en ville dans une rue bruyante que je n'aime plus du tout. Circulation, piétons noctambules, odeurs désagréables, pouark la ville !

     

     

     

     

     

     

     

    Elle s'est déplacée (Cadette) vers un grand appartement en banlieue au 14ème étage, dans une barre que son nouveau logis traverse. Et là, surprise ! c'est très agréable.

    Pas de vis à vis, mais du calme et des espaces verts :

     

     

    Dès le premier soir, une découverte :

    Un coucher de soleil imprenable du côté cuisine.

    Le lendemain matin, autre découverte :

    Un lever de soleil tout aussi magnifique du côté séjour.

     

    Le beau temps s'éternisant, j'admirais le ciel qui changeait de couleurs au fil des heures.

     

     

    Je n'imaginais pas que je prendrais du plaisir dans ce grand immeuble.

    Mais, il n'y a pas eu que du plaisir dans cette histoire. J'ai de la matière pour vous faire rire (maintenant que les problèmes sont résolus) un bon moment si je trouve les mots adéquats pour vous raconter les péripéties que nous vécûmes.

    Après presque 11 jours intenses nous voilà de retour chez nous. À notre arrivée, 21° dehors, 18 dans la cuisine. Quelle différence avec les 35° qui nous ont accompagnés chaque jour là-bas ! Comme on va bien dormir avec nos deux couvertures !

    Et pour fêter ça, ce soir à 20h44, un petit tremblement de terre comme nous en avons souvent, de magnitude 3,7.

    Jeunes mariés, nous avons passé 3 ans et demi au quinzième étage d'une tour, et je travaillais au seizième d'une autre. Par chance, la terre ne bougeait pas aussi facilement qu'ici, car ça doit faire un drôle d'effet là-haut !

     

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    Automatismes : est-ce faire les choses sans réfléchir, ou la possibilité d'utiliser les automates ?

    Je vais vous raconter les dernières aventures des montagnards descendant à la ville (quoique ici ils disent qu'ils montent vers le nord).

    Depuis 16 ans, nous utilisons assez fréquemment les 300 km d'asphalte qui nous séparent de notre ancienne habitation. Nous avons l'habitude de ravitailler notre voiture à une pompe automatique sise dans une grande surface à mi-chemin.

    La route évite maintenant plusieurs petites villes grâce aux contournements réalisés au fil des années par les services de L’État.

    L'autre jour donc, nous précédions nos amis qui rentraient chez eux après trois semaines dans nos montagnes, et arrivés au niveau d'une nouvelle route, je les ai appelés (vive le portable !) pour leur dire de tourner à droite, tandis que nous suivions la vieille route sans nous poser de questions, pour faire le plein. Grands mouvements de bras par les fenêtres pour se dire au revoir, et en avant !

    Mais que se passe-t-il donc ? J'avais un léger doute, mais c'est bien sûr ! La route principale a changé de place, le supermarché a suivi ! Et nous n'avions pas imprimé cette info dans nos cerveaux ! Imaginez, dans un western, la scène où on arrive dans un village déserté : il ne reste que quelques planches au saloon, et sous le soleil implacable, le vent fait rouler quelques boules d'herbe.

     

     

    Afficher l'image d'origine

     

    C'était tout à fait ça. Un parking vide déjà presque enherbé, un supermarché abandonné, une seule pompe (les autres ayant été démontées), mais le toit toujours là avec ses néons allumés pour personne, le tout sous 35°. La scène semblait irréelle. Il ne manquait que le cowboy sur son cheval.

     Sous l'effet de la surprise, je n'ai pas fait de photos, mais wikipedia s'occupe de tout.

                           

    L'Ours dirige notre char vers LA pompe et part se bagarrer avec la machine supposée délivrer le précieux carburant. J'entends grogner, et l'Ours revient mécontent : impossible d'avoir la gazoline adaptée à notre véhicule. Les livraisons ne doivent pas avoir lieu bien souvent dans cet endroit désolé.

    Nous n'avons plus qu'à nous diriger vers la commune limitrophe qui héberge une autre station.

    Arrêt devant la pompe, et j'entends de nouveau l'ours grogner. Il paraît que cette machine-là dit "Carte illisible" ou quelque chose dans ce genre. Mais comme l'écran est au soleil, il est illisible lui aussi.

     Non pas encore ! Qu'allons-nous devenir ? C'est si simple d'habitude avec ces automatismes reliant stations 24/24 et cartes bancaires. Malgré notre âge, nous avons su nous habituer au progrès.

    Vous savez quoi ? Dans cette campagne, il faut tout bêtement se servir et payer à la caisse, à quelqu'un ! La machine ne fonctionne qu'aux heures de fermeture du magasin. Il a fallu qu'on change encore une fois de pompe pour s'en apercevoir. La cabine était protégée du soleil par un store et on n'avait pas vu la personne qui était dedans (et elle devait nous prendre pour de parfaits crétins).

    A chaque nouvelle péripétie, j'appelais Midor, et nous riions comme des folles pendant que mon pauvre Ours grognait encore.

    Midor et son mari devaient s'arrêter en chemin pour acheter des célèbres puits d'amour de Captieux, mais avec toutes nos mésaventures nous ne risquions pas de les rattraper !

     

    Automatismes

    Salsola tragus

     

    Je n'ai jamais vu ça en vrai, mais je crois que je garderai longtemps cette image en tête.

                                           

     

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