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    Il faut que je vous dise, pour commencer, pourquoi je ne suis pas très présente ici. En plus de marcher au ralenti, d'avoir besoin de beaucoup d'heures dans mon lit, d'avoir des occupations diverses, j'ai maintenant un spectacle permanent et tout à fait captivant juste devant mes yeux. Je vous explique.

    Depuis que nous vivons ici, nous offrons aux oiseaux des boules de graisse et des graines pour oiseaux du ciel. Notre mangeoire est près de la "vieille" cuisine, mais mal placée pour que nous profitions du spectacle.

     

    À table !

     

    Nous y voyions fréquemment des mésanges, et aussi le rouge-gorge qui ne voulait pas partager.

     

     

    Cette année, l'Ours a bricolé autre chose, et l'a installé devant la véranda, près de mon fauteuil de convalescente.

     

    À table !

     

    À gauche, le montant de la véranda. Puis, tout près, le support pour écuelle en terre. Enfin, à droite, une enfilade d'arbustes (lilas, seringats, cornus et aubépine,) qui sont devenus salle d'attente et salle à manger. Les zozios prennent place dans le lilas le plus proche, et vont piocher leur graine quand la voie est libre.

     

    Ça a marché : au bout de deux jours, les mésanges avaient déjà pris possession des lieux. Sur les conseils d'une copine, qui nous a dit que cela plaisait beaucoup aux oiseaux, nous avons acheté un sac de 2,5 kg de tournesol. Les mésanges ont-elles aimé ? Non, elles en raffolent. Il faut voir la foule à notre nouvelle mangeoire.

    Elles ont passé le tam-tam dans la forêt, et plus le temps est pourri, plus il y a foule. On n'arrive pas à avoir de bonnes photos, mais souvent elles sont 4 ou 5 dans le même lilas, à dépiauter leurs graines.

     

    À table !

    Elles coincent la graine entre leurs pattes, et font marteau-piqueur avec le bec. C'est impressionnant.

     

     Nous nous sommes aperçus qu'il n'y avait pas que des mésanges charbonnières, mais aussi des mésanges bleues que nous n'avions jamais remarquées.

     

    À table !

     

    Les mésanges bleues sont plus petites et moins habiles. Elles perdent souvent leur graine. Par chance d'autres oiseaux, que nous ne connaissions pas, aiment bien "faire les poubelles" au sol ou sur le bord du mur. Ils arpentent sans cesse le terrain, que ce soit neige, terre, herbe ou mousse.

     

    À table !

     

    Plus ou moins roux dessous, tête grise, et stries sur les ailes.

     

    À table !

     

    Il nous semble qu'il s'agit des pinsons des arbres. Au bout d'une semaine, ils revendiquent parfois une place à la mangeoire.

     

    Le tam-tam a résonné jusqu'aux oreilles d'autres oiseaux. C'est ainsi que nous avons, plusieurs fois par jour, la visite de M. et Mme Bouvreuil :

     

    Tam-tam pour la horde affamée

     

    Autant les mésanges font vite, autant les bouvreuils prennent leur temps. Ils s'installent, le temps de bien casser la graine (l'expression vient-elle de là ?) et M. fait la police : personne n'a le droit de s'approcher. Il montre le bec grand ouvert et semble très méchant.

     

    Tam-tam pour la horde affamée

     

    M. a posé pour que l'Ours le voie bien de face et de dos.

     

    Tam-tam pour la horde affamée

     

    La couleur est un peu fausse : les bouvreuils sont rouge, pas orange comme le rouge-gorge.

     

    Et même mieux : nous n'avons pas UN couple de bouvreuils comme d'habitude, mais plein de bouvreuils :

     

    À table !

    Un mâle dans la mangeoire, un autre sur le cerisier à droite.

     

    Toutes nos photos d'oiseaux sont de qualité moyenne, car les conditions sont difficiles. Il y a foule les jours de neige, mais la luminosité n'est pas terrible, les flocons gênent. Et quand il fait beau, nous sommes à contre-jour, éblouis par le soleil en face, ou la montagne trop blanche.

    Devant tous ces oiseaux qui tourbillonnent dans tous les sens, nous ne savons comment faire. Il nous faudrait une caméra fixe, et nous extrairions quelques images de notre film.

     

    À table !

     

    Quand c'est plein, les mésanges prennent très vite leur graine pour la manger ailleurs. Quand c'est vide, elles sont obligées de s'arrêter un moment. Mais comme elles s'enfoncent dans le plat, on n'arrive pas à les photographier.

    Or, nous avons repéré une autre variété : je pense qu'il s'agit des mésanges huppées, mais il va falloir d'autres clichés pour pouvoir bien les identifier.

     

    Nous habitons "passage des Oiseaux" : au moment de nommer la rue, personne ne devait savoir qu'il y en aurait autant dans ce jardin. Il nous a fallu 17 printemps pour découvrir l'existence d'"arbres à oiseaux" aussi garnis que des arbres de Noël, sauf que ces boules de plumes sont très agitées et voltigent sans arrêt.

     

     

     

     

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    Naïve que je suis, je croyais que le printemps arrivait, qu'il arrivait aussi dans ma montagne. Mais voilà...

     Sachant qu'il a neigé en mars à Royan et la Rochelle, et sur la côte méditerranéenne, je ne vous parle pas plus de ma neige, vous avez peut-être connu ça vous aussi. Sauf que chez moi, ça n'arrête pour ainsi dire pas depuis début février.

     

    J'y croyais

     

    je marche deux fois par semaine pour aller chez le kiné où je retrouve mon "copain bleu" qui doit m'aider à (re)trouver des muscles.

    À la maison je fais du vélo, je plie de mieux en mieux, je monte et descends les escaliers en m'appliquant bien.

     Une chouette vie de retraitée !

     

     

     

     

     

    Par chance nous avons trouvé de bonnes raisons pour aller voir ailleurs.

     

     

    J'y croyais

     

     

     

    J'y croyais

     

    À force de voir ce genre de messages, je me suis dit que je n'allais pas passer ma vie à l'abri, au chaud, le nez plongé dans ma liseuse ( je suis TRÈS absente de mon blog, je passe mon temps à lire, toute pelotonnée dans mes couches de polaires). En avant pour ma première manif post opératoire la semaine dernière !

     

    J'y croyais

     

    Au premier plan, les "pistes" aménagées pour les jeunes aux genoux costauds. Je les ai soigneusement contournées.

     

    Mon genou tout neuf est bon pour le service. Pas d'acrobaties pour moi, mais la marche raisonnable se passe très bien.

     

    Et le lendemain, un bain de jouvence !!!!

     

    J'y croyais

     

    Ce billet doit rappeler quelque chose aux moins jeunes d'entre vous. La lettre nous proposant d'aller au Zénith de Pau en bus pour voir les idoles des jeunes* m'a fait sauter de joie. Sauter, tout est relatif car je venais d'être opérée, mais j'ai demandé à l'Ours de m'apporter à l'Hôpital le chéquier, l'enveloppe et le timbre, et j'ai vite envoyé nos réservations.

    Âge tendre et tête de bois était une émission de télévision.

    Je pense qu'il n'y avait qu'une chaîne à la TV en ce temps-là, donc tout le monde regardait ça.

    De plus nous les jeunes avions souvent notre transistor (le mien fut une récompense pour mon BEPC) et nous nous dépêchions de rentrer à la maison pour écouter SLC Salut les copains.

     

    J'y croyais

    Ci-dessus la photo mythique de toutes nos idoles.

    Dans la tournée de cette année, il y a Dick Rivers, Sheila, Stone, Nicoletta, Michèle Torr, Isabelle Aubret, Richard Dewitte ("Il était une fois"), Dave, Patrick Juvet et Pierre Groscolas.

    Une de mes petite-fille ne connaît personne parmi ceux que lui ai cités, et mes filles m'ont demandé "Ils chantent en vrai ?". Non mais, on est si vieux que ça  ? Oui ils chantent en vrai, avec de vrais musiciens, et je peux vous dire qu'ils ont la pêche, et qu'on ne s'ennuie pas avec eux.

    Regardez ici les dates à venir, et n'hésitez pas à y aller.

     

    J'y croyais

     

    Derniers réglages : sur les côtés les écrans nous permettant de voir les chanteurs de plus près.

     

    Presque un mois que je ne vous ai pas donné de nouvelles, là je crois que je vais revivre normalement, je vous dis donc "à bientôt".

     

     

    * Idoles des années 60, car une de mes petites-filles (18 ans) ne connaît ni Sheila, ni Isabelle Aubret, ni Dave.

     

     

     

     

     

     

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    Bonjour à tous,

    je suis un peu absente en ce moment, vous savez pourquoi ? Je marche au ralenti. Au ralenti à cause de mon genou, ça c'est au sens propre.

    Au ralenti aussi dans ma tête : je n'arrive pas à me poser (station assise encore un peu inconfortable) devant mon ordi avec un brin de concentration. Je n'aime pas regarder les blogs amis en diagonale, alors pour ne pas mal en profiter, je remets certaines lectures à plus tard. Que les copinettes me pardonnent.

    Mes mains n'ont pas envie de travailler, elles non plus : alors je lis le jour, et je lis aussi la nuit quand mon genou "pourrit" mon sommeil. Vous connaissez probablement ce phénomène : une douleur, même violente, est tolérable la journée, mais une  douleur faible est insupportable la nuit, et on ne sait pas comment s'installer.

    Ma vie est hyper calme, et mon jardin vit lui aussi au ralenti.

     

     

    Vous pouvez constater qu'il reste de la neige.

     

     

    En cherchant bien sur les bords j'ai fini par m'apercevoir que ça poussait : jonquilles, iris et noisetier sont prêts.

     

    Hier, je me suis avancée le long de l'allée déneigée par l'Ours. En me retournant, j'ai vu la première tache de couleur de cette année

     

    Vous la voyez, à gauche, tassée contre la maison ?

    Ça tombait à point car aujourd’hui c'est l'anniversaire d'une amie et je comptais lui envoyer des fleurs.

     

     

     

    J'ai bien fait de faire la photo hier, car ce matin le jardin est de nouveau tout blanc, et je vais recommencer à me lamenter que toute cette neige abime mes fleurs.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les oiseaux ne sont pas gênés, car l'un d'eux est venu jusqu'à la porte pour voir si un nouveau repas était livré.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je vais peut-être me mettre à la recherche de mon APN : il s'est planqué quelque part au fond d'un sac ou d'une poche, et je n'ai, depuis des semaines, que mon téléphone bas de gamme pour faire des photos.

    En fait, il me faudrait une caméra branchée en continu, car je trouve les oiseaux trop amusants. Ils se posent dans les lilas et seringats, et ils en repartent avec élan : chaque fois, ils font tomber plein de neige, mais ils ne semblent pas perturbés.

     

     

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    Hier matin, il faisait froid (-9°), j'étais à l'abri dans ma véranda, absorbée dans ma lecture, quand j'ai entendu un bruit.

    Subitement, je me suis dit "un oiseau s'est fracassé sur la vitre". J'ai appelé l'Ours et on a vu la pauvre bestiole KO sur la neige gelée : clic en vitesse

     

     

    Une visiteuse inconnue

     

    Ne sachant quoi faire, on a tenté de l'isoler un peu du froid. Une petite serpillère en coton nous a semblé convenir : clac toujours en vitesse

     

     

    Une visiteuse inconnue

     

    Notre oiseau inconnu s'est laissé attraper et semblait assez choqué. On s'est dit qu'on allait lui donner quelques graines. Le temps de choisir les plus petites, l'oiseau s'était envolé.

    On l'a vu cramponné sous les branches du cerisier, puis, pftttt ! il est parti. Nous n'avons même pas eu le temps de faire quelques jolies photos

    On a plongé le nez dans notre livre sur les oiseaux, et nous savons maintenant que notre visiteuse est une sitelle torchepot.

    C'est un oiseau rigolo qui aime se tenir la tête en bas et qui s'accroche souvent sous les branches. Nous étions très contents de voir que notre première sitelle avait un comportement normal malgré son traumatisme.

     

    Ce soir, aux infos on ne parlait que du froid et de la neige partout en France, et chez nous il pleut depuis des heures...

     

     

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    Ça y est ! je suis revenue après 4 semaines d'absence.

    Tout s'est bien passé, retour sans encombre, mais un peu coupée du monde car la Box était aux abonnés absents. Vous imaginez ça, en 2018 ? Ni téléphone fixe, ni messagerie, ni Internet de jeudi à tout à l'heure. Vous savez pourquoi ? Il paraît qu'un chasse-neige aurait coupé un fil un peu plus bas, au bord de la route.

     

    la fourmi : le retour

     

     

     

    De l'hôpital où j'étais en rééducation, je pensais à vous.

     

    Cékoissa ? voulais-je vous demander.

     

     

     

     

     

     

     

    Ci-dessous, je vous raconte en bref ma rééducation.

     

    la fourmi : le retourla fourmi : le retour

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pliage et dépliage sur le Kinétec. ce genou a été plus fort que l'autre : il a été jusqu'à 120, le maximum possible !

    Puis drainage car il était très enflé.

     

     

    la fourmi : le retourla fourmi : le retour

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Travail avec la cacahuète géante, puis repos sous la vessie de glace.

     

    la fourmi : le retourla fourmi : le retour

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Séance photo au gymnase, et portait de mes deux genoux.

     

    la fourmi : le retour

     

    Ce soir-là, salade en entrée, et salade en légume (rassurez-vous, j'avais un garde-manger dans ma chambre).

     

     

    la fourmi : le retour

     

    Au retour à la maison, un chocolat au lait de riz et une part de gâteau. Je vous raconte le cékoissa du jour : mes filles sont venues voir leurs parents pendant mon hospitalisation. Elles ont osé étrenner un de mes fours de ma nouvelle cuisine (chaleur tournante, et plein d'étages), et m'ont envoyé une photo de leur essai. Le lendemain, ils sont tous venus me voir en OUBLIANT MON gâteau à la maison. Ils l'ont donc congelé (étrennant par la même occasion mon petit congélateur) et l'Ours me l'a donné à mon retour.

     

    J'ai retrouvé ma place favorite, avec vue sur le jardin enneigé, l'Ardiden et les mésanges. 

    la fourmi : le retour

     

    Et je continue les exercices dans mes escaliers : monter, ça va, mais descendre... Je vais aussi aller chez le kiné.

     

    la fourmi : le retour

     

    J'ai trouvé ça affiché à Bagnères : un peu d'optimisme ne fait pas de mal.

    À bientôt

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