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    100 000 visiteurs sont venus faire un tour chez la fourmi.

    En juillet 2013, j'ai commencé sans savoir où j'allais, juste parce que j'avais envie d'écrire et de sortir un peu de mon cadre ordinaire. Eh bien, je trouve ça extraordinaire.

    J'adore, je vous adore.

    Que du bonheur. En plus ça arrive au mois de juin, le plus beau dans mon jardin. Vingt fois par jour, quel que soit le temps, je vais regarder

     - si mes lilas ont encore de jolis bouquets :

     

    100 000 !

             Superbe lilas blanc double, mais que d'herbe !

     

    - si mes lupins sont aussi beaux que les autres années :

     

    100 000 !

    En tous cas, las limaces adorent les cueillir

     

    - si mes pavots ont les couleurs que je préfère :

     

    100 000 !

                           On saura plus tard, quand ça fleurira enfin

     

    - si tous mes iris sont bien là :

     

    100 000 !

                            Pour ceux-là, c'est bon

     

    - si mes géraniums Magnificum se sont refait une santé après leur replantation de 2016 :

     

    100 000 !

       Ils commencent tout juste à fleurir

     

    - si l'herbe est moins haute que les plantes :

     

    100 000 !

     

     

    Pour tout vous dire, le temps est tellement pourri cette année que mon jardin (ou du moins mon massif de lupins, pavots et géranium magnificum) est plus vert que multicolore :

     

     

    100 000 !

               10 juin 2018

     

    Voilà mon jardin, en cette fin de printemps (c'est le calendrier qui le dit). La réalité, c'est que l'herbe est géante et les plantes à fleurs trop timides pour affronter ce froid et cette pluie qui ne nous quittent pas. Voilà ma vie de juin. Au lieu de désherber, déplacer,etc... je rêvasse. Et je n'arrive toujours pas à me concentrer sur mon ordinateur.

    Mon jardin est comme moi : il prend son temps. On finira bien par rattraper le temps perdu.

    Pourtant, j'en ai des choses à vous raconter, et j'en ai encore plus à lire...

    Merci à vous tous qui m'apportez tant de petits bonheurs.

     

    100 000 !

                                              16 juin 2011

     

     

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    Vous savez tous que la météo perturbe souvent la vie des jardiniers, avec ses cohortes de sécheresse, grêle, gel tardif et autres joyeusetés.

    Dans ma montagne, il y a aussi les mois de neige. Souvent le poids de cette trop grosse couverture fait casser des branches.

    Certaines plantes ne supportent pas tous ce temps dans le noir humide.

    Et, comme si ça ne suffisait pas, il y a aussi les Ours. Je nomme le mien Attila* depuis notre premier jardin dans les années 70. Il est incorrigible, et moi toujours aussi désespérée et désemparée..

    Le jardin commençait à ressembler à une prairie bonne à faucher, alors la tondeuse a repris du service. C'est sportif chez nous, car la grange où nous stockons le matériel est en haut du grand escalier, tandis que "mon" jardin est en bas. Donc, je suis bien contente que mon Ours s'occupe de la corvée. Mais je l'ai mal surveillé...

     

    Les calamités du jardinLes calamités du jardin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

            de loin                                                de près

     

    Pas de doute : il a tondu la terre, juste où c'était bien désherbé. Et qu'a-t-il tondu ? Les trognons blancs ne suffisent pas pour vous renseigner ? Voilà ci-dessous ce que j'ai les autres années

     

     

    Les calamités du jardin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Attila n'a pas souvenir d'avoir vu cette hosta qui est là depuis au moins 5 ans, près de la spirée. Cette hosta-là a un mérite : elle résiste bien aux gastéropodes de toutes sortes qui se régalent dans mon jardin. Mais cette année... on verra si ça repousse.

     

    Les calamités du jardin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mes limaces sont réveillées. L'hiver ne les perturbe pas du tout. Je ne sais pas comment elles hibernent, mais dès qu'un peu de verdure réapparaît, elles sont là, en pleine forme.

     

    Attila bricole, c'est sympa, mais pas au moment où ça m'arrange. Cet hiver, il nous a fait une nouvelle cuisine, des murs jusqu'aux finitions. Et voilà-t'y pas que le beau mur tout blanc, tout neuf était en train de s'abimer, alors qu'il n'y avait jamais eu d'humidité à cet endroit. L'Ours a trouvé :

     

    Les calamités du jardin

     

     

    L'évacuation de ce petit tuyau (eau de la montagne, qui est canalisée sous la maison) passe sous terre avant de rejoindre la rue. Tout étais cassé, ça s'écoulait mal, et ça remontait le long du mur. C'est là que l'Ours devient Attila. Il m'a annoncé qu'il allait tout casser...le lendemain du jour où j'avais arrangé mes plantes : arrachage du muguet superflu, désherbage et plantation d'une nouvelle heuchère :

     

    Les calamités du jardinLes calamités du jardin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

              Avant                                               Après

    À gauche, les ancolies prêtes à fleurir, et la nouvelle heuchère caramel. À droite, le même endroit une heure plus tard.

     

     Bon, je positive : le lilas a commencé à fleurir mardi, ainsi que le premier iris, il y a des fleurs et des boutons partout, la neige devrait nous oublier pour quelques mois, j'ai plein d'ancolies ailleurs, tout va bien. Et j'ai enfin retrouvé mon APN après 4 mois passés sans lui (retrouvé au fond d'un sac sous la table de notre ancienne cuisine où je n'ai quasiment pas mis les pieds depuis tout ce temps).

    À bientôt

     

     

     

    * J'ai souvent cité Attila, si vous avez envie de revivre nos aventures, tapez Attila dans "rechercher"(colonne de gauche)

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    Il faut que je vous dise, pour commencer, pourquoi je ne suis pas très présente ici. En plus de marcher au ralenti, d'avoir besoin de beaucoup d'heures dans mon lit, d'avoir des occupations diverses, j'ai maintenant un spectacle permanent et tout à fait captivant juste devant mes yeux. Je vous explique.

    Depuis que nous vivons ici, nous offrons aux oiseaux des boules de graisse et des graines pour oiseaux du ciel. Notre mangeoire est près de la "vieille" cuisine, mais mal placée pour que nous profitions du spectacle.

     

    À table !

     

    Nous y voyions fréquemment des mésanges, et aussi le rouge-gorge qui ne voulait pas partager.

     

     

    Cette année, l'Ours a bricolé autre chose, et l'a installé devant la véranda, près de mon fauteuil de convalescente.

     

    À table !

     

    À gauche, le montant de la véranda. Puis, tout près, le support pour écuelle en terre. Enfin, à droite, une enfilade d'arbustes (lilas, seringats, cornus et aubépine,) qui sont devenus salle d'attente et salle à manger. Les zozios prennent place dans le lilas le plus proche, et vont piocher leur graine quand la voie est libre.

     

    Ça a marché : au bout de deux jours, les mésanges avaient déjà pris possession des lieux. Sur les conseils d'une copine, qui nous a dit que cela plaisait beaucoup aux oiseaux, nous avons acheté un sac de 2,5 kg de tournesol. Les mésanges ont-elles aimé ? Non, elles en raffolent. Il faut voir la foule à notre nouvelle mangeoire.

    Elles ont passé le tam-tam dans la forêt, et plus le temps est pourri, plus il y a foule. On n'arrive pas à avoir de bonnes photos, mais souvent elles sont 4 ou 5 dans le même lilas, à dépiauter leurs graines.

     

    À table !

    Elles coincent la graine entre leurs pattes, et font marteau-piqueur avec le bec. C'est impressionnant.

     

     Nous nous sommes aperçus qu'il n'y avait pas que des mésanges charbonnières, mais aussi des mésanges bleues que nous n'avions jamais remarquées.

     

    À table !

     

    Les mésanges bleues sont plus petites et moins habiles. Elles perdent souvent leur graine. Par chance d'autres oiseaux, que nous ne connaissions pas, aiment bien "faire les poubelles" au sol ou sur le bord du mur. Ils arpentent sans cesse le terrain, que ce soit neige, terre, herbe ou mousse.

     

    À table !

     

    Plus ou moins roux dessous, tête grise, et stries sur les ailes.

     

    À table !

     

    Il nous semble qu'il s'agit des pinsons des arbres. Au bout d'une semaine, ils revendiquent parfois une place à la mangeoire.

     

    Le tam-tam a résonné jusqu'aux oreilles d'autres oiseaux. C'est ainsi que nous avons, plusieurs fois par jour, la visite de M. et Mme Bouvreuil :

     

    Tam-tam pour la horde affamée

     

    Autant les mésanges font vite, autant les bouvreuils prennent leur temps. Ils s'installent, le temps de bien casser la graine (l'expression vient-elle de là ?) et M. fait la police : personne n'a le droit de s'approcher. Il montre le bec grand ouvert et semble très méchant.

     

    Tam-tam pour la horde affamée

     

    M. a posé pour que l'Ours le voie bien de face et de dos.

     

    Tam-tam pour la horde affamée

     

    La couleur est un peu fausse : les bouvreuils sont rouge, pas orange comme le rouge-gorge.

     

    Et même mieux : nous n'avons pas UN couple de bouvreuils comme d'habitude, mais plein de bouvreuils :

     

    À table !

    Un mâle dans la mangeoire, un autre sur le cerisier à droite.

     

    Toutes nos photos d'oiseaux sont de qualité moyenne, car les conditions sont difficiles. Il y a foule les jours de neige, mais la luminosité n'est pas terrible, les flocons gênent. Et quand il fait beau, nous sommes à contre-jour, éblouis par le soleil en face, ou la montagne trop blanche.

    Devant tous ces oiseaux qui tourbillonnent dans tous les sens, nous ne savons comment faire. Il nous faudrait une caméra fixe, et nous extrairions quelques images de notre film.

     

    À table !

     

    Quand c'est plein, les mésanges prennent très vite leur graine pour la manger ailleurs. Quand c'est vide, elles sont obligées de s'arrêter un moment. Mais comme elles s'enfoncent dans le plat, on n'arrive pas à les photographier.

    Or, nous avons repéré une autre variété : je pense qu'il s'agit des mésanges huppées, mais il va falloir d'autres clichés pour pouvoir bien les identifier.

     

    Nous habitons "passage des Oiseaux" : au moment de nommer la rue, personne ne devait savoir qu'il y en aurait autant dans ce jardin. Il nous a fallu 17 printemps pour découvrir l'existence d'"arbres à oiseaux" aussi garnis que des arbres de Noël, sauf que ces boules de plumes sont très agitées et voltigent sans arrêt.

     

     

     

     

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    Hier matin, il faisait froid (-9°), j'étais à l'abri dans ma véranda, absorbée dans ma lecture, quand j'ai entendu un bruit.

    Subitement, je me suis dit "un oiseau s'est fracassé sur la vitre". J'ai appelé l'Ours et on a vu la pauvre bestiole KO sur la neige gelée : clic en vitesse

     

     

    Une visiteuse inconnue

     

    Ne sachant quoi faire, on a tenté de l'isoler un peu du froid. Une petite serpillère en coton nous a semblé convenir : clac toujours en vitesse

     

     

    Une visiteuse inconnue

     

    Notre oiseau inconnu s'est laissé attraper et semblait assez choqué. On s'est dit qu'on allait lui donner quelques graines. Le temps de choisir les plus petites, l'oiseau s'était envolé.

    On l'a vu cramponné sous les branches du cerisier, puis, pftttt ! il est parti. Nous n'avons même pas eu le temps de faire quelques jolies photos

    On a plongé le nez dans notre livre sur les oiseaux, et nous savons maintenant que notre visiteuse est une sitelle torchepot.

    C'est un oiseau rigolo qui aime se tenir la tête en bas et qui s'accroche souvent sous les branches. Nous étions très contents de voir que notre première sitelle avait un comportement normal malgré son traumatisme.

     

    Ce soir, aux infos on ne parlait que du froid et de la neige partout en France, et chez nous il pleut depuis des heures...

     

     

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    Quel drôle de temps cette année !

    Mercredi, grand bleu sur ma montagne, et quelques taches de couleur sur mon jardin. Regardez-moi ça :

     

    Temps de Toussaint

    Ce n'est pas l'opulence de juin mais, pour la Toussaint, je trouve que c'est plutôt pas mal.

     

    Temps de Toussaint

    Juste un soupçon de gelée blanche, et la surprise :

     

    Temps de Toussaint

    Que dire ? Que je n'y comprends rien, car mes pavots fleurissent habituellement en juin.

    Un rose en premier plan, et un presque blanc un peu plus loin. Très bien formés tous les deux, comme si c'était normal de fleurir maintenant.

     

     

    Temps de Toussaint

     

    Temps de Toussaint

     

    Je profite de ce beau temps pour faire mes foins. J'ai de quoi édifier une belle meule si je rattrape le temps perdu : je peux passer des jours et des jours à arracher et couper toute l'herbe qui est installée partout.

     

    Temps de Toussaint

     

    Vendredi dernier, pour ma Grande qui est arrivée chez nous à la nuit, j'avais fait un petit bouquet. Cri d'horreur quand elle arriva dans sa chambre : "c'est quoi ce bouquet en plastique que tu m'as mis ?". Cri scandalisé de la mère : "non mais, regarde mieux !". Elle n'en revenait pas que j'aie encore autant de variété en fleurs pas de saison.

     

    Temps de Toussaint

    LA nigelle de 2017 : une seule fleur, bien tardive. Dire que, chez tout le monde, quand on en eu une fois, ça se resème partout pour la vie... et que je m'extasie quand une graine arrive à passer l'hiver dans mon jardin.

     

     

    Temps de Toussaint

     

    Les arbres de la forêt derrière chez moi.

     

    Temps de Toussaint

    Le cerisier issu de noyau qui pousse joliment devant ma véranda.

     

    Vous ai-je déjà parlé de ce qui se dit ici ? Il paraît que, quand il y a un tremblement de terre, il neige juste après. Eh bien ça a tremblé samedi ( force 4) et la neige est annoncée pour dans deux jours. L'Ours ne croit pas ces histoires, et pourtant...

     

     

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