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     Je ne sais pas jouer à la belote, mais j'ai souvent entendu les joueurs dire "belote, et rebelote". Pour nous, pauvres terriens du XXIe siècle, c'est confinement et re-confinement.

    Juste avant, nous avons repris nos quartiers d'hiver, mais nous sommes montés plusieurs fois pour nettoyer le jardin. Je m'oblige à tailler, encore tailler, à l'automne, pour éviter le désastre que je trouvais certaines années de négligence.  Entre deux coups de sécateur ou de fourche-bêche, j'ai fait quelques photos-souvenirs.

    Tout d'abord, le petit érable "rampant", pris le 11 octobre, puis le 16 après une petite neige, et enfin le 25 après une bonne tempête.

     

    Re belote

     

     

    Re belote

     

     

    Re belote

     

     

     Un coup d’œil sur la montagne en face :

     

    Re belote

     

     

    Le parrotia qui m'avait été vendu pour ses belles couleurs d'automne. On ne m'avait pas menti car, autant il est discret l'été, autant il illumine le jardin en octobre. Première photo du 11 et deuxième du 25.

     

    Re belote

     

    Re belote

     

     

    J'ai arraché, dégagé, fait du ménage :

     

    Re belote

     

     

    Les hasards du sécateur donnent de beaux bouquets à mettre au compost : tiges rouges et feuillage panaché du cornus alba, beau vert vif du buis (pas malade là-haut), et super rouge de physocarpus.  J'ai trouvé joli ce mélange de couleurs bien pétantes.

     

    Re belote

     

     

    L'Ours m'a aidée car je n'arrivais pas à déterrer la touffe d'agapanthe. Et il a dû utiliser les grands moyens pour la couper en morceaux :

     

    Re belote

     

     

    Je suis allée sur la coursive en face de chez nous : vous comprenez pourquoi nous sommes fort mécontents de cette construction. En été, mes plantations font écran anti-regards, en hiver nous nous "planquons" derrière des paravents.

     

    Re belote

     

     

     Un pépin jeté au compost en 2019 nous a donné un très beau "tomatier" qui a fait de superbes fruits. Hélas, personne n'a jamais pu en faire mûrir dans ce jardin. 

     

    Re belote

     

     

    Ce pied de roses trémières a fleuri très tardivement. Dommage,je n'ai pas pu en profiter. Pour une fois qu'on sortait de l'habituel camaïeu de rose...

     

    Re belote

     

     

    Et, pour finir, une petite mosaïque de quelques fleurs, feuilles et baies vues  il y a trois jours :

     

    Re belote

     

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     En cette période troublée, je vais peut-être vous faire horreur. Parler d'actualité, ou se changer les idées ? Vous verrez qu'on a peur de ce qu'on ne connaît pas. Quand on connaît, ça va mieux.

    On l'appelle Zinni : la sonorité de cette phrase me fait penser à cette chanson de Starmania

     

     

    chanson qui n'a pourtant rien à voir avec mon sujet du jour. Laissez défiler le son, décontractez-vous et suivez-moi au jardin.

    Je vous précise que nous avons 1500 m2 de terrain, dont une seule partie est fleurie. L'Ours fauche de temps en temps le reste et arrache quelques ronces avant qu'elles ne se multiplient. Tant pis si nous n'avons pas de mûres.

    Un jour, en allant étendre mon linge, j'ai vu un habitant inconnu ici, le long de la deuxième marche en partant du haut :

     

    Zinni, on l'appelle Zinni

     

     

    Deux ou trois jours plus tard, je l'ai revu au même endroit, mais comme je ne connais rien en faune, je me suis contentée de dire à l'Ours "je crois qu'il y a une vipère au jardin". "Pffff"a-t'il répondu. Je suis passée "à la question" comme s'il était un enquêteur. Or au jardin, comme rampants, je ne connais que les orvets, et là j'étais bien sûre qu'il s'agissait d'autre chose. Quelle forme ? Quelle couleur ? Ses yeux ? Sa tête ? Je ne suis pas physionomiste pour les humains, alors un truc rampant...

    L'Ours a fini par voir ce nouveau visiteur, et a confirmé qu'il s'agissait bien d'une vipère. Panique à bord, que faire ? On sait que les vipères sont protégées, donc pas question de la tuer. Elle était le long du mur, entre l'escalier et le seringat.

     

    Zinni, on l'appelle Zinni

     

    J'ai appelé tous les endroits auxquels j'ai pensé, jusqu'à ce que le Parc National des Pyrénées me donne le numéro d'une association, Nature-Midi-Pyrénées, qui a un herpétologiste (et non erpétologue comme je le pensais) parmi ses membres. Nous lui avons envoyé quelques photos et il nous a dit qu'il s'agissait d'une femelle gestante : en plus on allait avoir des bébés au jardin ! ! !  Gilles Pottier est donc venu chez nous quelques jours plus tard. Je pensais qu'il apportait une sorte de nasse pour capturer notre hôte indésirable. Comme il a l’œil plus affûté qu'un chercheur de champignons, il l'a aussitôt vue planquée entre les herbes et les pierres, au chaud contre le mur.

    Et là, nous étions tous les quatre (nos filles étaient là) fascinés. Pas l'un de nous n'a pensé à dégainer un APN ou un téléphone, dommage...

    Il l'a tirée délicatement par la queue, l'a posée sur l'herbe au beau milieu du jardin, examinée, dit qu'elle n'attendait "que" 4 ou 5 bébés, (que les bébés iraient faire leur vie ailleurs car les vipères sont solitaires, ouf ! ) et ramenée tout aussi délicatement à sa place. Il nous a expliqué que la vipère est très casanière, qu'elle vit dans un tout petit espace et qu'elle est très discrète. Il a trouvé qu'elle était bien installée chez nous, qu'elle y était très bien, et il ne voyait pas pourquoi il faudrait la changer de place. D'autant qu'une vipère "déménagée" revient toute seule dans le lieu qu'elle avait choisi.

    Nous avons constaté qu'elle n'est pas agressive. Elle est au contraire très calme.

     

    Zinni, on l'appelle Zinni

     

    Zinni, on l'appelle Zinni

     

    Zinni, on l'appelle Zinni

     

     Et voilà l'ombre d'un photographe visant le pied du seringat où notre nouvelle copine aime bien faire sa sieste :

     

    Zinni, on l'appelle Zinni

     

    Zinni, on l'appelle Zinni

     

    Vous ne voyez pas bien ? Je vous l’agrandis :

     

     

    Zinni, on l'appelle Zinni

     

    Elle n'est pas bien là, entre les branches de son arbre ?

    ("Au pied de mon arbre, je vivais heureux...", non, vous écoutez déjà Ziggy)

    Gilles nous a parlé de son parcours et, dans la foulée nous avons acheté son livre édité par le Muséum national d'histoire naturelle, c'est vous dire qu'il est très compétent :

     

    Zinni, on l'appelle Zinni

     

    Zinni, on l'appelle Zinni

     

    Et voilà comment nous avons décidé de garder une vipère et de la nommer Zinni. Nous avions évoqué "Vivi", comme vipère ou vivipare, mais aux Thermes il y a une gentille Vivi et ça m'aurait embêtée qu'elle ait un nom de vipère.

     

    Zinni, on l'appelle Zinni

     

    À propos des serpents en général, il faut savoir qu'ils ont plus peur que nous et que, à la moindre alerte ils se cachent. Il paraît qu'il y a plein de vipères où on ramasse les myrtilles, et on ne s'en doute pas. Au jardin elles mangent les mulots, et ça c'est une bonne nouvelle, car eux ils font des dégâts. En France il n'y a guère plus d'un mort par an à cause d'une vipère, et à peu près une centaine d'hospitalisations. En cas de morsure, aller voir un médecin, et la piqûre magique évite les complications.

    J'ai dit à Gilles Pottier que je lui enverrai le lien sur mon article et qu'il s'amuserait des commentaires que vous ne manquerez pas de laisser...

     

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    Comme les troupeaux, voyant l'hiver arriver, j'ai convaincu l'Ours de redescendre dans la vallée. Depuis trois nuits, nous sommes dans notre nid douillet. Sans chauffage pour le moment, l'appartement n'est pas froid. À la maison, la chaudière tournait depuis plusieurs semaines.

    Lundi, nous sommes montés chercher quelques affaires, et voilà ce qu'il y avait au jardin : début octobre, c'est un peu tôt, non ? Dire qu'il y a des années où les professionnels du ski pleurent car ils manquent de neige... Il va falloir qu'ils comprennent que tout se détraque, et que l'avenir n'est pas dans les sports "d'hiver".

     

    La "détranshumance"

     

    Quelques jours plus tôt, la montagne avait bien blanchi. Ma copine a été ravie de se geler un peu les mains.

     

    La "détranshumance"

     

     

    Pas beaucoup certes, mais on ne sait pas ce que l'avenir nous réserve. J'ai laissé le jardin en vrac, les replantations pas finies, le nettoyage d'automne à peine commencé, les tailles obligatoires avant la neige à terminer...

     

    J'ai cueilli les dernières roses et quelques têtes d'hydrangea et voilà ma table de "jardin" fleurie :

     

    La "détranshumance"

     

     

    J'ai jardiné sur le balcon car j'ai ramené quelques plantes.

     

    La "détranshumance"

     

    Après une si longue période loin des blogs, je ne savais pas comment recommencer. Mais, j'ai mon pense bête : mon carnet du confinement m'a été très utile pour noter plein de petites idées. Je ne suis pas à court de sujets. Il faut dire que l'actualité est propice à beaucoup de réflexions. Et, tout de même, malgré les masques, le gel hydroalcoolique et la distanciation physique, nous sommes un peu sortis et j'ai ramené quelques photos.

    Je reviens vite, et je vais vous lire (pour les blogueuses) car vous m'avez manqué. L'année prochaine, si nous remontons, je me débrouille à rester connectée.

     

     

     

     

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    Un matin, nous avons vu ça dans l'escalier (extérieur mais couvert) qui mène à notre appartement, ce petit truc noir sous une marche, c'est la réponse à la question sur la fourrure marron de la dernière fois :

     

    Chauves-souris

     

     

     

    Chauves-souris

     

     

    Chauves-souris

     

    Elle vit chez nous depuis quelques jours, et change régulièrement de marche. Avec la voisine du dessus, nous pensons que c'est une ado, car elle vit seule, mais elle est vraiment toute petite.

    Une autre année je vous parlais de nos petites copines poilues et ailées. Pourquoi les appeler CHAUVES-souris, alors qu'elles ont une vraie fourrure ?

     

    Je vous montrais une autre fourrure, mais blanche; Voilà ce que c'était :

     

    Chauves-souris

     

    C'était un détail de stachys (oreille d'ours ou de lapin ?) pas encore fleuri, et tout duveteux.

     

    Il était aussi question d'une petite araignée jaune qui passait ses journées sur une feuille de mélilot. Vue pour la première fois le 12 juin, elle y était encore hier 23 juin, et chaque fois que nous sommes allés au jardin. Mais hier, il se passait quelque chose : elle avait attrapé une grosse proie :

     

    Chauves-souris

     

    Que fait-elle à cette mouche qu'elle tient par la tête ?

    Tout la journée elle s'est contorsionnée et a fait des tours et des détours autour du cocon pour finalement tenir la mouche par derrière.

     

    Chauves-souris

     

     

    Je vous demande parfois "cékoissa". Il m'arrive souvent de poser la même question à l'Ours quand je trouve des photos mystérieuses dans l'APN.

     

    Réponses animales et végétales

     

    Je n'avais jamais regardé le détail de la fleur de lupin.

     

     

    Chauves-souris

     

    J'étais avec lui dans l'appartement, et je n'ai pas trouvé ce que c'était. Pourquoi ? On avait mangé les piments de Lipari, et n'en restait que quelques-uns, coupés en morceaux, et avec leur vraie couleur, pas éclairés comme sur la première photo.

     

    Chauves-souris

     

    Tout l'été des producteurs nous apportent leurs beaux légumes bio du Gers (de Bezolles et Sempesserre). Il fait chaud là-bas (n'est-ce pas Marithé et Alain ?) et ça pousse mieux que chez moi.

     

    Pour preuve, des plantes que Marithé m'a données en 2017 : le géranium purple Haze n'est pas encore fleuri, et le centranthus ruber, qui est pourtant très beau, ne se ressème pas, alors que partout ailleurs il est envahissant.

     

     

     

    Chauves-souris

     

    Chauves-souris

     

    Aujourd'hui nous remontons dans notre maison, mais comme nous ne sommes pas riches-riches, pour faire l'économie d'un abonnement, nous n'aurons pas de téléphone fixe, et une liaison internet improbable avec mon portable. Mais je passerai souvent par l'appartement, au moins pour arroser les plantes sur le balcon et faire un peu de couture.

    Continuez à être prudents : les gens vont se déplacer, et il ne faut pas négliger les gestes-barrière.

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    Bonjour tout le monde,

    ces jours-ci, nous allons beaucoup au jardin, et nous constatons avec plaisir que notre travail se voit. Beaucoup d'endroits sont encore en friche, mais les plantes réapparaissent. L'Ours continue ses pauses-photo. Parfois il me fait des surprises, parfois je "passe commande", parfois c'est moi qui fais un petit reportage.

    Pour commencer la visite, je vous fais monter à pied par la ruelle :

     

     

    Encore au jardin

     

     

    Levez le nez, et vous verrez le seul rosier survivant du siècle dernier, qui était déjà très vieux quand nous avons acheté la maison, il y a vingt ans :

     

    Encore au jardin

     

    Levez juste les yeux et vous constatez que certaines plantes poussent très bien n'importe où. Là c'est un pied de mufliers, issu de graines ramassées en vallée d'Aspe à côté de chez une vieille amie :

     

    Encore au jardin

     

     

    Près de la boîte aux lettres, les heuchères résistent à tout, même à l'envahissement par les ancolies :

     

    Encore au jardin

     

     

    Arrivés dans le jardin, vous verrez le meilleur et le pire : je "travaille" au coup par coup, je plante sans fil conducteur, j'ai trop de choses à entretenir, c'est le bazar.

     

     Cette pivoine est une rareté. Achetée il y a pas mal de temps, une année elle avait quatre boutons. mais la neige de printemps avait eu leur peau, et depuis le pied fait la grève de la fleur. Cette année, il y en a une seule :

     

    Encore au jardin

     

     

    Et maintenant un peu de botanique. je vous avais dit ici qu'il y avait, cette année (dans un nouveau massif créé pour rassembler tous les iris, avec compost du jardin) de drôles de plantes qui poussaient. Et voilà :

     

    Encore au jardin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Au lieu d'un beau rectangle garni proprement d'iris, j'ai une sorte de jungle d'où émergent des fleurs rouges ou orange. Famille pavots, vus de loin, on dirait des coquelicots, mais une sorte a des poils rouges et des fleurs très très rouges, des pétales assez raides et le cœur pas noir comme les coquelicots (et les pétales qui se salissent avec la pluie), et l'autre sorte a les poils blancs et des fleurs plutôt orange et le cœur très clair...

     

     

     

    Encore au jardin

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Dans les pavots, j'ai de très beaux papaver orientalis, et l'Ours s'amuse à en saisir les détails :

     

     

    Encore au jardin

     

     

    Le géranium magnificum mérite bien son nom :

     

    Encore au jardin

     

     

     

      Il y avait un truc dérangeant en bordure de jardin, au dessus de la ruelle, en face du vilain bâtiment qui nous bouche la vue. La haie avait un gros trou, car un vieux seringat arrivait au bout de sa vie :

     

    Encore au jardin

     

    Et voilà, l'Ours a bien travaillé, exit le pauvre vieillard :

     

     

    Encore au jardin

     

    Encore au jardin

     

     

     

    Ensuite, il restait à planter l'amélanchier et le viburnum que je venais d'acheter.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pendant plusieurs jours nous avons regardé cette jolie petite araignée qui surveillait ce nid de ? Nous espérons que nous saurons ce qui se cachait dans ce pliage de feuilles de mélilot.

     

    Encore au jardin

     

     

    En regardant notre récolte d'images, j'ai trouvé ce détail très mignon :

     

    Encore au jardin

     

     

    Encore au jardin

     

     

     Et là, cékoissa ?

    Ce n'était pas au jardin, mais  dans le village où nous avons hiverné.

     

    Je vous montre très bientôt les explications de ces fourrures.

     

     

     

     

     

     

    La réponse est ici.

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