• Film catastrophe

     Bonjour tout le monde !

    L'Ours et moi allons bien mais pourtant, depuis quelques mois je me sens mal, pour des raisons qui ne nous touchent pas directement.

     Certains aiment les films catastrophe. Pour ma part, j'ai horreur de ce genre de divertissement.

    Que nous arrive-t-il à nous terriens ? Depuis un an, je me dis que l'on vit en vrai dans un film catastrophe. Un film catastrophe à l'échelle mondiale. le coronavirus s'est installé pour une durée indéterminée, les catastrophes naturelles (ou provoquées par l'activité humaine) s’enchaînent sur tous les continents, les guerres ne s'arrêtent jamais... Et moi, comme beaucoup d'entre nous, je dis que je vais bien, que j'ai de la chance, MAIS comment être parfaitement heureux dans ce monde où tant de tragédies s'abattent ? Comment ne pas voir les dures réalités de ce siècle ?

    Dans ma longue vie, heureusement épargnée par les guerres, j'ai vécu quelques épisodes mémorables. 

     

    Film catastrophe

                                                                                      Langon décembre 1981 Photo fonds Alain Miot

     

    En 1981, alors que je faisais partie des équipes de la Croix-Rouge en Gironde, le préfet ayant déclenché un plan Orsec, nous avons été appelés un dimanche, au moment de la décrue, pour aider les habitants de la ville de Langon, qui avaient été inondés. Dans le bus qui nous y amenait, on nous a bien fait la leçon : nous n'étions pas en colo, finie la rigolade, c'était du sérieux, il ne fallait rien toucher à mains nues, gants caoutchouc obligatoires (des cadavres d'animaux traînaient peut-être), etc...

     

     

     

    Film catastrophe

     

    En arrivant sur place, pas de gants ni de balais ! Nous avons passé des heures à poireauter dans une salle en attendant un éventuel matériel (ça vous rappelle quelque chose ? Mettez des masques, mais pas de masques... Faites-vous vacciner mais on n'a pas de vaccins...). L'opération était pourtant décidée depuis au moins deux jours. J'ai vu des choses très tristes. Maisons inondées jusqu'au premier étage, tous les objets personnels perdus, etc... Je n'ai jamais oublié.

    Quand on n'a pas vécu ça, on n'imagine pas. Tout est trempé, et surtout très sale. La gadoue (le limon, quelque chose qui sent le pourri) s'est infiltrée partout. Il faut vider les maisons, les meubles, les tiroirs, rincer tout tout tout... Passer l'intérieur des maisons au jet d'eau, du sol au plafond. Les moquettes dehors, les papiers peints qui tombent, c'est inimaginable. Qui plus est en décembre, il est loin le printemps pour sécher tout ça.

    La même chose se produit au même endroit en ce moment-même. L'horreur, même s'il n'y a pas de pertes humaines, car dans cette région de plaine, l'eau n'arrive pas subitement comme dans les montagnes.

     

    En 2013, c'est ma vallée qui a été en partie noyée par le torrent en furie, et mon village entièrement évacué. Plus de route, d'eau, de téléphone ni d'électricité. Ça aussi ça laisse des traces sur les esprits. Quand la même chose s'est produite dans les Alpes-Maritimes en décembre dernier, j'ai eu beaucoup de peine pour les sinistrés.

    Dans des moments comme ça, je fais vite un don à la Croix-Rouge ou au Secours Populaire. Je peux vous dire qu'ils utilisent bien nos dons. En 2013, quand un fourgon du Secours populaire est venu dans ma montagne pour nous apporter des fruits et des légumes frais, j'aurais embrassé le "livreur". J'en pleurais presque de voir que quelqu'un avait pensé à nous. Pourtant, nous n'étions pas à plaindre : notre maison était assez loin du torrent, notre voiture était intacte, il nous suffisait de faire une heure de voiture à l'aller et une autre heure au retour pour trouver des commerces...

     

    Aidez-les, ils sont tellement sollicités en ce moment ! Cliquez sur un de mes liens, et suivez leurs instructions :

     

    Secours populaire français

     

    Croix Rouge française

     

     

    Je pense qu'il va falloir, hélas, nous habituer à aider ces œuvres, en donnant soit de notre temps, soit un peu d'argent de temps en temps.

     

     

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  • Commentaires

    2
    arlette
    Jeudi 11 Février à 08:03

    Bonjour,

    Aidez son prochain, même peu apporte une grande joie et nul ne pouvant prédire l'avenir qui sait si nous n'en aurons pas besoin aussi. Avec la sinistre inondation de notre ville il y a quelques années leur réconfort a fait chaud au coeur. Prenez soin de vous en ces temps de grande froidure. Ici le soleil est là avec son vent à décorner les boeufs et qui  glace.

    Bonne journée

    1
    Mercredi 10 Février à 21:16

    Oui Jolie Fourmi! Il faut s'engager avec les compétences et les moyens que nous avons, chacun, chacune!

    Bise du soir! clown!

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