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    Aujourd'hui, je vous présente une petite herbe de la famille des gaillets, ou caille-lait. En français, elle s'appelle aspérule odorante.

    Je n'avais jamais remarqué ce joli couvre-sol avant d'habiter ici. Elle est mignonne, toute douce, et fleurit joliment en mai, en tout début de saison. Son type de feuilles a un joli nom : elles sont verticillées, ou en verticilles. On dit cela des feuilles qui sont regroupées autour de la tige.

     

    Myrrhis odorata

     

    Elle pousse au bord du chemin, dans le premier virage en sortant du jardin. Mais, elle s'est associée aux orties, et on se pique les doigts ! J'ai essayé les gants roses pour la vaisselle, mais ils rendent les doigts malhabiles.

    Quand je ramassais l'aspérule avec ma copine, tous les curistes qui passaient par là nous demandaient ce qu'on faisait. J'ai donc essayé d'en importer au jardin.

    Je l'avais installée au fond d'une plate-bande, contre le mur, à l'ombre. L'été dernier, nous avons agrandi la surface plantée, et l'Ours a rapporté de la terre pour que je puisse ajouter une épine vinette, une heuchère, un hydrangea et un saule crevette. Je comptais semer quelques annuelles au premier plan. Je n'ai pas eu le temps, l'aspérule a tout colonisé en quelques mois :

     

    Myrrhis odorata

     

    Elle se cueille en fleurs, voilà une partie de ma récolte :

     

    Myrrhis odorata

     

    Quelques jours après, séchée, elle est moins jolie, mais beaucoup plus odorante.

    Myrrhis odorata

    Il paraît que les allemands adorent ça et en font du "vin de mai". Elle sert à parfumer les armoire ou à faire des infusions du soir pour mieux dormir.

     

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    Ce matin, nous avons fait un petit tour en voiture afin de constater combien il restait de neige.

    Aujourd'hui 3 mai, à 1750 m, voilà :

    La route est partiellement dégagée, mais la DDT n'est pas encore arrivée jusqu'au Tourmalet, car il y a des coulées de boue, et il reste quelques travaux à effectuer, comme chaque année.

    L'Ours a roulé assez "gentiment" pour que je zieute bien les pâturages. Yes ! J'ai vu depuis la voiture des gentianes printanières. Je ne vous en avais pas encore montré, et pourtant elles sont si jolies. Petites par rapport aux plus connues, mais si lumineuses !

    Première récolte

    Première récolte

    Je peux vous assurer que ça, c'est de la fleur bleue qui ne tire pas sur le mauve !

    Et je m'aperçois que je n'ai pas encore montré de gentianes acaules photographiées par moi directement dans la montagne, au printemps. Je vais tenter de corriger cet oubli dès que l'occasion d'en voir de près se présentera. En attendant, voilà ici à quoi elles ressemblent.

     

    Quelques dizaines de mètres plus loin, nouvel arrêt, car j'avais repéré des fleurs inconnues. Bonne journée ! J'ai récolté quelques photos, et une nouvelle plante au répertoire de mes connaissances : la primula integrifolia. Une miniature bien moins voyante que les gentianes, mais j'ai l’œil exercé à la recherche de la moindre fleurette.

    Première récolte

    Première récolte

    Vous vous rendez compte ? Neige sitôt fondue, montagne sitôt fleurie. La nature sait faire. Alors que je m'obstine à cultiver des trucs pas très adaptés, et que je me désole en constatant les dégâts. Bien fait pour moi !

     

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    Il y a quelques jours, CathyRose a fait un superbe billet sur la couleur BLEU. Elle constatait (ou regrettait) que les fleurs qu'on appelle bleues tirent souvent sur le mauve (mauve ou violet, je ne connais pas bien la différence). C'est souvent vrai.

    Pourtant, étant fan de fleurs bleues, j'en ai repéré un bon nombre qui sont vraiment très bleues, du bleu primaire pas mélangé de rouge.

    Je vais vous présenter ma récolte que je trouve abondante, puisque commencée il y a 15 ans. Toutes les photos qui suivent (sauf la salvia uliginosa)ont été prises dans mon jardin.

     

    Pour commencer, voilà des merveilles que j'ai eues durant quelques années, mais leur culture est difficile, et je les ai perdues. J'en avais deux sortes : meconopsis betonicifolia et meconopsis grandis, autrement dit pavots de l'Himalaya. Je n'avais peut-être pas choisi le bon emplacement. Dommage, c'était une attraction au moment des fleurs.

    Aucune autre fleur n'a ce bleu turquoise si lumineux.

     

    Envie de bleu ?

    Je rêve d'aller à Berchigranges ou aux Jardins de Métis en juin pour m'en mettre plein les yeux.

     

    Dans le même style de couleur, on trouve des delphiniums.

    Envie de bleu ?

    Il existe des delphiniums de tous les tons. Le mieux, c'est de les acheter en fleurs, pour bien choisir la couleur que l'on souhaite. Leur défaut, c'est qu'ils ne sont pas très vivaces. L'aconit napel, le cousin sauvage, est bleu plus foncé, mais un peu violacé.

     

    Envie de bleu ?

     

    J'ai tenté, mais sans succès car elle n'aime pas le froid, la sauge uligineuse : une beauté originale qui se distingue dans la grande famille des sauges. Les autres n'aiment pas l'eau, contrairement à celle-ci.

     

    Photo du net

     

     

    Envie de bleu ? 

    Le grémil (lithodora) est lui aussi d'un bleu surprenant. C'est une vivace plutôt petite qui ressemble vaguement à un thym ou une sarriette. Je viens de découvrir que ce grémil est une borraginacée, comme quantité d'autres fleurs bleues : anchuse (buglosse), brunnera, bourrache, vipérine, myosotis, pulmonaire et consoude (mais cette dernière est plutôt violette)

     

    Envie de bleu ?

     

     

    La bourrache est un bonheur au jardin : ses jolies étoiles se succèdent pendant des mois, et elles sont irremplaçables pour égayer une salade de tomates ou un plat de truite en gravlax.

     

     

     

    Envie de bleu ?

     

    Envie de bleu ?

    Le myosotis est vraiment trop prospère sous mon climat, il envahit tout !

     

     

    Envie de bleu ?

    Le fameux chardon bleu se trouve fréquemment en montagne, il a des tiges très bleues assez spectaculaires.

     

     

    Envie de bleu ?

    Une autre variété de chardon, l'echinops, reconnaissable à ses inflorescences sphériques.

     

     

    Envie de bleu ?

     

     

    Le lin de Narbonne, une jolie vivace, très légère, et qui se ressème allègrement un peu partout.

     

     

     

     

     
     

     

    Envie de bleu ?

    Les bleuets, je ne vous explique pas leur couleur. C'est une évidence. Ici, centaurea montana, une vivace un peu trop vivace, et qui se sème aussi bien que les pissenlits. J'aime les fleurs bleues, mais je suis obligée d'en arracher.

     

     

     

     

     

     Envie de bleu ?

     

    Les plus bleues et les plus éclatantes de toutes, je crois que ce sont les gentianes. Les gentianes acaules se voient de très loin malgré leur petite taille. J'en suis amoureuse, et je me réjouis chaque année de voir ma culture s'étoffer.

     

    Dans la montagne, elles sont souvent accompagnées des petites gentianes printanières, de même couleur.

     

    J'ai aussi un pied de gentiane sino ornata   Envie de bleu ?

    (pas pyrénéenne ) qui fleurit

    à l'automne, et qui est très différente.

     

     

     

     


     

     

     

     Et pour finir, une petite herbe que la nature nous offre à profusion. Il y a forcément près de chez vous quelques véroniques. Il suffit de regarder à vos pieds pour en voir, elles sont si mignonnes...

    Envie de bleu ?

     

    Mon billet est déjà bien long, alors je vous parlerai une autre fois des géraniums vivaces Magnificum, Rozanne, Johnson's blue, des catananches, lobélias, primevères, muscaris, agapanthes, perovskias, plumbagos, brunneras, tradescantias, et peut-être d'autres. Je vérifierai que tout est vraiment bien bleu, ma mémoire me trompe peut-être, et les photos ne sont pas toujours fiables.

    Regardez les dates des fêtes des plantes autour de chez vous, il y en a beaucoup en mai : c'est là qu'il faut acheter, aux producteurs.

    Et souvenez-vous des rendezvousauxjardins les 5, 6 et 7 juin, partout en France. Vous pourrez visiter des jardins extraordinaires, d'autres qui n'ouvrent qu'exceptionnellement, les serres de votre commune, ou des jardins de simples particuliers.

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     J'ai la tête un peu ailleurs en ce moment, pas très en forme pour vous amuser. J'ai dû aller très récemment en Gironde pour une bien triste raison.

    Je n'étais que passagère durant nos 600 km de route, et j'ai bien profité du paysage. Nous n'étions pas partis pour faire du tourisme, donc je n'ai pas de photos. Je le regrette beaucoup, car certains "petits riens" m'ont époustouflée. Je descendais de ma montagne, toujours dans le grand blanc, et j'ai senti le printemps. Je veux dire que, depuis la route, sans voir ni fleurs ni feuilles, j'ai ressenti qu'il était sur le point d'arriver.

    Tout d'un coup, au détour d'un virage, dans le Lavedan (une plaine entourée de montagnes) je fus frappée par les couleurs des arbres. Ce qui était tout gris depuis des mois était en train de muer. Très discrètement, mais de façon assez nette, le gris était remplacé par du vert, du rose ou du jaune. Les masses des branches faisaient comme des nuages légèrement colorés.

    Cela fait plusieurs années que je suis frappée par ce phénomène. Je vois bien dans mon jardin que les bourgeons se préparent longtemps avant leur éclosion. Je les regarde grossir, mais sans l'effet de masse de la forêt, pas de quoi s'extasier.

    Dans la nature, avec de grandes quantités d'arbres variés sur un terrain vallonné on a une vision différente.

    J'ai trouvé les bouleaux particulièrement spectaculaires : leurs troncs blancs en quinconces sur une pente étaient dominés par une sorte de halo presque rouge. Les autres espèces ? Pas eu le temps de m'attarder. Une prochaine année, il va falloir que je m'intéresse au sujet.

    Une prochaine année ou dans les jours qui viennent, car Voisine vient de finir sa vie, et nous allons l'accompagner à Bordeaux où elle va rejoindre son mari dans le caveau familial.

     

     

    Je vous montre juste un peu mon  "barrage anti-vue" que j'essaie d'ériger entre ma véranda et le bâtiment d'en face.

    "Plantez des végétaux à tiges rouges pour égayer l'hiver", qu'ils disent dans les revues de jardinage :

     

    Printemps ?

    Mon arbuste à tiges rouges est là-dessous, entre le piquet et le lilas !

     

     

    Feuillages rouges qu'ils disent aussi dans les conseils :

    Printemps ?

     

    Le mien, malgré mes bons soins à l'automne (ficelage des branches en fagot autour de deux piquets), fait grise mine. Je sens qu'il aura besoin d'une taille printanière pour compléter l'automnale. C'est pas encore cette année qu'il fera trois mètres de haut.

    Bien sûr, on me dit que c'est de ma faute. Je n'ai qu'à pas planter si près du passage. Mais, à part la clôture en plastique, comment réussir à concilier haie, allée et espace pour pour que l'Ours jette la neige ôtée du chemin, dans une bande de terrain de trois mètres de large ?

     

    Printemps ?

    Là, les heuchères multicolores qui devraient illuminer l'hiver.

     

    Printemps ?

    Et enfin le coin des feuillages panachés. Ce pauvre aucuba est âgé de 14 ans ! Ce n'est vraiment pas une plante de pays de neige ! Il se casse tous les hivers.

    Ces photos ont été prises ce matin, juste avant 8 h. Ciel clair, belle journée en perspective. Ça va fondre un peu. Il ne fait pas froid, mais toute cette masse de neige a du mal à se réchauffer !

    Jardiniers, promeneurs, photographes : vous voyez pourquoi j'aime autant voir le printemps sur vos blogs ? Continuez à me montrer de la couleur.

     

    Je vais attendre encore un certain temps

    Printemps ?

     

    Dans quelques mois ... mes trois mètres seront devenus jardin

     

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    Ma montagne pourrait être blanche, mais il a fait tellement doux que presque tout a fondu. De chez moi, je vois surtout du jaune d'or. C'est la lutte entre les bouleaux et les érables pour briller plus que les autres. Cliquez sur les images pour les agrandir.

     

    Que d'or

     

    Une autre famille essaie de faire encore mieux :

     

    Que d'or

     

    Vous les voyez ceux-là, bien pointus, qui se détachent sur le fond vert ou gris ?

    Qui dit conifère pense persistant toujours vert. Vrai la plupart du temps, sauf pour les mélèzes. Ils se distinguent en jaunissant à l'automne et ils passent l'hiver tout nus. Ce qui fait croire aux non-initiés que la forêt est morte.

     

    Que d'or

     

    Que d'or

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Quand vous achetez votre "sapin" de Noël, vous avez le choix entre plusieurs types d'arbres.

     

    Dans la forêt, il y en a encore plus. je vous ferai un cours là-dessus quand je maîtriserai un peu mieux le sujet. Il y tant de variété que je m'y perds. Regardez, rien que sur la photo ci-dessous : tous différents !

     

    Que d'or

    Cliquez sur l'image pour mieux voir les différences.

     

    J'ai pris toutes ces photos sans quitter mon jardin, et je suis assez contente de moi pour cette série d'automne.

     

    Dans les conifères, il y en a un autre qui est particulièrement original : le ginkgo biloba, dit arbre aux 40 écus, mais il n'y en a pas chez moi.

     

     

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