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     J'ai la tête un peu ailleurs en ce moment, pas très en forme pour vous amuser. J'ai dû aller très récemment en Gironde pour une bien triste raison.

    Je n'étais que passagère durant nos 600 km de route, et j'ai bien profité du paysage. Nous n'étions pas partis pour faire du tourisme, donc je n'ai pas de photos. Je le regrette beaucoup, car certains "petits riens" m'ont époustouflée. Je descendais de ma montagne, toujours dans le grand blanc, et j'ai senti le printemps. Je veux dire que, depuis la route, sans voir ni fleurs ni feuilles, j'ai ressenti qu'il était sur le point d'arriver.

    Tout d'un coup, au détour d'un virage, dans le Lavedan (une plaine entourée de montagnes) je fus frappée par les couleurs des arbres. Ce qui était tout gris depuis des mois était en train de muer. Très discrètement, mais de façon assez nette, le gris était remplacé par du vert, du rose ou du jaune. Les masses des branches faisaient comme des nuages légèrement colorés.

    Cela fait plusieurs années que je suis frappée par ce phénomène. Je vois bien dans mon jardin que les bourgeons se préparent longtemps avant leur éclosion. Je les regarde grossir, mais sans l'effet de masse de la forêt, pas de quoi s'extasier.

    Dans la nature, avec de grandes quantités d'arbres variés sur un terrain vallonné on a une vision différente.

    J'ai trouvé les bouleaux particulièrement spectaculaires : leurs troncs blancs en quinconces sur une pente étaient dominés par une sorte de halo presque rouge. Les autres espèces ? Pas eu le temps de m'attarder. Une prochaine année, il va falloir que je m'intéresse au sujet.

    Une prochaine année ou dans les jours qui viennent, car Voisine vient de finir sa vie, et nous allons l'accompagner à Bordeaux où elle va rejoindre son mari dans le caveau familial.

     

     

    Je vous montre juste un peu mon  "barrage anti-vue" que j'essaie d'ériger entre ma véranda et le bâtiment d'en face.

    "Plantez des végétaux à tiges rouges pour égayer l'hiver", qu'ils disent dans les revues de jardinage :

     

    Printemps ?

    Mon arbuste à tiges rouges est là-dessous, entre le piquet et le lilas !

     

     

    Feuillages rouges qu'ils disent aussi dans les conseils :

    Printemps ?

     

    Le mien, malgré mes bons soins à l'automne (ficelage des branches en fagot autour de deux piquets), fait grise mine. Je sens qu'il aura besoin d'une taille printanière pour compléter l'automnale. C'est pas encore cette année qu'il fera trois mètres de haut.

    Bien sûr, on me dit que c'est de ma faute. Je n'ai qu'à pas planter si près du passage. Mais, à part la clôture en plastique, comment réussir à concilier haie, allée et espace pour pour que l'Ours jette la neige ôtée du chemin, dans une bande de terrain de trois mètres de large ?

     

    Printemps ?

    Là, les heuchères multicolores qui devraient illuminer l'hiver.

     

    Printemps ?

    Et enfin le coin des feuillages panachés. Ce pauvre aucuba est âgé de 14 ans ! Ce n'est vraiment pas une plante de pays de neige ! Il se casse tous les hivers.

    Ces photos ont été prises ce matin, juste avant 8 h. Ciel clair, belle journée en perspective. Ça va fondre un peu. Il ne fait pas froid, mais toute cette masse de neige a du mal à se réchauffer !

    Jardiniers, promeneurs, photographes : vous voyez pourquoi j'aime autant voir le printemps sur vos blogs ? Continuez à me montrer de la couleur.

     

    Je vais attendre encore un certain temps

    Printemps ?

     

    Dans quelques mois ... mes trois mètres seront devenus jardin

     

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    Ma montagne pourrait être blanche, mais il a fait tellement doux que presque tout a fondu. De chez moi, je vois surtout du jaune d'or. C'est la lutte entre les bouleaux et les érables pour briller plus que les autres. Cliquez sur les images pour les agrandir.

     

    Que d'or

     

    Une autre famille essaie de faire encore mieux :

     

    Que d'or

     

    Vous les voyez ceux-là, bien pointus, qui se détachent sur le fond vert ou gris ?

    Qui dit conifère pense persistant toujours vert. Vrai la plupart du temps, sauf pour les mélèzes. Ils se distinguent en jaunissant à l'automne et ils passent l'hiver tout nus. Ce qui fait croire aux non-initiés que la forêt est morte.

     

    Que d'or

     

    Que d'or

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Quand vous achetez votre "sapin" de Noël, vous avez le choix entre plusieurs types d'arbres.

     

    Dans la forêt, il y en a encore plus. je vous ferai un cours là-dessus quand je maîtriserai un peu mieux le sujet. Il y tant de variété que je m'y perds. Regardez, rien que sur la photo ci-dessous : tous différents !

     

    Que d'or

    Cliquez sur l'image pour mieux voir les différences.

     

    J'ai pris toutes ces photos sans quitter mon jardin, et je suis assez contente de moi pour cette série d'automne.

     

    Dans les conifères, il y en a un autre qui est particulièrement original : le ginkgo biloba, dit arbre aux 40 écus, mais il n'y en a pas chez moi.

     

     

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    Mes petites sont toutes reparties avec leurs parents, et avant de me remettre à la couture, j'ai eu envie de changer d'air. Un petit tour dans mon jardin sauvage favori, à savoir le barrage des Gloriettes, pour surveiller l'avancée de la végétation.

    Je vous ai emmenés là-bas pour la première fois en septembre dernier. Vous aviez vu des colchiques, aconits et chardons.

    Tout à l'heure, choc : presque les mêmes fleurs que trois semaines plus tard l'an dernier. Les colchiques ont commencé à fleurir. C'est joli, mais la chanson dit "colchiques dans les prés, c'est la fin de l'été". Et moi qui attendais les beaux jours et la chaleur pour semer mon basilic au jardin !

    15 Août 2014

     

    15 Août 2013

    Clic pour agrandir

     

    Finie la montagne bleue de fin juillet. Les iris sont fanés, il ne reste que les tiges vertes et les feuillages desséchés au sol. Les colchiques font partout de petites taches roses et les aconits sont les stars du moment.

     

    15 Août 2013

     

    Rassurez-vous, il reste d'autres fleurs. Par exemple des campanules des murailles qui portent bien leur nom car elles sont capables de pousser sur des parois verticales :

    15 Août 2013

    Campanule des murailles ou rotundifolia ? Il y a tant de variétés de campanules !

    15 Août 2013

    J'ai mon photographe pour certaines prises délicates !

     

     

    15 Août 201315 Août 2013

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Notre chemin le long du torrent était égayé par les fleurettes blanches des parnassies des marais. J'ai dû chercher dans mes livres car j'avais oublié quelle était cette plante. Et j'ai, du coup, appris un nouveau mot : feuille embrassante. Cela signifie que la feuille entoure la tige au lieu d'être au bout d'un pétiole (queue de la feuille).

    Cela se voit particulièrement bien sur la photo ci-dessus, où la tige semble sortir de la feuille.

     

     

    J'ai revu des saxifrages jaunes, ceux qui faisaient de si belles touffes les pieds dans l'eau au mois de juillet :

    15 Août 2014

     

    Cette fois-ci, j'en ai remarqué qui poussaient accrochés à des rochers :

    15 Août 2013

     

    Nous avons rencontré plein de représentants des chardons, qui sont en fait des astéracées (immense famille où je me perds pas mal).

    15 Août 2013

    ?    ?   ?

    15 Août 2013

    Cirse laineux, cirsium eriophorum

     

    15 Août 2013

    Carlines acaules, acaule signifiant "sans queue", appelées baromètres car elles se ferment par mauvais temps.

     

    Il y a partout de très jolis œillets bien parfumés, mais éparpillés, ne faisant pas de jolis tapis :

     

    15 Août 2014

    Je suis revenue un peu déçue car, malgré mes multiples visites, j'ai raté certaines fleurs. Elles ne m'auraient pas fait le coup de certaines du jardin qui n'ont pas fleuri cette année ! (glycine et cognassier du Japon). Je sens la belle saison finissante, ce qui n'est pas réjouissant.

     

    Par contre, en arrivant à la voiture, bel éclat de rire (ou ricanement narquois). Le parking est horizontal, et malgré tout un touriste a cru nécessaire de mettre 8 (huit) cailloux autour des 4 roues de sa voiture. En pente, on peut comprendre que les gens aient peur et qu'ils en mettent 2 (du bon côté), mais 8 ! du jamais vu !

    15 Août 201415 Août 2014

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Après mes visites de juin et de début juillet, nous sommes revenus aux Gloriettes avec trois copines de la Ville, pour voir l'avancée de la végétation. Encore du changement.

    Je n'avais qu'un problème, et de taille : mon APN est quasiment en panne. Il fait comme un grincement de grains de sable quand je zoome, et j'ai des taches dans l'objectif. Quant à l'Ours, il portait le pique-nique, mais pas son appareil. J'utilise donc les photos des copines, qui sont consentantes, bien sûr.

    Le décor a encore changé. Cette fois-ci, niveau encore très bas, mais surtout brouillard humide, ciel gris, temps de Toussaint :

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

     

    Les fleurs aussi ont changé : finis les asphodèles, rhodos, jolies petites gentianes, orchidées, ramondes, trolles, et autres floraisons printanières.

     

    On était dans une montagne presque bleue grâce aux iris qui ont éclaté partout :

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

                                                                        Clic sur les photos

     

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

    Certains sont mouchetés, d'autres s'associent par deux pour faire croire qu'ils sont doubles. On ne cesse de s'arrêter pour faire des photos, encore des photos (190 pour deux appareils).

     

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

    Il reste des boutons, la saison va durer encore un peu.

    Il s'agit d'iris latifolia, des bulbeux, qui se multiplient par graines. On les appelle aussi iris des Pyrénées, ou iris du Tourmalet, et aussi iris d'Angleterre grâce à une méprise datant de plusieurs siècles. Ils sont endémiques, ce qui signifie qu'on ne les trouve qu'ici.

     

     

     Les Gloriettes 20 juillet 2014

     

    Après le bleu, voilà un peu du rose des joubarbes.

    Les Gloriettes 20 juillet 2014Les Gloriettes 20 juillet 2014

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je me suis toujours demandé comment de si petits "artichauts" pouvaient faire d'aussi grosses tiges.

     

     

     

     

     

     

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

    Ces magnifiques étoiles roses font partie de la famille des crassulacées.

     

    Voici une autre curiosité qui ne pousse que sur les rochers, de la famille des saxifragacées, qui n'ont rien à voir avec la famille précédemment citée, bien que leur forme en rosette puisse prêter à confusion :

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

    Cette superbe rosace est de la même famille que le bergenia cordifolia, très commun dans tous les jardins (on l'appelle aussi oreille d'ours ).

    Ce saxifraga longifolia vit plusieurs années avant de fleurir. Enfin, il se décide et fait des hampes jusqu'à 60cm. C'est spectaculaire :

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

    Ils peuvent être gros ou petits quand c'est le moment. Mais, dans tous les cas, ils lâchent des quantités de graines et meurent. Ces plantes ne se trouvent que dans les Pyrénées.

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

     

    Je suis toujours étonnée de voir la variété de tout ce qui pousse sur les rochers et semble vivre de rien :

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

    Cliquez pour mieux voir la variété rassemblée en un si petit espace.

     

    Il y a un endroit que j'appelle "rocher des saxifrages" où je suis certaine d'en trouver tous les ans. Il se trouve en haut de ce vallon (dans mon dos sur cette photo) :

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

    Nous avions fait deux groupes : les vrais randonneurs partis vers le cirque d'Estaubé, et les éclopées marchant au ralenti en regardant bien où elles posaient les pieds. Mon équipière aime savoir où elle va, ça la rassure. Dommage, depuis le bas, on ne voyait pas le haut.

    On a longé le petit ruisseau, hors des chemins, car elle n'a pas pu traverser :

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

     

    Et je suis tombée en extase devant quelques edelweiss :

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

     

    N'étant pas une grande marcheuse, je n'en vois pas souvent, bien que je sache qu'il y en a dans ce secteur.

     

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

     

    Et enfin, pour finir ce billet, encore du rose : celui de mes lis martagon adorés :

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

    Je les attendais depuis plus d'un mois, mais j'ai eu très peur la dernière fois. J'ai cru qu'un crétin les avait coupés encore en boutons.

     

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

     

     

     

    Or, il s'est avéré que le crétin devait être un troupeau (vaches ?). Car, bien que je n'aie pas très confiance dans l'être humain, je suppose qu'il n'aurait pas coupé au milieu de la tige.

    (photo du 5 juillet)

     

     

     

    Et enfin, une petite mosaïque de la "cueillette" du jour. je ne vous ai pas parlé de tout, mais si vous en redemandez, je pourrai vous faire encore quelques épisodes de la flore des Gloriettes. C'est un endroit magique qui regorge de plantes endémiques, on croirait qu'elles se sont donné rendez-vous ici.

     

    Les Gloriettes 20 juillet 2014

                                                                                                                             Clic

     

     

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    Chez vous elle est certainement en fleurs :

                                                                                                 Photo du Net

     

     je vous propose donc quelque chose de saison. Revenez quelques mois en arrière, pour trouver les explications, et faites des fuseaux de lavande.

     

    C'est le moment

     

    Ne ramassez que ce qui vous servira tout de suite, car il faut utiliser des tiges fraîches et souples. Quand elles sèchent, ce n'est plus possible.

     

     Je mets toujours un de ces fuseaux dans l'armoire de l'appartement, et Mme ma locataire qui vient de partir, également lectrice du blog, espérait en faire quelques-uns avec moi.

     

    Déception, elle avait oublié le décalage : ma lavande est à peine en boutons. L'an dernier, j'ai eu les fleurs en septembre.

     

     

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