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     Ça y est ! les photos sont revenues sur Eklablog ! je vais pouvoir vous raconter mon escapade sur le GR10 et mon petit séjour près de l'océan.

    S'il est un arbre original, c'est bien l'arbousier arbutus unedo, de la famille des éricacées, comme la bruyère. Quand on habite en Gironde ou dans les Landes, près de la côte atlantique, on n'y fait pas vraiment attention. Mais quand on demeure là-haut sur les montagnes, on le regarde différemment.

    Les arbouses de la Toussaint

     Ses jolis fruits mûrissent aux environs de la Toussaint.

    Mais, en même temps il fait les fleurs qui donneront les fruits de l'année suivante :

    Les arbouses de la Toussaint

     

    Des grappes de clochettes blanches recouvrent l'arbre :

    Les arbouses de la Toussaint

     

    Ce jour-là, nous sommes partis un peu trop tard, perturbés par le changement d'heure, et dans une nature inconnue. Il n'y avait pas beaucoup d'arbousiers, et le soleil trop bas nous gênait.

    Voilà quand même une vue de ce qui pousse :

    Les arbouses de la Toussaint

    Au milieu, des genêts qui fleurissent au printemps, des arbousiers sur les côtés, des bruyères fanées près du sol et des pins maritimes à perte de vue (presque, car nous sommes en bordure de forêt, la route est à côté).

    L'arbousier a un joli feuillage vernissé persistant, alors nous en avons planté un dans un coin du jardin de Titi chéri et Malicette.

    Nous n'avons pas pensé à photographier l'intérieur de l'arbouse : c'est orange, et la chair farineuse est pleine de petits pépins pas très agréables. Ce n'est pas vraiment un régal, mais j'aime beaucoup tout de même en croquer quelques unes. Il est loin le temps où j'avais eu la patience faire une gelée. Des heures de préparation !

    Je viens de regarder un peu ce que raconte Internet à ce sujet : je vais encore plus le regarder différemment cet arbre, car il est très bon en phytothérapie. La prochaine fois, je fais ma récolte pour infusions guérissantes !

     

    Les arbouses de la Toussaint

     

     

     

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    Tous le jardiniers et jardinières le savent. Comment résister à l'achat d'une plante qu'on n'a pas encore ?

    Allez donc savoir pourquoi j'ai voulu ça.

    J'imaginais un superbe feu d'artifice s'épanouissant au dessus d'un massif luxuriant. Quelle douce rêverie. Ce matin, vers 8h, sous un ciel nuageux (voire même dans un léger brouillard), installée à mon ordi dans la véranda, je l'ai vue de loin, la seule tige d'eremurus :

    Ridicule

    Vous ne la voyez pas, même en cliquant ? C'est pas grave, elle est ridicule, toute seule dans son jardin.

     

    Une seule tige depuis des années, qui se hisse là-haut, trop haut, alors que le reste de la plante est en piteux état.

    Ridicule

     

     

     

    Il y a encore peu de jours, tout était marron-noir, discret. La hampe montait, mais la plante dans son ensemble manquait vraiment d'intérêt. Regardez-moi ces tiges noires.

     

     

     

     

    Quelques heures ont passé, le soleil a fait un effort, et voilà ma (pas très) belle mieux éclairée

    Ridicule

     

     

    Éclairée, mais toujours sans grand intérêt. Vous la voyez un peu mieux que ce matin : c'est le bâton blanc qui semble perché dans le sureau.

     

     

     

     

    Qui est la plus ridicule ? Elle qui est moche, ou moi qui ai envie de n'importe quoi, et qui ne suis plus tout à fait certaine qu'il s'agisse d'un eremurus. Au secours les pros ! Rassurez-moi ou dites-moi qui est cette intruse.

     

    Ridicule

    Ajout du 08 octobre :

    Mais c'est bien sûr, merci Marithé : c'est un cimicifuga. J'avais essayé sur le net en cherchant des plantes à hampes florales hautes, mais pas bien comme il faut, et j'avais fait chou blanc. J'ai choisi la facilité, et ça a marché. Je suis flattée et fière d'avoir des "pros" parmi mes lecteurs.

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    Vous avez remarqué, comme moi, que certaines graines voltigent n'importe où, et que des plantes poussent dans des endroits surprenants.

    Une année, chaque interstice de trottoir d'une rue d'Argelès était couvert de pétunias, probablement des rejetons des potées accrochées en haut des lampadaires l'année précédente.

    Une fois, devant la gare de Lourdes, c'est les grilles métalliques installées autour des arbres qui voyaient pousser de superbes plants de tomates, provenant de pique-niques de voyageurs du dernier été.

    Si vous avez un jardin, vous connaissez les invasions de nigelles, soucis, ou oxalis. Moi pas, car ces graines ne résistent pas aux hivers sous la neige. Par contre, je suis obligée d'éliminer pavots, ancolies, lupins et centaurées qui prendraient tout l'espace si je n'y veillais pas.

    Plantes caractérielles

     

    Vous savez aussi que, quand on fait un semis, on n'est pas certains de sa réussite. Quelle tristesse de devoir entretenir un carré désespérément vide ! Les graines ont tous les pouvoirs : nous envahir ou nous désespérer.

     

    Et les plantes ?

     

    Plantes caractérielles

     

     

    Pourquoi ma glycine, qui a au moins 10 ans, a décidé l'an dernier de ne pas faire une seule fleur ?

     

     

     

     

     

     

    Pourquoi le jeune lilas très foncé que j'admirais en 2014 s'est-il mis en grève cette année ?

    Plantes caractérielles

     

    Pourquoi ces iris jaunes, qui sont superbes tous les ans, ont-ils été très quelconques ce printemps ?

    Plantes caractérielles

     

    Pourquoi la seule fleur d'ail issue de graines du massif est-elle allée pousser un étage plus bas, au pied des cordes à linge ? Personne ne la voyait, ainsi planquée dans l'herbe.

     

    Plantes caractérielles_-_Plantes caractérielles_-

     

     

     

     

     

    Avec tous ces pourquoi, je me fais penser à ma fille aînée qui questionnait inlassablement "courquoi ça c'est comme ça ? courquoi ça c'est bleu ? courquoi il faut boire ça ? courquoi il faut pas manger ça ?

     

    J'ai déjà montré l'an dernier la menthe chocolat qui a longtemps végété à sa place, et qui se déchaîne depuis qu'elle a trouvé le chemin de l'herbe : c'est la bagarre avec ajuga reptans pour savoir qui fera la plus belle moquette ! Et comment je fais pour expliquer à l'Ours-tondeur que ce n'est pas tout de l'herbe à tondre et composter, mais un mélange d'herbe à admirer, et d'herbe à déguster ?

     

    Plantes caractérielles

    Je viens de lire dans une revue que la menthe n'est pas envahissante, mais qu'elle se déplace. Comment fera-t'on quand elle décidera de traverser notre passage ?

    Plantes caractérielles

     

    Il faut reconnaître que, en fin d'été, elle est devenue belle et on la voit de loin.

     

    Plantes caractérielles

     

     

     

    Et ce pavot qui est en fleur depuis trois jours, par 7° le matin et à peine 12 le soir ? Il se trompe carrément de saison : normalement c'est en juin, et les fleurs sont beaucoup plus grosses.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et ce bébé je ne sais quoi qui vient de naître ? Ce n'est pas une plante locale qui a grainé. Le dernier arbre qui ressemblait à ça fut arraché il y a 12 ans.

    Plantes caractérielles

    Je dois avouer que, lors de mes sorties, dès que je vois une graine, je la mets dans ma poche. Parfois, j'oublie de quoi il s'agit et je jette au jardin...

     

     J'ai toujours des sujets d'étonnement. Loin de moi la routine.

     

     

     

     

     

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    Bonjour tout le monde !

    Après des révisions en série et de vieilles et moins vieilles histoires d'eau, je suis partie me balader.

    Partie pour une raison très importante : Titi chéri et Malicette viennent d'acheter une maison dans les Landes, près de l'Océan. Il fallait absolument, au plus vite, faire la connaissance de cet endroit.

    J'en parlerai plus longuement une autre fois. Ce que j'ai retenu de ces derniers jours, c'est qu'il va falloir planter quelques trucs dans le jardin (abandonné depuis plusieurs années), mais tout le contraire de ce qui pousse chez moi !!!

    Là-bas, il faisait trèèèès chaud, le jardin est trèèèès sec, très ensoleillé et la terre....c'est du sable ! Aux antipodes de ma montagne.

     

    Une amie avait vu la "Promenade fleurie" de Mimizan en mai, et m'avait dit que cet endroit me plairait. Malgré la chaleur, je n'ai pas pu résister, et j'y suis allée à mon tour. Je n'ai pas regretté d'avoir affronté la canicule. L'endroit est vraiment très beau.

     

    Après avoir posé la voiture sur un parking ombragé, j'ai traversé un petit pont de bois et me suis retrouvée ailleurs :

     

     

    Une allée de 800 mètres

     

    Une variété de 300 plantes connues ou inconnues
     

     

    Parfois une trouée sur le lac

     

     

     

    Et, à la fin, quelques bancs devant une haie d'hortensias, et une superbe vue sur une anse du lac d'Aureilhan-Mimizan.

    Voilà un jardin public, donc gratuit, qui est un petit paradis.

     

    À mon retour à la maison, j'ai trouvé Titi et l'Ours en train de démolir de vilains cabanons (ou hangars) qui encombraient le jardin :

     

     

    Non, non, ce n'est pas un ouragan tropical qui est passé par là, seulement des "déconstructeurs" soigneux :

     

     

    La cuve à fuel qui est en fond de cette photo a été emportée dès le lendemain : vive "leboncoin" !

    Le jardin est sacrément agrandi, et la pauvre vigne se demande ce qu'elle va devenir maintenant que son support est parti à la déchetterie.

    Bientôt l'automne et la saison des plantations, on va tous s'y mettre pour embellir le décor.

    Jardins des Landes

    Pour achever sa journée, l'Ours s'est amusé !

     

     

     

     Je me suis déjà plongée dans ce petit livre que j'aime bien de chez Bordas.

     

     

    Et  aussi sur le site de la pépinière Filippi, spécialisée en plantes de jardins secs

     

     

    Je vais aussi regarder tous les blogs amis que j'ai un peu délaissés ces derniers temps. On ne peut pas être à la fois en balade, dans son jardin et aussi sur son ordi : il faut trop de sérieux pour tout bien faire, et je suis plutôt cigale...

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    La Corse est une île montagneuse de 183 km de hauteur sur 83 km de largeur, entourée de 1047 km de côtes. Elle fait à peu près la dimension de deux départements français, mais avec toutes ses côtes et toutes ses montagnes, je ne sais comment vous la raconter sans faire comme les guides touristiques. Je voudrais faire ressentir mes impressions.

     

    Fleurs corses

     

    Voilà ce qu'est la Corse pour moi : des fleurs, encore des fleurs, et toujours la mer en fond.

    La Corse, c'est trop : trop de beaux paysages de bord de mer, trop de montagnes, trop de vieux villages et vieilles villes, trop de fleurs.

     J'avais déjà été là-bas en automne 2009 et j'avais été émerveillée par les paysages. Cette année, en juin, c'était différent : vous me connaissez maintenant, donc vous ne serez pas étonnés que je vous parle de fleurs.

    Celles qui se voient le plus, ce sont les lauriers roses... quoique ils soient parfois rouges, jaunes ou blancs. Il y en a partout. Si je change de lieu de vie, et que je me retrouve avec un coin de jardin caillouteux et en plein soleil du matin au soir, je ferai une collection.

     

    Fleurs corses

    Il en existe beaucoup plus de variétés que mes quelques échantillons : des simples, des doubles, des froufroutants, je n'en revenais pas.

     

    Fleurs corses

     

    Fleurs corses

     

    Fleurs corses

    Fleurs corses

    Même sur un quai de gare en bord de mer.

     

    J'ai aussi découvert, en vrai, les immenses bougainvillées (féminin, ou bougainvilliers masculin) qui montent à l'assaut des murs (je ne connaissais que les malheureuses qui s'étiolent dans les régions tempérées). J'étais si béate que j'en ai oublié de faire des photos. Et les couleurs !!! Parfois, on roulait, et il était impossible de s'arrêter.

    Des orange, des corail, des tons que je n'imaginais pas.

     

    Fleurs corses

    Fleurs corses

    Je n'ai ici que les plus classiques, dommage.

     

    Fleurs corses

    Et des solanum !!!

     

    Fleurs corses

    Et des plumbagos, ou dentellaire du cap. J'ai compris pourquoi ça végète chez moi, bien que je rentre mon pot en hiver : ça aime la chaleur et le sec !

     

    Et les figuiers de Barbarie qui se plaisent beaucoup :

    Fleurs corses

    Fleurs corses

    et font de si jolies fleurs.

     

    Fleurs corses

    Et les griffes de sorcière carpobrotus edulis (hélas fanées) qui colonisent le moindre espace et en sont devenues indésirables.

    Et je ne raconte pas ce que l'on peut admirer dans les jardins, mais qui fait moins naturel que ce dont je parle ci-dessus.

     En septembre 2009, je craignais de trouver des paysages grillés par le soleil de l'été : pas du tout, il y a beaucoup de persistants, et les paysages étaient très verts. J'ai vu pour la première fois des podranea-ricasoliana: on aurait dit des bignones roses qui grimpaient sur les clôtures et les murs. Cette année, j'ai été très étonnée de découvrir tout ce qui peut s'épanouir sous un climat aussi sec.

    Pour un changement, c'était un changement ! Quel contraste par rapport à mon pays de montagne !

    Un autre jour, je vous parlerai de botanique. C'est moins séduisant pour l’œil, mais très intéressant.

    À bientôt

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