• Dans mon entourage, certains s'étonnent que je sache les noms latins de certaines plantes, ou bien que je sois capable, au premier coup d’œil de deviner qu'une fleur inconnue est une variété de campanule ou de géranium sauvage.

    Et pourtant, mes connaissances sont bien limitées. Et mon attention souvent prise en défaut.

    Ainsi, à l'automne je me suis laissée tenter par une mignonne jardinière déjà garnie. Pour quelques euros, je me voyais fleurie pour l'hiver. L'Ours m'a remis en état le support qui avait été cassé l'hiver précédent, et me voilà à admirer, depuis ma véranda, le chrysanthème, le cyclamen, la petite pensée, les boutures de lierre que j'avais rajoutées, et le chlorophytum.

     

    Je n'ai pas admiré bien longtemps, car ... la neige est arrivée :

     

    La super-botaniste

     

    Et encore de la neige :

     

    La super-botaniste

     

    Un jour, pas de photo-souvenir, le poids de la neige a fait chavirer le tout. Cul par dessus tête, la jardinière ! Enfoncée dans 1 mètre de flocons bien tassés ! On a retourné, ramassé et remis en place. Les mois passaient, le chrysanthème était fichu, le cyclamen disparu, la pensée faisait triste mine mais le chlorophytum ne donnait aucun signe de faiblesse. Je ne croyais pas que cette plante originaire d'Afrique du Sud était aussi solide.

     

    La super-botaniste

     

    Mes boutures de lierre étaient sèches, et la pensée se refaisait une santé :

     

    La super-botaniste

     

    Ce jour-là, que vis-je ? de drôles de trucs noir dans le chlorophytum ...

     

    La super-botaniste

     

    J'avais enfin compris que j'étais propriétaire d'une nouvelle graminée !!! Je n'avais jamais touché les plantes de cette jardinière, ni bien regardé.

    Je vous présente tout de même le chlorophytum qui est une plante au feuillage fragile, avec de grandes tiges qui s'étirent en faisant des bébés :

    La super-botaniste bien distraite 

    Vu de loin, quand on n'y connaît rien, on peut confondre, mais quand on a les deux sous les yeux et qu'il faut plusieurs mois pour s'apercevoir de la méprise, il y a de quoi avoir honte !

    Comme d'hab, moi, même pas honte de vous raconter ces bêtises : on ne rit pas assez dans notre vie, tout est bon à prendre pour s'amuser.

     

    Merci à Geneviève qui me signale que ma plante increvable est un carex

     

     

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  • Il y a fort longtemps que je viens en montagne, équipée de livres sur les plantes.

    Depuis que j'y habite, je me suis aperçue que je ne connaissais que les fleurs d'été.

    Je vous ai déjà parlé des hépatiques (je viens de m'apercevoir que mon clavier avait fourché, et que j'avais écrit une bêtise que je viens de réparer) , pulmonaires et tussilages.

    Il y a aussi les corydales qui fleurissent mon herbe ou mes massifs :

    Fleurettes de printemps

     

    Fleurettes de printemps

     

     

    Je les laisse vivre. Ils se ressèment partout, mais comme ils disparaissent en été, ils ne me gênent pas du tout.

     

    La nature fait très bien les choses : elle a créé tout ce qu'il faut pour égayer le début de l'année. Ces plantes sont extraordinaires : dès que la neige fond, les voilà, de préférence dans des endroits dégagés et plutôt ensoleillés.

    Fleurettes de printemps

     

     

    Fleurettes de printemps

    Je n'ai pas eu le temps de faire le nettoyage du jardin, mais c'est tout fleuri quand même.

     

    Fleurettes de printemps

    Je vous présente, ci-dessus, la plante entière. La racine est un petit bulbe, et, quand la fleur fane, il se forme une petite gousse que je soupçonne d'exploser pour se multiplier allègrement le plus loin possible.

    Je n'avais jamais remarqué ces plantes dans le passé, pourtant certains producteurs en vendent des bleus (qui me font bien envie), des jaunes et des blancs.

    Je trouve que cela ressemble plus à un haricot ou à un petit pois qu'à un pavot, et pourtant, le plus fort, c'est que ce corydale fait partie des papaveraceae : j'ai des difficultés à comprendre la classification en botanique. Quelle ressemblance y a-t-il entre cette petite plante et le coquelicot ?

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  • Mes petits soleils de bientôt-printemps sont en train d'éclairer un coin du jardin.

    Pas d'âne

     

    Si vous regardez distraitement, vous penserez à du pissenlit. Mais pas du tout, grossière erreur !

    Les pissenlits illuminent les prairies de plaine en ce moment. Donc, étant donné mon fameux décalage de 5 à 6 semaines, mes petits soleils sont forcément autre chose.

     

    Regardons de près, et nous ne voyons pas la fameuse rosette basale. Comment faire nos célèbres salades aux lardons avec cette plante sans feuilles ?

    Pas d'âne

     

    Et quelles drôles de tiges ! On dirait des écailles. Les fleurs de cette plante étrange apparaissent dès que la neige fond, dans les endroits humides et ombragés. Les feuilles arrivent plus tard. C'est très amusant, car il n'y a rien, et un beau jour, sans qu'on s'en soit douté, on a la surprise de toutes ces fleurs jaunes.

     

    Pas d'âne

    Si vous considérez que ça pousse chez moi, les pieds dans l'eau (ou presque) et à l'ombre, il s'agit d'autre chose que du pissenlit.

    Mes petits soleils sont du tussilage (tussilago farfara), appelé aussi "pas d'ânes".

     

    Ci-dessus, vous apercevez les 2 premières feuilles, toutes petites, en haut à gauche de la photo. Ensuite, elles deviennent énooormes et cotonneuses à l'envers, mais j'ai oublié de faire des photos l'an dernier.

    Le tussilage et la pulmonaire font la course pour savoir qui fleurira le premier au jardin, en fonction de l'épaisseur de neige, et des conditions météo. Cette année, la pulmonaire a gagné.

    Je vous donne un lien québécois, car il y a une photo d'un grand tapis de feuilles, comme j'aurai chez moi cet été, et un poème de Francis Jammes (qui était 100/100 pyrénéen).

    Le tussilage est connu en phytothérapie, pour calmer la toux, comme son nom l'indique. Bien sûr, je récolte les fleurs pour faire des infusions : c'est meilleur que du sirop plein de sucres et de produits inconnus. les maçons m'ont dit qu'ici, on l'appelle "toussiquette"

     

    Pas d'âne

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  • L'avantage de la neige de printemps, c'est que quand elle tombe, le temps est doux et elle fond plus vite.

    Je vous parle encore de neige, car hier je suis allée à la ville. La ville (Tarbes) est souvent une des plus chaude de France. Et moi j'ai l'impression de changer de monde quand je vois des feuilles sur les arbres et tous ces parterres magnifiques. C'est pourquoi je vous fais faire le voyage en sens inverse, c'est exotique non ?

    Regardez cette masse informe immortalisée  mercredi 26 :

    Neige de printemps

     

    Qu'avais-je donc posé sur ma table ? Naïve que je suis encore, voyant des fleurs partout ailleurs, et profitant de la chaleur qui touchait aussi ma montagne, j'ai fait comme si l'été était presque arrivé. J'ai remis le fraisier sur la table. Fraisier, c'est le nom de ce genre  de pots, mais le mien est plutôt un artichautier :

    Neige de printemps

     

    Vu de loin, aujourd'hui 29, 3 jours après la première photo, vous constatez que c'est encore bien blanc tout autour :

    Neige de printemps

     

    Pourtant, dès qu'un coin se découvre, je sais que ça a poussé depuis la fois dernière :

    Fraisier

     

    Je ne vous fais pas les gros plans des détails, mais je les vois, moi, les boutons de pavots mystérieux, de jonquilles, de pervenches et de benoîtes.

     

    Je suis allée voir les progrès de cette fleur sauvage qui intrigue Emmanuelise:

    Fraisier

                                                                                                     Pulmonaire

     

    C'est le premier pied visible, pas encore tout à fait remis du poids qui lui pesait depuis des mois. C'est une borraginacée, comme myosotis, bourrache, vipérine, consoude, brunnera, et d'autres encore. Celle-là est spontanée ici et s'appelle pulmonaire. Les fleurs éclosent roses, puis deviennent très bleues, couleur assez rare. Son nom lui vient de la théorie des signatures: les taches blanches sur ses feuilles (qui sont très velues) évoquant les poumons, les anciens ont pensé qu'elle soignait les poumons, et cela est confirmé par la phytothérapie moderne. Mais elle est tellement jolie que je la laisse vivre tranquillement. Elle ressemble, par son allure, à une primevère, un coucou plutôt.

    Je vous en montrerai d'autres quand elles auront plus fière allure.

     

    Fraisier

    Le bain d'oiseau s'est rempli de neige qui a fondu, mais je ne crois pas que les oiseaux  du ciel aient bien envie d'en profiter pour le moment.

    Bonne fin de journée, et bon dimanche.

     

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  •  

    Vous avez remarqué que les premières fleurs du printemps sont en général jaunes ( mimosa, crocus, jonquilles, forsythia ) ou mauves (crocus encore, violettes). À part le chaenomeles ou les tulipes (si mulots pas trop actifs), il n'y a pas beaucoup de rouge :

     

    Un petit coup de rouge ?

    Pour obtenir cette mosaïque pas terrible, il a fallu que l'Ours m'explique encore une fois le maniement de SON appareil photo (trop gros, trop lourd et trop compliqué pour moi ).

    J'ai scruté les bourgeons de pivoines, de spirée, l'herbe à Robert, et aussi la sauge ananas et les cactus de Noël de ma véranda (je sais, on est en mars, même à l'abri on est en retard).

    Tout ça regroupé, c'est quand même assez peu rouge.

     

    Mais  Claire, une lectrice discrète de mon blog, certainement bien plus calée en botanique que moi, m'a donné hier un conseil: il a fallu que j'arpente de nouveau le jardin, le nez en l'air cette fois. Je devais trouver (et beaucoup chercher auparavant) des fleurs femelles rouges sur mes noisetiers :

     

    Un petit coup de rouge ?

    Depuis toujours, j'ai vu des noisetiers comme celui-ci, avec leurs longs chatons jaunes. Je viens d'apprendre que ce sont les fleurs mâles. Et les fleurs femelles ? Elles poussent sur le même arbre, un peu plus tard. Donc elles sont fécondées par un autre arbre plus tardif. Raison pour laquelle les noisetiers ne sont pas auto fertiles.

     

    Comment sont ces fleurs femelles ? Elles sont ROUGES, mais microscopiques. C'est pas l'APN de l'Ours qu'il faudrait, mais un microscope :

    Un petit coup de rouge ?

    Un petit coup de rouge ?

    Ces tout petits plumets rouges qui ressemblent à des micro-anémones de mer sont disséminés au hasard dans l'arbre. Il y en a peu, et ils sont presque invisibles. Pourtant, c'est là que vont se former les noisettes.

    Pour mieux les voir, souvenez vous, pour l'année prochaine: en fin de floraison des noisetiers, allez mettre vos nez au ras des branches, installez bien vos lunettes, et zieutez soigneusement. Vous découvrirez de petites merveilles de la nature.

    Chez nous, il y un énorme noisetier, trop haut et mal placé pour voir de près les bourgeons. L'autre, notre sujet d'étude (photo plus haut), est au bord du GR10, sur le terrain de la Vallée. Nous étions donc, l'Ours et moi,  sautant de marche en marche sur l'escalier qui longe le mur de clôture, pour trouver la perle rare. Si quelqu'un nous a vus, il doit encore se demander ce que nous faisions.

    PS je fus obligée de corriger mon article, car j'avais tout emmêlé. Claire, qui me surveille bien, me l'a signalé. Je pense que, maintenant, mon histoire de noisetiers est exacte. J'espère qu'il n'y a pas eu trop de visiteurs pendant mes quelques heures d'errance.

     

     

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