• Je répète qu'un de mes grands plaisirs, c'est d'aller faire un tour au barrage des Gloriettes. Le 15 juin, il manquait encore beaucoup de mes fleurs à l'appel. Donc, nouvelle visite le 5 juillet.

    Je vous disais que ça me faisait penser à la Méditerranée. Erreur, j'aurais dû dire l'Atlantique. Pourquoi donc ? Parce qu'il n'y a pas de marées en Méditerranée, et aujourd'hui, c'était marée basse :

     

    Fleurs de juillet aux Gloriettes

    Fleurs de juillet aux Gloriettes

    Fleurs de juillet aux Gloriettes

     

     

     

     

     

     

     

     

    La dernière fois, l'eau passait par dessus bord. Pourquoi cette baisse de niveau ? On a peut-être eu besoin d'électricité, ils servent à ça nos barrages de montagne. Je ne pense pas qu'on aie eu besoin d'eau, car de ce coté-là, la région est servie !

     

     

    Je vous avais dit qu'il fallait escalader. En fait, en regardant mieux, nous nous sommes aperçus qu'au lieu de grimper à gauche, il suffit de s'asseoir sur le mur de droite et passer tout simplement de l'autre côté ! Le jardin de la nature commence là, sur l'herbe.

    Fleurs de juillet aux GloriettesFleurs de juillet aux Gloriettes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Encore une légère déception : les rhododendrons se sont dépêchés de fleurir entre nos deux passages, et ils ne sont plus aussi beau que je le souhaitais :

    Fleurs de juillet aux Gloriettes

     

     

    Les lis martagon prennent vraiment tout leur temps et nous ne trouvons que des boutons :

    Fleurs de juillet aux Gloriettes

     

    En regardant ce gros plan, je m'aperçois qu'ils sont tout poilus. C'est typique des plantes de montagne qui se protègent du froid comme elles peuvent.

     

     

    C'est quoi ça ? dit l'ours qui sait tout juste faire la différence entre une rose et un œillet (j'exagère à peine).

    Fleurs de juillet aux Gloriettes

     

    Des brunelles, réponds-je distraitement. Et quand je veux vérifier, je m'aperçois, oh stupéfaction, que ces jolies fleurettes ont toutes les caractéristiques des gentianes : mais des naines, d'une couleur très inhabituelle pour moi. Il a fallu que je me plonge dans mes livres et Internet au retour pour trouver qu'il s'agit probablement de gentianes champêtres gentianella campestris. Pourquoi champêtres pour ces montagnardes ? Mystère et boule de gomme ! J'étais un peu jalouse d'Elisa-France qui voit dans les Alpes des gentianes pourpres que je ne connais pas, alors je suis très contente d'avoir fait la connaissance de cette forme de fleurs dans cette drôle de couleur, pour changer des grandes jaunes et des petites bleues.

    En tous cas elles sont très mignonnes et elles étaient présentes tout au long de notre promenade, et je ne les avais jamais remarquées ! Conclusion : au train où évolue la végétation au cours de la saison, il faut revenir au même endroit tous les 15 jours pour profiter de tout.

     

     

    Fleurs de juillet aux Gloriettes

     

    Que fait l'Ours ? Je l'ai embauché pour qu'il me fasse, avec son savoir-faire et son appareil, la photo que je n'ai jamais réussie : une linaigrette.

     

    Fleurs de juillet aux Gloriettes

     

    Cette plante pousse les pieds dans l'eau, sournoisement car on croit voir un beau tapis herbeux. Donc, on ne peut guère s'en approcher. Et le moindre souffle de vent l'agite. C'est ainsi que je n'arrive qu'à obtenir des taches blanches floues. Pourtant, comme c'est gracieux :

    Fleurs de juillet aux Gloriettes

     

    Nous avons retrouvé nos asphodèles de la fois dernière, à moitié fanées :

    Fleurs de juillet aux Gloriettes

    Vous voyez comme le haut est élégant, contrairement au bas.

     

    Fleurs de juillet aux Gloriettes

    Il y avait encore beaucoup d'orchidées, très curieuses vues de près.

     

    Je suis allée revoir le rocher aux ramondes.

    Fleurs de juillet aux Gloriettes

     

    Elles sont presque fanées, ce qui a fait croire à l'Ours que des idiots les avaient volées. Non, elles sont toujours là, discrètes, mais le rocher héberge aussi des saxifrages saxifraga longifolia qui sont en fleurs. Curieuses plantes qui vivent des années accrochées à leur rocher, finissent par fleurir, envoient leurs graines partout et meurent d'épuisement :

     

    Fleurs de juillet aux Gloriettes

     

    Celui-ci n'est ni très gros, ni très grand, mais il fallait aller plus loin pour voir les plus beaux : la prochaine fois !

     

     

    Fleurs de juillet aux Gloriettes

    Nous avons fait la pause casse-croûte, assis dans les hélianthèmes, le serpolet et les lotiers. Nous avons encore une fois ramené beaucoup trop de photos pour montrer toutes nos plantes dans un seul article.

     

     

     

     

     

     

    Et sur la route du retour :

    Fleurs de juillet aux Gloriettes

    Ces dames ont consenti très mollement à se pousser un peu :

    Fleurs de juillet aux GloriettesFleurs de juillet aux Gloriettes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous sommes tout près de Gavarnie si célèbre, alors que personne ne connaît les autres cirques, Estaubé que l'on atteint par les Gloriettes, et Troumouse, mon préféré.

     

    Fleurs de juillet aux Gloriettes

     

     

     

     

     

     

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  • Je vous ai parlé, il y a deux semaines, du barrage des Gloriettes où se trouve mon jardin de la nature préféré. Au printemps (oui, chez vous c'est l'été, mais avec mon décalage, on était tout juste à la fin du printemps le 15 juin, jour de mes photos), tout est différent.

    J'ai commencé par rencontrer quelques orchidées. D'aucuns me croient calée en botanique... Mais non. Je ne suis pas capable (ou n'ai pas envie) de les identifier. Je ne connais que leur nom de famille : orchidacées, ça suffit à mon bonheur.

    Leur famille est vraiment trop nombreuse : entre orchis, ophrys, et noms pas possibles, je laisse ça aux botanistes chevronnés.

     

    Fleurs de juin aux Gloriettes

     

    Fleurs de juin aux Gloriettes

     

    Fleurs de juin aux Gloriettes

     

     

    Quelques asphodèles commençaient à fleurir, des liliacées.

     

    Fleurs de juin aux Gloriettes

     

     

     

    En boutons, ce n'est pas terrible.

     

     

    Fané, je trouve que c'est moche.

     

     

    C'est donc la plante à admirer dans la nature, et c'est magnifique quand il y en a beaucoup (je connais un endroit qui est un vrai champ, mais inaccessible pour moi en ce moment).

     

     

    Fleurs de juin aux Gloriettes

    Fleurs de juin aux Gloriettes

     

     

    Il y a des plantes toxiques en montagnes, mais aussi des comestibles:

    Fleurs de juin aux Gloriettes

    Tapis de serpolet (cousin du thym) à foison.

     

     Et aussi une petite herbe dont vous ignorez peut-être l'existence : le trifolium alpinum. Tri-folium, car il a des feuilles disposées par 3, comme le trèfle dont il est parent.

    Fleurs de juin aux Gloriettes

     

    On l'appelle réglisse des montagnes, à cause de son goût très prononcé. On peut machouiller un bout de racine, ou en mettre une dans sa gourde pour avoir une eau parfumée.

    Fleurs de juin aux Gloriettes

     

     

    Il y avait aussi des trolles, fleurs que je rencontre assez rarement. Au jardin, je maudis les boutons d'or qui envahissent tout, mais en montagne j'admire leurs frères sauvages:

    Fleurs de juin aux Gloriettes

    Ils sont très gros et restent toujours en boule : les fleurs ne s'ouvrent pas.

     

    Vous vous doutiez que c'est de la même famille que les aconits que je vous avais montrés en septembre ? (des renonculacées )

    Fleurs de juin aux Gloriettes

     

     

    Il y a une telle variété là-bas que je ne vais pas tout vous montrer cet été. j'en garde pour l'hiver, quand il n'y aura que du blanc autour de moi. À moins que je ne fasse prochainement une suite à cet article. Et nous allons y revenir très bientôt, car certaines ont dû fleurir depuis notre dernière visite.

     

    Mais je vais vous parler de ma découverte. En pique-niquant, je voyais ce gros rocher :

    Fleurs de juin aux Gloriettes

     

    Fleurs de juin aux Gloriettes

    Vous le voyez le rocher, près de l'eau turquoise ? Comme la Méditerranée, vous disais-je la fois dernière : de l'eau et des fleurs.

    Un peu plus loin, je sais qu' il y en a un autre, encore plus gros, qui héberge de magnifiques saxifrages. Je me suis approchée pour voir si, lui aussi...

     

    Et j'ai vu de jolies fleurs roses :

    Fleurs de juin aux Gloriettes

     

    Intriguée, j'ai pensé à des bébés rosiers sauvages (il y en plein là-bas, mais pas encore fleuris). Mais non, je n'en croyais pas mes yeux, c'était des ramondes, ramondia pyrenaica, fleur endémique de mes Pyrénées. Cette fleur incroyable est une rescapée du refroidissement de la terre et est presque pareille à la violette du cap (saintpaulia originaire d'Afrique). On ne la trouve qu'ici. Je ne l'avais vue qu'au jardin botanique.

     

    Fleurs de juin aux Gloriettes

    Fleurs de juin aux Gloriettes

     

    J'étais émerveillée de pouvoir l'admirer, là, dans son biotope, dans la nature. Il y a des années et des années que je fréquente cet endroit et je n'avais jamais levé les yeux au bon moment. Voilà ce que c'est que de toujours regarder où on met les pieds !

    Fleurs de juin aux Gloriettes

    Elle vit de rien, jusqu'en haut de ce rocher de 3 mètres de haut.

     

     

    La nature est vraiment merveilleuse : toutes les couleurs, toutes les formes, toutes les tailles

    Fleurs de juin aux Gloriettes

    Nous sommes restés 3 heures, pique-nique compris. Plein les yeux !

    Et même pas fatigués, car la flore est dense à cet endroit. Inutile d'arpenter des kilomètres.

     

     

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  • Dans mon entourage, certains s'étonnent que je sache les noms latins de certaines plantes, ou bien que je sois capable, au premier coup d’œil de deviner qu'une fleur inconnue est une variété de campanule ou de géranium sauvage.

    Et pourtant, mes connaissances sont bien limitées. Et mon attention souvent prise en défaut.

    Ainsi, à l'automne je me suis laissée tenter par une mignonne jardinière déjà garnie. Pour quelques euros, je me voyais fleurie pour l'hiver. L'Ours m'a remis en état le support qui avait été cassé l'hiver précédent, et me voilà à admirer, depuis ma véranda, le chrysanthème, le cyclamen, la petite pensée, les boutures de lierre que j'avais rajoutées, et le chlorophytum.

     

    Je n'ai pas admiré bien longtemps, car ... la neige est arrivée :

     

    La super-botaniste

     

    Et encore de la neige :

     

    La super-botaniste

     

    Un jour, pas de photo-souvenir, le poids de la neige a fait chavirer le tout. Cul par dessus tête, la jardinière ! Enfoncée dans 1 mètre de flocons bien tassés ! On a retourné, ramassé et remis en place. Les mois passaient, le chrysanthème était fichu, le cyclamen disparu, la pensée faisait triste mine mais le chlorophytum ne donnait aucun signe de faiblesse. Je ne croyais pas que cette plante originaire d'Afrique du Sud était aussi solide.

     

    La super-botaniste

     

    Mes boutures de lierre étaient sèches, et la pensée se refaisait une santé :

     

    La super-botaniste

     

    Ce jour-là, que vis-je ? de drôles de trucs noir dans le chlorophytum ...

     

    La super-botaniste

     

    J'avais enfin compris que j'étais propriétaire d'une nouvelle graminée !!! Je n'avais jamais touché les plantes de cette jardinière, ni bien regardé.

    Je vous présente tout de même le chlorophytum qui est une plante au feuillage fragile, avec de grandes tiges qui s'étirent en faisant des bébés :

    La super-botaniste bien distraite 

    Vu de loin, quand on n'y connaît rien, on peut confondre, mais quand on a les deux sous les yeux et qu'il faut plusieurs mois pour s'apercevoir de la méprise, il y a de quoi avoir honte !

    Comme d'hab, moi, même pas honte de vous raconter ces bêtises : on ne rit pas assez dans notre vie, tout est bon à prendre pour s'amuser.

     

    Merci à Geneviève qui me signale que ma plante increvable est un carex

     

     

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  • Il y a fort longtemps que je viens en montagne, équipée de livres sur les plantes.

    Depuis que j'y habite, je me suis aperçue que je ne connaissais que les fleurs d'été.

    Je vous ai déjà parlé des hépatiques (je viens de m'apercevoir que mon clavier avait fourché, et que j'avais écrit une bêtise que je viens de réparer) , pulmonaires et tussilages.

    Il y a aussi les corydales qui fleurissent mon herbe ou mes massifs :

    Fleurettes de printemps

     

    Fleurettes de printemps

     

     

    Je les laisse vivre. Ils se ressèment partout, mais comme ils disparaissent en été, ils ne me gênent pas du tout.

     

    La nature fait très bien les choses : elle a créé tout ce qu'il faut pour égayer le début de l'année. Ces plantes sont extraordinaires : dès que la neige fond, les voilà, de préférence dans des endroits dégagés et plutôt ensoleillés.

    Fleurettes de printemps

     

     

    Fleurettes de printemps

    Je n'ai pas eu le temps de faire le nettoyage du jardin, mais c'est tout fleuri quand même.

     

    Fleurettes de printemps

    Je vous présente, ci-dessus, la plante entière. La racine est un petit bulbe, et, quand la fleur fane, il se forme une petite gousse que je soupçonne d'exploser pour se multiplier allègrement le plus loin possible.

    Je n'avais jamais remarqué ces plantes dans le passé, pourtant certains producteurs en vendent des bleus (qui me font bien envie), des jaunes et des blancs.

    Je trouve que cela ressemble plus à un haricot ou à un petit pois qu'à un pavot, et pourtant, le plus fort, c'est que ce corydale fait partie des papaveraceae : j'ai des difficultés à comprendre la classification en botanique. Quelle ressemblance y a-t-il entre cette petite plante et le coquelicot ?

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  • Mes petits soleils de bientôt-printemps sont en train d'éclairer un coin du jardin.

    Pas d'âne

     

    Si vous regardez distraitement, vous penserez à du pissenlit. Mais pas du tout, grossière erreur !

    Les pissenlits illuminent les prairies de plaine en ce moment. Donc, étant donné mon fameux décalage de 5 à 6 semaines, mes petits soleils sont forcément autre chose.

     

    Regardons de près, et nous ne voyons pas la fameuse rosette basale. Comment faire nos célèbres salades aux lardons avec cette plante sans feuilles ?

    Pas d'âne

     

    Et quelles drôles de tiges ! On dirait des écailles. Les fleurs de cette plante étrange apparaissent dès que la neige fond, dans les endroits humides et ombragés. Les feuilles arrivent plus tard. C'est très amusant, car il n'y a rien, et un beau jour, sans qu'on s'en soit douté, on a la surprise de toutes ces fleurs jaunes.

     

    Pas d'âne

    Si vous considérez que ça pousse chez moi, les pieds dans l'eau (ou presque) et à l'ombre, il s'agit d'autre chose que du pissenlit.

    Mes petits soleils sont du tussilage (tussilago farfara), appelé aussi "pas d'ânes".

     

    Ci-dessus, vous apercevez les 2 premières feuilles, toutes petites, en haut à gauche de la photo. Ensuite, elles deviennent énooormes et cotonneuses à l'envers, mais j'ai oublié de faire des photos l'an dernier.

    Le tussilage et la pulmonaire font la course pour savoir qui fleurira le premier au jardin, en fonction de l'épaisseur de neige, et des conditions météo. Cette année, la pulmonaire a gagné.

    Je vous donne un lien québécois, car il y a une photo d'un grand tapis de feuilles, comme j'aurai chez moi cet été, et un poème de Francis Jammes (qui était 100/100 pyrénéen).

    Le tussilage est connu en phytothérapie, pour calmer la toux, comme son nom l'indique. Bien sûr, je récolte les fleurs pour faire des infusions : c'est meilleur que du sirop plein de sucres et de produits inconnus. les maçons m'ont dit qu'ici, on l'appelle "toussiquette"

     

    Pas d'âne

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