• Je n'ai pas encore pris le temps de vous montrer les couleurs d'automne que ... ce matin, juste en face, du côté de mon paysage préféré:

    Elle arrive !!!!

     

    Et sur le côté, quelques vues plus ou moins bien reliées entre elles :

    Elle arrive !!!!

     

    Dire que hier, nous étions en T shirt à Bordeaux ! Arrivés à notre chef lieu de canton, il faisait 11°, et chez nous 7°. Vous constatez, encore une fois, que j'habite un autre monde.

    Et pendant ce temps, les travaux continuent sur ma route et dans mon torrent. Ce qui fait que la rue principale voit passer, à longueur de journée, des camions bien trop gros pour elle:

    Elle arrive !!!!Elle arrive !!!!

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Elle arrive !!!!

    On les appelle tombereaux, ils n'ont même pas d'immatriculation. Ce sont de vrais engins de chantier. Grâce à eux, nos prochains touristes ne se rendront même pas compte de tout ce qui s'est passé cet été. Tout semblera normal.                                                              

    Il faut que je me dépêche de rentrer mes dernières potées.

                                                                  

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    Mais que sont ces drôles de machines? Vous n'avez certainement jamais vu ça.

    Vous devinez la ligne oblique à travers les arbres? Elle part d'en bas à droite et va vers en haut à gauche.   

    Pour tout savoir, allez regarder le site de funitoy .

    Samedi et dimanche, notre funiculaire était inscrit au programme des Journées du patrimoine. Encore une occasion de monter tout là-haut et de profiter un moment de cet endroit merveilleux.

     

    Une vue panoramique à 360°.

     

    Là-bas, le Pic du Midi de Bigorre.

     

     

    Les "Laitons au naturel"

     

    Notre funiculaire a fonctionné jusqu'à l'automne 2000. Et, pour des raisons plus ou moins claires, son exploitation a cessé. L'association" Funitoy" s'est créée pour tenter de le remettre en marche. c'était tellement agréable de pouvoir monter si haut en toutes saisons! Tout le monde pouvait en profiter, quels que soient son âge ou son état de santé.

     

     

     

                                                                                                        

     

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    Bonjour la civilisation,

    je me rends compte que j'évoque souvent la crue qui a frappé les Pyrénées en juin dernier.

    Je vais donc vous raconter comment cela s'est passé chez moi.

    Depuis des jours, notre torrent ne cessait d'enfler énormément, il devenait de plus en plus moche, c'est à dire qu'il transportait de plus en plus de terre et était de plus en plus gros... On sentait que c'était grave.

    On était loin du joyeux gargouillis des eaux limpides à la transparence turquoise.

    Le mardi 18, la situation devenait de plus en plus critique. L'Ours et moi devions partir chez une amie, mais cela s'avéra impossible, car la route des gorges, en aval de chez nous,  était déjà coupée par les eaux. Et le col, en amont, était encore enseveli sous des mètres de neige: faits comme des rats. Dès la fin de la matinée, les téléphones (fixe et portable) étaient coupés. Vers 13 h, c'est l'électricité qui s'est arrêtée.

    Les enfants scolarisés au village étaient en voyage scolaire, et n'ont pu rentrer chez eux. Tous les gens qui travaillaient d'un côté ou de l'autre des gorges de même. 200 personnes en aval, peut-être autant en amont.

    J'ai pris cette photo depuis la voiture, barrières et poteaux arrachés, et ce n'était que le début.

     

    Et en soirée, plus d'eau au robinet. Or, dans la journée, le débordement s'aggravant, il avait fallu évacuer des hôtels, des appartements et le terrain de camping. Notre maison étant bien à l'abri, nous avons hébergé 8 personnes qui se retrouvaient "à la rue". Confort minimum, car tout était en panne, comme dans un film catastrophe, mais repas aux chandelles dans une bonne ambiance, car tout le monde était sauf, ce qui était le principal.

    Le mercredi matin, certains ont pu vider leurs appartements car les immeubles étaient encore accessibles, d'autres n'ont rien pu récupérer, même pas leurs voitures, car le pont était parti.

     

     

    À la mi-journée, on a appris que l'ordre était donné d'évacuer TOUT le village: habitants et curistes, soit, je crois, 600 personnes. L'armée et gendarmerie ont relevé les n° des voitures et les noms des passagers. On est montés vers la station de ski, où nous avons attendu plusieurs heures que les services du département nous dégagent la route du col. Tout le monde craignait que la route salvatrice vers le haut ne résiste pas aux flots déchaînés. Puis, encadrés par les secours, nous avons pu franchir la dernière étape vers notre libération, dans le brouillard, entre des murs de neige..

     

    Et nous voilà tous partis, sans savoir pour combien de temps. En fait, le samedi 22, nous avons appris que les habitants pouvaient rentrer chez eux. Il suffisait de montrer patte blanche (carte grise du véhicule et cartes d'identité) aux forces de l'ordre qui gardaient l'entrée de la vallée, et de se faire recenser à la mairie en arrivant. On a essayé de faire revenir les enfants, les personnes âgées et les malades le plus tard possible.

    Après notre retour, nous avons pu constater les dégâts. Pendant 3 semaines, toutes les nuits, je ne voyais que ces images de désastre.

    Voisine, qui a 87 ans, n'est revenue que le 29 juillet. Je lui avais fait un bouquet pour l'accueillir (c'est bien du seringat que vous voyez: le printemps a été tellement froid qu'il n'a fleuri que fin juillet, et il n'est pas encore tout à fait fané ).

     

    Petit rajout  en 2014 : article relu un an après, je m'aperçois que je n'ai pas fait un "vrai" reportage. Un de ces jours, je montrerai des photos avant/après de mon village et des environs.

     En 2015, j'en suis toujours au même point...

     

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  • Mon ciel me ravit. D'habitude, de mon village et de ma maison on voit à peu près ça:

    Avec plus ou moins de neige, ou plus ou moins de vert selon les saisons.

    C'est le côté du couchant, alors, parfois, le spectacle vaut tant la peine que, oubliant mes douleurs aux genoux, je me précipite au 2ème étage, APN à la main.

    Je ne me lasse pas

    Parfois très chargé, parfois très léger

    D'autres fois, je suis au jardin et j'ai un premier plan

    Si vous aimez la montagne, vous allez être gâtés. Le paysage change sans cesse. Mais je ne vous montrerai pas beaucoup de haute montagne, car je ne suis pas une grande marcheuse. Je suis plutôt une contemplatrice de la montagne à vaches.

    À bientôt pour la suite de mes débuts (curieux comme phrase, mais c'est ce que je  je ressens )

     

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    Jour de marché

    Ma vie est un peu chamboulée à cause de cette fichue crue qui a dévasté les Pyrénées en juin.

    Je ne pouvais plus aller à mon marché habituel le lundi, alors, le samedi....je partais dans une autre ville en passant par la montagne.

    Et en chemin, je rencontrais des moutons parmi les engins de chantier, sur le parking de la station de ski.

    les moutons parmi les engins de chantier

     

    Et en continuant à monter, je voyais d'autres troupeaux finissant leur voyage et prêts à attaquer l'herbe tendre.

     

    Plus haut, des habitants surprenants pour vous, gens des plaines et des villes, mais auxquels nous sommes habitués. Ils se sont bien adaptés et multipliés, nos copains les lamas.

    Si vous vous arrêtez près d'eux, fermez vos vitres : ils sont si curieux et gourmands qu'ils n'hésitent pas à passer leur tête dans votre habitacle !

     

    Nos copains les lamas

    Il y avait encore beaucoup de neige, peu d'herbe, mais ils étaient déjà là. Nous rencontrons souvent aussi des vaches, parfois des chèvres. Et tout ce monde est en liberté. Parfois, les automobilistes sont obligés de s'arrêter: priorité à la gent animale dans mes montagnes.

     

    Et quand, au bout d'une heure, j'arrivais à ce marché, je découvrais des marchands inconnus de moi. Évidemment, j'étais dans une autre vallée que je connais peu. Et une marchande de fruits et légumes me faisait pleurer. Savez-vous pourquoi? Parce qu'elle me donnait des fraises, beaucoup de fraises pour les sinistrés de chez moi. Elle savait que nous n'avions pas de produits frais, et ses cadeaux me faisaient fondre en larmes.

    Aujourd'hui, j'ai pu aller à mon marché habituel, car les magiciens des chantiers nous ont fait une piste en attendant une vraie belle route comme avant.

    Je vous montrerai une autre fois. On a tant vu d'horribles images sur nos écrans, qu'on préfère montrer du positif. Oui la montagne est belle, oui elle peut vous accueillir dans de bonnes conditions. Vous éviterez la canicule, et respirerez du bon air frais en réjouissant vos yeux de belles images.

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