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    Hier le Tour de France est passé chez moi en montant le col du Tourmalet, qui se situe sur le territoire de ma commune. Ils ont prononcé 100 ou 200 fois ce nom si célèbre dans le monde du vélo, mais à la TV pas une image depuis le départ de Pau jusqu'à la sortie de mon village. Quatre-vingts kilomètres de course en "black-out" total. Comme si l'étape commençait à 6 km du sommet. Départ réel 12h15, début de l'émission 14h50, pubs, discussions, et enfin les premières images un bon moment après la traversée du village.

    Tour de France

    De mon jardin je voyais trois hélicoptères dans le ciel (si, si ils y étaient vraiment, mais mon APN ne les voyait pas) qui devaient filmer, du moins je le suppose, car les autres années on profite de plein de vues aériennes du Tour de France.

     

    Tour de France

    En dessous des hélicos, il y avait les coureurs et les équipes techniques. Et l'Ours piaffait devant la TV qui parlait d'autre chose.

    Je peux vous assurer que ça monte depuis pas mal de kilomètres,  que la rue principale de mon village est très pentue et que la grimpette est commencée depuis un bon moment.

    Tour de France

    Après la traversée du village, je voyais cinq hélicoptères de l'autre côté, mais toujours rien à la TV.

    En continuant, on a vu les différents sites de la station de ski, les pylônes des remontées, les bâtiments d'exploitation, les restaurants, les immeubles : pas un seul mot pour évoquer que l'hiver est très animé dans ma région. Ils ont "blablaté"de tout et de rien comme si le décor n'existait pas autour de la route. Pas un mot pour la station de ski Grand Tourmalet (le plus grand domaine skiable des Pyrénées françaises), pour Barèges ni pour La Mongie (les deux stations "jumelées" de chaque côté du col).

     

    Tour de France

    L'Ours était monté hier matin en courant et avait ramené quelques photos : premiers iris et cordon de camping-cars au bord de la route, pendant plusieurs kilomètres.

    Je me contrefiche du vélo, mais souvent je regarde le Tour de France pour regarder la France, justement. Hier l'émission commençait longtemps après le départ, et nous n'avons même pas eu une rétrospective du début de la course. Pourtant Pau est une belle ville, et la campagne qui nous sépare aussi est belle.

     

    Tour de France

    La télé aurait pu parler de ces peintures récentes qui parlent de la vie en montagne. Il y a quelques jours, un ours (réintroduit à grands frais et grand tapage médiatique) a terrorisé un troupeau de brebis, en faisant précipiter plus de 120 dans le vide. Les éleveurs du canton de Luz-Saint-Sauveur sont très en colère. C'est peut-être politiquement incorrect de traiter ce genre de sujet qui divise l'opinion publique.

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    L'autre matin, le ciel était gris, en fait j'attendais qu'une bonne pluie arrose mon jardin. J'ai commencé à confier quelques graines à la terre, maintenant au ciel de faire son boulot.

    L'autre matin donc, je venais de voir les photos du jour de Cathy. C'est toujours un plaisir de se promener avec elle. Son ciel du jour ressemblait au mien lundi dernier et sa maison normande me faisait penser à celle de ma photo, version pyrénéenne. Je vous emmène avec moi regarder ce que j'ai vu lundi dernier en allant au marché.

     

    Ce matin

     Je l'ai photographiée (téléphonée) depuis le parking.

    Moi, fille de la ville, je ne cesse de m'extasier devant les paysages que je vois pour aller au marché. J'ai des racines paysannes, mais pas montagnardes, je trouve toujours "exotique" de vivre ici.

    Au retour, je me suis arrêtée plusieurs fois en pensant à Domino34 (fidèle lectrice sans blog) qui connaît mon coin de montagne.

    Ce matin

    Voilà deux photos prises du même endroit, juste en pivotant sur place autour de moi.

    Ci-dessus, le côté positif, quand on voit le paysage. Ci-dessous, le négatif, quand ont regarde notre torrent.

    Ce matin

    Il ne s'est pas remis de la crue de juin 2013. D'énormes travaux ont été réalisés pour renforcer les berges dans les villages et reconstruire la route. La bande de couleur différente, c'est de la terre rapportée pour "reconstruire" les prairies emportées par l'eau en furie.

     

    Ce matin

    Pareil ici, lors d'une autre halte, j'ai pris deux photos. En haut le torrent, en bas le paysage.

    Ce matin

     

    Notre montagne est toujours aussi belle, mais le lit du torrent et ses abords immédiats sont déprimants. Où il y avait des prés et des bois, il ne reste que des étendues de cailloux et de rochers. On n'imagine pas, en voyant ce filet d'eau, comment ce qui s'est passé il y a trois ans a pu se produire.

     

    Ce matin

    On voit ici que ça continue à tomber. La trace noire en est la preuve. Les prairies trop près de l'eau ressemblent à de la moquette posée au sol. Rien n'est stabilisé.

     

    Ce matin

     

    Après ces images de désolation (je répète que c'est très localisé au bord du torrent, notre torrent qui rejoint en aval le Gave de Gavarnie pour faire le Gave de Pau), je vous montre deux images typiques du printemps en montagne.

    Tout pousse, la verdure s'installe, mais la neige met du temps à nous oublier. Les curistes qui nous arrivent en mai sont tout étonnés de voir ça :

    Ce matin

     

    ou ça :

    Ce matin

     

    La première, c'est juste au dessus du village, au bord d'un chemin très facile.

    La deuxième, c'est au début de la station de ski (on aperçoit le tapis des débutants et la trouée d'un télésiège). Quelques flocons ont blanchi les sapins, alors que les feuillus arborent un vert lumineux.

    Il neige de moins en moins, il y a de plus en plus de couleurs, les fleurs reviennent, bientôt l'été !

     

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    La semaine dernière, profitant des vacances, Grande Sauterelle a eu envie de passer quelques jours chez nous avec deux copines.

     

    Jeux dans l'eau

     

    Elles ont fait une grande balade à Gavarnie avec l'Ours, sous un ciel tristounet.

    Quand j'ai demandé le programme du lendemain, notre petite-fille de la ville a demandé sans hésiter à aller pique-niquer au bord du torrent comme en été.

    Nous sommes donc montés au dessus du village, l'Ours et les filles par le chemin, moi en voiture jusqu'à l'endroit favori de toute la famille. C'est près de chez nous, à quelques pas de la route (mais on ne la voit ni ne l'entend), il y a de l'ombre et du soleil, quelques rochers et de l'herbe pour s'asseoir, au bord d'un joli petit torrent.

     

    Jeux dans l'eau

    20 avril 2016 (Grande Sauterelle au milieu)

     

    Chacun y trouve son bonheur. Dans tous les cas, on ne voit que des dos, car les regards sont attirés par l'eau.

    Jeux dans l'eau

    Été 2009 (Grande Sauterelle debout)

     

    Jeux dans l'eau

    Été 2011 (Grande Sauterelle au milieu)

    D'habitude, on y va en été, il fait plus chaud, l'eau est un peu moins froide, l'herbe est plus verte. Mais je trouve que c'est beau en toutes saisons :

    Jeux dans l'eau

     

     

    Les années passent, et les grands parents sont tout à fait ravis que leurs petites-filles émettent le souhait de revivre des moments si simples.

     

    Jeux dans l'eau

     

     Il y a deux ans, le 16 avril,  nous avions emmené les Pitchounettes faire de la luge tout près de là... La neige n'en fait qu'à sa tête. Un coup il y en a, un coup il n'y en a pas. Quand donc les stations "de ski" redeviendront-elles tout simplement des "stations de montagne" qui valoriseraient l'ensemble de leurs atouts !

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    J'ai profité d'une semaine de temps très doux dans les Landes. Le retour fut assez dur, climatologiquement parlant.

    11° dans la maison, encore plus froid dehors.

    Lundi matin, je faisais un tour du jardin pour compter mes dernières fleurs. Pas mal de variété, mais très peu d'exemplaires de chaque. J'en ai rassemblé quelques unes ici :

    Fin de l'automne !!!

     

    À la montagne, il faut s'attendre à tout car, dès le lendemain :

    Fin de l'automne !!!

    Le ciel était gris moche. L'orage de la veille avait apporté des flocons sur les hauteurs.

     

    Fin de l'automne !!!

    En face de la maison, c'était juste un léger saupoudrage qui ne pesait pas sur les râteliers à neige.

     

    Mercredi, nouveau changement de décor, ciel bleu et neige partiellement disparue :

    Fin de l'automne !!!

    Il faut profiter des dernières couleurs de l'automne.

     

    Fin de l'automne !!!

    Il faut aussi se dépêcher pour terminer les derniers travaux en altitude.

     Hier, Voisine aurait eu 90 ans. Je lui offrais régulièrement un bouquet du jardin. Cette année, elle aurait eu celui-ci :

    Fin de l'automne !!!

    Fin de l'automne !!!

     

    Mais elle nous a quittés en mars, et sa maison qu'elle aimait tant est à vendre.

    Fin de l'automne !!!

     

    Voilà pour le vrac du jour. Je m'attèle à mes souvenirs de voyages pour vous parler d'autres montagnes et de Corse.

    À bientôt

     

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    La Balaguère a frappé récemment : on en était tous tout déboussolés dans mes montagnes. Samedi, à 23h30 il faisait 5°, dimanche beaucoup moins froid et lundi matin vers 7h on avait atteint 16°. Je peux vous assurer que débuter la journée à 16° le 5 octobre, ça nous surprend.

    Pourquoi cette hausse de température ? Parce que la Balaguère soufflait. Cette Balaguère au si joli nom est un phénomène de foehn. Le foehn, on apprend ça à l'école, mais à ce moment-là on s'en fiche et on n'y comprend rien. Quand on vit à la montagne, on finit par s'y intéresser bien qu'on ne comprenne toujours pas grand chose aux phénomènes physiques. C'est tellement surprenant ces bouffées d'air chaud en ouvrant ses volets au saut du lit ! On dirait un souffle de séchoir à cheveux.

    Ce vent est connu dans toutes les montagnes du monde et partout il a un nom local.

    Wikipedia a développé les explications, dont je vous copie-colle un bref passage :

    L’effet de foehn, ou effet de föhn, est un phénomène météorologique créé par la rencontre de la circulation atmosphérique et du relief quand un vent dominant rencontre une chaîne montagneuse1. Le nom vient de foehn, nom donné à un vent fort, sec et chaud dans les Alpes.

    L'air situé sur le versant ascendant subit un refroidissement adiabatique sec, ce qui augmente son humidité relative jusqu'à possiblement saturation. S'il y a condensation, il y aura production de nuages et précipitations de ce côté puis le taux de changement devient celui plus lent du gradient adiabatique humide. En aval de l'obstacle, l'air redescend et se réchauffe selon l'adiabatique sèche ce qui dégage le ciel de ce côté. Selon la quantité de vapeur d'eau perdue et la différence d'altitude avant et après l'obstacle, la température en aval pourra être plus chaude qu'en amont.

    En résumé, chez nous, le vent chaud et humide vient d'Espagne, perd son eau du côté espagnol, escalade la montagne, et il ne reste pour nous que le vent chaud.

     Ce vent est différent de celui qui nous arrive du Sahara, souvent chargé de poussière orangée, voire de sable,( ou de graines comme je le suppose). Pendant longtemps j'ai confondu les deux.

    Quand on change de région, on est amusé par plein de petites choses. Les noms de lieux, par exemple, sont différents. Nous avons , la Garounère, Laloubère, Laubadère, la Caillabère, la vallée de Batsurguère, vous rajoutez la Balaguère et vous comprenez pourquoi l'Ours et moi nous nous emmêlons dans tous ces noms.

    L'épisode Balaguère  est fini pour cette fois, le temps est redevenu frais. Le plus surprenant, c'est en hiver, quand tout le monde se désole que ça fait fondre la neige.

     

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