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    Vous-êtes vous déjà demandé pourquoi les nuages n'ont pas toujours la même couleur ?

    Pourquoi souvent sont-ils blanc dessus et gris dessous ?

    Tout simplement parce que le dessous est à l'ombre du dessus.

    Regardez mes nuages tout à l'heure :

    Pourquoi les nuages sont gris

    Le soleil était en train de se lever, à gauche, derrière des montagnes, et il n'éclairait que le haut des nuages.

     

     Et maintenant, une heure plus tard :

    Pourquoi les nuages sont gris

    Le soleil est levé et éclaire le côté gauche. Le côté droit est à l'ombre, derrière le nuage.

     

    Je vous montre toujours le même côté, car c'est le plus facile, et par chance j'ai la plus belle vue juste en face de moi.

    Allez, un petit coup d’œil derrière :

    Pourquoi les nuages sont gris

    Selon le même principe, les nuages du bas sont encore à l'ombre de la montagne. Seuls ceux du haut sont en pleine lumière, donc blancs.

    Ma petite leçon vous semble bébête ? Même pas honte de vous raconter qu'il a fallu qu'une prof d'aquarelle me fasse comprendre ça à 60 ans passés.

     

    Pour les photos de l'autre côté, c'est difficile, car seul un œil sélectif trouve que c'est beau. la vue est gâchée par des tas de fils électriques ou téléphoniques. Si vous agrandissez, vous constaterez que, même le reflet de la montagne dans la fenêtre est barré par un fil.

     Mon village étant en montagne, j'ai la chance de dominer la partie basse depuis mon jardin et ma véranda. Par contre, la ruelle continue derrière chez nous et il y a des maisons plus hautes que la nôtre. Ce côté-là fait plus montagne à vaches (ou à isards) et est bien moins  attrayant. Je le photographie le plus souvent au moment de la première neige, le plus tard possible.

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  • Pendant quelques jours, les orages ont fini par aller voir ailleurs.

    Jeudi, tout le village ainsi que ses invités (voisins et curistes) a pu profiter d'une belle soirée en plein air.

     

    Mise en place des tables par les bénévoles du village et quelques ouvriers des entreprises qui œuvrent chez nous depuis un an. Sur fond de pelles mécaniques en action,

    Il fait beau

     

     

    Une petite mousse bien méritée, en attendant la foule, car on attend à peu près 250 personnes, et on a bien travaillé :

    Il fait beau

     

    Nous avons assisté à la projection d'un film expliquant les causes de la crue, et montrant des images prises pendant et après.

    On comprend bien que si on n'avait pas construit près des  torrents, il y aurait eu moins de dégâts. Mais, dans nos montagnes, les terrains à peu près plats sont réservés aux pâturages, et les routes sont dans les fonds de vallées : dans le temps, on ne faisait pas de viaducs ni de tunnels. Il existe hélas des crues dites centennales, et dévastatrices.

     

    Ensuite, petit concert de l'Orphéon de Luz, dans des conditions originales : à l'extérieur, sur le balcon, car il y avait trop de monde pour loger dans la salle. L’acoustique n'était pas terrible, mais on adore ce groupe, alors on a tout de même apprécié :

    Il fait beau

                                                                           Le mot du maire

     

    Après, plus de photos, mais buffet bien garni, buvette libre d'accès, chouette ambiance, sono sympa : tous les ingrédients pour passer une bonne soirée, et se dire que ça fait chaud au cœur de vivre de tels moments juste un an après. Et ça a fini très tard dans la nuit.

     

    Et je pars pour quelques jours au Pays Basque.

     

     

     

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    l'an dernier, 18 et 19 juin 2013, notre vallée connaissait LA catastrophe.

    Elle était prévisible, dans la mesure où nous cumulions tous les ingrédients :

    - un hiver beaucoup trop enneigé

    - un printemps tardif

    - un mois de mai très froid, pluvieux et neigeux

    - un radoucissement subit accompagné de pluies et d'orages.

    Toute la neige accumulée s'est mise à fondre d'un coup, et les torrents n'étaient pas assez larges pour écouler ces énormes flux :

    Un an après

    Torrent en furie emportant la neige et tous les arbres poussant au bord.

     

    Un an aprèsUn an après

     

     

     

     

     

     

    mardi 18 juin

     

    Un an aprèsUn an après

     

     

     

     

     

     

     

    Mercredi 19 juin

     

    Un an aprèsUn an après

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et enfin, à notre retour au village, le 24 juin.

    Colonne de gauche, la maison forestière.

    Colonne de droite, deux grands chalets que tout le monde pensait à l'abri ... Certaines de ces photos ont été prises en roulant.

    Depuis la crue, ces maisons ont été entièrement démolies.

     

    Dans le village, une des routes principales partait au torrent dès le mardi :

    Un an après

    Un an après

    Le même endroit quelques jours plus tard : le torrent s'est carrément installé à la place de la route (il faut dire que, quelques dizaines d'années auparavant, on l'avait un peu "poussé" pour améliorer la circulation dans la rue centrale)

     Le mardi soir, tout un côté du village ayant été évacué, nous avons hébergé des gens chez nous, loin des flots et du bruit des cailloux et rochers roulés par les eaux (en fait, de la boue, plutôt que de l'eau).

    À l'heure où je vous écris, nous étions 10 à la maison, à la bougie, sans eau, sans téléphone (et quelques heures avant, nous n'avions jamais vu les 8 autres !). Depuis, nous sommes presque devenus amis, une histoire pareille, ça crée des liens.

     

    Le mercredi 19 juin, la décision a été prise d'évacuer le village par le Tourmalet (tant que la route était encore à peu près en état, car elle commençait déjà à tomber par endroits).

    Nous avons su par la suite que, en aval, elle était comme bombardée :

     

    Un an après

    Un an après, nous ne nous habituons pas à ces paysages, ni au nouveau profil de notre route: on nous l'a élargie et on lui a enlevé pas mal de virages.

     

    Et aujourd'hui, voilà les dernières images de france3 : du beau goudron tout neuf !

     

    Un gros travail de collecte, puis d'études, est entrepris par GEODE. Vous pouvez voir, sur ce site, des photos prises avant, pendant et après. Regardez dans "Les images", "contributeurs", J. Acquier et B. Platon montrent mon village et la route jusqu'à notre petite ville quelques km plus bas dans la vallée. Ce n'est pas du voyeurisme, c'est de l'information. Tant qu'on n'est pas confronté directement à ce genre d'événement, on ne l'imagine pas du tout.

    Un an après, nous n'avons rien oublié, et les télés pensent encore à nous. TF1 hier soir, et hier également, france3 était chez nous pour nous présenter un sujet du magazine "Pyrénées-Pirineos" diffusé le 4 mai dernier.

    Aujourd'hui, ils ont parlé de nous dans l'émission de 19 h, ils ont tourné une partie du sujet sur la place, juste avant l'émission :

    Un an après.

    Demain, nous aurons la diffusion d'un film (sur la crue, bien sûr), puis un concert de l'Orphéon de Luz, un buffet dinatoire et un bal.

    Semaine bien remplie, et pendant ce temps, grâce aux orages, l'herbe pousse, pousse, et je ne m'occupe pas de mon jardin :

    Un an après

     

     

     

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  • Ce matin, matinale, je me pose à mon ordi pour étudier un dossier. Eh oui, même à la retraite il y a des choses un peu difficiles à gérer.

    Mais mon œil est toujours attiré par le paysage.

    Alors, voilà ce qui m'a distraite entre 7h et 7 h43 :

    7 heures du matin

    7 heures du matin

    7 heures du matin

    7 heures du matin

    7 heures du matin

    7 heures du matin

    7 heures du matin

    Mon dossier attendra, j'ai bien profité de ce coucher de lune suivi du lever de soleil.

    Et maintenant, le ciel est très bleu, la neige très blanche (voir ma photo de fond d'écran), le rouge gorge est arrivé, la maisonnée va se réveiller, il va falloir porter à la bibliothèque les livres que nous avons achetés hier avec une autre bénévole (c'est chouette, 1 000€ de livres d'un coup !), préparer le pique-nique, les luges et les équipements de neige.

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  • Mes genoux m'empêchent de marcher, alors je me balade par procuration. L'Ours ne part pas sans son APN et me ramène quelques clichés des endroits que je connais.

    En ce moment, la neige fait des effets de rayures. Je croyais que c'était comme des boules de neige qui avaient dévalé les pentes, l'Ours dit que c'est l'effet du vent :

     

    Balade d'Ours

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Balade d'Ours

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

                                                                                                Quelques traces de papattes.

     

    Balade d'Ours

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Balade d'Ours

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Non, non, ce n'est pas un champ labouré, c'est absolument naturel.

     

     

    Balade d'Ours

    Un petit départ d'avalanche

     

    Des fois, ça s'arrête en chemin, gentiment

    Balade d'Ours

     

    L'Ours s'est amusé à regarder les jolis tas de neige qui font de drôles de sculptures au bord:

    Balade d'Ours

     

    Tout ça, on le voit en partant à pied de la maison, pas besoin de voiture pour prendre un bain de neige.

     

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