• Combien de fois l'avons-nous entendue cette question ? Mon amie, ayant quitté la banlieue parisienne pour vivre dans un trou perdu de campagne, et moi, sommes toujours étonnées devant l'air dubitatif de beaucoup de gens.

    Nous pratiquons des tas d'activités liées à la nature (jardin, promenade, photo, etc...), au travail manuel (couture, scrapbooking, peinture, etc...), à l'amitié (visites, repas, etc...). Nos vies sont différentes, mais nous ne nous ENNUYONS JAMAIS.

    Nous sommes comme Rudyard Kipling:

    Vous ne vous ennuyez pas?

    "Que pouvez-vous trouver à faire à la campagne ? Tout. Excepté le temps de le faire"

    Quand j'ai vu ce panneau au cours d'un voyage, je me suis dit: "c'est tout Danielle et moi !". Nous n'avons tout simplement pas le temps de faire tout ce que nous aimerions faire.

    Comment s'ennuyer quand on peut jouir de mon paysage sans même sortir ? Toute ma vie, j'ai habité dans des endroits (comme la plupart des gens) où mon horizon s'arrêtait au mur du voisin du fond du jardin ou de l'autre côté de la rue. Et maintenant? J'ai vue sur la montagne par 3 côtés de la maison, la luminosité change sans cesse, mon paysage est toujours différent, je ne me lasse pas d'admirer mon environnement.

    Et j'ai plein de distractions. Par exemple, je soutiens moralement l'Ours quand il déneige :

    Vous ne vous ennuyez pas?

    Obligé de grimper pour enlever une partie de la neige du mur, pour pouvoir ensuite libérer l'escalier enseveli depuis presque 3 semaines :

     

    Vous ne vous ennuyez pas?

     

    Il a jeté la neige par dessus le mur, raison pour laquelle il a fallu diminuer la hauteur du mur. C'était tellement épais qu'il ne pouvait pas lever la pelle aussi haut.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je m'amuse beaucoup, comme par exemple, à veiller sur ma forêt de sapins:

     

    Vous ne vous ennuyez pas?

    J'ai fait ce que j'ai pu, mais il y en a trois qui se sont échappés:  j'ai juste eu le temps de leur tirer le portrait avant leur départ pour la vitrine d'un restaurant.

    Vous ne vous ennuyez pas?

    Je fais aussi une étude sur l'évolution de ma glycine au fil des saisons:

    Vous ne vous ennuyez pas?

    À gauche, telle qu'elle était il y a quelques jours. Au milieu, l'hiver dernier, et à droite, au plus beau de février dernier, quand nous l'avions entièrement perdue.

    Je passe du temps à rêver au jour où je réussirai des photos de mon jardin sous la neige. J'essaie d'être positive, et je me console en me disant que je fais de plus jolies vues l'été. Voilà maintenant ma fameuse glycine en couleurs:

    Vous ne vous ennuyez pas?

     

    Il y en a, parmi vous, qui s'inquiètent de savoir si je reste confinée chez moi, ou si les déplacements sont possibles. Bien sûr que nous sortons.  La DDT (ancienne DDE) déblaie très régulièrement la route. La commune déblaie certaines rues, dont la nôtre (où nous sommes depuis l'an dernier les seuls habitants). Notre voiture est équipée de pneus neige, tout va bien. Et, comble du confort, même mes chaussures sont bien équipées pour affronter les rues en pente du village:

    Vous ne vous ennuyez pas?Vous ne vous ennuyez pas?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il faut chercher un peu, mais ce modèle n'est pas un gadget: c'est vraiment efficace. D'ailleurs, notre première paire a été achetée dans un magasin de course à pied. L'Ours les utilise beaucoup pour courir sur les chemins enneigés ou glacés durant l'hiver. L'Ours court, moi je couds.                                                                                                          

     

    Pour s'occuper, il y a mille et une autre façons. On peut, par exemple militer avec, pour, ou contre quelque chose. Je ne vais pas vous citer maintenant tout ce qui me passe par la tête, le choix est si vaste. Pour moi, c'est un peu de présence à la bibliothèque du village, quelques actions pour notre funiculaire, contre un Grand Projet Inutile Imposé de tunnel sous le Vignemale. Il y a bien un GPII près de chez vous. Samedi 14 décembre (samedi prochain) a lieu une grande action avec manifs un peu partout: à Bordeaux c'est place de la Victoire.

    Il est aussi très facile de suivre les actions de Cyber'acteurs depuis son ordinateur. Vous découvrirez certainement une cause qui vous intéresse.

    Avant d'ouvrir ce blog, je ne m'ennuyais jamais. La situation devient problématique: il est midi, le repas n'est pas prêt, ma couture est en retard, je vous abandonne pour aujourd'hui, le devoir m'appelle.

    Bon week end et à bientôt.

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  • Vous savez qu'en ce moment mon jardin est sous la neige. Le haut et le bas ne communiquent pas car le grand escalier n'est pas déneigé. Je suis donc au calme dans ma véranda, les mains et l'esprit très occupés par mes chiffons.

    Et là, j'entends l'Ours: "viens m'aider". Aïe! que va-t-il encore me demander? Parce que l'Ours ne doute de rien. Il sait que je n'ai aucune force physique (depuis toujours) et je ne sais absolument pas manoeuvrer un grand truc dans un petit espace. Mon cerveau est incapable de deviner dans quel sens il faut remuer un sommier dans une cage d'escalier pour le changer d'étage, ou comment il faut basculer un fauteuil pour le passer par une porte trop étroite, ou comment ??? l'Ours n'est jamais à court d'idées.

    Juste avant la neige, l'Ours a fini de tuber la cheminée du poêle à bois. Ouf, il faisait ça depuis l'intérieur, l'aide qu'il attendait de moi était simple. MAIS, il a fallu qu'il monte sur le toit pour récupérer une corde. Pas de photos, j'avais trop peur. Avant d'en arriver là, il y a eu le fameux "viens m'aider". Il fallait aller au grenier (avec un escalier presque comme une échelle de meunier) chercher une immense échelle que voilà:

     

    Vie quotidienne

     

     

     lui faire descendre 2 étages1/2 (en passant sur la rampe, en entrant dans les chambres pour prendre les virages) lui faire remonter l'escalier que vous verrez un peu plus loin, la faire pénétrer dans la grange en ouvrant la porte extérieure (ceux qui connaissent les lieux imaginent la scène). Ouf! Elle était arrivée. Puis il a fait ce qu'il avait à faire, et on a dû rentrer l'échelle.

    Il m'a fallu un moment pour comprendre qu'on allait utiliser un autre chemin: direct dans une chambre du 2ème étage depuis le jardin.

     

    Vie quotidienne

    Je tente une explication. Cette photo est prise depuis la fenêtre où on a fait rentrer l'échelle. Laquelle était sortie par la porte cachée derrière la tôle, un étage en dessous. Et le bricolage s'est passé au dessus d'où je suis. Vous n'avez rien compris, Normal, ma maison et mon jardin sont de vrais labyrinthes.

     

    Me pensant sauvée par la neige, je me plonge dans mes occupations favorites.

    Hier "viens m'aider". Quoi? Le congélateur inutilisé qui te gêne dans la grange depuis 2 ans, il faut qu'on le déménage aujourd'hui, de suite, tous les deux? (d'accord, la grange est bien pleine, entre la chaudière, le stock de granulés de bois, le bois pour le poêle, la fraise à neige, le sèche linge, l'établi, les outils, la réserve de légumes, les 4 roues de rechange de la voiture, et tout le reste...).

    Le congélateur était déjà arrimé sur le diable, prêt à descendre (la grange est au 1er étage).

     

    Il a fallu commencer par ce petit escalier mal fichu, aux marches irrégulière et manoeuvrer en finesse pour prendre le virage: notre descente est sur la gauche de la photo, mais au 1er plan il y a un meuble (je vous en parlerai peut-être une autre fois).

    À la fin, voilà le résultat:

    Le tout blanc, sans magnets ni cartes postales est le congélateur qui va devenir "placard à farines", et à gauche le réfrigérateur des années 60 qui aurait bien besoin d'un remplaçant.

     

    Ce matin, "viens m'aider". Que je ne me plaigne pas: ma jardinière le gêne pour déneiger, et le gênera tout l'hiver. Il faut que je l'aide à mettre le diable dessous pour la déménager. Le diable, je comprends un peu. Mais ça glisse, je dois aider à pousser.

     

    J'ai réussi à aider pour passer un obstacle. La neige est moins épaisse que l'autre jour, mais comme il n'a cessé de neiger et pleuvoir, c'est tassé et très lourd.

    J'ai écrit ce texte il y a quatre jours.

    Depuis, il a neigé, re-neigé, on n'en peut plus. Voilà ce matin où est la fameuse jardinière:

     

     

    Je voulais, après réflexion, couper la tête de ma petite sapinette verte. Je me disais que passer tout l'hiver pliée sous la table n'allait pas lui réussir. Et voilà que je n'ai même plus de chemin pour y accéder.

    Hier et avant-hier, je suis allée à Pau et à Tarbes. La route? Pas de souci. Mais accéder à la route?... Il m'a fallu, à moi, les équipements spéciaux. En effet, par temps de neige, nous laissons la voiture (équipée de ses pneus neige) au parking municipal, tout en bas du village. Et pour y aller, c'est après-skis, 2ème pantalon bien enveloppant, bonnet, écharpes, gants et sac à dos. Et "épluchage" quand on arrive dans la vallée.

     

    Aujourd'hui, rattrapage du retard en courriers de toutes sortes et patch au chaud.

    À bientôt.

     

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