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    Bonjour le Monde !

    Je m'adresse au "Monde", car il est vrai que je suis loin de tout. Mais pas tant si loin que ça, puisque, à notre époque, les liaisons sont plus faciles qu'autrefois.

    J'ai connu mon village il y a plus de ...50 ans (aïe aïe aïe, ça ne rajeunit pas !).

    Nous y avons passé nos premières vacances en famille il y a 35 ans et l'Ours et nos enfants en sont tombés amoureux. Après avoir assez bien visité la France,  nous avons fini par acheter notre maison il y a 15 ans. En été, j'adore la vie à notre altitude de 1250m, loin de la canicule. Ici, je respire, alors que la chaleur m'étouffe. En hiver, bonheur de profiter de la neige, sans grands froids, car nous sommes sous l'influence de l'air océanique.

    Chaque fin d'été, avant la retraite, j'avais le bourdon en me disant qu'il fallait repartir à la ville, dans la pollution et les embouteillages. Et je me chantais La Madrague, en me disant que je devrais écrire la version montagne :

     

     

    ( Tu as vu Hélène ? J'ai réussi !!!! Merciiiii !!!! )

    On a rangé les vacances
    Dans des valises en carton
    Et c'est triste quand on pense à la saison
    Du soleil et des chansons

    Pourtant je sais bien l'année prochaine
    Tout refleurira nous reviendrons
    Mais en attendant je suis en peine
    De quitter la mer et ma maison

     

    Je ressentais une grande tristesse. Et une belle année, le bonheur : LA RETRAITE !!! Plus besoin d'attendre des mois pour passer ici autant de temps qu'on voulait. Nous sommes venus y habiter à l'année, ce qui "espante" les gens d'ici.

    Je vous en ai déjà parlé ici, mais je recommence car certain(e)s n'aimeraient pas habiter chez moi. Brrr, toute cette neige, ça fait peur ! Il faut savoir que beaucoup de neige ici, ça complique moins la vie qu'un tout petit peu ailleurs.

    Chez nous le chasse-neige de la DDT (direction départementale des territoires) passe depuis très tôt le matin, jusqu'au soir, chaque fois qu'il neige. La route est donc toujours praticable. Tous les habitants ont des pneus-neige de novembre à mai et tout va bien. Pas comme ces pauvres touristes qui se bagarrent avec les chaînes dans le froid et la neige ! Souvent pour seulement quelques centaines de mètres !

    Le chasse-neige de la commune dégage la rue jusqu'à chez nous pour l'accès au portail des voitures.

    Les employés municipaux font également le chemin pour les piétons dans la ruelle, pas forcément à chaque chute de neige, mais il faut bien garder un peu de charme au quotidien, et ne pas nous rendre la vie trop facile. On est à la montagne, tout de même !

     

    Vous ne vous ennuyez pas?

     

    Moi, piétonne instable, limite handicapée, je n'hésite pas à mettre moi aussi mes chaînes :

     

    Et plus rien ne m'arrête : même pas peur de glisser !

     

     

     

     

    L'Ours est aussi bien équipé que la DDT et la commune :

    Vivre en montagne

    Là c'est une petite chute

     

    Vivre en montagne

    Là, ça commence à faire beaucoup

     

    Pour vivre ici, il faut être  un peu fourmi, et savoir stocker. Plein de conserves, de quoi tenir un moment. On a beau être armés pour tous les temps, on préfère sortir sous le soleil.

    Ne pas oublier de se faire livre bûches et granulés de bois pour tout l'hiver dès l'automne. Car, bien que la route soit toujours dégagée, les camions ont parfois des difficultés à monter jusqu'à la maison.

    Nous ne trouvons pas la vie difficile, plutôt amusante. La famille et les amis viennent de temps en temps passer quelques jours. Tous apprécient d'aller au ski, ou randonner à pied ou en raquettes sans prendre la voiture. Ils aiment profiter de notre paysage sans sortir.

     

    Vivre en montagne

     

    Et parfois, on transforme le grand escalier en piste de luge :

    Vivre en montagne

     

     

    Vivre en montagne

     

     

     

    Voilà le même en été. Un décor si changeant, vous ne trouvez pas ça bien ?

     

     

     

    Devinez ce qui m'est le plus difficile : avoir un grand jardin et ne pas pouvoir y faire pousser des tomates et des citrouilles.

     

     

     

     

    Je rajoute un petit quelque chose :

    - pour le confort, comme les gens des villes, nous avons l'eau chaude au robinet, des salles de bain, le chauffage central, c'est mieux que l'eau à la source et une seule cheminée

    - dans les liaisons faciles, j'ai oublié le téléphone, internet et les blogs !

    Plus rien à voir avec le 18 ème siècle. D'ailleurs, en ce temps-là, le village n'était habité qu'en été.

     

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    Bonsoir tout le monde ! Miracle ! Un magicien a dû travailler à distance car, ce soir, mon ordinateur est redevenu normal. Plus d'invasion de tonnes de pubs horribles qui m'empêchaient d'utiliser Internet. Merci petit génie !

     

    Il y a quelques jours, au moment où ces problèmes m'ont agressée, je voulais vous montrer cette photo prise par l'Ours. Quelques flocons, un peu de givre et voilà comment un arbre en or s'est fait une nouvelle beauté.

     

     

     

    C'était vraiment la fin de l'automne. Juste après, la neige, la vraie, est arrivée en même temps que du froid. Mes derniers petits pavots orange en sont tout congelés.

     

     

    Et mardi, enfin une belle chute de 20 cm a changé pour de bon l'aspect du jardin.

     

     

    Je suis très contente de pouvoir vous retrouver. Mais je n'irai visiter mes blogs amis que samedi, car demain et vendredi, je me lève tôt pour deux journées fatigantes. Je vais au  chef-lieu du département pour un stage d'informatique. Je repars à l'école parce que le Conseil Général informatise toutes les bibliothèques, même les petites comme la mienne. Et, faisant bien les choses, il forme deux bénévoles par site.

    Comme si j'avais du temps à perdre juste avant Noël ! La procrastinatrice que je suis a, évidemment, attendu presque le dernier moment pour s'atteler à la couture des cadeaux. Et elle n'a pas commencé les achats  (nous ne sommes "que" 17 dans la famille).

     

     

     

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    Dans notre montagne, il y a un cinéma. Mais, le soir, nous préférons rester au coin du feu devant notre téléviseur et notre repas (et mes ouvrages manuels).

    Hier soir donc, nous nous apprêtions à regarder pour la énième fois un monument du cinéma français, tout en savourant la satisfaction d'avoir bien travaillé. En effet, l'Ours a entrepris de refaire le toit de l'auvent qui protège l'entrée de la grange. On est bien d'accord : il était très moche avec ses vieilles ardoises cassées et sa tôle ondulée.

     

    Soirée cinéma

    La séance allait commencer, quand des amis ont téléphoné. Pas de problème si je rate le début du film, les amis passent avant les autres plaisirs. Tout en discutant, je remarquai sans y penser quelques gouttes sur la porte vitrée.

    Puis je revins à table et tout à coup "Tilt ! " Qu'avais-je vu ? Des gouttes de pluie. Et je repartis voir le ciel qui aurait dû être clair : il pleuvait abondamment.

    Alerte générale, car le toit était découvert et il fallait protéger les planches.

    Pas de photos, dommage, car ça devait valoir son pesant de cacahuètes : la fourmi en pyjama et l'Ours vaguement protégé par un coupe-vent en train d'installer des bâches.

    La fourmi à une fenêtre du 2ème étage armée d'une lampe torche et d'un balai, l'Ours qui courait du haut en bas en jurant et tempêtant, tantôt sur l'herbe à droite, tantôt sur l'échelle, tantôt dans la maison (la partie appartement aux fenêtres entourées de blanc ne communique pas avec la partie maison aux volets marron). Les bâches rectangulaires mal ficelées dans le mauvais sens, la lampe qui s’essoufflait, la pluie qui ruisselait, le vent qui nous gênait.

     

    Soirée cinéma

    C'est brillant, couleur tuiles, mais c'est léger et protecteur. Après une installation de de fortune nocturne, L'Ours a bien attaché tout ça ce matin.

    Élastiques, ruban adhésif solide, serre-joints, sacs de lest : il peut pleuvoir, neiger et venter, l'auvent sera à l'abri en attendant les 2 ou 3 jours de soleil nécessaires pour le recouvrir proprement.

    Soirée cinéma

    Après le toit, il faudra remplacer les "murs" de machin ondulé noir par quelque chose de plus discret. J'espère qu'on ne choisira pas une période de tempêtes de neige...

    J'ai omis de dire que nous devions regarder "Le corniaud". Ce matin je me demandais qui était le plus corniaud dans cette histoire. Bourvil, l'Ours qui a fait d'autres travaux durant toutes nos semaines de beau temps, moi qui ne l'ai pas incité à bâcher hier après-midi, nous deux qui avons fait confiance à la météo ?  Il ne devait pleuvoir qu'aujourd'hui, pas hier soir.

    Et les bâches avaient été achetées exprès, elles étaient encore dans les emballages.

     

     

     

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  • Je fais Koaaa ? me demande Marykrys, une "fondue" de patch.

    Moi, je ne suis une acharnée de rien, donc pas très productive en ouvrages.

    Je fais en sorte que ma vie de retraitée se passe pour le mieux ... et je me fais plaisir. Donc, je glande, je traîne, je rêvasse, je perds mon temps, je joue. Il est bien connu que, pour garder un cerveau en bon état, il faut le faire travailler. Je pratique donc, en alternant, les mots croisés, réussites, sudoku, dame de Pique, Mahjong.

    Et je réfléchis. Oui, oui, je réfléchis beaucoup.

    Par exemple, je me demande ce que je vais faire de cette pile de tissus (la plupart achetés à 50% en janvier) tant le livre du Père Noël, sur les pavements de Rome, dont je vous ai parlé ici a de jolis modèles :

     

    Mon Titi Joli se marie en septembre, et j'ai la chance, l'honneur et la responsabilité de faire les robes de ses Pitchounettes, d'une autre de mes petites filles ( 15 ans, très jeune fille) et de moi-même. Je réfléchis donc là aussi, mais ne peux rien raconter. sachez que je réfléchis beaucoup. Le thème du mariage est assez original, la consigne est que chacun doit SE faire plaisir. Alors je vais ME faire plaisir et m'habiller... (suite en octobre)

     

    Je réfléchis aussi à "comment finir " ce patch : j'ai presque tout fait, mais le final ne me convient pas. Il faut donc que je réorganise les carrés brodés et les blocs autrement, pour obtenir un top plus petit que le modèle et quelques accessoires.

     

    Je m'occupe un peu de la bibliothèque du village, nous avons acheté des livres (1 000 € d'un coup, c'était une après-midi bien remplie ! ) et il faut les couvrir. Du bon travail manuel, car le film adhésif ne se manipule pas comme un tissu.

    L'Ours a apprécié, et il a trouvé que je travaillais bien :

     

     

    J'en profite pour me laisser tenter par la lecture de quelques bouquins : ça prend du temps, ça aussi.

    Je fais une cure rhumatologie et ORL. Mon établissement qui faisait l'ORL est HS depuis la crue de juin dernier (eh oui, l'eau est passée par dessus).

    Vous voyez les branchages sur le toit, les vitres explosées, les cailloux et la gadoue partout (l'accès a été dégagé de ses tonnes de cailloux), sans parler de l'intérieur ravagé, du matériel fichu et peut-être de la source perdue.

    J'y allais souvent à pied par un joli petit chemin longeant le torrent.

    Je dois aller à 10 km, normalement 10 minutes. Sauf que, avec tous les travaux en cours sur la route, les feux alternés, les ouvriers et tous les engins de chantier, il faut presque 20 minutes si je ne rencontre pas des moutons ou des vaches qui montent vers les estives, et des camions qui livrent des mobil-homes pour faire revivre les campings. 

    Le Tour de France passe chez nous en juillet, la route sera donc bientôt goudronnée, et nous profiterons d'un beau bitume tout neuf sur pas mal de kilomètres.

     

    Je me dis que c'est le moment de faire miel de pissenlits et cake aux pâquerettes. Il y a toute la matière première nécessaire en ce moment au jardin :

     

     

     

     

     

     

     

     

    Voilà donc toute ma vie : comme je l'ai déjà écrit, la fourmi s'éparpille.

    J'ai aussi le plaisir, les matinées étant plus que fraîches, de gratter mon pare-brise. Pour preuve, regardez ce que j'ai sorti du bain d'oiseaux hier à mon retour de la cure :

    Ce n'était plus une baignoire, mais une patinoire. Inutile de vous montrer le basilic et la sauge ananas sortis trop tôt ! Sont pas jolis jolis !

    J'habite un pays exotique à sa façon : point de palmiers, mais un climat ...différent !

    Et aussi, je me prépare psychologiquement à beaucoup travailler au jardin dès que mes cures seront finies. Il faut que je rattrape le temps perdu et que je fasse nettoyage et plantations. le 18, il y a un marché aux plantes pas loin : du boulot en perspective ...

    Des intentions, encore des intentions, toujours des intentions !!!

    Et toujours un œil sur la montagne :

     

     

     

     

     

     

     

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  • Le mois dernier, avant la pleine lune, on devait remettre notre copie sur une idée de Cappuccinette.

    Évidemment, j'étais en retard, et même avec un délai supplémentaire, je n'ai pas réussi à faire quelque chose de clair et net.  Et voilà, juste avant la pleine lune de ce mois-ci, qui tombe le 14 :

    Tableau d'intentions

     

     

    Capp a appelé ça tableau d'inspiration, je viens de m'en apercevoir en cherchant le lien pour le coller. Et mon cerveau a traduit "tableau d'intentions". C'est parlant, non ?

    Du fatras de mon tableau, il ressort que :

    - je dois mettre de l'ordre (dans mes idées)

    - trier (mon bazar)

    - faire des choix (on ne peut pas tout faire, ni tout garder)

    - trouver une solution pour mes genoux (j'ai mis, tout à fait consciemment, l'image des genoux douloureux)

    - partir le plus souvent possible voir l'océan (la petite île de mes rêves est en plein milieu du tableau)

    - finir (avec l'Ours) ma maison, pour ne plus hésiter entre ça ou ça

    - ne pas oublier de faire de l'exercice, bouger mes articulations

     

     

    Tout ça, je le sais depuis longtemps : à mon âge on se connaît un peu, tout de même ! Mais l'exercice découpage-collage donne de la réalité à mes pensées.

     

    Et concrètement, je fais quoi ? Dans un premier temps, c'est une évidence :

    Je pourrais commencer par finir mes travaux commencés et pas finis (satisfaction personnelle et rangement de tout ce qui accompagne des en-cours)

    Je pourrais jeter ce qui est inutile ou en mauvais état (plantes maladives, pots cassés, vieux papiers, vêtements inutilisables dont le tissu n'est pas recyclable)

    Je pourrais de temps en temps traîner l'Ours au Pays basque (qui n'est qu'à 2 h de route de chez nous, mais nous n'y allons presque jamais).

    On verra ...

    Ma montagne ce matin : vert vif des jeunes pousses de mélèzes, blanc de neige fraîche

    Tableau d'intentions

     

     

    Tableau d'intentions

     

     

     

    Et un vrai bouquet pour notre voisine, avec un échantillonnage de mes trésors du moment:

     

    premier lilas, fin des jonquilles, LA tulipe, brunnera, pavots des Pyrénées, feuillage de spirée

     

     

     

     

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