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    Dans quelle rubrique caser ma journée de ce premier mai 2016 ?

    J'ai choisi "vie quotidienne", car je n'ai à vous raconter que des choses ordinaires pour moi.

    Pour commencer j'ai voulu, de bon matin, photographier mon muguet en boutons pour vous l'envoyer. Étant donné mon climat montagnard, le muguet est fréquemment "à point" le 1er juin. Cette année, il n'était pas trop en retard mais.... cette nuit....

     

    1er mai 2016

    Malgré ma tentative, on ne distingue guère que les fleurs se préparent.

    J'aurais dû m'en douter car, hier matin, déjà :

    1er mai 2016

    Un léger voile ornait le paysage, juste au dessus du village.

    1er mai 2016

    Il y avait comme un filet blanc au plafond de la véranda. Au jardin, rien de bien méchant, et je ne me suis pas inquiétée, malgré les prévisions de la météo.

     

    Nous avons laissé le jardin enneigé pour aller à la ville afin de participer au traditionnel défilé du 1er mai. C'est tout un symbole. On l'a longtemps appelé fête du travail, on devrait dire fête des travailleurs, et on trouve navrant que, depuis pas mal de temps, tout soit fait pour favoriser la finance. Qui travaille ? Des gens ou de l'argent ? L'Ours et moi nous souvenons qu'avant, le 1er mai, presque rien ne fonctionnait : pas de journaux, pas de télé avant 20h 30, pas de bus dans les villes, magasins fermés, etc...

     

    À Tarbes, ciel plutôt bleu, mais quel froid !

    Rapide pique-nique à l'abri dans la voiture, avant de profiter des portes ouvertes aux serres municipales. Nous avions déjà visité celles de Bagnères-de-Bigorre et d'Argelès-Gazost, et avions beaucoup apprécié. Si vous avez l'occasion, visitez-en un jour. Il est très intéressant de savoir comment et par qui les villes sont fleuries.

    Aujourd'hui, une plante était offerte à chaque visiteur (qui pouvait choisir entre pas mal de variétés). Nous sommes revenus avec une livèche (ou ache des montagnes, une sorte de céleri) et un plectranthus.

    1er mai 2016

     

    Après les serres, nous sommes allés dans un grand jardin public fleuri par les mêmes jardiniers.

    1er mai 2016

    Je voulais y aller car le premier dimanche de mai, c'est la journée internationale du rire. Un peu partout dans le monde, il y a des séances publiques. Cela s'est passé dans le kiosque, au beau milieu du jardin Massey.

     

    1er mai 2016

    Une cinquantaine de personnes étaient venues découvrir de quoi il s'agissait et nous avons tous bien ri !  Ho ! Ho ! Ha ! Ha ! Ha !

    En repartant, j'ai admiré un des célèbres paons du parc :

    1er mai 2016

     

    1er mai 2016

     

    1er mai 2016

    1er mai 2016

    Il a longuement posé, picoré, valsé.

    1er mai 2016

    Je le trouve très beau, même de dos, non ? Il a tortillé du croupion à la grande joie des spectateurs.

     

    1er mai 2016

    Par contre, je suis très contrariée de voir que les beaux atours sont réservés aux mâles. À côté, les femelles font grise mine. Et encore, il faut un bon éclairage pour deviner le vert qui orne leur cou. Et être meilleur photographe que moi (qui étais, comble de malchance, armée seulement de mon téléphone , et la luminosité m'empêchait de voir mon écran !)

     

     Vous avez compris pourquoi c'était comme ma vie quotidienne : de la neige, un peu de militantisme, des plantes et du yoga du rire. Rien de bien particulier.

     

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    ORIGINE de Chapelle Bérard

                                                                   Photo J-C MAURO

     

    Je connais bien Jean-Christophe MAURO, viticulteur à Saint-Quentin-de-Caplong dans la région bordelaise,  pas loin de Bergerac (oui, je sais, Bergerac est en Dordogne, mais la Dordogne touche la Gironde) qui prend bien soin des vignes que ses parents lui ont léguées. Sa propriété fut constituée de plusieurs parties, patiemment achetées au fil des ans et portant les noms de Château Bérard, Chapelle Maillard, Château Savariaud et Château Massot. Toutes les parcelles sont groupées et font un bel ensemble en AOP Bordeaux rouge.

     

    ORIGINE de Chapelle Bérard

    Vous voyez ce paysage légèrement vallonné et bien ensoleillé, sauf le jour où je fais la  photo, propice à la culture de la vigne ?

     

    Jusqu'à maintenant Jean-Christophe écoulait sa production par le biais du négoce.

    Les années passant, sa propriété étant maintenant totalement en culture biologique, il s'est dit qu'il allait tenter l'aventure : il va commercialiser directement lui-même.

    Pour commencer, le millésime 2015 s'y prêtant, il a créé un nouveau nom, fait un assemblage qui s'appelle "Origine" et a bien soigné la présentation.

     

    ORIGINE de Chapelle Bérard 

     

    Belle caisse bois de six bouteilles à plat, joli papier de soie. Ça a "de la gueule".

     

    Il a créé un site que voilà Origine. Soyez moins bêtes (ou mieux éclairés que moi) et visez le petit "menu" rouge en haut à droite pour y entrer.

    Il a besoin de plein de "coups de pouce" pour se faire connaître. je vous demande de bien vouloir diffuser autour de vous, et de demander de faire diffuser, etc...

     

    ORIGINE de Chapelle Bérard

     

     

    Nous avons eu la chance de goûter ce vin en primeur pour notre repas de Pâques chez Titi Chéri.

    Nous étions un peu en camping -travaux obligent- mais l'agneau des montagnes était très bien accompagné.

     

     

    Dans sa démarche écologique, Jean-Christophe a eu l'idée de faire bénéficier ses acheteurs de l'activité de Reforestation qui plante des arbres partout dans le monde, et même en France où beaucoup d'erreurs ont été commises dans le passé.

     

    Depuis la maison, Jean-Christophe peut surveiller ses vignes :

     

    ORIGINE de Chapelle Bérard

    Il y a aussi une adresse facebook, mais je n'ai toujours rien compris à ce truc que je n'aime pas. À la date du 13 avril, vous trouverez une vidéo avec de belles images de la mise en bouteilles et de la préparation des caisses (dont je suis incapable de mettre le lien ici ).

     

    Je peux compter sur vous ? Vous faites suivre ?

    Merci beaucoup de la part de Jean-Christophe.

     

     

     

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    J'ai rangé ce sujet dans "vie quotidienne", car ce qui est simple ailleurs ne l'est pas ici, et cela complique sacrément notre vie.

    On parle souvent dans les médias des "déserts médicaux". Je vis dans un endroit comme ça. Depuis des années, il n'y a plus de médecin au village, plus de médecin stable qui serait chez nous toute l'année.  Il y a 15 ans, nous en avions deux... L'un est parti à la retraite, l'autre a préféré s'installer dans la vallée.

    Entre un établissement thermal qui reçoit presque 3 000 curistes et une station de ski avec ses multiples blessés, sans parler de tous les touristes, un médecin aurait pourtant de quoi s'occuper !

     

                       http://www.meo-edition.eu/images/moliere-illustration.jpg

     

    En 2013, pour la saison d'été, il nous est arrivé une espagnole, compétente, dévouée et de plus très sympathique. Mais, pour des raisons personnelles, elle n'a pas pu rester.

    En 2014, la situation fut encore plus difficile. Un nouveau médecin était là début mai. Hélas (ne le répétez pas, je serais accusée de diffamation) il avait dépassé l'âge de la retraite, son cerveau semblait un peu fatigué et il a fini par s'en aller au bout de guère plus d'un mois. Le village, oh ! chance, a fini par en trouver un autre, mais il habitait en Suisse où il avait laissé sa famille. Il s'absentait donc assez souvent.

    En 2015, une roumaine est venue nous sauver. Mais elle n'est pas  restée pour l'hiver. Elle ne reviendra qu'en mai.

    Si nous voulons aller chez le médecin, nous devons descendre à 7 km, à notre ancien chef-lieu de canton.

     Ce n'est pas drôle, mais on fait avec, pas d'alternative.

    Encore une galère

    Pour me consoler, je me dis que certains aimeraient voir ce paysage en descendant, plutôt que des embouteillages.

     

     Il n'y a pas que les médecins.

    Je vais vous raconter le gag des dentistes. Il y a 15 ans, époque faste, nous en avions deux à notre ancien chef-lieu de canton, à 7 km comme je le dis plus haut. Mais l'âge de la retraite a sonné, et aucun des deux n'a trouvé de remplaçant. Patients, locaux et matériel abandonnés.

    Il faut aller au nouveau chef-lieu de canton qui, curieusement et sans relation de cause à effet, est maintenant à plus d'une demie heure de route (quand tout va bien). Ils sont nombreux là-bas, mais leur secteur est tellement grand que la misère sévit aussi.

    Une amie avait besoin d'un dentiste en août, on lui a proposé un rendez-vous en novembre ! ! ! Elle a fini par aller à Lourdes. Là-bas on fait des miracles ! On peut y trouver un dentiste en plein été.

    Et moi, pauvre cruche naïve, j'ai attendu d'avoir un souci pour chercher mon futur dentiste.

    La petite-fille de Voisine m'a dit qu'elle allait chez une roumaine. Pas de souci pour moi. Si les jeunes français qui ont fait leurs études payées par nos impôts ne veulent pas travailler chez nous, je ferai travailler les étrangers. Sauf que la roumaine n'a jamais répondu à mes multiples appels, et n'a pas rappelé après mon message téléphonique.

    J'ai tenté un cabinet où ils sont très nombreux : rendez-vous dans deux mois pour les nouveaux patients. Et si on a besoin de plusieurs séances, longue attente entre les deux. Pourvu que je n'aie pas mal d'ici-là.

    Inquiète, j'en ai essayé un autre : ne répond pas au téléphone lui non plus, et n'a visiblement pas de répondeur.

    J'ai tenté ma chance avec encore un autre cabinet où ils sont deux. Surprise, quelqu'un me répond. Un extraterrestre probablement, car c'est moi qui lui apprends qu'il y a pénurie de dentistes. Première nouvelle me dit-il.  Il me demande comment je l'ai trouvé, qui m'a recommandée. Il est stupéfait d'apprendre qu'on peut utiliser les pages jaunes de l'annuaire. Il m'explique qu'il fait surtout les prothèses. Mais moi, je veux juste faire grattouiller mes vraies dents. Il dit qu'il peut aussi faire ça. Il me note un rendez-vous dans deux semaines. Je suis dubitative...

    Prothèse dentaire complète amovible | Tourigny & Thibault Denturologistes

    Un copain me dit que j'ai dû tomber sur l'original (un vrai dinosaure ?) qui n'a pas d'ordinateur, ne prend pas la carte vitale, etc... Il m'en conseille d'autres, sérieux, à Pau : une heure et demie de route, mais plein de magasins, alors je prends un troisième rendez-vous.

    Je vous raconte tout ça après ma première visite à Pau. Mes dents seront soignées par une jeune femme très agréable. Je n'ai plus qu'à annuler mes autres rendez-vous...

    Encore une galère

    Ils ont de la chance les animaux de ma montagne. Dents saines jusqu'après la fin.

     

    Mes genoux, toujours pas tout à fait en bon état de marche, ont encore besoin du kiné. Nous avons la chance d'en avoir un très bien qui monte jusqu'à nous deux demi-journées par semaine. Il est tout à fait français, bien que son prénom et son nom soient d'origine étrangère. Il a une associée vénézuélienne, et une remplaçante espagnole. L'autre jour, j’ai eu un autre remplaçant : roumain lui aussi !  Heureusement que les étrangers sont là, et qu'ils veulent bien travailler ailleurs que dans les grandes villes !

    D'ailleurs, les établissements thermaux emploient chaque année des cohortes d'espagnols, portugais, polonais, roumains et autres.

    Et pendant ce temps, les jeunes français qui veulent faire des études dans le médical sont recalés aux exams, même avec plus de 16 de moyenne. Bravo aux médecins en poste dans les hautes sphères qui s'opposent à un trop grand nombre d'étudiants, car ils ont peur d'avoir moins de CLIENTS et de voir baisser leur chiffre d'affaire. Tant pis pour les PATIENTS. C'est un ami médecin qui nous a expliqué ça.

    Alors, quand on vit loin d'une grande agglomération, on attend et on fait des kilomètres.

    Et quand on remonte, on se dit que, malgré tout, on n'a peut-être pas mal fait de venir "s'enterrer" au bout du bout de cette route :

    Encore une galère

     Photos de la route prises ce matin, juste après une chute de neige, avant le verdissement de la nature.

     

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    Quels contrastes !!! Des semaines et des semaines de beau temps doux, et ce matin, tout était tout blanc.

    Nous devions descendre dans la vallée ; au retour un beau carton nous attendait dans la boîte aux lettres. On sentait un parfum exquis rien qu'en le ramenant à la maison. Et dedans, que du soleil de la Réunion. Et les goûts, mmmm....

    Tout cueilli mûr il y a deux jours : parti le 4, arrivé le 6.

    Nos simples lettres pour la ville voisine ne sont pas toujours aussi rapides.

    Merci Marykrys (elle a envie que nous allions la voir sur son île, alors elle nous appâte...)

     

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    Presque six semaines

    Vous me voyez là et vous me trouvez très ordinaire ? Un banal index gauche. Eh bien, il y a presque six semaines, je l'ai échappé belle ! Vous connaissez le sens de gauche pour dire maladroit ? C'est la main droite de la fourmi qui fut gauche en éminçant des poireaux début septembre. Il faisait déjà un peu frisquet et la nécessité de faire une soupe s'était imposée.

    Depuis plusieurs décennies, elle coupe ses légumes sur une planche au moyen d'un grand couteau. Ce jour-là, armée seulement d'un petit couteau, elle taillait sans barguigner, quand... je ressentis un drôle de truc. Aïe, la bêtise !

    Normalement c'est les pommes de terre ou les pommes qu'on épluche en entamant légèrement la chair, pas les doigts. On n'a pas retrouvé le copeau de peau : il a dû partir à la soupe !

     Je vous fais le film à l'envers : la guérison tout d'abord, la partie sanglante à la fin.

     

    Cinq semaines

    Me voilà il y a une bonne dizaine de jours, au moment où la fourmi a enfin décidé de se passer de pansement. Ça commençait à lui coûter cher ! Elle en a tout de même utilisé plus d'une boîte, vous savez, les bandes qu'on coupe aux ciseaux.

    La semaine d'avant, la croûte était enfin tombée, mais la peau nouvellement reconstituée était très fine et fragile. C'était hypersensible.

     

    Cinq semaines

     

     

     

    Cinq semaines

    Après quelques jours sanguinolents, ça avait fini par sécher un peu, et la croûte protectrice s'était enfin formée..

     

    Je vous présente enfin la grosse blessure qui a tant fait rigoler l'Ours. Le premier jour, il a tout de même regardé, constaté avec la fourmi que c'était propre et pas profond. Donc, les jours suivants, il l'a jugée bien douillette.

    Cinq semaines

    ( Non, ce n'est pas une entaille profonde et béante, c'est juste comme on faisait des galips* dans les Landes pour gemmer les pins. )

    Ils ont bien arrosé la plaie avec de l'eau oxygénée. Elle a protégé, surveillé : tout s'est bien passé. Elle posait le pansement (super, ils ne collent plus aux plaies comme dans le temps !) en laissant circuler l'air pour faire sécher.

    Elle mettait des gants, faisait de jolies poupées pour la douche. Bien fait pour elle ! Elle n'avait qu'à faire attention. C'est pas la peine de regarder des cuisiniers à la télé : on sait bien qu'ils plient les doigts au lieu de les offrir au couteau. Elle a vécu le doigt en l'air. Pas le petit doigt en tenant sa tasse de thé comme dans le grand monde, non, moi son index gauche.

    Je me demandais si je retrouverais une empreinte digitale normale. Je suis un peu rassuré pour mon devenir immédiat. MAIS... d'autres dangers menacent. La fourmi a acheté un cutter rotatif pour son patchwork !!!!! Ça coupe drôlement ce truc-là. Et j'ai peur que ça dérape quand elle coupe avec élan le long de sa belle règle graduée. En plus, depuis que Mme blogue, la fourmi s'amuse de tout. Elle pense tout le temps à vous. Vous vous amusez, vous, à photographier vos bêtises ? Non, vous êtes des gens raisonnables, pas elle.

     

     * galips : je vais aller en vacances dans les Landes, et je vous raconterai la vie de la forêt

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