•  

    Bonjour à tous,

    encore un petit article pour vous dire que quand il neige, il ne neige pas que sur les pistes.  je vais bien finir par me remettre aux ouvrages, ou me plonger dans des photos plus anciennes pour mettre un peu de gaîté dans ce blog. Quoique, je ne trouve pas que l'hiver soit triste ici. Mais parfois ça dure jusqu'en mai !

    Hier, je vous montrais un "machin" blanc posé devant la chaudière.

    Personne n'a imaginé ce dont il s'agissait vraiment, même ceux qui passent régulièrement trois semaines appuyés à ce garde-corps.

    Le voilà à sa place habituelle, sous une petite neige décorative :

     

    le garde-corps

     

    Lors de la création de l'appartement au dessus de la grange, nous avions demandé au menuisier de nous installer cette ouverture comme une fenêtre avec une crémone ne s'ouvrant que de l'intérieur, et non une serrure avec une clé. Il s'est trompé, et c'est tant mieux pour cette année.  Car, en ce moment, notre trop de neige fait que nous ne pouvons pas accéder à l'appartement par la porte, la vraie porte.

     

    le garde-corps

    L'accès normal se fait par le pignon, tout à droite. Sauf que la chute de neige du ciel fut trop abondante. Le glissement depuis le chemin qui est au dessus n'arrange rien. Mercredi, Macha (locataire-copine) devait arriver avec sa fille qui vit loin de chez elle depuis un an. Mère et fille adorent cette petite maison dans la montagne, et étaient impatientes de passer 10 jours à se dorloter mutuellement au calme.

    L'Ours s'est faufilé jusqu'à la fameuse porte-fenêtre en s'enfonçant jusqu'au torse, a démonté le garde-corps, bricolé une sorte de passerelle calée je ne sais comment, et voilà, ces dames ont pu prendre possession de leur "maisoeta" des montagnes.

    le garde-corps

    Défense de marcher hors du chemin en bois, sinon chute assurée dans le grand blanc !

    Mais alors, si vous aviez vu et entendu Macha ! Elle était la première de la file indienne, et, dans toute cette neige, elle avait perdu ses repères et se demandait bien où elle allait (je m'étais bien gardée de la prévenir ). En entrant dans l'appartement, la surprise continuait : on arrive momentanément au niveau du sol, sur un côté différent, au lieu de se trouver sur un palier et de descendre dans le séjour.

     

    Ci-dessous, deux photos d'été. Juste pour essayer de faire comprendre les différences de niveaux car rien n'est plat ici. Et pour voir un peu de verdure.

     

    le garde-corps

    Le chemin vers la porte et la porte (la lountère en langage d'ici)

     

    Et, pour finir, une dameuse qui passe en haut du terrain, juste au dessus de l'appartement. Oui, une dameuse, vous savez, ces énormes engins qui font les pistes de ski ! Hélas pour nous, quand il neige trop, les dameuses descendent jusque chez nous, et nous ravagent notre clôture. En 2013 déjà, et rebelote en 2015.

     

    le garde-corps

    Elles arrivent en général entre 1 h et 3 h du matin. Elles sont deux ou trois, et la première fois, je me suis bien demandée ce qu'étaient ce bip, bip, bip et ces bruits de moteurs que j'entendais, car il n'y a aucune circulation ici en temps normal.

    Vous avez apprécié les différentes couleurs de ma neige ? Avec le ciel bleu, ça va à peu près, mais par temps gris ou sous la neige, tout est possible... Quant à bidouiller l'APN ou l'ordi pour arranger ça, c'est pas mon truc, tant pis pour vous !

    Pin It

    9 commentaires
  •  

    Tels les animaux qui hibernent, je sors un peu de mon igloo pour vous dire que tout va bien.

    Hier, je suis allée jusqu'à Lourdes après quelques jours sans mettre le nez dehors (tellement d'épaisseur de neige que je ne peux même plus secouer ma nappe !). Je me suis amusée de voir tout le long de ma route des chasse-neige, pelles mécaniques, camions-benne, pelles poussoirs, c'est à dire tout ce qui peut servir à dégager devants de portes, trottoirs, routes et parkings, que ce soit chez les particuliers, commerçants, collectivités, communes et département : tous logés à la même enseigne.

     

    Chez moi, il y en beaucoup plus qu'aux altitudes inférieures :

     

    Coucou

    Ma véranda vue de dehors, et, ci-dessous, ce que je vois de l'intérieur.

    Coucou

     

    Coucou

    À ma place favorite, mon décor est différent, la vue est un "peu" bouchée... 

     

    Que fait l'Ours pendant que j'hiberne ? Il travaille. Lundi, mauvaise surprise dès l'ouverture de la grange :

    Coucou

    Alors qu'il avait déjà fait un magnifique passage le 31 janvier, boulot sans fin chaque hiver.

     

    Coucou

    Cherchez ma glycine. C'est le petit arbre dont ne voit plus que le haut du tuteur et une touffe de branches, en plein milieu de la photo. En 2013, elle avait totalement disparu. On peut donc faire beaucoup mieux que ces jours-ci.

    À par photographier la neige et vous en parler depuis un bon moment, que fais-je ? À vrai dire, pas grand chose. J'ai fait des ourlets de draps. Rien de bien palpitant, mais obligation d'en passer par là : j'ai trouvé des tissus de drap pas chers, alors  que les draps plats sont devenus hyper rares ou hyper moches. Comme je n'ai pas de couettes...

     

    Et je m'amuse : avez-vous une idée de ce que peut être ce machin blanc posé devant la chaudière ? Vous savez que j'ai un Mac Gyver à la maison et que tout est possible...

    Coucou

    Je vous réponds bientôt en vous parlant encore de neige.

     

    Rajout du lendemain : il s'agit du garde-corps de cette ouverture utilisée habituellement comme fenêtre et non comme porte. La vraie porte étant momentanément inaccessible, l'Ours a créé un nouveau passage en enlevant cette barrière.

    le garde-corps

    Pin It

    13 commentaires
  •  

    L'autre soir et une bonne partie de la nuit, c'était tempête : vent très violent et pluie diluvienne.

    Depuis, on n'entend que le silence...mais il est accompagné de la neige. On a l'habitude, mais cette année, on manque un peu d'entraînement car il n'a pas beaucoup neigé, ni très souvent.

    Alors, on se rattrape, on en est à trois nuits et trois jours ininterrompus.

    J'ai pensé à faire quelques photos avant, et pendant :

    Un jour d'hiver Un jour d'hiver

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un jour d'hiverUn jour d'hiver

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un jour d'hiverUn jour d'hiver

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il est très difficile, les jours de neige, de faire de bonnes photos. Le ciel est gris, c'est sombre malgré tout ce blanc. Vendredi, à part pour déneiger, on n'avait pas envie de sortir avec l'appareil photo. L'Ours s'est amusé à travers les vitres :

     

    Un jour d'hiver

     

    Un jour d'hiver

    Le même endroit le lendemain.

    Ces photos ont été prises d'une porte-fenêtre. La voilà aujourd'hui :

    Un jour d'hiver

     

    Impossible de l'ouvrir de l'intérieur. Devant, je vous ai mis la règle en bois qui mesure 1 mètre. De l'autre côté, le jardin n'est qu'un vague moutonnement. Les bancs et les buissons ont disparu. Il reste encore le haut des lilas et de la glycine :

     

     

    Un jour d'hiver

    Le plafond vitré de la véranda est totalement opaque, voilà pourquoi je dis que je suis à l'abri dans mon igloo.

     

    Pour vous rassurer sur nos chances de survie, je vous dévoile quelques vues d'un autre igloo, ou caverne d'Ali baba, c'est l'antre de l'Ours. Il s'agit de ce que nous appelons la grange, mais qui était autrefois une écurie, et qui communique avec la maison.

     

    Un jour d'hiverUn jour d'hiver 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Les bûches pour le poêle et les granulés pour la chaudière.

     

    Un jour d'hiverUn jour d'hiver

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nos "Ferraris", à savoir la fraise à neige et la chaudière à granulés.

     

    Et pendant ce temps, dans la véranda :

    Un jour d'hiver

     

    Sous la neige, voilà ce que j'ai eu le temps de voir jeudi :

    Un jour d'hiver

    Mes malheureuses jonquilles qui se sont prises pour des perce-neige.

     

     

     

    Pin It

    11 commentaires
  •  

    Je voulais vous raconter la neige qui nous tombe dessus depuis cette nuit, mais je crains que cela ne vous amuse pas, car j'ai l'impression que la moitié de la France galère. Dans mes montagnes, la vie est normale (sauf la station de ski qui doit être perturbée par le vent), bien que l'épaisseur de notre doudoune blanche soit déjà bien épaisse.

     

    Je vais simplement vous mettre en garde contre un virus qui sévit sur la France. Ne croyez pas que je vais vous parler de ceux que j'évite grâce à mon vinaigre des quatre voleurs.

     Non, là c'est grave : c'est les MAC qui sont concernées, les machines à coudre !!! Ça a commencé à frapper les ateliers en fin d'année, alors méfiez-vous.

     Milou envisage de changer la sienne, car elle ne trouve pas de technicien capable de lui régler sa vieille compagne.

    Miaou nous donne tous les conseils prodigués par son réparateur (clic sur le lien, lisez tout l'article) un jour de panne, en décembre. Conseils à lire avec attention et à mettre en pratique, cela équivaut peut-être à un bon vaccin.

    Et la fourmi, qui compatit devant les soucis des autres, fut touchée elle aussi. En pleine couture pour Noël, elle a bloqué sa machine !

    Je dois reconnaître que je lui en fais voir de rudes. Elle est là pour travailler, non ? Ce jour-là, j'ai voulu qu'elle couse des boutons pour faire comme des pieds sous le sac de Malicette. Pour maltraiter ma pauvre MAC, j'avais intercalé une épaisseur de Jeffytex au fond du sac pour lui donner de la tenue. J'avais le choix : ou j'enlevais LE bouton cousu, ou je cousais les autres à la main. J'imaginais que mes boutons verts seraient du plus bel effet, alors j'ai fini à la main.

     

    Virus

    L'Ours passa plusieurs heures pour la remettre en route.

     

    Il y a quelques mois déjà, avant les conseils de Miaou, j'avais découvert de gros tas de saletés comprimés dans des recoins. Des années sans nettoyage ! J'avais choisi une machine qui n'avait pas besoin de graissage, mais on ne m'avait pas BIEN expliqué que ce n'était pas sans entretien ! Après un bon moment de gratouillage et brossage, elle fonctionnait drôlement mieux. La mécanique, c'est pas mon fort, même pour mon matériel !

    Je vous souhaite un bon weekend pas trop pourri par la météo.

     

    Pin It

    3 commentaires
  •  

    Bonjour le Monde !

    Je m'adresse au "Monde", car il est vrai que je suis loin de tout. Mais pas tant si loin que ça, puisque, à notre époque, les liaisons sont plus faciles qu'autrefois.

    J'ai connu mon village il y a plus de ...50 ans (aïe aïe aïe, ça ne rajeunit pas !).

    Nous y avons passé nos premières vacances en famille il y a 35 ans et l'Ours et nos enfants en sont tombés amoureux. Après avoir assez bien visité la France,  nous avons fini par acheter notre maison il y a 15 ans. En été, j'adore la vie à notre altitude de 1250m, loin de la canicule. Ici, je respire, alors que la chaleur m'étouffe. En hiver, bonheur de profiter de la neige, sans grands froids, car nous sommes sous l'influence de l'air océanique.

    Chaque fin d'été, avant la retraite, j'avais le bourdon en me disant qu'il fallait repartir à la ville, dans la pollution et les embouteillages. Et je me chantais La Madrague, en me disant que je devrais écrire la version montagne :

     

     

    ( Tu as vu Hélène ? J'ai réussi !!!! Merciiiii !!!! )

    On a rangé les vacances
    Dans des valises en carton
    Et c'est triste quand on pense à la saison
    Du soleil et des chansons

    Pourtant je sais bien l'année prochaine
    Tout refleurira nous reviendrons
    Mais en attendant je suis en peine
    De quitter la mer et ma maison

     

    Je ressentais une grande tristesse. Et une belle année, le bonheur : LA RETRAITE !!! Plus besoin d'attendre des mois pour passer ici autant de temps qu'on voulait. Nous sommes venus y habiter à l'année, ce qui "espante" les gens d'ici.

    Je vous en ai déjà parlé ici, mais je recommence car certain(e)s n'aimeraient pas habiter chez moi. Brrr, toute cette neige, ça fait peur ! Il faut savoir que beaucoup de neige ici, ça complique moins la vie qu'un tout petit peu ailleurs.

    Chez nous le chasse-neige de la DDT (direction départementale des territoires) passe depuis très tôt le matin, jusqu'au soir, chaque fois qu'il neige. La route est donc toujours praticable. Tous les habitants ont des pneus-neige de novembre à mai et tout va bien. Pas comme ces pauvres touristes qui se bagarrent avec les chaînes dans le froid et la neige ! Souvent pour seulement quelques centaines de mètres !

    Le chasse-neige de la commune dégage la rue jusqu'à chez nous pour l'accès au portail des voitures.

    Les employés municipaux font également le chemin pour les piétons dans la ruelle, pas forcément à chaque chute de neige, mais il faut bien garder un peu de charme au quotidien, et ne pas nous rendre la vie trop facile. On est à la montagne, tout de même !

     

    Vous ne vous ennuyez pas?

     

    Moi, piétonne instable, limite handicapée, je n'hésite pas à mettre moi aussi mes chaînes :

     

    Et plus rien ne m'arrête : même pas peur de glisser !

     

     

     

     

    L'Ours est aussi bien équipé que la DDT et la commune :

    Vivre en montagne

    Là c'est une petite chute

     

    Vivre en montagne

    Là, ça commence à faire beaucoup

     

    Pour vivre ici, il faut être  un peu fourmi, et savoir stocker. Plein de conserves, de quoi tenir un moment. On a beau être armés pour tous les temps, on préfère sortir sous le soleil.

    Ne pas oublier de se faire livre bûches et granulés de bois pour tout l'hiver dès l'automne. Car, bien que la route soit toujours dégagée, les camions ont parfois des difficultés à monter jusqu'à la maison.

    Nous ne trouvons pas la vie difficile, plutôt amusante. La famille et les amis viennent de temps en temps passer quelques jours. Tous apprécient d'aller au ski, ou randonner à pied ou en raquettes sans prendre la voiture. Ils aiment profiter de notre paysage sans sortir.

     

    Vivre en montagne

     

    Et parfois, on transforme le grand escalier en piste de luge :

    Vivre en montagne

     

     

    Vivre en montagne

     

     

     

    Voilà le même en été. Un décor si changeant, vous ne trouvez pas ça bien ?

     

     

     

    Devinez ce qui m'est le plus difficile : avoir un grand jardin et ne pas pouvoir y faire pousser des tomates et des citrouilles.

     

     

     

     

    Je rajoute un petit quelque chose :

    - pour le confort, comme les gens des villes, nous avons l'eau chaude au robinet, des salles de bain, le chauffage central, c'est mieux que l'eau à la source et une seule cheminée

    - dans les liaisons faciles, j'ai oublié le téléphone, internet et les blogs !

    Plus rien à voir avec le 18 ème siècle. D'ailleurs, en ce temps-là, le village n'était habité qu'en été.

     

    Pin It

    15 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique