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    Si je me la joue parfois "donneuse de leçons" en français, il n'en n'est pas de même avec l'informatique. Autant j'adooore mon ordi, autant je suis nulle dans la compréhension de son fonctionnement.

    Je peux apprendre à utiliser toutes les fonctions d'une machine à coudre, éventuellement d'un robot ménager, mais un ordinateur reste très mystérieux...

    J'ai un Ours trèèès compétent, mais nous nous heurtons dès que j'ai un souci avec la bête. Si vous êtes moins nuls que moi vous connaissez la différence entre Mac (pas Machine À Coudre, non, mais Mac Intosh) et PC (Microsoft). La guéguerre commence déjà là, sur une question de dénomination. On dit vulgairement PC, alors que cela signifie Personal Computer (ordinateur personnel), et cette appellation est valable aussi pour les Mac.

    Quand je travaillais, mon administration avait fini par doter mon service de matériel informatique : Microsoft, Windows, etc... J'ai appris ce qui était nécessaire pour mon quotidien, et cela me suffisait.

    De son côté, l'Ours travaillait dans la presse et faisait des publicités sur Mac : il était très à l'aise avec les ordinateurs et les logiciels de dessin n'avaient aucun secret pour lui (mais énormément pour moi).

    Quand l'heure de la retraite a sonné, nous avons quitté la ville, mais avons relié notre maison à la civilisation. La guerre PC/Mac est arrivée chez nous.

    Moi - j'y comprends rien à ton truc, c'est pas comme au bureau !

    Lui - ton machin, c'est de la m.... !

    Moi - avant, je savais, j'avais l'habitude

    Lui - Mac, c'est plus convivial, plus simple

    Moi - convivial ? Simple ?

    Pour éviter les disputes, je me suis inscrite au club informatique de la vallée.

     

    L'informatique et moi

    Pourquoi cette bestiole ? Parce qu'elle habite chez moi, dans le pays Toy, et que le club s'appelle "La souris toye".

    Mais il n'y a pas de réunions régulières. Il faut appeler quelqu'un pour se faire aider. Comme je ne veux pas leur casser les pieds, je demande à l'Ours. Il a toujours la réponse ou une solution. Mais l'ambiance n'est pas sereine, loin s'en faut !

    Lui - je te l'ai déjà expliqué (montré, dit, répété, ...)

    Moi - j'ai oublié

    Lui - c'est pas vrai ça !

    Moi - c'est pas de ma faute, c'est pas mon élément

    Et ainsi dès que je butte sur une bêtise. Il m'a fallu des années pour savoir, sans réfléchir, ouvrir une nouvelle fenêtre. Encore plus pour assimiler que, quand ça rame, il faut faire redémarrer, et que pour cela il y a un raccourci "redémarrer". Merveille ! je sais enfin qu'il ne faut pas l'éteindre puis le rallumer !!!!

    J'avais acquis suffisamment de connaissances pour maîtriser  la chose et faire ce que je voulais sans aide (depuis le début, d'ailleurs. Car si je ne sais pas, je laisse tomber tout de suite. Je ne fais que ce que je peux faire sans difficulté). Jusqu'à ce moment fatal où la Souris Toye, lors de l'assemblée générale, nous a dit d'installer Windows10 tant qu'on nous le proposait gratuitement. Quelle mouche m'a donc piquée ? J'ai décidé, seule, de le faire. Opération réussie, mais un cataclysme s'est abattu sur moi !!!! Rien ne va plus !

    Moi - J'ai perdu l’icône du son !

          - J'ai perdu toutes les icônes

          -  J'ai perdu mes jeux

          - Plus rien ne fonctionne  

    Si mes icônes disparaissent, je suis perdue, car pas fichue de chercher par le chemin normal, vu que je ne comprends rien.

    À chaque nouveau souci, l'Ours grogne, peste, maudit mon b..... et trouve la solution. 

    Je suis, comme disait mon père "comme une poule qui a trouvé un couteau" : incapable de m'en servir convenablement.

    J'avais commencé à vous raconter ça le 18 décembre. Ce matin, c'est pire !!!! Plus aucune icône dans les raccourcis ! Ni messagerie, ni Internet.

    J'ai chaussé les bottes fourrées, mis anorak et bonnet, et suis partie dans les flocons pour aller faire la permanence à la bibliothèque. À mon retour, l'Ours magicien m'avait tout remis en ordre.

    Jusqu'au prochain souci...

    Il vaudrait mieux que je me cantonne aux plantes et aux fils et chiffons, mais c'est tellement bien de bloguer et communiquer avec ces moyens modernes !

     

     

     

     

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    La fourmi qui vous écrit est nulle en sport, ne sait pas danser, ni skier, ni pas grand chose. J'aurais pu nager, mais ce n'est pas le plus simple car il faut une piscine.

    Vous savez déjà que  je me coupe, mais je ne vous ai pas encore raconté que je tombe. Chaque fois je me fais peur, car je me sens comme Alice : j'ai l'impression que ma chute est sans fin.

    La gourde empotée

    Image du Net

     

    Nul besoin d'être montagnard pour monter et descendre sans cesse. Avec parfois un accident...

    Le mois dernier, c'était à quatre pattes là :

    La gourde empotée

     

    Il y a 15 ans que je passe ces trois marches qui séparent la maison de la voiture. Pourquoi en ai-je raté une en montant ? L'Ours a cru que je me fracassais la tête contre le muret (moi, je n'ai pas senti, ça n'a pas dû toucher), mais j'ai eu l'impression que je m'étais démoli le poignet. En fait, rien de grave : juste une écorchure au dos de la main, et rien aux genoux ! Seulement un pantalon sali, tant pis, je suis quand même partie comme ça pour "Fils croisés" à Pau.

     

     Le soir, nous avons la mauvaise habitude de manger devant la télévision, qui n'est évidemment pas dans la cuisine. Il faut descendre une belle marche de 23cm, que je pratique depuis 15 ans elle aussi :

    La gourde empotée

    Cette marche est sur la gauche de la photo, et mène à la cuisine. Elles sont comme ça les maisons d'ici. Posées sur la montagne, elles ont fréquemment une marche entre deux parties du rez-de-chaussée. Au XVIIIème,  on ne nivelait pas avant de bétonner une belle dalle bien horizontale.

    Je ne peux pas me refaire le film de la chute, je n'ai rien compris. Mais, au lieu d'aller tout droit, je me suis retrouvée assise par terre, la casserole posée (pas jetée, pas renversée, juste posée un peu violemment) sur ma gauche. Si vous aviez entendu ce bruit d'inox sur le dallage, et le vacarme du couvercle et de la louche, vous seriez arrivé en courant, tout comme l'Ours. Et là, le fou rire m'a prise !!! Je ne m'étais pas fait mal, la soupe était -presque entièrement- sauvée. Il y en avait juste un peu autour de moi et pas mal sur moi, mais nous n'avions pas perdu tout notre repas. Je n'ai pas encore précisé que c'était une soupe de potimarron, bien orange. Pendant que je me passais le visage sous le robinet, que je lavais mes lunettes à grande eau et que je me changeais entièrement de vêtements, l'Ours nettoyait le sol, mais sans allumer le bon éclairage.

    Le lendemain, on a vu ça :

    La gourde empotée

    Et ça :

    La gourde empotée

    Par chance, le potimarron ne tache pas. Il m'a suffi de brosser partout à l'eau savonneuse.

    Le lendemain, nous devions partir tôt, l'Ours allant au labo pour une prise de sang à jeun, en partant à la ville pour quelques achats. Je n'ai donc pas pris le temps de bien me récurer moi-même dans tous les recoins. La honte ! Je me suis rendu compte, après la pause sandwich, que j'avais du orange dans l'ourlet d'une oreille et à la racine des cheveux (qui sont bien blancs) !!!

    J'étais déjà tombée au même endroit, avec une autre casserole dont j'avais aussi sauvé le contenu. Je pense que cette maison est dangereuse, ou qu'elle ne m'aime pas.

     

    Un autre fois, nous faisions du tourisme en Espagne, dans un petit village de montagne. J'ai bien dit tourisme, promenade, pas question de rando ce jour-là. Je portais ma belle montre en argent, cadeau de l'Ours pour notre troisième bébé, et je suis tombée dans le torrent ! Mais, le gras gauche bien dressé vers le ciel, et ma montre n'a pas pris l'eau ! Moi, par contre, j'étais trempée jusqu'à la racine des cheveux, et j'ai dû ôter une partie de mes vêtements. Nous les avons essorés et mis à sécher, je ne pouvais par revenir au village dans cet état.

     

    La gourde empotée

     

    Dans tout ça, je suis assez fière de moi : encombrée de mon corps, mais habile de mes mains, et dotée de certains réflexes parfois bien utiles.

     

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    Après une semaine bien trop riche en émotions, après avoir passé des heures et des heures devant ma télé, après avoir lu et entendu que la vie devait continuer, je vous informe qu'une énorme vague blanche est tombée sur mon village :

     

    Chantilly, mousse à raser, oeufs en neige ?

    Sous un ciel gris, un jardin enneigé n'est pas très beau. Il ne reste que quelques feuilles de seringat encore colorées.

     

     Vendredi, en fin de journée, notre magnifique automne avait perdu le soleil qu'on avait fini par croire éternel.

    Puis de grands coups de vent nous ont fait comprendre que la belle saison finissait pour de bon. Les feuilles volaient jusqu'au 2ème étage.

    Au matin le bruit de la pluie envahissait tout l'espace. Dans la matinée le calme est revenu, accompagné des premiers flocons de la saison. Je me suis précipitée au jardin pour cueillir les dernières fleurs de bourrache et tailler la sauge ananas. Les branches de cette dernière vont raciner dans un pot et me feront des fleurs tout l'hiver, si tout se passe selon mes prévisions.

    Samedi à midi, nous avons mangé dans un nouveau restaurant que la petite-fille de Voisine vient d'ouvrir au village. Au n° 24 de la rue principale, il s'appelle "Le Vin'4" car il fait aussi bar à vins. Joli décor, ambiance sympathique et très bon repas. Il neigeait, et nous entendions parfois le chasse-neige qui faisait ses premiers passages de l'hiver nouveau. Un agréable moment qui nous a changé les idées.

    Ce que je lis dans ma boule de cristal, c'est que l'Ours et moi allons parfois regretter d'avoir conservé pour l'hiver le gros portail en bois :

    Chantilly, mousse à raser, oeufs en neige ?

    La neige arrive du jardin, portée par le vent, contre ce portail. Et comme il ouvre vers l'intérieur, je me dis que les jours où il en tombera 1 mètre ou plus, nous nous ferons les biceps avec la pelle pour pouvoir sortir.

    L'avantage, c'est qu'il n'y aura pas de neige de l'autre côté, et je pourrai mettre une déco de Noël. Ça fera moins porte de prison.

     

    J'ai eu du mal à revenir vers vous avec mes petites histoires de favorisée. Parmi vous qui me lisez, il y a des parisiens très ébranlés par les attentats, et des plus chanceux qui vivent dans des endroits calmes et moins directement menacés par les actualités dramatiques de tous ordres.

    Personne n'oubliera ce qui s'est passé, mais je souhaite que le plus grand nombre arrive à vivre normalement.

     

     

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    Vous savez que je vis à la montagne, dans un village des Hautes-Pyrénées où l'eau ruisselle sans cesse de tous côtés. J'aime voir toutes ces sources et cascades qui nous font un paysage bien vert.

    Eh bien, aussi incroyable que cela puisse paraître, nous nous retrouvons assez régulièrement sans eau au robinet ! Entretien des canalisations sans nous prévenir, accidents, et aussi sabotage (paraît-il, on a du mal à le croire).

    Je vous fais un article trèèèès long, mais imaginez que plusieurs jours sans eau, c'est trèèèès long aussi.

    La première fois, nous travaillions et habitions encore à la ville. Nous avions prêté la maison à IsaMiaou et sa famille pour qu'ils vivent un peu l'exotisme d'un Noël à la montagne.

    Ils s'en souviendront !!!!  Arrivés deux jours avant le réveillon, -4° dans la maison, glace dans la cuvette des toilettes, pas d'eau au robinet. Tous les tuyaux gelés dans le jardin. Ils ont découvert que l'eau obtenue en faisant fondre la neige était :

    - un travail de patience

    - très peu abondante par rapport au volume d'origine

    - pleine de saletés et fort peu engageante.

    Les voisins leur fournissaient l'eau pour la boisson. Je ne vous raconte pas la toilette de chat et la vie quotidienne assez peu agréable dans une maison glaciale :  3 poêles à mazout et une antique cuisinière à charbon à gérer. Plus des bouillottes.

    Nous sommes arrivés quelques jours après (nous avions fait Noël au chaud à la Ville) dans une maison enfin réchauffée. Avons acheté un grand tuyau d'arrosage, et l'Ours aidé de Zhom d'Isa ont fait un branchement parallèle, en surface du jardin, (de l'arrivée d'eau jusqu'à la maison) protégé par des pelletées de neige.

     

    Une autre année, c'est au moins la moitié du village qui avait gelé, ainsi que d'autres villages avoisinants. En pleines vacances scolaires ! Et une avalanche avait coupé la route pour la station de ski. Vacanciers bloqués au village ! Ça laissait du temps pour aller chercher nos rations d'eau en bouteilles, offertes par la Mairie. Je revois encore toutes ces luges devenues traîneaux utilitaires, dans la rue principale, tirées par des gens revenant du point de distribution !

     

    Les années ont passé, on se croyait à l'abri de ce genre de soucis. MAIS, on nous a installé des compteurs d'eau (avant, ont payait juste un forfait pour l'entretien des canalisations et l'assainissement). Premier hiver sans problèmes. Deuxième hiver, une après-midi où nous étions chez nous, plus d'eau. Le compteur était gelé ! L'Ours a réussi  à le réchauffer, mais, pendant ce temps, ça avait gelé dans le jardin, sous terre. À ce moment-là, fait rare, il faisait très très froid et il neigeait. Normalement il ne fait pas froid quand il neige, et quand il fait froid, il ne neige pas. Nous n'avions qu'une solution : aller chercher l'eau directement au compteur. Le temps que nous remplissions 4 ou 5 seaux, le premier commençait à geler.

     

    Pas d'eau

    Il fallait aller derrière l'énorme noisetier derrière la pile de bois.

    J'avais tellement froid (et l'Ours aussi) que je n'ai pas une seconde pensé à faire des photos).

    Neuf jours durant, nous avons fait ainsi. A deux dans la maison, c'était gérable. mais les vacances arrivaient, et avec elles une famille d'amis : les parents, leurs 3 enfants, gendre et belle-fille, et 4 petits-enfants. "Peur de rien" ont-ils dit, on vient quand même.

    Nous avons acheté un nouveau tuyau d'arrosage, et refait l'installation au jardin, soigneusement recouverte de neige protectrice. Juste à temps pour que la maison soit alimentée normalement 1/4 d'heure avant l'arrivée de nos amis.

     

    En juin 2013, lors de la fameuse crue, nous nous sommes retrouvés à 10 à la maison (dont 8 personnes "recueillies", car évacuées de leurs immeubles). Sans eau bien sûr, le torrent en furie ayant tout emporté. MAIS ce petit tuyau coulait à flots :

     

    Pas d'eau

    L'arrosoir cache le tuyau. Aux beaux jours, je l'utilise pour arroser mes plantes en pots.

    Cette eau qui vient de la montagne est canalisée sous la maison, coule abondamment au printemps et se tarit en été. À ce moment-là, à cause d'un printemps plus qu'humide, l'approvisionnement était assuré pour les toilettes. C'est dans des moments comme ça qu'on comprend ce phénoménal gaspillage : toute cette eau potable jetée....Chacun allait chercher son seau d'eau, comme dans l'ancien temps.

    Nous avons failli utiliser la couade. Je l'avais achetée en souvenir de ce que je voyais en Limousin quand j'étais petite, et nous trouvons encore que c'est une invention fort pratique :

    Pas d'eau

    Dans l'urgence, l'Ours prête ses seaux de bricolage (pas très nets, mais bonne contenance pour "tirer la chasse")

     

    Par là aussi de l'eau arrive de la montagne :

    Pas d'eau

     Cette eau s'infiltrait, alors l'Ours l'a canalisée, et c'est juste devant la cuisine.

     

    Encore un souci quand notre antique cumulus a rendu l'âme. Plus d'eau chaude dans la cuisine, ni dans notre salle de bains. Mais, les chambres du haut ayant un autre cumulus, nous étions un peu comme en camping, obligés de monter brosses à dents (si vous saviez comme l'eau est froide au robinet.... brrrrr....), gel douche, shampooing et serviettes. Plus compliqué pour la vaisselle. Le lave-vaisselle a fait très bien son boulot, et pour ce qui est des cocottes, et poêles, j'ai empilé !

    J'aimerais être plus calée en informatique. je vous aurais mis en fond sonore :

     

    Mon Dieu, quel bonheur!
    Mon Dieu, quel bonheur
    D´avoir un mari qui bricole
    Mon Dieu, quel bonheur!
    Mon Dieu, quel bonheur
    D´avoir un mari bricoleur
    {Boîte à outils} {2x}

    Tomber en panne, c'est pas drôle. mais avoir le réparateur maison n'a pas que des avantages. C'est économique, certes, mais ça prend du temps. Il voit que le mur est très moche (les derniers travaux datent des années 50) et l'arrange un peu, il est seul face à la tâche (la fourmi n'ayant aucune force et ne comprenant rien de rien aux travaux du bâtiment). Ça n'a l'air de rien, mais un cumulus ça se fixe au mur, il y a des branchements d'eau et d'électricité. Quel boulot ! L'Ours me prévient quand il coupe l'eau, mais pas quand il la remet, tandis que j'attends patiemment le signal .... Je ne me plains pas, car dans le temps il ne prévenait pas avant de couper, il m'a fait le coup un jour où j'avais le shampooing sur la tête avec des cheveux longs.

     

    J'ai commencé cet article le 29 juillet 2014, et les problèmes d'eau étaient toujours d'actualité. Un matin, un filet au rez de chaussée, presque rien en haut, et rien du tout à l'appartement qui était occupé par des amis (ça vaut mieux que des vrais locataires).

    L'Ours venait juste de faire des fouilles au jardin : il se doutait que quelque chose allait mal, car le sol était souvent détrempé devant la cuisine.

    À l'heure où j'écrivais, l'eau était revenue : ça avait duré moins de 36 heures.

     

    Lors de chaque panne d'eau, je me chante " Pas d'eau-au, pas d'eau-au, pas d'eau-au", chant célèbre chez les imprimeurs. Chaque fois que l'Ours, qui était typographe, se retrouve avec ses copains, ils chantent ce "À la"  et je trouve ce moment poignant. Je ne le ressens pas comme un chant de poivrots, mais comme un hymne à l'amitié, une façon d'être soudés. Nous n'avons jamais enregistré les copains, alors j'ai trouvé cette version sur le Net :

    Je me souviens comme j'ai été émue quand tous les collègues de l'Ours l'ont chanté dans l'atelier pour son pot de départ à la retraite.

    A la santé du confrère...

    Hymne typographique qui s'entonne le verre à la main

     

    Refrain :

    A la !... A la !... A la !... (haut)

    A la !... A la !... A la !...(grave)

     

    A la santé du confrère,

    qui nous régal' aujourd'hui.

    Ce n'est pas de l'eau de rivière

    Encor' moins de celle du puits.

    A la !... A la !... A la !...

    A la santé du confrère.

    qui nous régale aujourd'hui.

    Pas d'eau !... Pas d'eau !... Pas d'eau !... (haut)

    Pas d'eau !... Pas d'eau !... Pas d'eau !... (grave)

     

     

    Il semblerait que notre "A la" remonte au Second Empire. En effet, une loi de Napoléon III durcit l'application de la loi Le Chapelier interdisant toute coalition ouvrière.

    Exclues des ateliers, les assemblées typographiques se déroulèrent alors au domicile des confrères. A leur tour de rôle chacun recevait ses camarades d'atelier autour d'un verre.

    Lors de ces réunions on portait une santé au confrère amphitryon. Cela ne dura que fort peu car les typos retrouvèrent bien vite le chemin du marbre.

    Les paroles et la musique de cet hymne typographique sont de Adda-Dorgel et Paddy. Quant aux versions allemandes et anglaises, ce sont des adaptations libres.

     

    Pourquoi vous parle-je de ces tracas aujourd'hui ? Parce que, "pas d'eau" encore une fois. Les mêmes amis que l'an dernier sont à l'appartement. Ils connaissent le chemin de la source, et cette fois-ci l'Ours a prévu la réserve :

    Pas d'eau

    Il est plus rapide de plonger un seau dans un grand récipient que d'attendre devant un filet d'eau.

     

    Et s'il le faut, ou peut aussi remplir la "Baignoire de Marat" :

     

    Pas d'eau

     

    Nous avons eu l'explication du problème d'aujourd'hui. Je n'ai pas tout bien compris car je n'ai pas été voir sur place. Notre eau descend de la montagne, et est stockée dans divers bassins. Or, hier il y a eu hier un incendie qui a détruit une maison un peu plus haut que chez nous. Les pompiers ont fermé une vanne et par un phénomène que je ne saisis pas bien une poche d'air a fait que le bassin qui nous alimente ne pouvait plus se remplir.

    Ce soir, le problème est presque réglé.

    Dans ma campagne médocaine, on connaissait les coupures de courant, à la Ville c'était les embarras de la circulation, ici c'est l'eau qui pose problème. Et pourtant, il y en a partout. Pas besoin d'arroser le jardin : tout est bien vert.

     

     

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    Quand je vivais près de la civilisation, j'ai rencontré le yoga.

    Durant de très longues années, j'ai pratiqué le kundalini yoga. Je l'adorais. Quand c'était possible, je faisais deux cours par semaine. Mes profs préférés sont partis dans les Pyrénées quelques années avant moi. Je me suis sentie un peu perdue.

    Pour des raisons d'horaires et de temps de transport, j'ai essayé le hata yoga. Je ne sais pas pourquoi, je m'y suis ennuyée. J'ai fait un cours d'essai de yoga iyengar : j'ai détesté, de la folie !

    Arrivée ici, il y a 11 ans, j'ai cherché un cours de yoga, n'importe lequel. Si vous aviez vu la tête des personnes à qui j'ai posé la question !!! Pratique inconnue dans les environs. Au fil des années, j'ai fini par m'apercevoir que, par-ci par-là, des cours avaient lieu dans les établissements thermaux, pour les curistes. Mais les mortes saisons et l'hiver, rien.

    Jusqu'au mois de septembre dernier où Pascale, qui avait déjà ouvert récemment un cours à Luz Saint Sauveur, est venue faire un essai dans mon village. Cette fois-ci, pas du yoga "ordinaire", mais du yoga du rire. Cette méthode a été mise au point par le Dr KATARIA, un médecin indien, dont la femme est professeur de yoga. Le rire est bon pour la santé, pas seulement par son effet psychologique, mais surtout par son action sur le physique. Il est prouvé que le cerveau ne fait pas de différence entre le vrai rire spontané et le rire provoqué sans raison.

    Pendant les cours, on fait travailler tout le ventre, comme avec les respirations et les postures du yoga traditionnel. Le yoga du rire ne demande pas d'apprentissage : il suffit de lâcher prise et d'oser se lâcher.

     Hier, il a neigé, et je comptais rester à l'abri dans mon igloo : j'avais complètement oublié le yoga. Mais l'Ours, qui suit bien, m'a sortie de ma léthargie.

    Il m'a fait le chemin pour que je ne remplisse pas mes bottes de neige :

    Yoga du rire

     

    Il m'a bien dégagé la voiture :

    Yoga du rire

     

    Et je n'avais plus qu'à admirer le paysage :

    Yoga du rire

    J'adore la forêt avec ses arbres enneigés.

     

    Yoga du rire

    Je me suis arrêtée au bord de la route : je m'émerveille chaque fois que je descends, et je me dis que nous avons bien fait de partir vivre dans une carte postale. J'habite plus haut derrière, et je vais au chef lieu de canton en bas, dans le creux.

     

    Je pense que les éclairages solaires ne seront pas très lumineux ce soir :

     

    Yoga du rire

    Et ça me fait rire !

     

    Depuis que je pratique ce yoga du rire, chaque fois que quelque chose m'amuse (surtout quand je suis seule), je ris et je respire, comme pendant les cours. On devrait rire plusieurs minutes par jour, comme pendant notre enfance. Quel dommage que les adultes ne sachent plus respirer "à l'endroit" ni rire !

    Ni bailler, ni s'étirer comme les animaux, ainsi que le dit Sereine dans les commentaires ci-dessous.

     

    hasya-yoga

     

    Si vous n'y connaissez rien en yoga, cliquez sur mes liens (voir plus haut) : l'un ou l'autre ne peuvent que vous faire du bien. Regardez si vous n'auriez pas un cours dans les environs de chez vous.

    Bonne fin de weekend.

     

     

     

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