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     Dans moins d' une semaine je serai KO sur un lit d'hôpital.

    En attendant, je n'ai pas le temps de m'ennuyer. Je vous avais dit que j'aurais du monde à la maison pendant deux semaines. Eh bien, il y a eu et il y a encore du monde !

    Pour commencer, des amis avec leurs grandes filles, leur gendre et deux petitous de 4 et 1 an. Nous n'étions que 9.

    Et cette semaine, deux de nos enfants, quatre de nos petits-enfants (pas forcément les familles entières), ainsi que cinq copains à eux. Nous avons culminé à 15. Entre ceux qui arrivent et ceux qui partent, ceux qui skient ou font des randos,  nous nous comptons à chaque repas. On est loin de la vie des hôtels qui reçoivent des charters.

    Tout le monde participe, quoique...les ados ou "post-ados" (je commence à comprendre le sens du nouveau mot "Adulescent", j'en sens certains bien partis pour profiter de la liberté permise par leur majorité, mais aussi pour éviter toute initiative utile à la vie en société) auraient plutôt tendance à oublier les acquis de leur enfance.

     

    Depuis deux semaines, j'ai un sac dans un coin de ma chambre, et j'y empile au fil des jours les trucs qui me semblent indispensables pour un séjour loin de la maison.

    J'ai le cerveau perturbé par l'idée de mon opération prochaine, déjà qu'il est limite en temps normal, comment sera-t-il après une anesthésie ?

     

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    Et pour achever le tout, devinez à quoi j'ai pensé ! Je me suis dit que c'était la mode des liseuses ( un petit appareil ressemblant à une tablette, pas un truc en tricot rose pour lire au lit dans les chambres gelées) et que ça serait pratique pour mon séjour de trois semaines dans les hôpitaux. Mais, comme je vous l'ai déjà expliqué, je suis nulle avec tout le matériel informatique. Donc, je suis allée moi-même me chercher une nouvelle source de tracas. Créer un compte, chercher les livres à télécharger, se déplacer dans des pages où je ne comprends rien, revenir en arrière, tout ça, tout ça...

    Il a fallu taper les 50 chiffres et lettres majuscules du code d'accès à la box.

    Puis une mise à jour s'imposait (pour un appareil tout juste déballé de la boîte, je trouve ça curieux). Cette mise à jour dure une éternité. J'avais fait la bêtise d’étrenner mon nouveau jouet à l'heure où ça bouchonne sur les lignes à cause des vacances scolaires. Les Télécom ont probablement prévu des installations pour 150 à 200 habitants, pas pour les nombreux touristes. Je vous le dis, il faut être motivés pour utiliser ces engins !

    Après, j'ai trouvé toute seule comment télécharger des bouquins, et alors là, génial : il n'y a pas plus facile. Les livres anciens, tombés dans le domaine public sont gratuits !!! Dans 15,5 X 11,5 cm, pour moins lourd que mon téléphone portable, j'ai déjà les quatre tomes des Misérables, plusieurs Montesquieu, des Voltaire et du Zola. J'ai chargé frénétiquement, car chaque livre ne prend que quelques secondes, pas comme les mises à jour, et la liseuse a une contenance stupéfiante. Malgré mon bac philo, je ne suis pas une littéraire, mais je sens que cette liseuse va changer ma vie.

     

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    Comment trouvez-vous ce titre pour plonger dans la littérature ?

    La souris, c'est juste pour l'échelle. La liseuse se connecte toute seule sur le wifi.

     

    Bien que ça bouillonne dans ma tête, ne vous inquiétez pas : j'ai aussi dans mon bagage du point de croix, du coloriage et du tricot.

     

    Dans mon jardin, la neige se tasse. Le banc en fer réapparaît : c'est l'espèce de barre noire que l'on devine en haut à droite de l'image.

     

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    On peut marcher sur ce gros matelas blanc sans s'enfoncer.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Contre la véranda, les premières feuilles de jonquilles pointent. Chez vous elles fleurissent peut-être, mais ici il faudra attendre avril pour avoir les fleurs.

     

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    Et un petit ciel tôt ce matin, quand le soleil commence à peine à éclairer le haut des sommets.

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     Le 17 janvier, nous avions quitté la maison ensevelie sous la neige, et le village tout perturbé car les employés communaux n'avaient pas pu nettoyer en 24 heures ce qui encombrait rues et trottoirs.

     

    Ci-contre, notre ruelle, et en bas notre voiture arrêtée en plein milieu du passage, car il n'y avait pas de place ailleurs. Le chasse-neige avait tout juste réussi à creuser une sorte de tranchée assez étroite.

     

     

     

     

     

    La ruelle vue d'en bas. Il faut connaître les lieux pour y voir quelque chose dans tout ce blanc. Là aussi, juste un sillon fait par la fraise à neige.

     

    Le petit truc jaune que l'on devine à peine, c'est la grande poubelle du recyclage. Celle des vrais déchets n'avait pas réapparu, alors nous sommes partis avec notre sac à ordures jusqu'à un village de la vallée.

     

    Je me réjouissais d'aller passer quelques jours dans les Landes, mais...

     

     

    Des travaux attendaient l'Ours. Il fallait ouvrir ce mur pour y installer une porte-fenêtre. Obligation de neutraliser l'installation de chauffage, car les tuyaux passaient pile devant le mur à casser.

     

    Les hommes travaillaient, et je grelottais.

     

    Là-bas, le climat est en général plutôt clément, sauf qu'il a gelé tous les jours. Il faisait -7° le matin, si ce n'était pas -8.

     

    La maison avait un grand trou béant le jour, fermé la nuit par une plaque d'agglo.

     

     

     

     

    Seul un plastique transparent m'isolait du dehors.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mes bricoleurs travaillaient bien : ils ont porté les gravats à la déchetterie, et ont ramené du bois pour la cheminée.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et moi ? Je grattais les vitres de la voiture pour pouvoir sortir. Je n'en pouvais plus de me geler dans la maison, car elle n'est pas encore bien équipée pour chauffer.

     

     

     L'Ours ayant accompli sa mission, nous sommes rentrés plus tôt que prévu, j'avais vraiment trop froid.

     

    Et nous avons retrouvé notre neige, un peu tassée mais bien installée pour durer.

     

     

     

     

     

    La pyramide du premier plan recouvre (ou protège ? ou écrase ?) mon aucuba, le malheureux qui cherche encore un lieu plus adapté.

     

    L'Ours a dégagé le chemin entre la maison et le portail des voitures, mais nous ne pouvons pas encore faire le tour de la maison.

     

    Il fait doux en ce moment et ça tombe des toits.

     

     

    Dans ma véranda, j'ai des plantes. En début d'hiver, c'est plein de couleurs :

     

     

    Il y a aussi des félicias, géraniums, sauge ananas, gauras, etc...

     

    Mais, par manque de luminosité et de chaleur, surtout quand le plafond de la véranda est recouvert d'une grosse épaisseur de neige, mon jardin d'hiver perd de son éclat en décembre et janvier.

     

     

    Enfin, le soleil finit par faire sa réapparition quelques minutes.

     

    Hier, après deux semaines sous la neige, son premier rayon de l'année est venu frapper ce kalanchoé :

     

     

     

     

    J'ai aussi ce bégonia, bien remis de son été au jardin et de la "coupe au bol" que je lui avais fait subir.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Parmi mes plantes peu adaptées à mon climat, il y a aussi ce vaillant jasmin.

    Il s'est mis à fleurir en milieu d'hiver, mais quel est intérêt d'avoir quelques étoiles blanches dans tout ce blanc ?  Peu de fleurs à la fois, ça suffit à cause du parfum très fort qu'elles dégagent.

    Je vous souhaite une bonne semaine.

     

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     Que se passe-t-il ? La fourmi aurait-elle disparu ?

    Mais non, rassurez-vous. Elle a juste commencé son hibernation. Après un séjour épuisant sous la canicule girondine, elle s'est retrouvée dans la fraîcheur de ses montagnes et elle s'est recroquevillée dans ses trois épaisseurs de polaires pour survivre.

    Le contraste entre chaleur des plaines (et fatigue due au mauvais sommeil ) et froid des montagnes fut trop violent !

    Il a déjà neigé deux fois sur les hauteurs.

    Le matin, il a fait certains jours entre 4 et 6°, et le thermomètre de la cuisine ( la pièce la plus froide de la maison ) plafonne aux alentours de 14°.

    Les premiers colchiques fleurissent au jardin et dans la montagne.

     

    L'hiver ? ? ?

     

    Les autres années, nous avons un temps superbe pour les journées du patrimoine et notre désormais célèbre journée à la gare d'arrivée du haut du funiculaire.

    Cette année, brrrr... pluie et froid nous ont bien embêtés.

    Tant et si bien que le repas du dimanche a eu lieu à la "station intermédiaire" où nous avons gentiment été hébergés par l'AROEVEN de Poitiers qui est propriétaire du chalet "Solitude".

    De vaillants marcheurs sont montés jusqu'en haut pour visiter une fois encore le magnifique bâtiment abandonné par nos élus locaux et profiter du point de vue entre deux nuages.

    L'hiver ? ? ?

    Photo Y. P. prise l'an dernier depuis le "mirador" qui domine la salle du restaurant.

    L'Ours et moi n'étions pas en super forme, n'avons presque pas fait de photos, alors je vous renvoie au blog de Joël qui a fait un très bon compte-rendu. Et pour ceux qui connaissent mon coin, vous y trouverez une vidéo de René Theil.

    Malgré divers petits soucis, on peut dire que tout va bien, et je compte bien revenir régulièrement parmi vous (ça serait dommage que je n'en fasse pas rire certains en vous racontant ma vie, j'aime tant qu'on me dise que je vous amuse).

    J'ai plein de projets en couture et ouvrages divers, et les occupations-distractions ne me manquent pas.

    J'ai aussi un retard fou dans ma lecture des blogs amis. L'Ours a ramoné et nettoyé poêle et cheminée ainsi que leurs nombreux mètres de conduits. Je vais pouvoir reprendre ma vie normale.

     

    L'hiver ? ? ?

    Sorbier de la forêt dans la brume.

     

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    Six mois de neige, c'est bien, mais on a aussi envie de couleurs.

    J'ai enfin vu l'ophtalmo et, munie de ma prescription, j'ai fait faire mes nouvelles lunettes :

    Neige et couleurs

    ("selfies" à plusieurs heures du jour ou de la nuit)

    De quoi égayer les jours les plus tristes, non ?

    J'ai aussi fait de la cuisine :

    Neige et couleurs

    Confiture d'oranges et courge butternut à la poêle le même jour. Voilà pour le orange.

     

    Il y a aussi le blanc. Je vous fais un état des lieux, avec trois photos prises du même endroit il y a quelques heures, devant la maison, en pantoufles :

    Neige et couleurs

    Neige et couleurs

     Et, ci-dessous mon coin favori de mars, avec du violet :

    Neige et couleurs

    Sur le banc de pierre, mon petit matériel : le bol de chicorée, la revue et le crayon pour faire un mot croisé au soleil. D'un côté les crocus bien colorés, de l'autre le chèvrefeuille.

     

    Le grand calme semble-t-il, mais que de distractions :

    Neige et couleurs

    Neige et couleurs

    D'abord, étudier les empreintes dans la neige.

    Puis, assise sur mon banc bien ensoleillé, essayer de photographier les bourdons butineurs :

    Neige et couleurs

    Ils n'ont pas voulu se poser, ils ont préféré aller voir ailleurs. Mais où peuvent-ils trouver des fleurs en cette saison ?

    Enfin, au lieu de me concentrer sur mon mot croisé, faire la causette aux lézards qui n'ont pas très envie de partager la place : ils étaient deux à ma droite, assez calmes, à la condition que je reste assise et que je ne fasse pas de mouvements trop rapides.

    Neige et couleurs

    Neige et couleurs

    Très près de moi, curieux. Je ne sais pas combien de temps vivent les lézards, mais je pense qu'ile me connaissent et qu'ils ont compris que je ne leur veux pas de mal.

     

    Il y en avait un autre à ma gauche :

    Neige et couleurs

    Neige et couleurs

     

    Vous avez vu la peluche rose  à mes côtés ? C'est un gilet que j'adore, chaud et léger. Mais bof! avec mes lunettes. De toutes façons, avec le soleil et la neige, j'avais les lunettes noires. Comme j'avais oublié le chapeau, j'avais posé sur ma tête un sac en tissu, et le bouton me pendait sur le front.

    Neige et couleurs

    Le ridicule ne tue pas, et personne ne m'a vue, à part vous !

     

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    À vrai dire, il n'est tombé que quelques flocons :

    Il a neigé....

    Mais il a neigé des cadeaux (ailleurs, on dirait qu'il est tombé une pluie de cadeaux). Je ne vous montre que le principal.

     

    Isa-Miaou savait que mon vieux bonhomme de neige s'ennuyait tout seul sur son fauteuil :

     

    Il a neigé....

     

    Alors elle lui a apporté des copains :

     

    Il a neigé....

     

    Pendant quelques jours, il y a eu surpopulation de chiffons, et nous avons fait un échange de patchs :

    Il a neigé....

     

    Un log cabin attendait Isa :

     Il a neigé....

    Il y a un petit message personnel au dos, car je l'ai fait pour une occasion particulière.

    Je râle après moi, car j'ai réussi des photos convenables pour montrer l'angle en biais, et celles que je vous présente aujourd'hui sont grisâtres et moches.

     

    Il a aussi neigé des légumes secs. Isa a pensé que ce serait meilleur que des chocolats pour notre santé. Et comme elle a un bon producteur près de chez elle, autant en profiter.

    Il a neigé....

    Du rouge, du noir et deux tons de vert.

     

    Pendant ce temps-là, mes plantes poussent tranquillement :

    Il a neigé....

    Vous ne vous rendez peut-être pas bien compte, mais pour moi, voir ça en février, c'est tout à fait inhabituel.

     

    Et les professionnels qui vivent de l'or blanc (au prix du diamant cette année) se désolent.

     

    Il a neigé....

     

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