• La gourde empotée

     

    La fourmi qui vous écrit est nulle en sport, ne sait pas danser, ni skier, ni pas grand chose. J'aurais pu nager, mais ce n'est pas le plus simple car il faut une piscine.

    Vous savez déjà que  je me coupe, mais je ne vous ai pas encore raconté que je tombe. Chaque fois je me fais peur, car je me sens comme Alice : j'ai l'impression que ma chute est sans fin.

    La gourde empotée

    Image du Net

     

    Nul besoin d'être montagnard pour monter et descendre sans cesse. Avec parfois un accident...

    Le mois dernier, c'était à quatre pattes là :

    La gourde empotée

     

    Il y a 15 ans que je passe ces trois marches qui séparent la maison de la voiture. Pourquoi en ai-je raté une en montant ? L'Ours a cru que je me fracassais la tête contre le muret (moi, je n'ai pas senti, ça n'a pas dû toucher), mais j'ai eu l'impression que je m'étais démoli le poignet. En fait, rien de grave : juste une écorchure au dos de la main, et rien aux genoux ! Seulement un pantalon sali, tant pis, je suis quand même partie comme ça pour "Fils croisés" à Pau.

     

     Le soir, nous avons la mauvaise habitude de manger devant la télévision, qui n'est évidemment pas dans la cuisine. Il faut descendre une belle marche de 23cm, que je pratique depuis 15 ans elle aussi :

    La gourde empotée

    Cette marche est sur la gauche de la photo, et mène à la cuisine. Elles sont comme ça les maisons d'ici. Posées sur la montagne, elles ont fréquemment une marche entre deux parties du rez-de-chaussée. Au XVIIIème,  on ne nivelait pas avant de bétonner une belle dalle bien horizontale.

    Je ne peux pas me refaire le film de la chute, je n'ai rien compris. Mais, au lieu d'aller tout droit, je me suis retrouvée assise par terre, la casserole posée (pas jetée, pas renversée, juste posée un peu violemment) sur ma gauche. Si vous aviez entendu ce bruit d'inox sur le dallage, et le vacarme du couvercle et de la louche, vous seriez arrivé en courant, tout comme l'Ours. Et là, le fou rire m'a prise !!! Je ne m'étais pas fait mal, la soupe était -presque entièrement- sauvée. Il y en avait juste un peu autour de moi et pas mal sur moi, mais nous n'avions pas perdu tout notre repas. Je n'ai pas encore précisé que c'était une soupe de potimarron, bien orange. Pendant que je me passais le visage sous le robinet, que je lavais mes lunettes à grande eau et que je me changeais entièrement de vêtements, l'Ours nettoyait le sol, mais sans allumer le bon éclairage.

    Le lendemain, on a vu ça :

    La gourde empotée

    Et ça :

    La gourde empotée

    Par chance, le potimarron ne tache pas. Il m'a suffi de brosser partout à l'eau savonneuse.

    Le lendemain, nous devions partir tôt, l'Ours allant au labo pour une prise de sang à jeun, en partant à la ville pour quelques achats. Je n'ai donc pas pris le temps de bien me récurer moi-même dans tous les recoins. La honte ! Je me suis rendu compte, après la pause sandwich, que j'avais du orange dans l'ourlet d'une oreille et à la racine des cheveux (qui sont bien blancs) !!!

    J'étais déjà tombée au même endroit, avec une autre casserole dont j'avais aussi sauvé le contenu. Je pense que cette maison est dangereuse, ou qu'elle ne m'aime pas.

     

    Un autre fois, nous faisions du tourisme en Espagne, dans un petit village de montagne. J'ai bien dit tourisme, promenade, pas question de rando ce jour-là. Je portais ma belle montre en argent, cadeau de l'Ours pour notre troisième bébé, et je suis tombée dans le torrent ! Mais, le gras gauche bien dressé vers le ciel, et ma montre n'a pas pris l'eau ! Moi, par contre, j'étais trempée jusqu'à la racine des cheveux, et j'ai dû ôter une partie de mes vêtements. Nous les avons essorés et mis à sécher, je ne pouvais par revenir au village dans cet état.

     

    La gourde empotée

     

    Dans tout ça, je suis assez fière de moi : encombrée de mon corps, mais habile de mes mains, et dotée de certains réflexes parfois bien utiles.

     

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  • Commentaires

    8
    Samedi 12 Décembre 2015 à 17:57

    Un autre jour j'aurai ri et t'aurais dit "Godiche"

    aujourd'hui ...

    pas d'humour.

      • Samedi 12 Décembre 2015 à 23:44

        je viens de comprendre sur ton blog pourquoi tu n'étais pas gaie ce soir.

      • Samedi 12 Décembre 2015 à 18:17

        J'avais pensé aussi à godiche, et à toi, qui utilises ce qualificatif. Mais, comme je ne te connais pas "en vrai", je n'ai pas osé me comparer à toi. J'espère que ton humour reviendra vite.

        Bises des Pyrénées

    7
    Samedi 12 Décembre 2015 à 10:57
    josy15

    peut- être que tu n'es pas assez concentré sur ce que tu fais ! à voir ! bises

    6
    Danielle
    Samedi 12 Décembre 2015 à 10:02

    J'ai beaucoup ri en lisant l'histoire de vos chutes Ce n'est pas sympa je reconnais mais vous avez la façon de les raconter et en plus il y a eu plus de peur que de mal

    Bon courage à vous pour affronter tous les périls de la vie et de votre maison !!!!!!

    Bon week end et merci encore pour tous vos partages dans vos articles

      • Lundi 21 Décembre 2015 à 20:07

        je n'aime pas les "comiques", mais si vous saviez comme je suis heureuse de faire rire, et comme j'aime des commentaires tels que celui-ci. Merci Danielle pour votre fidélité.

      • Vendredi 18 Décembre 2015 à 07:27

        Merci Danielle de ces mots gentils. Je ne sais rien de vous, et  savoir que des "inconnus" me lisent et m'apprécient me fait un plaisir fou : ça vaut le coup d'avoir un blog. Je vous raconterai un jour "moi et l'informatique"...

    5
    Samedi 12 Décembre 2015 à 08:59

    Je crois que nous sommes nombreuses à avoir dans notre histoire perso des chutes ou des maladresses, mais tu as vraiment l'art de raconter les tiennes avec drôlerie, sans te prendre au sérieux... Bises, bon week-end

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