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    Trois cent mille en France, contre sept millions en Allemagne et (1,4 en Pologne et au Royaume-Uni). Un chiffre très bas en France par rapport aux autres pays d'Europe....

    Que sont ces chiffres ? Le nombre de personnes inscrites sur le Registre Greffe de Moelle osseuse de donneurs volontaires en France et en Allemagne. Pourquoi une telle différence ? Le fichier est international, ce qui fait que 75% des greffons utilisés en France viennent d'Allemagne.

    J'avais déjà entendu parler de ce problème à la fin des années 80, car une enfant, la fille d'une collègue, avait besoin d'une greffe de moelle osseuse. Faute de donneur compatible, cette petite fille a perdu la vie.

    Pourquoi pas de donneur compatible ? Parce qu'on a une chance sur un million de personnes inscrites. Même dans les fratries il n'y a que 25% de chances de compatibilité.

    À l'époque, la France ne donnait pas assez de moyens financiers pour tester tous les volontaires.

    Je croyais que cela avait évolué... Mais quand j'ai eu connaissance des chiffres cités plus haut, j'ai été effarée : la France a un énoooorme boulot à faire pour rattraper son retard. En avez-vous entendu parler ? Y a-t-il des campagnes de sensibilisation ?

    La Sapaudia est une association qui œuvre pour faire avancer les choses.

     

     

    300 000 contre 7 000 000

     

    Des bénévoles me montrent leur plaquette.

     

    300 000 contre 7 000 000

     

     Toutes mes photos sont de l'an dernier, mais la même manifestation, nommée "La foulée des Lions", organisée par le Lion's d'Argelès-Gazost a eu lieu samedi dernier, avec courses, animations et repas pour finir cette belle journée de promotion.

     

    300 000 contre 7 000 000

     

    Les petits se sont élancés.

     

    300 000 contre 7 000 000

     

    Les grands attendent le top départ de la marche.

     

     

    300 000 contre 7 000 000

     

    La journée se finissait par un repas préparé sur place, à base de produits locaux.

     

    Pas de fioritures, pas de chichi, le but était de faire connaître cette cause et de trouver des sous.

     

    300 000 contre 7 000 000

     

    Vous avez cliqué sur "La Sapaudia"  ?  Vous savez qu'il suffit de vous inscrire. On a surtout besoin de jeunes, car on ne donne que si on est appelé pour un malade en particulier. Il n'y a pas de stock comme pour le sang. Si vous avez passé l'âge limite, vous pouvez agir : parlez-en et faites-en parler autour de vous. Il faut s'inscrire avant 51 ans, et on peut donner jusqu'à 60 ans.

    Je vous ai convaincu ? Alors inscrivez vous ici.

     

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    Juste un mot pour dire que, malgré certains "on dit", les enseignants ne sont pas des tire au flanc profiteurs. Ils vivent mal leur travail et ont bien besoin de leurs longues vacances pour se remettre en forme.

    Ci-dessous, l'intégralité d'une lettre qui vient d'être envoyée à leur ministre :

     

    Lettre ouverte à Jean-Michel Blanquer,

    Ministre de l’Education Nationale,

     

    Permettez-nous, monsieur le Ministre, en cette rentrée, de vous faire part de notre sidération. Le 5 septembre 2019, vous avez accordé à 80 territoires, considérés comme « fragiles », le label « cité éducative », constatant que « depuis 30 ans, les inégalités de destin avaient progressé en France ». La commune de Lormont, en Gironde, fait partie de ces territoires labellisés. Or, depuis le mois de janvier 2019, les enseignants du lycée Elie Faure, situé sur cette commune et accueillant 47,4% d’enfants issus de professions et catégories sociales défavorisées à la rentrée 2018, déplorent la diminution de leur dotation globale horaire, la suppression de 7,5 postes d’enseignants et l’augmentation des effectifs par classes qui en a découlé.

    Pourtant, d’après la communication ministérielle, ce nouveau label d’excellence « vise à intensifier les prises en charges éducatives des enfants à partir de 3 ans et des jeunes jusqu’à 25 ans avant, pendant, autour et après le cadre scolaire ».

    Vous appelez d’ailleurs à « conforter le rôle de l’école ». Mais comment « renforcer le suivi personnalisé des élèves » ou « encourager l’ambition scolaire » lorsque les effectifs par classe ne cessent d’augmenter ? En 2006, un professeur agrégé de lettres classiques avait en charge 84 élèves. En cette rentrée 2019, ce sont 127 élèves qui lui sont confiés. Comment « favoriser la maîtrise de la langue et lutter contre l’illettrisme » dans de telles conditions ? Les collègues de langues vivantes ou de SES doivent, quant à eux, assurer le suivi de plus de 200 élèves.

    Vous appelez aussi à « mieux diffuser la culture scientifique et technique ». Comment pouvons-nous améliorer les compétences scientifiques de nos élèves lorsque l’effectif en SVT, en sciences de laboratoire ou en sciences physiques ne permet plus l’organisation de travaux pratiques faute de places dans les salles ? Comment enseigner les SNT, Sciences Numériques et Technologie, lorsque pour des groupes de plus de 20 élèves, nous n’avons à disposition que 8 ordinateurs ?

    Vous appelez en outre à « promouvoir l’éducation artistique et culturelle » et à « développer la mobilité et les rencontres ». Or, depuis la création du lycée dans les années 80, les enseignants d’Elie Faure se sont toujours investis dans de nombreux projets en lien avec les structures culturelles du territoire. Ils ont maintenu à bout de bras des options, langues et cultures de l’Antiquité, italien et cinéma, et des sections européennes en anglais et en allemand. Ils ont donné de leur temps et de leur énergie pour proposer des voyages de découverte ou des échanges scolaires à un prix accessible aux familles qu’ils accueillent. Tout cet investissement est mis à mal par les conditions de cette rentrée. Comment pourrions-nous continuer de nous investir bénévolement dans tous ces projets alors que notre charge de travail ne cesse de s’accroître ? Ces options et sections européennes, indispensables sur notre territoire, souffrent aussi de la diminution horaire globale. Comment enseigner l’italien à 34 élèves ? Comment enseigner l’allemand lorsque plus de 20 élèves de première et de terminale, qui ne passent pas le même bac, sont regroupés ? Qui plus est, la nouvelle grille horaire du baccalauréat 2021 a conduit notre proviseur à positionner les heures d’options et de sections européennes sur des horaires d’extrémité. Comment maintenir cette ouverture culturelle dans de telles conditions ?

    Vous appelez enfin à « développer la pratique physique et les activités de bien-être corporel ». Les enseignants d’EPS proposent des activités UNSS tous les mercredis après-midi et participent avec leurs élèves à des championnats académiques et nationaux. Comment pourront-ils maintenir cette proposition alors que des heures de cours sont à présent positionnées sur le mercredi après-midi ?

    Nous sommes donc stupéfaits de constater un tel écart entre les objectifs annoncés par le ministère et la situation effective de notre lycée en cette rentrée. Avant de vous adresser cette lettre, nous avons alerté les services de l’inspection académique. S’ils ont entendu la légitimité de notre demande de moyens supplémentaires, ils ont affirmé ne pas pouvoir soutenir davantage le lycée Elie Faure, car leur « enveloppe est fermée ». En cette rentrée, un complément dérisoire de 9 heures nous a été accordé à destination des « élèves les plus fragiles de terminale ». M. Coux, directeur académique des services de l’éducation nationale, nous précise que le lycée est « à juste titre, un des établissements le mieux soutenu du département ». Mais l’éducation n’est-elle pas nationale ? L’équilibre entre les établissements ne doit-il se lire qu’à l’échelle du département ?

    Pour toutes ces raisons, monsieur le Ministre, nous nous permettons de vous interpeller. Nous ne pouvons croire que vous ne serez vous-même surpris par de telles incohérences et nous ne pouvons douter que vous accorderez à nos élèves des conditions d’apprentissage qui répondent à vos ambitions pour ces « territoires de haute qualité éducative ».

     

    Les enseignants mobilisés du lycée Elie Faure, Lormont

     


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    Hier, j'ai entendu une info dans ma radio. Le ministre de l'agriculture aurait dit que ce serait une folie d'interdire les pesticides dans une zone de 150 mètres autour des habitations, sinon on ne pourrait plus nourrir les français...

    J'ai vérifié sur Internet, et j'ai trouvé cet article de l'Indépendant. Vous pouvez y écouter une partie de l'entrevue avec la journaliste.

    Eh bien, la radio ne mentait pas. Je vous résume : le ministre Didier Guillaume a bien dit que nous produisions actuellement de bons aliments, et que sans les pesticides on artificialiserait les terres et ne produirions plus assez d'aliments !!!!!

    Ah bon ? Je croyais que l'artificialisation c'était l'empoisonnement et le bétonnage !

    N'est-il pas au courant que l'agriculture biologique existe ? Que de plus en plus d'agriculteurs se tournent vers la biodynamie ?

    Ne sait-il pas que les terres trop droguées deviennent stériles et que plus rien n'y pousse sans les fameux pesticides ?

    N'a-t-il pas entendu dire que l'on manque maintenant d'insectes utiles à la vie des champs, que les abeilles meurent pas millions ?

    Je vous montrais ici ce que sont des terres artificialisées.

    C'est pathétique ce qui se passe dans nos pays "civilisés". ON sait que ces produits tuent et ON fait tout pour favoriser leur utilisation.

    Et ON ne cesse de mettre des bâtons dans les roues à ceux qui veulent s'installer en bio, au lieu de les aider et d'inciter tous les agriculteurs à se convertir.

    Et si nous obtenions un référendum d'initiative citoyenne pour l'agriculture biologique, comme pour contester la privatisation d’Aéroports de Paris ? Signons ici.


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