Par la fourmi
En juin 2017, nous avons passé une journée avec (et chez) Marithé et Alain. Je racontais ça ici, il faut aller regarder. Tout est magnifique, il manque juste Noé qui a disparu depuis.
Cette visite est toujours dans ma tête et dans mon jardin. J'en étais revenue chargée de plantes, et plus tard Marithé m'avait envoyé une grosse enveloppe de graines. Évidemment, acclimater des plantes de terrain chaud et sec dans ma montagne fraîche et humide n'est pas évident. Pourtant, j'ai certaines réussites.
J'ai ainsi créé, chez moi, le "coin de Marithé" : sur la droite, un centranthus ruber alba (valériane étant son nom d'usage, plante que l'on voit partout sur les murs dans sa variété rouge ou rose) dont Marithé m'avait donné un petit pied.
À gauche un joli géranium vivace au feuillage pourpre. Il n'est pas énorme, mais son bleu si délicat me ravit. J'avais déjà plusieurs géraniums vivaces bleus, mais je trouve à celui-ci un charme particulier.
Au centre, une magnifique touffe de graminées vertes et blanches. Toute une histoire : en passant dans son jardin, Marithé a vu quelques herbes : elle les a aussitôt arrachées, en même temps qu'un mince ruban bicolore. J'ai ramassé cette "herbe" négligemment jetée, et voilà ! (parfois j'en arrache un peu à mon tour, mais c'est plus facile que pour la bleue que j'avais déjà et dont je n'arrive pas à me débarrasser tant elle est envahissante).
En arrière-plan, vous devinez peut-être, pas encore en fleurs, ce que ma cousine appelle œillets de Dieu, plus connus sous le nom de coquelourdes, mais en vérité lychnis coronaria. J'avais déjà les classiques rouge violacé mais, sachant que j'adore les fleurs blanches, Marithé m'avait envoyé des graines de blanches. Il faut juste que je surveille que les blanches ne disparaissent pas à cause de la vigueur des autres : c'est comme ça chez les plantes, la couleur d'origine est la plus forte et a tendance à regagner du terrain.
Le pied de centranthus a mis plusieurs années pour bien s'acclimater, mais maintenant, c'est parti ! J'ai même, enfin, réussi à en installer dans l’escalier :
Cinq ans d'efforts pour obtenir un échantillon de ce qui se fait tout seul ailleurs ! Et pourtant, il en pousse des choses dans mon escalier, des semis spontanés qui m'occupent tout l'été car je dois sans cesse arracher tout ce qui traîne.
Là, par exemple, il y a : pavot des Pyrénées (meconopsis cambrica), angélique, digitale jaune (digitalis lutea), muguet, lupin (que d'autres m'envient)
Voili, voilou, c'étaient les dernières nouvelles de mon jardin à la montagne.
J'espère que vous supportez bien la canicule et souhaite que le temps redevienne normal.
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