Par la fourmi
Il est trop petit ce jardin, se dit le rouge-gorge ces jours-ci.
Le pauvre, il n'a que quelques m2 d'un côté de la maison, pareil de l'autre :
Il teste la neige : trop froid, rien à becqueter :
On pense que, désespéré, il nous demande de l'aide :
Puisque les humains ne veulent rien faire pour lui (à part les miettes de ce côté, et les boules de graisse de l'autre ), il n'a plus qu'à surveiller l'avancement de la fonte de la neige depuis le seringat :
J'apprécie qu'il préfère se régaler d'autre chose que de jeunes pousses. Sinon, il dévorerait les bébés feuilles de chèvrefeuille, ou les magnifiques boutons de lilas où on voit la couleur des fleurs déjà formées.
Nous étions dans la véranda, mais le rouge-gorge familier n'a pas usurpé son nom : il aime bien être au jardin près de nous.
Une fois, il était entre les pieds de l'Ours qui sarclait un bout de terre: c'est le meilleur moment pour avoir sans peine plein de beaux vers.
Je me souviens l'avoir vu sur les piquets de mes cordes à linge pendant que j'étendais ma lessive. Pas cette année, trop de neige. Pourtant, parfois, je peux commencer en mars.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog



