Par la fourmi
Je n'ai jamais de ma vie autant regardé la télé, jamais vu autant de films.
Ces derniers jours, j'ai revu avec un plaisir renouvelé Marius et Jeannette, ce très beau film de Robert Guédiguian avec Ariane Ascaride et Gérard Meylan. Malgré les drames et les soucis, les héros de ce film sont vivants et avancent dans la vie. C'est touchant, mais sans pathos inutile, plein de joie et d'espoir. Vous pourrez le voir sur Youtube (je ne le trouve pas sur le site de France 3)
J'ai également beaucoup apprécié "Les sandales blanches" avec Amel Bent. Si tout fonctionne, vous pouvez le voir en cliquant ici jusqu'au 24 février.
C'est l'histoire vraie de Malika Bellaribi nommée "La diva des banlieues".
Comment une petite fille d'algériens récemment débarqués en France, qui aurait dû être invalide est devenue chanteuse d'opéra. D'ailleurs c'est elle qui chante dans le téléfilm.
Ces deux réalisations, film ou téléfilm, sont pleins de force et de tendresse, et ça fait du bien.
Dans un tout autre style, nous avons regardé, hier soir sur la 2, le premier épisode des "petits meurtres d’Agatha Christie" années 70. Les morts n'ont aucune importance, ils n'étaient pas sympathiques, mais les héros et les décors... sont hilarants. Nous qui étions jeunes en ce temps-là, et avons porté les mêmes vêtements et chaussures que les héros, nous avons ri comme des fous.
Je regrette que nous n’ayons pas fait de photos de nos fringues de cette époque : je vous aurais monté mon manteau court en fausse fourrure rouge (comme on fait des coussins maintenant) et mes bottes vernies blanches à semelles épaisses et gros talons. Et le costume en velours marron rouille de l'Ours avec sa superbe cravate écossaise aux carreaux en diagonale. Et ses débardeurs multicolores en laine qu'il portait sue ses chemises à grands cols. Et ma jupe longue en jean brodée. Et ma petite robe orange et vert pomme aux dessins psychédéliques... J'ai beau être conservatrice, je n'ai rien gardé car, une fois démodé, je trouvais ça tellement ridicule que j'ai tout jeté.
Mes bottes blanche n'avaient pas cette allure
Cette série est également intéressante pour l'étude de ces années-là. On voit l'arrivée des femmes dans une administration masculine, et le désappointement de ces messieurs se retrouvant sous l'autorité d'une femme. Et pour avoir vu le comportement des hommes vingt ans plus tard dans une autre administration, j'ai constaté qu'ils avaient du mal à s'en remettre !
Aujourd'hui, je pars à la ville : manif et magasins de tissus ! ! ! C'est la fête ! Depuis le temps que je ne suis pas sortie... J'ai envie de me faire une robe d'hiver, marre de mes caleçons en polaire.
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