Par la fourmi
La visite de ce château m'a plongée dans un autre monde. Plus j'y pense, plus je me dis qu'il faut que j'y revienne.
La visite commence par deux salles où l'on peut revenir librement après la fin de la visite guidée. Je regrette de ne pas avoir ramené plus de photos : c'était des expositions de tapisseries de Jean Lurçat que j'ai toujours beaucoup aimé, et de Dom Robert dont j'ignorais totalement l'existence.
Un enchantement toutes ces tapisseries !
Jean Lurçat pour les quatre premières :
Cette première tapisserie reprend les paroles d'Eluard, le poème "Liberté". Les paragraphes sont éparpillés sur l’œuvre. Voici le détail du centre :
Et le monde merveilleux de Dom Robert :
Je reviens aux "vieilleries" du château. Les propriétaires ont collecté plein d'outils de la vie quotidienne d'autrefois.
J'ai trouvé cette sorte de très vieux saladier troué vraiment remarquable : cela servait à séparer la crème du lait (j'ai oublié comment, mais l'objet est très beau).
Je retombe brutalement du petit nuage qui me ramenait dans mon voyage : je suis obligée de pousser un coup de gueule, ou un cri de colère, ou encore un hurlement de désespoir en apprenant qu'un sinistre personnage raciste, fasciste, sexiste, et plusieurs fois condamné par la justice pour ces raisons, ose se présenter aux présidentielles de 2022. Il paraît qu'il a déjà plusieurs centaines de soutiens et il dit qu'il aura ses 500. C'est affligeant. Je n'avais pas encore parlé de lui, mais j'en veux à la presse entière qui n'a cessé de faire sa promo pendant des mois. J'avais appris, en technique de vente, qu'il ne faut jamais citer le nom de ses concurrents. Tous ces journalistes n'ont fait que dire son nom et l'ont ainsi bien popularisé.
Il a annoncé sa candidature le jour où on "panthéonisait" Joséphine Baker, femme, noire et résistante. Elle faisait du bien autour d'elle : elle n'avait pas comme profession "polémiste".
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