• Sacré week-end !

     

    Je vais vous faire vivre un de nos souvenirs qui nous fait encore rire des années plus tard.

    Une fin de semaine complètement folle

    Nous habitions déjà dans notre montagne, mais nous avions laissé derrière nous, à 300 km, des tas de cartons pleins de livres, vaisselle, tissus ou autres trucs hétéroclites que nous souhaitions ( je souhaitais ) garder. Il fallait bien en finir, alors nous nous décidâmes enfin à tout transporter ici.

    D'autre part, notre gendre venait de récupérer le vieux Combi VW de ses parents, un pur produit des années 70 orange pas vraiment discret. Il avait fait changer le moteur par un garagiste pas tout à fait mécanicien. Notre gendre voulait que cette antiquité (que nous aimons tous beaucoup) ait une nouvelle vie à la montagne. La famille est grande, et nous pourrions balader tous nos petits enfants dans un seul véhicule.

     

    Nous voilà donc avec l"antiquité "peace and love" à faire des navettes entre la Ville et la montagne. Super sympa. Les amateurs nous disent bonjour, on est haut perchés et on apprécie de voir le paysage différemment, j'ai beaucoup de place, je suis bien installée pour tricoter en roulant, bref, tout serait parfait....si le côté mécanique ne nous souciait pas. 60km à l'heure dans les côtes, c'est pas terrible.

    Nous allons montrer la chose à notre mécanicien :

    Sacré week-end !

     

    Il nous prévient qu'une courroie risque "péter", mais n'arrive pas à en trouver une neuve de la bonne dimension.

     

    A la ville, le deuxième jour, au démarrage, on entend un drôle de bruit : la fameuse courroie a violemment rendu l'âme. Par chance, pas trop loin du garage qui avait changé le moteur. Il nous prête son fourgon blanc pour que nous puissions continuer notre déménagement.

    Fourgon de garagiste : bien moche, qui empeste la vieille graisse, plein de cordages et cochonneries diverses. Nous faisons un voyage, et au retour, les vitesses passent de moins en moins bien. La 4ème ne passe plus, puis la 3ème. Nous finissons en seconde, et arrivons péniblement à bon port.

    Nous rendons cette poubelle à son propriétaire et récupérons avec joie notre vieille mais fidèle 309.

    Le vendredi 31 octobre (la date a son importance, car le lendemain 1er novembre était férié, et le surlendemain un dimanche), nous allons faire un tour dans le Médoc, et vers 18 heures, en traversant une forêt, un grand bruit nous fait très peur : le pot d'échappement vient de tomber sur la route. L'Ours ne peut rien faire, alors nous nous traînons péniblement à la vitesse du pas d'un homme jusqu'à un centre commercial où nous savons qu'il y a une station-services. Pas de pot (d'échappement ) neuf en stock, veille de fête, avant-veille de dimanche, nous n'allions pas rester trois jours bloqués ! Un gentil mécanicien compatissant monte la voiture sur le pont, enlève le silencieux, et nous amarre le pot sous la voiture avec un bon vieux fil de fer.

    Le samedi 1er novembre, nous reprenons la route pour rentrer chez nous et profiter de nos montagnes, en craignant juste de rencontrer la maréchaussée à cause du bricolage à notre voiture.

    Notre stress se calmait, nous retrouvions notre sérénité après ces allers et retours fatigants et les péripéties mécaniques.Tout se passait bien, nous étions contents d''être débarrassés des fourgons poussifs, quand, tout à coup, au détour d'un virage, dans les gorges, à quinze kilomètres de l'arrivée : un gendarme !!! Un gendarme à cet endroit-là, juste pour constater que notre silencieux n'était dans une situation réglementaire ?

    Rien à voir avec nous. Des rochers étaient tombés sur la route !!! Et quels rochers : gros comme des voitures.

    Le 1er novembre dernier, 1.500 m3 de rochers se décrochent avant de s'effondrer sur la route. Photo DDM, P. L. - DDM

                                                                                                        Photo DDM

     

    NOOOOON ! si près du but ! Impossible de rentrer chez nous, car il avait déjà neigé sur les hauteurs et le col était fermé jusqu'au printemps prochain.

    Et là, le fou rire nous a pris ! Comment accumuler tant d'ennuis en si peu de jours ? Après avoir ri un bon coup, nous nous sommes demandés quoi faire :

    - repartir à 300 km dans la famille ?

    - dormir sur place en attendant (impossible, ça)

    - redescendre dans la vallée et trouver un hôtel ?

    La Bigorre a des ressources : elle avait envoyé dans le Médoc un super chouette instituteur et son épouse avec qui nous avons sympathisé quand nous demeurions dans cette région. Vacances obligent, ils étaient là, tout près de notre route obstruée. Ils nous ont hébergés quelques heures (en nous faisant profiter de leur dessert ).

    Nous avons appelé les gendarmeries sises aux deux bouts des gorges : elles n'avaient aucune info. Nous avons réussi à joindre Bison futé. Lui, il annonçait le problème. Au bout de quelques heures, Bison futé ne parlait plus de nous, alors nous avons tenté de passer : Yes ! La route était dégagée !

     

    Je vous précise que, pour loger tout ce bric à brac, nous avions loué à la mairie un local qui se trouvait là, au rez de chaussée  de cet immeuble :

    Sacré week-end !

     

    et après notre fameuse crue du 18 juin 2013, nous avons retrouvé nos affaires dans cet état :

    Sacré week-end !

    Tout ça pour ça !

     

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  • Commentaires

    6
    Mardi 26 Août 2014 à 13:48

    OH LA LA, drôlissime ! Merci pour le récit, et la photo impressionnante des rochers ...

    5
    Vendredi 22 Août 2014 à 21:26

    Moi qui écrit des romans, parfois je vis des choses, et les gens me disent "tu devrais en faire un roman" et je réponds toujours "impossible on me dirait que ce n'est pas crédible". Et bien, chère amie, toi aussi tu vis du pas crédible sarcastic Et c'est ça qui fait les meilleurs souvenirs.

    4
    Vendredi 22 Août 2014 à 14:42

    génial le combi vw.. ça coûte une fortune aujourd'hui un truc comme ça. 

    3
    Vendredi 22 Août 2014 à 11:11

    Eh oui, que faire sinon en rire... et j'ai bien ri (mais je compatis quand même wink2)

    2
    Jeanne-Marie
    Vendredi 22 Août 2014 à 10:13

    Un récit qui nous tient en haleine... Que de péripéties !

    Il y a des jours où il vaudrait mieux rester couchés...

    Bon week-end

    1
    Vendredi 22 Août 2014 à 00:34
    MiaouIsa

    J'adore  quand tu racontes, meme quand je connais l'histoire :)

    Bizavous

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