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    En ce weekend de rendez-vous aux jardins, l'Ours était embauché comme bénévole sur le trail de Gavarnie et je ne pouvais pas compter sur lui pour m'accompagner. J'ai eu la chance de pouvoir entraîner une copine avec moi, jusque dans le département voisin des Pyrénées-Atlantiques, qui fait partie de Nouvelle-Aquitaine alors que les Hautes-Pyrénées sont en Occitanie. Encore une fois, je conteste ce drôle de découpage de la France, alors que Béarn et Bigorre sont cousins germains, ont beaucoup de ressemblances et quasiment le même "patois".

    Cette année donc, direction les environs de Pau. J'avais gribouillé une vague liste de ce qui pourrait nous intéresser, et nous avons trié au fur et à mesure. J'ai fait très peu de photos, trop occupée à ressentir, regarder et écouter.

    Nous avons commencé par Pau, où un jardin japonais est ouvert toute l'année au public : le jardin de Kofu. Une animation prévue avait dû être annulée, alors nous avons juste fait un petit tour. Il est très joli, très bien étudié et soigné, mais le jardin japonais n'est pas mon idéal. je passerai tout de même le revoir à plusieurs saisons.

    Nous avons ensuite découvert l'immense, vraiment immense. parc du Château de Pau. Je ne m'étais jamais aperçue qu'il existait. Je croyais le château cerné par les constructions. Les jardiniers y font de très belles choses : j'ai trouvé l'endroit pour mes prochaines pauses-sandwich quand j'irai à la ville.

     

    Mes jardins dhier

     

    Le Château vu du parc. Nous avons aimé les différents jardins, et les beaux arbres. Quelle chance ont les palois de pouvoir se balader librement dans ce si beau jardin public ! C'était le matin, le ciel avait du mal à se dégager.

     

    Après Pau, direction la campagne, où j'avais sélectionné une liste de châteaux, mais nous ne pouvions pas tous les faire : Laàs, Cabidos, Mascaras, Orion, Momas (où je suis déjà allée plusieurs fois). Nous avons opté pour Morlanne, d'autant plus connu que Jan de Nadau a fait une chanson sur le village, et il y donnera un concert le 10 août. Continuez en musique...

     

     

     Le château de Morlanne, très joli, est construit sur une motte féodale entourée de deux douves. On peut y voir ça maintenant :

     

    Mes jardins des Rendez-vous

     

     

    Mes jardins d'hier

     

    Le château, actuellement en travaux, est édifié autour d'une cour centrale et les détails sont très intéressants à regarder.

     

    Mes jardins d'hier

     

    Le parc est mi-cultivé, mi-nature avec même une aire de pique-nique. De superbes animaux de compagnie gardent le jardin de buis.

    Mes jardins d'hier

    Mes jardins d'hier

     

    Le village, vu du château, est joli comme un décor de théâtre :

     

    Mes jardins d'hier

     

    J'ai admiré cet énorme "je ne sais pas quoi" aux fleurs bleu clair, très visiblement une solanacée :

     

    Mes jardins d'hier

     

    Mes jardins d'hier

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    (Morelle faux jasmin, solanum jasminoides ?)

     

    Et nous avons fini par le jardin que nous avons élu "chouchou du jour" et où nous avons envie de revenir assez vite : le Conservatoire des Légumes Anciens du Béarn, CLAB64 à Assat, tout près de Pau. Une oasis créée et gérée par une association d'amoureux des plantes potagères, alimentaires, aromatiques, médicinales et de sorcières.

    Il y a une extraordinaire collection de plants de tomates, et faudra aller les voir quand elles mûriront.

     

    Mes jardins des Rendez-vous

    Celle-là pousserait peut-être chez moi.

     

    Mes jardins d'hier

     

    Les pommiers valent aussi le déplacement, et nous avons appris des trucs à savoir quant on achète un arbre greffé. Il nous a été confirmé qu'il faut acheter ses arbres fruitiers (quand on est de la région) au conservatoire végétal régional d'Aquitaine de Montesquieu. Il faut y aller en automne pour admirer les récoltes-collections de courges et de pommes (24 et 25 novembre en 2018).

     

     

    Mes jardins d'hier

    Là-aussi des animaux sont gardiens. Ils sont l’œuvre de Christina Nick, artiste originaire de Colombie Britannique, mais vivant dans les environs, à Serre-Morlaàs. J'ai envie, depuis très longtemps, d'une grosse bête dans mon jardin. Je vais voir combien se vendent celles-ci : j'aimerais bien un oiseau, ou une fouine.

     

    J'ai ramené quelques godets, on ne se refait pas... Mais j'attends un moment sans pluie pour aller les mettre en terre.

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    Oh que voilà un gros mensonge ! Je fulmine chaque fois que j'entends parler de ça.

    Oser traiter les AGRO carburants de BIO carburants ! ! !

    Les agro carburants ne sont pas de l'énergie fossile, mais ils sont produits grâce à des cultures intensives bourrées de pesticides, et n'ont rien de biologique.

    Et pendant qu'on cultive pour mettre dans nos moteurs, en empoisonnant bien la terre, on ne produit pas de nourriture.

    Les aliments, eux, parcourent des milliers de kilomètres avant d'arriver dans nos cuisines. Voir ici quelques exemples de transports inutiles. Je parlais déjà ici des transports inutiles et des grands travaux tout aussi inutiles que cela entraîne.

    Je viens de lire le petit livre qui n'est pas un livre (disent les auteurs) "Nous voulons des coquelicots" de Fabrice Nicolino et François Veillerette. J'en ai déjà parlé, mais je n'avais pas tout lu. Merci Aline de me l'avoir offert. Cette lecture a attisé ou ravivé ma colère. C'est effarant. La collusion entre tous les gouvernants et tous les organismes de surveillance, l'INRA, la FNSEA, le SPV (service de protection des végétaux) et tous ceux qui -paraît-il- œuvrent pour notre santé et celle de la terre. Le nombre de groupes de travail, de conférences, de colloques coûteux pour rien ! Et le Grenelle de l'environnement, et la COP21, et le Écophyto.... Que du blabla qui ne mène à rien. Les lobbyistes des pesticides font remarquablement leur travail !

    Ne serait-ce point les mêmes qui font tout pour mettre hors-la-loi purins d'orties et de consoude ? (plantes comestibles)

    Si j'essaie de vous citer quelques exemples, ça fera aussi long que le livre (120 pages).

    Juste un : il a fallu presque 30 ans pour voir disparaître le Chlordécone qui a pourri le sol des Antilles pour des centaines d'années, et qui fait que les Antillais détiennent le record mondial de cancers de la prostate, ainsi que des formes atypiques de maladie de Parkinson. 1963 : une étude montre qu'il est très toxique. 1975, des employés d'une des usines sont malades. 1976 : Chlordécone interdit aux USA. 1977-1979 : un rapport français alerte sur la dangerosité. 1981 : nouvelle autorisation de mise sur le marché en France. 1990 : interdiction du chlordécone, mais dérogation de deux ans pour écouler les stocks. Pourtant, une commande de 1 560 tonnes est passée à une entreprise de Béziers. Mars 1992 : un an de plus de dérogation. Mars 1993 : nouvelle dérogation pour écouler les stocks (encore !). 2003 : saisie de 9,5 tonnes à la Martinique.

    Et puis un autre : "Nous sommes satisfaits, car nous avons obtenu l'assurance [...] d'un plan de réduction de l'utilisation des pesticides sans calendrier" annoncé par Pascal Férey, vice président de la FNSEA le 25 octobre 2007. On va réduire de 50% l'usage des pesticides "si c'est possible". Et cela n'a pas été possible, car entre 2007 et 2017 il a augmenté de 20%.

    La désinformation galope en faisant plus de tapage que l'information.

    Et le principe de précaution ?

    Et les abeilles, elles ont fait semblant de mourir ?

    Pourtant, il n'y a pas de pesticides, mais seulement des produits phytopharmaceutiques. C'est plus joli de les appeler comme ça.

    J'ai un rosier qui attire les pucerons verts : je les écrase un peu à la main (avec un gant de jardinage). J'ai de drôles de petits vers sur quelques orties : je les laisse vivre. Mes boules de neige ont plein de petits pucerons noirs : c'est la vie ! Si les jardiniers amateurs ne peuvent pas supporter la moindre nuisance, il ne faut pas s'étonner des dérives de l'agriculture.

    Maintenant que j'ai bien râlé, encore une fois, je vais me replonger dans mes photos de voyages, et on va repartir pour un tour de France (je crois qu'il me reste un peu de Corse, le Nord et Marseille).

    Je vous souhaite un bon dimanche


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    On va sortir

     

    Ce weekend qui arrive, c'est le traditionnel Rendez-vous aux jardins, dans toute le France. Bon courage avec le site du ministère de la culture qui est encore perfectible. Mais prenez la peine de chercher, il y a certainement des merveilles à visiter dans les environs de chez vous.

     

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    On va sortir

     

    Du 25 juillet au 6 août, le festival de Gavarnie revient avec Don Quichotte. Hé les copinettes, c'est le moment de venir me voir dans les Pyrénées. Normalement il ne neigera pas et ce spectacle est toujours magnifique. Je vous rappelle qu'il se passe dans le cirque.

     

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    On va sortir

     

    Les 10 et 11 août aura lieu la première fête médiévale au château fort, appelé Château Sainte Marie, d'Esterre. Esterre est un petit village Jouxtant Luz-Saint-Sauveur en montant vers le Tourmalet.

    Le château, après une longue période d'indivision familiale et d'abandon, a été racheté par la commune. L'idée a donc germé de faire revivre ce lieu magnifique.

    Notre photo est prise de très loin, depuis la montagne. on ne voit pas que le château est accessible à pied par deux villages sis de chaque côté : Esterre et Esquièze-Sère.

     

     

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    Et dans mon village ? Nous sommes étape du Tour de France le 20 juillet, mais rien n'a encore filtré des réjouissances prévues, pas d’appel à la population, pas de rétrospective historique, calme plat.... Il y a quelques années, j'avais suggéré à une conseillère municipale (en charge de l'animation) de faire une reconstitution de Madame de Maintenon accompagnant le petit Duc du Maine (un des enfants de Louis XIV) venant prendre les eaux chez nous. Elle m'a répondu que c'était trop de travail et que les gens d'ici ne veulent rien faire... Moi qui aurais été si contente de faire de beaux costumes !

     

     

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    Eh oui, je suis revenue des calanques, mais j'aurais bien prolongé mon séjour.

    Je vous fais un article fourre-tout, car j'ai quelque chose à vous demander.

    Nous sommes partis d'ici en laissant montagne à 6° et jardin sous une pluie abondante et persistante, avec le chauffage dans la maison (nous l'avons éteint juste parce que nous partions) et quelques heures de route plus tard, c'était l'été au bord de la Méditerranée.

     

    Je suis revenue

     

    Je n'en dis pas plus, mais je vous en reparlerai peut-être plus tard.

     

    Nous sommes rentrés chez nous, très surpris de trouver, là aussi, l'été. Le jardin a pousséééé !!! Nous avions l'herbe jusqu'aux genoux. Vous croyez que je devrais désherber ? Par endroits, il y a des plantes que je suis seule à voir.

    Je suis revenue

     

    Pas mal de trucs étaient en fleurs, le reste prêt à s'épanouir.

     

    Je suis revenue

     

    Je suis revenue

    Je trouve que les fleurs qui devraient donner des coings sont très jolies, mais comme nous avons essuyé plusieurs gros orages, je crains que ça ne donne rien.

     

    Je suis revenue

     

    Avant que l'Ours-Attilla ne sorte la tondeuse, j'ai ramassé des pâquerettes pour les mettre dans un cake. Mais voilà, j'ai un souci. Avant, je faisais certains gâteaux sans regarder la recette, tellement j'avais l'habitude. Depuis que j'ai un nouveau four, à chaleur tournante (que je ne peux pas neutraliser), rien n'est plus comme je veux. Les quatre quarts se décomposent en strates, et les clafoutis sont bizarres. Y a-t-il un truc que je ne connais pas ? À l'aide !

     

    Pour garnir notre morceau de terre terre dénudée à la place des racines du défunt tilleul, j'ai semé des tas de graines, et je me suis empressée d'oublier ce que c'était. Alors, je joue aux devinettes : c'est quoi ces petites fougères ? c'est quoi ce qui ressemble à du basilic pourpre (mais qui n'est pas du basilic). Je crois reconnaître des cosmos et des coquelicots. Mystère et boule de gomme pour le reste. Qui vivra verra...

     

    Je suis revenue

     

     

     

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    Plein la tête...

    J'ai toujours voté, depuis que j'ai 21 ans car, "de mon temps" on n'était pas majeur à 18 ans.

    Parfois, je doute. Je me demande jusqu’au dernier moment quel bulletin choisir. Il m'est arrivé deux fois de voter contre mes idées et je l'ai regretté pendant cinq ans...

    Pour ces européennes, comment trier parmi les 34 listes en présence ?

    Voter pour mes idées politiques, et penser que nous ne serons pas assez nombreux pour faire un groupe "visible" ?

    Voter écologiste car je pense qu'il faut sauver la planète avant tout, l'homme n'aura aucune chance de survie si on continue comme ça.

    Où est le bon vote écolo ? Ils ne sont même pas capables de s'entendre entre eux. Dans les deux listes il y a des gens que j'estime : laquelle choisir ?

    Plouf plouf Ams tram gram pic et pic et colegram, bourre et bourre et rataplam, ams tram gram pic dam ! Je ne peux même pas faire ça car je n'ai pas reçu tous les bulletins. J'ai encore ce soir pour réfléchir.

    Demain matin dès 8h nous votons. Puis nous rejoignons les copains-copines de rando de l'Ours et...direction les Calanques de Marseille-Cassis pour une petite semaine.

    Un peu de chaleur nous fera du bien car, même si il a fait beau jusqu'à jeudi, il faisait frisquet (6° le matin). Et depuis 36 heures, déluge non-stop.

     


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