• Pensées et tête en vrac

     

     

    Comment avoir les idées claires ces jours-ci ?

    Surtout si on écoute ou lit les pensées qui circulent dans tous les sens.

    Je ne suis pas une grande penseuse-philosophe-érudite, je grappille par-ci, par-là, et je ne sais plus où j'en suis.

    Hier soir, j'ai abandonné "ce soir (ou jamais!)" avant la fin tant je m'emmêlais dans toutes ces réflexions, que je trouvais justes.....

    Les partisans de la liberté, opposés aux extrémistes voudraient le rétablissement de la peine de mort : contradictoire, non ?

    Il était question d'interdire au FN de participer au rassemblement prévu dimanche : au nom de quoi ?

    Ceux qu'on traite de barbares sont souvent nés en France, ont pu aller à l'école de la République, et sont devenus...ce qu'ils ont pu.

    Je suis née sans religion, mes parents disaient que je choisirais plus tard. Ce que j'ai toujours trouvé impossible sans éducation religieuse. Pendant longtemps j'ai été très tolérante. Au fil des années, j'ai changé.

    J'ai entendu parler des "Guerres de religion", des Cathares, de l'Inquisition, de la guerre en Irlande, de beaucoup trop de ces horreurs commises aux noms des Dieux. Et j'en conclus que les religions sont néfastes pour l'humanité.

    L'ex URSS avait tenté d'étouffer la religion : impossible. Dès l'éclatement du bloc communiste, la religion qui avait couvé est revenue en force.

    Pourquoi une si grande partie de l'humanité a-t-elle besoin de croire en "quelque chose" qui ne se voit pas ? Et qui ne se prouve que par la volonté d'y croire ?

    Pourquoi les femmes n'y ont, en général, pas la même place que les hommes ?

    Pourquoi tant de croyants pratiquants sont-ils aussi peu tolérants ? Je vais vous raconter comment, aux environs de 10 ans, je me suis fâchée toute seule contre la religion catholique.

    J'habitais une maison située entre l'église et le presbytère. On m'avait appris à dire "Bonjour ma sœur" et bonjour M. le curé" chaque fois que je croisais l'un d'eux. Quand je rentrais à la maison, je sonnais à la porte, et maman me lançait la clé par la fenêtre du premier étage. Un jour, une religieuse (celles aux grandes cornettes blanches ) s'avisa de me questionner. Quand elle eut compris que je n'étais même pas baptisée, elle ne m'a plus dit bonjour. Etais-je le Diable ? C'est ce que j'ai pensé qu'elle ressentait.

    Près de chez mes grands parents, un enfant de deux ans était mort, et le curé a refusé les obsèques religieuses au prétexte qu'il n'était pas baptisé. Du haut de mes 10 ans, je fus très choquée. Si le passage par l'église est utile pour une mort "heureuse", pourquoi refuser cela à un petit qui n'a rien choisi ?

    Bien sûr, j'ai rencontré des croyants pratiquants ouverts et généreux, qui m'ont acceptée telle que j'étais. N'auraient-ils pas été aussi bons sans leur religion ?

    Récemment, je suis tombée sur un livre de Franz-Olivier Giesbert "Dieu, ma mère et moi". Il explique comment sa mère considérait que Dieu était le créateur, présent en toute chose, mais surtout pas le méchant vieux qu'il faut craindre. Ce personnage menaçant présent dans la plupart des religions me semble avoir été inventé par quelques hommes pour en asservir d'autres.

    En France, on a séparé l'Eglise et l'Etat. Tant mieux. J'ai peur quand je vois des religieux (extrémistes) prendre la tête de certains pays. J'ai été inquiète quand on a failli inscrire des racines chrétiennes dans la constitution européenne.

     

    En vrac, comme dans ma tête, voilà quelques endroits où j'ai pêché quelques réflexions :

     

    Dilhal Sul qui est rédigé par plusieurs personnes qui n'ont pas peur de dire des choses qui fâchent.

    My name is Jones, où les commentaires continuent les articles

    et divers débats sur les TV ou les radios.

    Je vous fais parvenir mes élucubrations avant le début de "On n'est pas couché". Je ne regarderai pas en entier, car ça finira trop tard. J'espère seulement voir quelques dessins (j'ai vu que Philippe Geluck sera présent ), histoire de me rassurer pour l'avenir.

    Et bientôt je vous reparle de futilités....à moins que je ne me lance dans des broderies ou tricots noirs et blancs. Pas pour Noël, mais pour Charlie.

    Je ne sais pas ce que nous ferons des événements de cette semaine...

    Tout le monde est secoué.

    À bientôt pour du plus gai, plus ordonné et construit.

     


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  • Commentaires

    9
    Mercredi 14 Janvier 2015 à 10:57

    La foi n'est pas affaire de religion! Dommage que tu sois loin! J'essaierais de raconter une belle histoire vraie qui peut-être t'encouragera à aller un peu plus loin et d'autres choses encore à te dire si tu veux bien me faire confiance! Sois en paix et continue ta route! Bise de jour! money

    8
    Mardi 13 Janvier 2015 à 23:05

    Bonsoir petite fourmi des montagnes,


     J'ai lu attentivement cette page et la précédente lors de leur parution et j'ai bien aimé ce que tu écris mais peu de temps pour écrire.


    Je pense que dans toutes ces affaires dieu n'est qu'un prétexte ( c'est volontairement que je n'ai pas mis de majuscule à "dieu"). Ces gens sont des assoiffés de pouvoirs, des barbares qui ne pensent qu'à soumettre les autres.


    J'ai moi aussi rencontré des croyants-pratiquants-moralisateurs qui faisait le mal sans crainte : "tant pis, j'irai à confesse !" et des athées qui vivent de façon généreuse et très morale. L'inverse aussi.


    Et je me dis que si dieu existait, il ne permettrait pas de telles abominations. Ne dit-on pas "le bon dieu" ?


    Allez, je te souhaite une bonne nuit.


    Bises amicales.


    Cricri

    7
    Lundi 12 Janvier 2015 à 18:11
    CathyRose

    Et bien moi croyante et j'y resterai ! Mais je ne comprends pas qu'on puisse tuer au nom d'un Dieu, quelqu'il soit puisque dans notre histoire à nous français, c'est aussi arrivé ... Mais je suis croyante ... jusqu'à un certain point quand même !
    Belle fin de journée, bisous !
    Cathy

    6
    Lundi 12 Janvier 2015 à 14:29

    Bonjour.

    Le titre de ce billet "comment avoir les idées claires?" dit tout.

    Il faut, à mon avis, se garder de vouloir à chaud se donner des explications de toute cette barbarie. En ce moment, on lit plein de choses pour expliquer la dérive criminelle d'individus.  On parle d'exclusion, de banlieues.. etc.  Je crois que les actes d'une personne à un moment donné sont l'aboutissement d'un processus très long et complexe.  

    Comme la théorie du battement d'aile du papillon. 

     

    Alors, surtout, ne pas trop penser à chaud. 

    5
    Lundi 12 Janvier 2015 à 12:36

    Je ne suis plus croyante depuis longtemps .

    Ce que tu racontes je l'ai vécu , cela m'a marqué a vie...  je n'en dirais pas plus. 

    Merci à toi pour ce billet .

    Bizz

     

    4
    Lundi 12 Janvier 2015 à 10:00

    Bonjour Fourmi,

    Pour répondre à ta question, c'est de  l'ail des ours ou ail sauvage, très parfumée,  qui pousse dès la fin de l'hiver dans notre jardin.

    Pensées amicales.

    3
    Dimanche 11 Janvier 2015 à 19:35

    Un jour de 1996 j'ai rencontré un évêque qui avait fait toute sa carrière au Vatican. Les gens  n'osent pas lui parler tant il était un "grand gens".

    Moi "peste" je vis selon l'idée qu'une vie = une vie. Donc il n'était ni + ni - que moi.

    Je lui ai donc parlé. Et j'ai découvert un truc sidérant. Il était sans idée. Il récitait des morceaux de la bible par coeur, mais il était incapable de dire "je pense", c'était toujours, il est écrit.

    Il m'a trouvée "exotique". Je l'ai rassurée je lui ai dit n'être pas contagieuse.

    Aujourd'hui voilà ce que je sais : Ce que tu fais = ce que tu ne sais pas faire. Comme j'aime à dire, seul le prof redouble 40 fois.

    Ce Monseigneur avait appris par coeur des phrases toutes faites mais jamais il n'avait été ce qu'il récite.

    Quand je lui ai dit : Est-ce que vous croyez en Dieu ? Il m'a répondu "bien sur que j'y crois". Alors j'ai souris et je lui ai expliqué ceci :

    Si je demande à mon voisin : où est Anton et qu'il me répond "je crois qu'il est chez Jacques" cela veut dire qu'il émet l'hypothèse qu'il est chez Jacques mais si je lui dis "ah je le vois dans le champs des chèvres", il va dire ok. Croire = émettre l'hypothèse que.

    Savoir est autre chose.

    Les religions font des croyants, des gens qui apprennent par coeur. Et c'est pour ça que quand arrive un drame, style leur enfant de 8 ans s'est fait tué par un chauffard , là ils hurlent " comment Dieu a pu permettre çà, puisque Dieu est bon".

    Ils ont émit l'hypothèse que Dieu existe mais dès que les choses vont mal, là, plus de Dieu.

    Les croyants sont des suiveurs, des moutons suiveurs qui ont besoin de barrières pour se sentir en sécurité.

    Pense à il y a 100 ans. Les gens parlaient patois, les messes étaient faites en latin, les gens ne comprenaient rien, mais le curé faisait peur !!!! On filait droit.

     

    Il y a sur la terre des gens qui ont de la spiritualité (ce doit je suis). On n'est pas des croyants, on est des sachants.

    Savoir c'est être assuré, enraciné donc bien solide. Donc quand on rencontre quelqu'un qui dit l'opposé de ce que l'on sait, on entend son ignorance, pas une menace.

    Chez les religions il y a très peur de sachants. Mais il y en a.

    2
    colette
    Dimanche 11 Janvier 2015 à 11:50

    C'est tellement vrai ce que vous dites ! A t-on vraiment besoin d'avoir une religion pour être bon envers les autres ? Malheureusement cela a toujours existé sous d'autres noms, on les extermine, il en revient d'autres. A méditer ....................


    Amicalement.

    1
    Dimanche 11 Janvier 2015 à 10:25

    Bonjour Fourmi. C'est normal qu'après de tels évènement, ta tête soit en vrac.

    Je te comprends. Nous avons été durement secoués mais pas ko.

    Quant à l'avenir, mes anciens avaient coutume de dire que la peur n'évite pas le danger.

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