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    La fourmi vient de rentrer dans sa montagne après onze jours d'absence, mais pas onze jours de vacances.

    Fille cadette change de vie, et nous sommes partis l'aider (l'Ours surtout) à déménager.

     

     

     

    Elle vient de quitter une maison en ville dans une rue bruyante que je n'aime plus du tout. Circulation, piétons noctambules, odeurs désagréables, pouark la ville !

     

     

     

     

     

     

     

    Elle s'est déplacée (Cadette) vers un grand appartement en banlieue au 14ème étage, dans une barre que son nouveau logis traverse. Et là, surprise ! c'est très agréable.

    Pas de vis à vis, mais du calme et des espaces verts :

     

     

    Dès le premier soir, une découverte :

    Un coucher de soleil imprenable du côté cuisine.

    Le lendemain matin, autre découverte :

    Un lever de soleil tout aussi magnifique du côté séjour.

     

    Le beau temps s'éternisant, j'admirais le ciel qui changeait de couleurs au fil des heures.

     

     

    Je n'imaginais pas que je prendrais du plaisir dans ce grand immeuble.

    Mais, il n'y a pas eu que du plaisir dans cette histoire. J'ai de la matière pour vous faire rire (maintenant que les problèmes sont résolus) un bon moment si je trouve les mots adéquats pour vous raconter les péripéties que nous vécûmes.

    Après presque 11 jours intenses nous voilà de retour chez nous. À notre arrivée, 21° dehors, 18 dans la cuisine. Quelle différence avec les 35° qui nous ont accompagnés chaque jour là-bas ! Comme on va bien dormir avec nos deux couvertures !

    Et pour fêter ça, ce soir à 20h44, un petit tremblement de terre comme nous en avons souvent, de magnitude 3,7.

    Jeunes mariés, nous avons passé 3 ans et demi au quinzième étage d'une tour, et je travaillais au seizième d'une autre. Par chance, la terre ne bougeait pas aussi facilement qu'ici, car ça doit faire un drôle d'effet là-haut !

     

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    Automatismes : est-ce faire les choses sans réfléchir, ou la possibilité d'utiliser les automates ?

    Je vais vous raconter les dernières aventures des montagnards descendant à la ville (quoique ici ils disent qu'ils montent vers le nord).

    Depuis 16 ans, nous utilisons assez fréquemment les 300 km d'asphalte qui nous séparent de notre ancienne habitation. Nous avons l'habitude de ravitailler notre voiture à une pompe automatique sise dans une grande surface à mi-chemin.

    La route évite maintenant plusieurs petites villes grâce aux contournements réalisés au fil des années par les services de L’État.

    L'autre jour donc, nous précédions nos amis qui rentraient chez eux après trois semaines dans nos montagnes, et arrivés au niveau d'une nouvelle route, je les ai appelés (vive le portable !) pour leur dire de tourner à droite, tandis que nous suivions la vieille route sans nous poser de questions, pour faire le plein. Grands mouvements de bras par les fenêtres pour se dire au revoir, et en avant !

    Mais que se passe-t-il donc ? J'avais un léger doute, mais c'est bien sûr ! La route principale a changé de place, le supermarché a suivi ! Et nous n'avions pas imprimé cette info dans nos cerveaux ! Imaginez, dans un western, la scène où on arrive dans un village déserté : il ne reste que quelques planches au saloon, et sous le soleil implacable, le vent fait rouler quelques boules d'herbe.

     

     

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    C'était tout à fait ça. Un parking vide déjà presque enherbé, un supermarché abandonné, une seule pompe (les autres ayant été démontées), mais le toit toujours là avec ses néons allumés pour personne, le tout sous 35°. La scène semblait irréelle. Il ne manquait que le cowboy sur son cheval.

     Sous l'effet de la surprise, je n'ai pas fait de photos, mais wikipedia s'occupe de tout.

                           

    L'Ours dirige notre char vers LA pompe et part se bagarrer avec la machine supposée délivrer le précieux carburant. J'entends grogner, et l'Ours revient mécontent : impossible d'avoir la gazoline adaptée à notre véhicule. Les livraisons ne doivent pas avoir lieu bien souvent dans cet endroit désolé.

    Nous n'avons plus qu'à nous diriger vers la commune limitrophe qui héberge une autre station.

    Arrêt devant la pompe, et j'entends de nouveau l'ours grogner. Il paraît que cette machine-là dit "Carte illisible" ou quelque chose dans ce genre. Mais comme l'écran est au soleil, il est illisible lui aussi.

     Non pas encore ! Qu'allons-nous devenir ? C'est si simple d'habitude avec ces automatismes reliant stations 24/24 et cartes bancaires. Malgré notre âge, nous avons su nous habituer au progrès.

    Vous savez quoi ? Dans cette campagne, il faut tout bêtement se servir et payer à la caisse, à quelqu'un ! La machine ne fonctionne qu'aux heures de fermeture du magasin. Il a fallu qu'on change encore une fois de pompe pour s'en apercevoir. La cabine était protégée du soleil par un store et on n'avait pas vu la personne qui était dedans (et elle devait nous prendre pour de parfaits crétins).

    A chaque nouvelle péripétie, j'appelais Midor, et nous riions comme des folles pendant que mon pauvre Ours grognait encore.

    Midor et son mari devaient s'arrêter en chemin pour acheter des célèbres puits d'amour de Captieux, mais avec toutes nos mésaventures nous ne risquions pas de les rattraper !

     

    Automatismes

    Salsola tragus

     

    Je n'ai jamais vu ça en vrai, mais je crois que je garderai longtemps cette image en tête.

                                           

     

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    Je vous ai déjà présenté ici un des vins de Jean-Christophe MAURO.

    Je viens de passer plus de temps que d'habitude sur la propriété, et j'ai découvert plein de choses. Dans le temps, j'ai vécu pas mal d'années près des vignobles réputés de Margaux, et les méthodes de travail restaient encore assez archaïques.

    Les années passant, la technologie évolue, et on reste parfois bouche bée. Par exemple, une parcelle avait été labourée et nous avons assisté à la plantation d'une nouvelle vigne. Auriez-vous imaginé qu'un tracteur et une machine puissent être dirigés par GPS ? 

    Le matin, un terrain nu et ça :

     

    Ecolo, mais moderne

    Des piquets qui se nomment des "marquants" car ils sont moins grands que les "carrassons" qui servent à tenir la végétation.

     

    Ecolo, mais moderne

    Des plants venus tout droit de la pépinière : extrémités supérieures cirées et racines taillées au carré.

     

     

    Ecolo, mais moderne

     

    Sur le tracteur, les antennes pour le guider. Sur la remorque, c'est à dire la machine à planter, un "machin" blanc pour commander la plantation. Le plan de la parcelle est intégré, tout est programmé.

     

    Ecolo, mais moderne

    Le relai indispensable, car les lignes peuvent être brouillées.

     

    Ecolo, mais moderne

    Et c'est là que le spectateur est ébahi : le conducteur du tracteur saute en marche, passe derrière pour vérifier que tout se passe bien, et la machine continue SEULE son travail jusqu'au bout du rang. Stupéfiant !

     

     

    Ecolo, mais moderne

     

     

    IL y a tout de même intervention humaine : 2 ouvriers sont nécessaires pour le moment, mais cela va certainement évoluer. L'un présente le marquant, l'autre le jeune plant. Vous voyez ce qui est gris derrière sa main ? C'est de l'eau ! Car la machine fait la tranchée, le trou, arrose le plant en profondeur et referme le sillon.

     

     

     

     

     

     

     

    Ecolo, mais moderne

     83 pieds par rang = 7 minutes s'il n'y a aucun souci. Sinon, petite halte, remise en place et ça repart pile où ça s'était arrêté.

     

    Ecolo, mais moderne

     

    Nous sommes repassés le soir pour vérifier : tout est impeccablement aligné dans tous les sens.

     

     Voilà le châtelain-viticulteur-reporter-vidéaste en action (il paraît qu'il prend soin de ses vêtements...) qui pense à ce qu'il va montrer pour mieux expliquer :

    Ecolo, mais moderne

     

    Il faut aller sur facebook à la date du 30 juillet.

    Visionnez d'abord, et reprenez votre lecture. On entend en fond les voix de deux béotiens (l'Ours et moi) qui posent des questions.

    Ils ont arrosé un peu plus, car le terrain était vraiment très sec, et les gros nuages noirs n'ont pas donné beaucoup d'eau.

    Le plastique vert qui est au bout du rang est un repère pour indiquer qu'il reste de la ferraille de l'ancienne culée qui sera arrachée plus tard.

     

     

     

    Ecolo, mais moderne

     

    Et ça, c'est quoi ?

     

    Ecolo, mais moderne

     

    Encore une source d'étonnement. C'est le "roto-fil" pour faucher entre les vignes, car en viticulture biologique on ne tue pas l'herbe. Les brins rouges sont très  costauds pour nettoyer les allées, les jaunes plus souples sont ceux qui passent entre les ceps sans les abîmer. Je n'ai pas vu cet engin en service, seulement en vidéo.

     

    On peut donc cultiver de façon biologique et savoir adopter des techniques modernes. On n'est pas obligé de travailler avec le vieux cheval Pompon comme celui que j'ai connu il y a 50 ans dans les vignes de Montagne-Saint-Emilion.

     

     

    Pour rappel, ici quelques photos de cultures dites "conventionnelles" et que j'appelle "empoisonnées". Pas d'herbe, juste des pesticides. Pas besoin de tondeuse.

     

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    Nous avons dans nos connaissances des restaurateurs qui viennent de fêter leurs 50 ans. Ils ont offert à leurs parents et amis un weekend de fête.

    Après une soirée du samedi (relativement) classique, tout le monde était convié le dimanche à une pêche à la truite, suivie de la dégustation des dites truites grillées.

    Fête d'anniversaire

     

    Vue d'une partie des bassins, avec le barbecue à droite, et en fond l'abri apéro-huitres-amuse-gueule.

     

    Fête d'anniversaire

    Qu'y a-t-il au milieu ?

     

    Fête d'anniversaire

    Un ragondin peinard que rien n'affole.

     

    Fête d'anniversaire

    Le matériel est fourni, rudimentaire mais suffisant pour de bonnes prises.

     

    Fête d'anniversaire

     

    Et le cadeau ? Quel casse-tête ! J'ai tout simplement fait un petit log cabin en reprenant l'idée trouvée à Quilt en sud (je sens que je vais l'exploiter un maximum). Ce n'est pas difficile et ça plaît beaucoup, il suffit d'avoir des chutes de chiffons, et de savoir compter jusqu'à... comme on veut.

    Comme d'habitude, j'ai fait ma photo à la va-vite.

     

    Fête d'anniversaire

    J'avais tout de même expliqué le minimum au dos.

     

    De son côté, l'Ours avait trouvé à la cave deux bouteilles qui faisaient presque 50 ans à elles deux (nous étions bordelais et avons vécu près des vignes, ne pas l'oublier)

     

    Tout était parfait, sauf la température : nous avons gardé nos vestes comme à la Toussaint.

     

    Nos amis : Au fond du gosier à Argelès-Gazost

    La pisciculture : La truite des Pyrénées à Lau Balagnas

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    Dimanche, c'était ma journée "Rendez-vous aux jardins" où je prends tant de plaisir chaque année.

    J'avais inscrit à mon programme ce qui était le plus proche de chez moi, soit une boucle autour du Pic du Midi de Bigorre.

    J'ai commencé par Lourdes. Je n'aime pas du tout cette ville où je trouve qu'on exploite beaucoup trop le malheur humain. Pourtant je dois reconnaître que j'y trouve parfois des choses fort agréables ou intéressantes. Ce fut le cas avec la visite du jardin du château fort. Je passe régulièrement à côté de ce dernier depuis plus de 40 ans, et je n'ai jamais eu l'idée de faire une photo. Pourtant il est construit sur un piton rocheux et on le voit de partout. Dans le temps c'était lui le point central de la région, avant Bernadette. Cliquez ici pour tout savoir.

    Dimanche, entrée gratuite par l'entrée située dans la ville. On nous donne un billet et nous prenons l'ascenseur. Nous nous retrouvons, Macha et moi, sur une sorte de place de village, et ressentons une drôle d'impression.

    Dimanche dernier

    On ne se croirait pas au dessus d'une ville.

     

    Dimanche dernier

    Le jardin bien ensoleillé et très bien tenu.

     

    Dimanche dernier

    Un plaisir, mais quel boulot ! Ils rentrent les plantes les plus fragiles, tels les lantanas arbustifs, et les remettent en terre au printemps, après un hiver dans les serres municipales.

     

    Dimanche dernier

    Les maquettes centenaires de l'habitat pyrénéen.

     

    Dimanche dernier

    Le secteur des sanctuaires vu du château. La pelouse ovale est le toit de la basilique souterraine.

     Je n'ai presque pas fait de photos dimanche, car quand je visite des jardins, je me contente de ressentir l'ambiance, de profiter du moment et d'en prendre plein les yeux

    Après Lourdes, nous nous sommes dirigées vers Bagnères de Bigorre. Petit pique-nique dans un endroit que j'aime bien, le Vallon du Salut. C'est une jolie promenade, idéale pour les curistes, bien aménagée le long d'un tout petit ruisseau. Il y a là le conservatoire botanique pyrénéen et le CPIE organisateur de cette journée sur Bagnères.

    Assises sur un banc, nous avons pique-niqué en compagnie de libellules que je n'avais jamais vues. Pour moi, c'était l'extase : elles semblent noir-bleuté, très très foncée, mais si actives que ni l'une ni l'autre n'avons réussi une photo correcte.

    Dimanche dernier

    Sur la serviette en papier, on voit le corps, mais les ailes ne se distinguent pas sur le fond noir.

     

    Dimanche dernier

    Là, on voit que les ailes ne sont pas transparentes. C'est quand elles volent qu'elles sont très belles. À un moment, j’avais le doigt sur la détente, et l'une d'elle s'est posée sur ma main : il m'aurait fallu deux APN pour faire une jolie photo !

    Elles se nomment calopteryx, si je ne me trompe pas.

     

    Dimanche dernier

    Nous avons continué avec les jardins de Pouzac, petite commune qui jouxte Bagnères. Que des lieux que je n'avais jamais visités. Des styles différents de l'un à  l'autre, c'est incroyable ce que les gens sont inventifs ! Ces pivoines sont dans un magnifique jardin privé, où les propriétaire sont très sympathiques.

     

    Dimanche dernier

    Dans cet autre jardin, une mini roue à aube sert à alimenter un bassin. Et l'eau repart au ruisseau par l'autre côté.

     

    Dimanche dernier

     

    Dimanche dernier

     

    Nous sommes allées dans la ville, et avons pu visiter, ce qui est exceptionnel, le jardin des carmélites.

    Dimanche dernier

    Elles ne sont que 6 ou 7, pas cloîtrées, et nous avons discuté avec trois d'entre elles : une française, une camerounaise et une polonaise. J'ai été frappée par leur gaieté et leur joie de vivre. Elles se font aider par des bénévoles du voisinage, car il y a beaucoup d'arbres à tailler.

     

    Dimanche dernier

     

     Je vous l'ai dit, quasiment pas de photos, tous mes souvenirs sont dans ma tête. Mais j'ai ramené un plant d'alstroemère qui est peut-être rouge.

    Nous sommes revenues par le plus court chemin, c'est à dire le col de Tourmalet. Macha, oubliant sa peur, en a profité pour photographier les différents troupeaux qui occupaient la route.

     

     

    Samedi et dimanche prochain, les 18 et 19 juin, c'est la 19e édition des journées du patrimoine de pays et des moulins. Allez voir sur le site et profitez de ce qui est près de chez vous.

     

     

     

     

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