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    Quelle belle journée ! Soleil, chaleur, belles couleurs : le bonheur !

    Moi qui vous disais il y a quelques jours que l'été s'en allait !

    Une amie est chez moi pour faire sa cure. Le dimanche : repos. Nous en avons profité pour aller nous balader dans la région. Elle voulait revoir Gavarnie qu'elle connaissait déjà. Pour ma part, bien que le paysage soit très beau, je trouve que c'est trop connu, trop fréquenté, trop, trop.

    L'UNESCO a classé le Massif transfrontalier du Mont-Perdu au patrimoine mondial. Ce classement concerne deux canyons du côté espagnol, et trois cirques du côté français. Or, on ne parle en général que de Gavarnie. Dommage pour les autres.

    Je lui ai seulement fait faire un tour du village, nous avons regardé le cirque sans quitter la voiture, et j'ai continué vers la station de ski de Gavarnie et le col des Tentes, sur le chemin du Port de Boucharo (qui n'est pas un port avec des bateaux, mais un col à cheval sur la frontière avec l'Espagne).

    Je vous raconte au passage pourquoi il y a cette belle route qui s'arrête en pleine montagne : au milieu du XXème siècle, il était question de relier la France et l'Espagne par de nouveaux passages. Une route fut construite du côté français, mais pas du côté espagnol où il n'y a toujours eu qu'un chemin. Puis, la création du Parc national des Pyrénées mit fin à toute idée de franchissement routier à cet endroit, et la route fut fermée au niveau du col des Tentes :

    Eté indien

    Il a même été décidé récemment de la dégoudronner en ne conservant qu'une étroite bande pour les fauteuils roulants (sur 800 mètres, car ensuite la pente est trop forte).

    Eté indien

    C'est la vraie montagne !

    Un petit passage par la vallée d'Ossoue où la forêt était magnifique :

     

    Eté indien

     

    Après Gavarnie, j'ai voulu montrer à mon amie les autres cirques. Pour commencer, un passage obligé par mon cher barrage des Gloriettes : voilà deux mois que j'y suis allée pour la dernière fois.

     

    Eté indienEté indien

     

     

     

     

     

     

     

    Quelques derniers colchiques, cynorrhodons, baies de genévrier, niveau très bas, eau verdâtre, mais pique-nique très agréable dans la douce chaleur du soleil.

     

    Si on continue le sentier vers la gauche, on arrive au cirque d'Estaubé. Aujourd'hui, on avait prévu de faire les touristes, alors pas de marche et donc pas de photos de ce joli cirque.

     

    Et nous sommes reparties vers le troisième cirque de la série, mon chouchou : le cirque de Troumouse. Je l'adore, car la route qui y mène est belle, et on a la surprise de le découvrir d'un seul coup, quand on y arrive.

    Eté indien

    Les hauteurs étaient bien blanches, ce qui faisait un beau contraste avec le temps si doux.

    Eté indien

     

    Le fond du cirque est roussi par les premiers frimas. Nous avons apprécié le calme : il y avait des promeneurs, mais l'espace est si vaste qu'il y a de la place pour tout le monde, même en plein été.

     

    Et j'ai trouvé, je n'en revenais pas, des GENTIANES :

    Eté indien

     

    Eté indien

     

    Eté indien

     

    Aujourd'hui, sans quitter mon canton, on a presque été en Espagne, admiré les couleurs de l'automne, pique-niqué en T-shirt assises dans l'herbe, vu la neige, et été fascinées par le bleu des gentianes que je ne rencontre habituellement qu'au printemps.

     

     

     

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  • Carrosse nuptial

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Photo Frédéric Latour       

     

    Carrosse nuptial

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Photo Frédéric Latour   

          

    La famille et les invités étaient rassemblés devant la mairie et attendaient une belle voiture, quand ils virent pointer un drôle d'équipage !!!!!!!!!!

    Les tourtereaux arrivaient de chez eux, et avaient traversé ainsi une partie de la ville. Malicette brandissait son bouquet d'une main et un transistor de l'autre : pas aussi digne qu'un cortège anglais, mais surprenant et tellement gai.

     

    La mairie avait déjà reçu des mariages à cheval ou en voiture à cheval, mais jamais en triporteur. Titi et son meilleur ami avaient organisé la surprise. Les mariés cherchaient un moyen de transport original. Ne trouvant rien, ils ont failli venir à pied. Malicette ne l'a su qu'au moment de partir.

     

    Carrosse nuptial

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Photo Frédéric Latour

     

    À suivre dans les prochains numéros

     

     

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    Je vais vous faire vivre un de nos souvenirs qui nous fait encore rire des années plus tard.

    Une fin de semaine complètement folle

    Nous habitions déjà dans notre montagne, mais nous avions laissé derrière nous, à 300 km, des tas de cartons pleins de livres, vaisselle, tissus ou autres trucs hétéroclites que nous souhaitions ( je souhaitais ) garder. Il fallait bien en finir, alors nous nous décidâmes enfin à tout transporter ici.

    D'autre part, notre gendre venait de récupérer le vieux Combi VW de ses parents, un pur produit des années 70 orange pas vraiment discret. Il avait fait changer le moteur par un garagiste pas tout à fait mécanicien. Notre gendre voulait que cette antiquité (que nous aimons tous beaucoup) ait une nouvelle vie à la montagne. La famille est grande, et nous pourrions balader tous nos petits enfants dans un seul véhicule.

     

    Nous voilà donc avec l"antiquité "peace and love" à faire des navettes entre la Ville et la montagne. Super sympa. Les amateurs nous disent bonjour, on est haut perchés et on apprécie de voir le paysage différemment, j'ai beaucoup de place, je suis bien installée pour tricoter en roulant, bref, tout serait parfait....si le côté mécanique ne nous souciait pas. 60km à l'heure dans les côtes, c'est pas terrible.

    Nous allons montrer la chose à notre mécanicien :

    Sacré week-end !

     

    Il nous prévient qu'une courroie risque "péter", mais n'arrive pas à en trouver une neuve de la bonne dimension.

     

    A la ville, le deuxième jour, au démarrage, on entend un drôle de bruit : la fameuse courroie a violemment rendu l'âme. Par chance, pas trop loin du garage qui avait changé le moteur. Il nous prête son fourgon blanc pour que nous puissions continuer notre déménagement.

    Fourgon de garagiste : bien moche, qui empeste la vieille graisse, plein de cordages et cochonneries diverses. Nous faisons un voyage, et au retour, les vitesses passent de moins en moins bien. La 4ème ne passe plus, puis la 3ème. Nous finissons en seconde, et arrivons péniblement à bon port.

    Nous rendons cette poubelle à son propriétaire et récupérons avec joie notre vieille mais fidèle 309.

    Le vendredi 31 octobre (la date a son importance, car le lendemain 1er novembre était férié, et le surlendemain un dimanche), nous allons faire un tour dans le Médoc, et vers 18 heures, en traversant une forêt, un grand bruit nous fait très peur : le pot d'échappement vient de tomber sur la route. L'Ours ne peut rien faire, alors nous nous traînons péniblement à la vitesse du pas d'un homme jusqu'à un centre commercial où nous savons qu'il y a une station-services. Pas de pot (d'échappement ) neuf en stock, veille de fête, avant-veille de dimanche, nous n'allions pas rester trois jours bloqués ! Un gentil mécanicien compatissant monte la voiture sur le pont, enlève le silencieux, et nous amarre le pot sous la voiture avec un bon vieux fil de fer.

    Le samedi 1er novembre, nous reprenons la route pour rentrer chez nous et profiter de nos montagnes, en craignant juste de rencontrer la maréchaussée à cause du bricolage à notre voiture.

    Notre stress se calmait, nous retrouvions notre sérénité après ces allers et retours fatigants et les péripéties mécaniques.Tout se passait bien, nous étions contents d''être débarrassés des fourgons poussifs, quand, tout à coup, au détour d'un virage, dans les gorges, à quinze kilomètres de l'arrivée : un gendarme !!! Un gendarme à cet endroit-là, juste pour constater que notre silencieux n'était dans une situation réglementaire ?

    Rien à voir avec nous. Des rochers étaient tombés sur la route !!! Et quels rochers : gros comme des voitures.

    Le 1er novembre dernier, 1.500 m3 de rochers se décrochent avant de s'effondrer sur la route. Photo DDM, P. L. - DDM

                                                                                                        Photo DDM

     

    NOOOOON ! si près du but ! Impossible de rentrer chez nous, car il avait déjà neigé sur les hauteurs et le col était fermé jusqu'au printemps prochain.

    Et là, le fou rire nous a pris ! Comment accumuler tant d'ennuis en si peu de jours ? Après avoir ri un bon coup, nous nous sommes demandés quoi faire :

    - repartir à 300 km dans la famille ?

    - dormir sur place en attendant (impossible, ça)

    - redescendre dans la vallée et trouver un hôtel ?

    La Bigorre a des ressources : elle avait envoyé dans le Médoc un super chouette instituteur et son épouse avec qui nous avons sympathisé quand nous demeurions dans cette région. Vacances obligent, ils étaient là, tout près de notre route obstruée. Ils nous ont hébergés quelques heures (en nous faisant profiter de leur dessert ).

    Nous avons appelé les gendarmeries sises aux deux bouts des gorges : elles n'avaient aucune info. Nous avons réussi à joindre Bison futé. Lui, il annonçait le problème. Au bout de quelques heures, Bison futé ne parlait plus de nous, alors nous avons tenté de passer : Yes ! La route était dégagée !

     

    Je vous précise que, pour loger tout ce bric à brac, nous avions loué à la mairie un local qui se trouvait là, au rez de chaussée  de cet immeuble :

    Sacré week-end !

     

    et après notre fameuse crue du 18 juin 2013, nous avons retrouvé nos affaires dans cet état :

    Sacré week-end !

    Tout ça pour ça !

     

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     Avant-hier soir, fête au village, avec un repas partiellement participatif. La mairie offrait les côtelettes (on est dans une zone AOC pour l'agneau), les convives apportaient des entrées et des desserts qui étaient mis en commun.

    Plusieurs groupes de musique animaient la fin d'après midi et la soirée, le temps était sympa, et pour finir nous avons eu, non pas un feu d'artifice mais un spectacle extraordinaire.

    La compagnie AKOUMA associe musique, poésie, jonglage, feu, et feux d'artifice de façon époustouflante. Les spectateurs n'en finissaient pas d'applaudir, et, à la fin, tout le monde restait sur place, "scotché", encore sous le charme.

    Cliquez sur le lien donné plus haut, vous aurez un aperçu de leurs spectacles, mieux qu'avec mes deux malheureuses photos piquées sur la page facebook de l'animation du village.

                                               

    Si cette compagnie passe par chez vous, allez voir. Moment de magie assuré. Si votre ville ou votre village cherche une animation, contactez la compagnie AKOUMA. D'après leur agenda, il semble qu'ils sont prêts à se déplacer loin de leurs bases bigourdanes.

     

     

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    En septembre, je vous avais montré un petit coin de montagne où je me rends au moins deux fois par an. Il s'agit du

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    On y arrive par une petite route bordée de fleurs, déjà un aperçu de ce qu'on trouve là-haut :

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Un petit tapis de trolles et de rhododendrons pour commencer.

     

     Encore le barrage des Gloriettes

     

     

     

     

    Et quelques globulaires (qui sont en réalité bleu-mauve, moins pâles que sur ma photo)

     

     

     

     

    Et des rosiers sauvages, et des ancolies, et des pigamons, et des tas d'autres, mais on n'a pas pu s'arrêter tous les 100 m, car la route est trop étroite.

    Au bout de cette route, un parking rustique, le barrage et la NATURE, jardin exceptionnel qu'on atteint sans peine.

     

     

    Encore le barrage des Gloriettes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vous voyez que le barrage est archi plein, et l'eau passe par dessus bord (on a juste oublié de faire une photo du rideau d'eau qui se voit par l'autre côté)

     

    Encore le barrage des Gloriettes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Comparez les deux photos ci-dessus : plein en fin d'hiver (neige qui fond + pluie), presque vide en fin d'été.

    Les barrages, le béton, la technique, c'est pas mon truc. Mais je vous explique un peu quand même. Regardez la partie courbe : c'est le barrage d'origine.

    Puis, il y a 2 ou 3 ans, EDF a fait des travaux pour rajouter un déversoir sur le côté. Je ne comprends pas le pourquoi ni le comment, mais l'eau s'échappe par ce qui fait comme des rayures grises (première photo de la devinette de dimanche).

    Réponse à la devinette : vous avez été assez forts, certains se sont approchés de la réponse.

    La réalité, c'est uniquement un déversoir pour évacuer le trop plein. L'eau tombe (de haut) tout simplement dans le torrent. Si des poissons veulent sauter, c'est du suicide.

     

    L'eau qui est exploitée part par des conduites à travers la montagne.

    Voir ce travail de l'école de Luz St Sauveur qui explique très bien comment l'eau est exploitée dans nos montagnes pour produire de l'électricité.

     

     

     

    Encore le barrage des Gloriettes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    De l'autre côté, je dois reconnaître que c'est très graphique. Des sortes de bac se déversent avec élégance sur des constructions en béton (deuxième et troisième photo de la devinette).

     

    Encore le barrage des Gloriettes

    En se penchant un peu sous le pont, on voit que l'eau s'échappe en passant sous la passerelle.

     

     Mais le but de ma sortie, ce n'était pas d'admirer du béton. La plupart des gens, en quittant la voiture, passent sur le barrage (j'aime moyennement me balader là-dessus, surtout quand il est bien plein) et longent le chemin sur la rive d'en face.

    Moi, au contraire, j'escalade (oui, j'escalade, mais juste 1 ou 2 mètres de haut) pour explorer la flore exceptionnelle qui pousse là, juste à côté du "grand chemin" à marcheurs.

    Et j'avance à la vitesse d'une tortue en regardant bien où je pose chaque pied.

    Encore le barrage des Gloriettes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Quelle allure ! Sac à dos avec le nécessaire de survie (même pour une petite balade, on a eau, coupe vent, polaire, chapeau, crème solaire) et petit sac en bandoulière avec appareil photo et lunettes).

    C'était l'heure du repas. Superbe emplacement avec belle herbe et rochers faisant office de table ou de sièges : chacun choisit. Et la vue !!!!!

    Encore le barrage des Gloriettes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Encore le barrage des Gloriettes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je trouve cet endroit aussi beau que la côte d'azur, la foule en moins.

     

    Ci-dessous, le même endroit en septembre dernier : c'était d'un triste toute cette grisaille !

    Encore le barrage des Gloriettes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    J'étais donc partie regarder les fleurs du moment. Au départ, légère déception, car les rhododendrons commençaient juste à fleurir, les lis martagon n'étaient qu'en boutons et l'arnica encore invisible. Mais j'ai vu DES MERVEILLES dont je vous parlerai quand j'aurai fini de trier les images collectées en vrac avec nos deux APN. Je suis revenue ravie de ma balade.

     

    Encore le barrage des Gloriettes

    Un très beau nuage bien blanc est arrivé à gauche,

     

    Encore le barrage des Gloriettes

    Des petits blancs se faisaient et se défaisaient gentiment derrière nous, mais un énorme monstre gris apparaissait à droite, et nous avons préféré sagement repartir. Nous traversons une période d'orages quotidiens, parfois très violents.

    Je n'ai pas l'agilité d'un isard, et je préférais marcher sur un terrain et des rochers secs.

    Et comme ce n'est pas loin de la maison, on y reviendra bientôt pour la suite du reportage sur la flore locale.

     

     

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