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    Bonjour tout le monde,

    voilà 10 jours que je ne vous ai pas raconté ma vie !

    Rassurez-vous, je ne suis pas perdue dans la neige et le froid. Il y a juste que les vacances ont commencé et que famille et amis ont commencé à déferler sur la maison.

    Certains arrivent, d'autres partent. Ça s'emboîte assez bien, et tous arrivent à avoir un lit disponible. Le soir, les skieurs ont faim, alors nous leur faisons carbonnade flamande, lapins au cidre, carré de porc au four, navarin, garbure, bananes flambées, pains perdus, gâteaux de 1,5 kg... que des légèretés, en espérant qu'il en reste un peu pour le lendemain midi

     

    Notre neige s'est un peu tassée, la vue se dégage progressivement. On a eu une petite chute de 15 cm cette nuit : broutille pour nous !

     

     

    J'ai jeté un œil sur mes papiers du bocal 2014, et j'ai revécu avec plaisir une journée de juin. Je vais essayer de vous en faire profiter. Macha était en cure depuis quelque temps, et souhaitait m'offrir un sorbet chaque fois que nous sortions. Peine perdue, en juin les glaciers n'étaient pas en mesure de nous fournir ce petit plaisir sans lait ni gluten dont nous nous régalions à l'avance.

    Ce jour là, je devais aller à Pau avec une longue liste de choses à faire. Macha, qui n'a pas une grande famille, était ravie de vivre un peu les préparatifs du mariage de Titi joli.

    - Emmaüs pour trouver de la vaisselle pour le repas de noces. celui-ci est immense et on y trouve TOUT.

    - un magasin asiatique pour le dépaysement et des choses introuvables près de chez moi

    - quelques magasins de tissus pour compléter les fournitures de la robe de Grande Sauterelle (je m'aperçois que je ne vous ai pas encore raconté celle-là)

    - et un tour en ville pour présenter en vitesse cette jolie ville à Macha.

    En chemin, nous n'avions toujours pas trouvé notre sorbet. Nous avions tenté les macarons, mais leur composition ne nous convenait pas.

     

    Nous étions près du château, quand nous vîmes sur le trottoir un panneau proposant des sorbets au Jurançon. Sorbet inattendu mais nos papilles allaient certainement se réjouir.

     

    C'était une jolie boutique et nous avions tellement envie d'un petit plaisir !

     

    Hélas, plus de sorbet au Jurançon. MAIS il y en avait au vin rouge !!! Et quel vin ! Nous avons oublié son nom, mais il était absolument délicieux, corsé, sucré, parfumé. Et nous l'avons dégusté dans une jolie salle au sous-sol, d'où nous avions une vue sublime :

     

     

    Nous étions chez Lionel Osmin, où nous avons découvert une façon originale de déguster des vins. On achète une carte du montant qui nous convient, et elle donne droit à un certain nombre de "rations". Les bouteilles entamées sont sous vide, et le choix est important. On peut s'y faire plaisir pour pas très cher. Nous devions reprendre la voiture, sinon, nous nous serions bien laissées tenter, d'autant plus qu'ils fournissent aussi quelques cochonnailles.

     

    (Photos prises sur Internet)

     

    Vous rendez-vous compte ? Moi qui préfère acheter à la propriété, je suis en train de faire la pub d'un négociant. Comme quoi, le bon concept avec du personnel sympa, ça peut marcher.

    On s'en souvient de ce sorbet au vin rouge (Macha, si tu as une photo, je prends ) et ça valait bien un papier dans le bocal !

     

     

     

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    Je vous ai déjà parlé du mariage de Titi chéri. Vous savez tout de ma robe, de celles des Pitchounettes, de l'arrivée des mariés, mais je n'ai pas encore raconté le thème de la déco. Nos mariés voulaient joli (comme tout le monde), original (si possible) et pas ruineux (par nécessité).

    Leur choix s'est arrêté sur un style ancien romantique avec des "vieilleries" dépareillées. Comme l'a écrit Sereine dans un commentaire, on ne fait pas simple dans la famille. Tout le monde s'y est mis depuis Noël l'an dernier. Nos tourtereaux ont ainsi eu comme cadeaux napperons, couverts, piles d'assiettes et cartons de verres chinés çà et là.

    Ils avaient loué, pour tout un weekend, un domaine comprenant plusieurs bâtiments et un terrain arboré.

    Malicette avait préparé un dossier sur Pinterest et tout était bien programmé.

    La veille du grand jour, nous étions sur place pour achever nos préparatifs, jusqu'à minuit passé.

     

     J'attends depuis deux mois que quelqu'un d'autre m'envoie des photos des tables, mais il semble bien qu'une seule a été prise. Avec tout le mal qu'on s'est donné ! Il faut dire que nous tous, les proches, avons eu autre chose à faire que de prendre des photos.

     

    LE mariage (suite)

    Photo Frédéric Latour

    On ne voit pas les draps anciens, les napperons en dentelle, les assiettes en porcelaine (dont des très très belles), les couverts en argent, les verres en cristal, les jolis petits vases et les théières garnies de fleurs, les bougeoirs recouverts de dentelle. Et tout ça pour 80 personnes.

     

    L'Ours et moi étions les seuls à dormir sur place dès le vendredi. Nous avons aussi été les seuls à profiter du réveil en fanfare avant le jour par le gardien du domaine :

     

    LE mariage (suite)

     

    Le matin nous avons profité un bref moment d'une vue fort agréable depuis la  fenêtre de notre chambre : belle journée en perspective.

    LE mariage (suite)

     

     

     

    LE mariage (suite)

     

    Fleurs de mon jardin dans un pot à lait de chez moi

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    LE mariage (suite)

     

     

     

    Les mariés avaient préparé des tas de cadres, accrochés aux arbres. Tous les mariés de leurs familles s'y sont retrouvés.

    L'Ours et moi y sommes, à gauche dans un escalier, juste au dessus des parents de Malicette.

     

     

     LE mariage (suite)

     

     

     

     

     

     

     

    Des chandeliers décorés éparpillés sur le terrain.

     

     

     

     

     

     

     LE mariage (suite)LE mariage (suite)

     

     

     

     

     

     

     

    De très mignons bouquets dans des ampoules pendues aux branches.

     

     

     

     

     

     Titi Chéri avait gravé un verre au nom de CHAQUE invité pour le pique-nique :

    LE mariage (suite)

    Photo Frédéric Latour

     

    LE mariage (suite)

     

     

     

    Un saucisson des charcutiers de mon village : 1,80 mètre. Oui, oui, on fait ça au mètre chez moi.

     

    Même pour le pique-nique on avait des napperons en dentelle et des bouquets sur les tables.

     

    LE mariage (suite)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Pas de photos des plats, et pourtant...il y avait de quoi tenir pendant plusieurs jours : un jambon entier (plus un autre tranché en réserve), des saumons fumés, des truites en gravlax, des cakes salés, et j'ai oublié le reste

     

    LE mariage (suite)

     

    Après le repas du soir pris dans la salle, les jeunes et les plus courageux sont allés danser. Cela se passait dans un autre bâtiment, et le chemin était balisé par des bougeoirs originaux.

     

    LE mariage (suite)

    Titi Chéri avait passé un temps fou à percer des boîtes de conserve avec des motifs variés.

    LE mariage (suite)

     

     

    Dans l'après-midi les mariés, trouvant le passage à la mairie trop bref, avaient organisé une cérémonie d'engagement devant la famille et les amis. Nous avons eu un moment musical offert par Mademoiselle Lune et deux copines, une réécriture de "Félicie aussi" chantée par tour les amis des mariés, des "discours" lus (et écrits sur commande) par la meilleure amie de Malicette et moi-même. Ma Grande Fille faisait un peu le maître de cérémonie.

    Et nous vécûmes un instant de panique. Cet été, Pitchounette m'avait expliqué qu'elle était chargée de porter les alliances, et qu'il fallait que je lui fasse un coussin. Nous avons choisi ensemble un tissu beige pour rappeler la toile de jute des chemins de table, des dentelles (une large appliquée sur le dessus, une plus fine en volant tout autour) et deux rubans (un beige et un blanc) pour attacher les anneaux. J'ai apporté ça au domaine en même temps que les robes, les jupons, les fleurs, les truites, les jambons, le saucisson, des victuailles diverses, nos affaires, une pleine voiture...

    Vous imaginez que c'était un peu le stress cette veille de mariage. J'avais peur que Titi oublie de prendre les robes de ses filles, et j'avais mis le fameux coussin dans le sac des jupons.

    Hélas, Malicette a cru que je l'avais gardé avec moi !!! et ne l'a pas vu

    Et c'est ainsi qu'une copine pleine d'imagination a utilisé un frisbee recouvert d'un des napperons des tables, et que nous avons attaché les fameuses alliances avec de la ficelle.

     

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    Mon amie est toujours ici, et nous continuons à nous balader.

    Hier, nous sommes revenues à Bagnères de Bigorre par des chemins détournés.

    Nous avons commencé par le Tourmalet et avons rencontré les lamas familiers des lieux, et familiers tout court.

     

    Tour en Bigorre

    Ceux-là encadraient le paysage : mon village est dans la vallée, tout en bas.

     

    Les suivants imitaient les caravanes de chameaux dans le désert :

    Tour en Bigorre

     

    Le drôle de revêtement au sol est la conséquence des travaux qui viennent d'être réalisés pour le confort des skieurs. "ILS" ont défiguré le Tourmalet : crête émoussée, creux comblés et installation de protections stabilisatrices de terrain :

     

    Tour en Bigorre

    Tour en Bigorre

     

    Je trouve bien malheureux de constater que, au nom de l'argent, on ne respecte pas la montagne.

    Tour en Bigorre

    Cette remontée existe depuis quelques années, mais il paraît que les pistes n'étaient pas convenables... les lamas (et les vaches, brebis et chèvres) s’accommodent fort bien du modernisme, et profitent parfois de l'ombre.

     

    Ensuite, nous avons fait un passage par le col d'Aspin : là-bas, les vaches étaient écroulées et les chevaux bien tranquilles :

    Tour en Bigorre

    Tour en Bigorre

    En toile de fond, le Pic de Midi de Bigorre. Nous en avons fait le tour complet, par les montagnes et les plateaux.

    Le but de la sortie était le musée Salies à Bagnères, afin d'admirer une fois encore les aquarelles de Blanche Odin. Un jour, moi aussi, je saurai peindre d'aussi beaux bouquets (peut-être dans une autre vie....)

     

    Nous avons pu savourer notre repas en terrasse, incroyable pour une fin octobre !

     

    Je me promène, je brode, je papote, et pendant ce temps mon jardin ne se prépare pas tout seul pour l'hiver. Il faut que le beau temps continue et que je rattrape le temps perdu, sinon le printemps sera trop difficile.

    À bientôt

     

     

    Tour en Bigorre

     

     

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    Quelle belle journée ! Soleil, chaleur, belles couleurs : le bonheur !

    Moi qui vous disais il y a quelques jours que l'été s'en allait !

    Une amie est chez moi pour faire sa cure. Le dimanche : repos. Nous en avons profité pour aller nous balader dans la région. Elle voulait revoir Gavarnie qu'elle connaissait déjà. Pour ma part, bien que le paysage soit très beau, je trouve que c'est trop connu, trop fréquenté, trop, trop.

    L'UNESCO a classé le Massif transfrontalier du Mont-Perdu au patrimoine mondial. Ce classement concerne deux canyons du côté espagnol, et trois cirques du côté français. Or, on ne parle en général que de Gavarnie. Dommage pour les autres.

    Je lui ai seulement fait faire un tour du village, nous avons regardé le cirque sans quitter la voiture, et j'ai continué vers la station de ski de Gavarnie et le col des Tentes, sur le chemin du Port de Boucharo (qui n'est pas un port avec des bateaux, mais un col à cheval sur la frontière avec l'Espagne).

    Je vous raconte au passage pourquoi il y a cette belle route qui s'arrête en pleine montagne : au milieu du XXème siècle, il était question de relier la France et l'Espagne par de nouveaux passages. Une route fut construite du côté français, mais pas du côté espagnol où il n'y a toujours eu qu'un chemin. Puis, la création du Parc national des Pyrénées mit fin à toute idée de franchissement routier à cet endroit, et la route fut fermée au niveau du col des Tentes :

    Eté indien

    Il a même été décidé récemment de la dégoudronner en ne conservant qu'une étroite bande pour les fauteuils roulants (sur 800 mètres, car ensuite la pente est trop forte).

    Eté indien

    C'est la vraie montagne !

    Un petit passage par la vallée d'Ossoue où la forêt était magnifique :

     

    Eté indien

     

    Après Gavarnie, j'ai voulu montrer à mon amie les autres cirques. Pour commencer, un passage obligé par mon cher barrage des Gloriettes : voilà deux mois que j'y suis allée pour la dernière fois.

     

    Eté indienEté indien

     

     

     

     

     

     

     

    Quelques derniers colchiques, cynorrhodons, baies de genévrier, niveau très bas, eau verdâtre, mais pique-nique très agréable dans la douce chaleur du soleil.

     

    Si on continue le sentier vers la gauche, on arrive au cirque d'Estaubé. Aujourd'hui, on avait prévu de faire les touristes, alors pas de marche et donc pas de photos de ce joli cirque.

     

    Et nous sommes reparties vers le troisième cirque de la série, mon chouchou : le cirque de Troumouse. Je l'adore, car la route qui y mène est belle, et on a la surprise de le découvrir d'un seul coup, quand on y arrive.

    Eté indien

    Les hauteurs étaient bien blanches, ce qui faisait un beau contraste avec le temps si doux.

    Eté indien

     

    Le fond du cirque est roussi par les premiers frimas. Nous avons apprécié le calme : il y avait des promeneurs, mais l'espace est si vaste qu'il y a de la place pour tout le monde, même en plein été.

     

    Et j'ai trouvé, je n'en revenais pas, des GENTIANES :

    Eté indien

     

    Eté indien

     

    Eté indien

     

    Aujourd'hui, sans quitter mon canton, on a presque été en Espagne, admiré les couleurs de l'automne, pique-niqué en T-shirt assises dans l'herbe, vu la neige, et été fascinées par le bleu des gentianes que je ne rencontre habituellement qu'au printemps.

     

     

     

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  • Carrosse nuptial

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Photo Frédéric Latour       

     

    Carrosse nuptial

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Photo Frédéric Latour   

          

    La famille et les invités étaient rassemblés devant la mairie et attendaient une belle voiture, quand ils virent pointer un drôle d'équipage !!!!!!!!!!

    Les tourtereaux arrivaient de chez eux, et avaient traversé ainsi une partie de la ville. Malicette brandissait son bouquet d'une main et un transistor de l'autre : pas aussi digne qu'un cortège anglais, mais surprenant et tellement gai.

     

    La mairie avait déjà reçu des mariages à cheval ou en voiture à cheval, mais jamais en triporteur. Titi et son meilleur ami avaient organisé la surprise. Les mariés cherchaient un moyen de transport original. Ne trouvant rien, ils ont failli venir à pied. Malicette ne l'a su qu'au moment de partir.

     

    Carrosse nuptial

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Photo Frédéric Latour

     

    À suivre dans les prochains numéros

     

     

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