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    Mon amie est toujours ici, et nous continuons à nous balader.

    Hier, nous sommes revenues à Bagnères de Bigorre par des chemins détournés.

    Nous avons commencé par le Tourmalet et avons rencontré les lamas familiers des lieux, et familiers tout court.

     

    Tour en Bigorre

    Ceux-là encadraient le paysage : mon village est dans la vallée, tout en bas.

     

    Les suivants imitaient les caravanes de chameaux dans le désert :

    Tour en Bigorre

     

    Le drôle de revêtement au sol est la conséquence des travaux qui viennent d'être réalisés pour le confort des skieurs. "ILS" ont défiguré le Tourmalet : crête émoussée, creux comblés et installation de protections stabilisatrices de terrain :

     

    Tour en Bigorre

    Tour en Bigorre

     

    Je trouve bien malheureux de constater que, au nom de l'argent, on ne respecte pas la montagne.

    Tour en Bigorre

    Cette remontée existe depuis quelques années, mais il paraît que les pistes n'étaient pas convenables... les lamas (et les vaches, brebis et chèvres) s’accommodent fort bien du modernisme, et profitent parfois de l'ombre.

     

    Ensuite, nous avons fait un passage par le col d'Aspin : là-bas, les vaches étaient écroulées et les chevaux bien tranquilles :

    Tour en Bigorre

    Tour en Bigorre

    En toile de fond, le Pic de Midi de Bigorre. Nous en avons fait le tour complet, par les montagnes et les plateaux.

    Le but de la sortie était le musée Salies à Bagnères, afin d'admirer une fois encore les aquarelles de Blanche Odin. Un jour, moi aussi, je saurai peindre d'aussi beaux bouquets (peut-être dans une autre vie....)

     

    Nous avons pu savourer notre repas en terrasse, incroyable pour une fin octobre !

     

    Je me promène, je brode, je papote, et pendant ce temps mon jardin ne se prépare pas tout seul pour l'hiver. Il faut que le beau temps continue et que je rattrape le temps perdu, sinon le printemps sera trop difficile.

    À bientôt

     

     

    Tour en Bigorre

     

     

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    Quelle belle journée ! Soleil, chaleur, belles couleurs : le bonheur !

    Moi qui vous disais il y a quelques jours que l'été s'en allait !

    Une amie est chez moi pour faire sa cure. Le dimanche : repos. Nous en avons profité pour aller nous balader dans la région. Elle voulait revoir Gavarnie qu'elle connaissait déjà. Pour ma part, bien que le paysage soit très beau, je trouve que c'est trop connu, trop fréquenté, trop, trop.

    L'UNESCO a classé le Massif transfrontalier du Mont-Perdu au patrimoine mondial. Ce classement concerne deux canyons du côté espagnol, et trois cirques du côté français. Or, on ne parle en général que de Gavarnie. Dommage pour les autres.

    Je lui ai seulement fait faire un tour du village, nous avons regardé le cirque sans quitter la voiture, et j'ai continué vers la station de ski de Gavarnie et le col des Tentes, sur le chemin du Port de Boucharo (qui n'est pas un port avec des bateaux, mais un col à cheval sur la frontière avec l'Espagne).

    Je vous raconte au passage pourquoi il y a cette belle route qui s'arrête en pleine montagne : au milieu du XXème siècle, il était question de relier la France et l'Espagne par de nouveaux passages. Une route fut construite du côté français, mais pas du côté espagnol où il n'y a toujours eu qu'un chemin. Puis, la création du Parc national des Pyrénées mit fin à toute idée de franchissement routier à cet endroit, et la route fut fermée au niveau du col des Tentes :

    Eté indien

    Il a même été décidé récemment de la dégoudronner en ne conservant qu'une étroite bande pour les fauteuils roulants (sur 800 mètres, car ensuite la pente est trop forte).

    Eté indien

    C'est la vraie montagne !

    Un petit passage par la vallée d'Ossoue où la forêt était magnifique :

     

    Eté indien

     

    Après Gavarnie, j'ai voulu montrer à mon amie les autres cirques. Pour commencer, un passage obligé par mon cher barrage des Gloriettes : voilà deux mois que j'y suis allée pour la dernière fois.

     

    Eté indienEté indien

     

     

     

     

     

     

     

    Quelques derniers colchiques, cynorrhodons, baies de genévrier, niveau très bas, eau verdâtre, mais pique-nique très agréable dans la douce chaleur du soleil.

     

    Si on continue le sentier vers la gauche, on arrive au cirque d'Estaubé. Aujourd'hui, on avait prévu de faire les touristes, alors pas de marche et donc pas de photos de ce joli cirque.

     

    Et nous sommes reparties vers le troisième cirque de la série, mon chouchou : le cirque de Troumouse. Je l'adore, car la route qui y mène est belle, et on a la surprise de le découvrir d'un seul coup, quand on y arrive.

    Eté indien

    Les hauteurs étaient bien blanches, ce qui faisait un beau contraste avec le temps si doux.

    Eté indien

     

    Le fond du cirque est roussi par les premiers frimas. Nous avons apprécié le calme : il y avait des promeneurs, mais l'espace est si vaste qu'il y a de la place pour tout le monde, même en plein été.

     

    Et j'ai trouvé, je n'en revenais pas, des GENTIANES :

    Eté indien

     

    Eté indien

     

    Eté indien

     

    Aujourd'hui, sans quitter mon canton, on a presque été en Espagne, admiré les couleurs de l'automne, pique-niqué en T-shirt assises dans l'herbe, vu la neige, et été fascinées par le bleu des gentianes que je ne rencontre habituellement qu'au printemps.

     

     

     

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  • Carrosse nuptial

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Photo Frédéric Latour       

     

    Carrosse nuptial

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Photo Frédéric Latour   

          

    La famille et les invités étaient rassemblés devant la mairie et attendaient une belle voiture, quand ils virent pointer un drôle d'équipage !!!!!!!!!!

    Les tourtereaux arrivaient de chez eux, et avaient traversé ainsi une partie de la ville. Malicette brandissait son bouquet d'une main et un transistor de l'autre : pas aussi digne qu'un cortège anglais, mais surprenant et tellement gai.

     

    La mairie avait déjà reçu des mariages à cheval ou en voiture à cheval, mais jamais en triporteur. Titi et son meilleur ami avaient organisé la surprise. Les mariés cherchaient un moyen de transport original. Ne trouvant rien, ils ont failli venir à pied. Malicette ne l'a su qu'au moment de partir.

     

    Carrosse nuptial

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Photo Frédéric Latour

     

    À suivre dans les prochains numéros

     

     

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    Je vais vous faire vivre un de nos souvenirs qui nous fait encore rire des années plus tard.

    Une fin de semaine complètement folle

    Nous habitions déjà dans notre montagne, mais nous avions laissé derrière nous, à 300 km, des tas de cartons pleins de livres, vaisselle, tissus ou autres trucs hétéroclites que nous souhaitions ( je souhaitais ) garder. Il fallait bien en finir, alors nous nous décidâmes enfin à tout transporter ici.

    D'autre part, notre gendre venait de récupérer le vieux Combi VW de ses parents, un pur produit des années 70 orange pas vraiment discret. Il avait fait changer le moteur par un garagiste pas tout à fait mécanicien. Notre gendre voulait que cette antiquité (que nous aimons tous beaucoup) ait une nouvelle vie à la montagne. La famille est grande, et nous pourrions balader tous nos petits enfants dans un seul véhicule.

     

    Nous voilà donc avec l"antiquité "peace and love" à faire des navettes entre la Ville et la montagne. Super sympa. Les amateurs nous disent bonjour, on est haut perchés et on apprécie de voir le paysage différemment, j'ai beaucoup de place, je suis bien installée pour tricoter en roulant, bref, tout serait parfait....si le côté mécanique ne nous souciait pas. 60km à l'heure dans les côtes, c'est pas terrible.

    Nous allons montrer la chose à notre mécanicien :

    Sacré week-end !

     

    Il nous prévient qu'une courroie risque "péter", mais n'arrive pas à en trouver une neuve de la bonne dimension.

     

    A la ville, le deuxième jour, au démarrage, on entend un drôle de bruit : la fameuse courroie a violemment rendu l'âme. Par chance, pas trop loin du garage qui avait changé le moteur. Il nous prête son fourgon blanc pour que nous puissions continuer notre déménagement.

    Fourgon de garagiste : bien moche, qui empeste la vieille graisse, plein de cordages et cochonneries diverses. Nous faisons un voyage, et au retour, les vitesses passent de moins en moins bien. La 4ème ne passe plus, puis la 3ème. Nous finissons en seconde, et arrivons péniblement à bon port.

    Nous rendons cette poubelle à son propriétaire et récupérons avec joie notre vieille mais fidèle 309.

    Le vendredi 31 octobre (la date a son importance, car le lendemain 1er novembre était férié, et le surlendemain un dimanche), nous allons faire un tour dans le Médoc, et vers 18 heures, en traversant une forêt, un grand bruit nous fait très peur : le pot d'échappement vient de tomber sur la route. L'Ours ne peut rien faire, alors nous nous traînons péniblement à la vitesse du pas d'un homme jusqu'à un centre commercial où nous savons qu'il y a une station-services. Pas de pot (d'échappement ) neuf en stock, veille de fête, avant-veille de dimanche, nous n'allions pas rester trois jours bloqués ! Un gentil mécanicien compatissant monte la voiture sur le pont, enlève le silencieux, et nous amarre le pot sous la voiture avec un bon vieux fil de fer.

    Le samedi 1er novembre, nous reprenons la route pour rentrer chez nous et profiter de nos montagnes, en craignant juste de rencontrer la maréchaussée à cause du bricolage à notre voiture.

    Notre stress se calmait, nous retrouvions notre sérénité après ces allers et retours fatigants et les péripéties mécaniques.Tout se passait bien, nous étions contents d''être débarrassés des fourgons poussifs, quand, tout à coup, au détour d'un virage, dans les gorges, à quinze kilomètres de l'arrivée : un gendarme !!! Un gendarme à cet endroit-là, juste pour constater que notre silencieux n'était dans une situation réglementaire ?

    Rien à voir avec nous. Des rochers étaient tombés sur la route !!! Et quels rochers : gros comme des voitures.

    Le 1er novembre dernier, 1.500 m3 de rochers se décrochent avant de s'effondrer sur la route. Photo DDM, P. L. - DDM

                                                                                                        Photo DDM

     

    NOOOOON ! si près du but ! Impossible de rentrer chez nous, car il avait déjà neigé sur les hauteurs et le col était fermé jusqu'au printemps prochain.

    Et là, le fou rire nous a pris ! Comment accumuler tant d'ennuis en si peu de jours ? Après avoir ri un bon coup, nous nous sommes demandés quoi faire :

    - repartir à 300 km dans la famille ?

    - dormir sur place en attendant (impossible, ça)

    - redescendre dans la vallée et trouver un hôtel ?

    La Bigorre a des ressources : elle avait envoyé dans le Médoc un super chouette instituteur et son épouse avec qui nous avons sympathisé quand nous demeurions dans cette région. Vacances obligent, ils étaient là, tout près de notre route obstruée. Ils nous ont hébergés quelques heures (en nous faisant profiter de leur dessert ).

    Nous avons appelé les gendarmeries sises aux deux bouts des gorges : elles n'avaient aucune info. Nous avons réussi à joindre Bison futé. Lui, il annonçait le problème. Au bout de quelques heures, Bison futé ne parlait plus de nous, alors nous avons tenté de passer : Yes ! La route était dégagée !

     

    Je vous précise que, pour loger tout ce bric à brac, nous avions loué à la mairie un local qui se trouvait là, au rez de chaussée  de cet immeuble :

    Sacré week-end !

     

    et après notre fameuse crue du 18 juin 2013, nous avons retrouvé nos affaires dans cet état :

    Sacré week-end !

    Tout ça pour ça !

     

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     Avant-hier soir, fête au village, avec un repas partiellement participatif. La mairie offrait les côtelettes (on est dans une zone AOC pour l'agneau), les convives apportaient des entrées et des desserts qui étaient mis en commun.

    Plusieurs groupes de musique animaient la fin d'après midi et la soirée, le temps était sympa, et pour finir nous avons eu, non pas un feu d'artifice mais un spectacle extraordinaire.

    La compagnie AKOUMA associe musique, poésie, jonglage, feu, et feux d'artifice de façon époustouflante. Les spectateurs n'en finissaient pas d'applaudir, et, à la fin, tout le monde restait sur place, "scotché", encore sous le charme.

    Cliquez sur le lien donné plus haut, vous aurez un aperçu de leurs spectacles, mieux qu'avec mes deux malheureuses photos piquées sur la page facebook de l'animation du village.

                                               

    Si cette compagnie passe par chez vous, allez voir. Moment de magie assuré. Si votre ville ou votre village cherche une animation, contactez la compagnie AKOUMA. D'après leur agenda, il semble qu'ils sont prêts à se déplacer loin de leurs bases bigourdanes.

     

     

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