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    Une comédie musicale est née dans les Hautes-Pyrénées, juste au pied de nos montagnes. Toute la publicité annonçait un spectacle du niveau des plus grands succès des dernières années, une création digne des grandes scènes.

    Nous avions tous rencontré des gens qui, après avoir vu le spectacle, rêvaient d'y revenir, comment ne pas y aller alors que c'est si près de chez nous ?

    Les copines de rando de l'Ours, qui sont mes copines en dehors des randos, avaient envie d'y aller, moi aussi.

    Donc, un soir nous sommes allés (il y avait un copain avec nous) voir Bernadette de Lourdes.

     

    Bernadette est interprétée par Eyma que nous avons adorée. Cette petite jeune a été repérée dans The voice Kids en 2015, et elle méritait bien ce rôle.

     

     

     

    Nous avons particulièrement apprécié la voix de Sarah Caillibot qui était Madame Soubirous, la mère de Bernadette.

     

    Les décors étaient très intelligemment pensés et très agréables à regarder.

    Il y a ici une vidéo qui montre les préparatifs , et comme j'adore connaître l'envers du décor, je vous la fais partager :

     

     

     

    Notre bilan :

    - une de nous a beaucoup aimé.

    - les autres ont aimé

    - c'est vrai que ce spectacle s'adresse à tous, croyants ou non croyants

    - nous avons regretté certaines choses :

             nous étions trop loin de la scène pour voir les visages des acteurs/chanteurs et les costumes

             la musique était un peu trop puissante mais, malgré tout on entendait bien les voix

            cette création est un peu trop "dans l'air du temps" avec une musique qui nous a paru pas très originale

            les textes sont un peu répétitifs, comme si on nous martelait des messages, alors que d'autres comédies musicales proposent plutôt des "chansons"

     

    Cette création est internationale. Beaucoup de canadiens ont participé, et je trouve étonnant (et dommage) que les costumes aient été réalisés à Montréal : n'y a-t-il point dans les environs des ateliers de couture capables de coudre des vêtements "d'époque" ?

    Le spectacle s'arrête pour l'hiver, mais doit reprendre l'année prochaine. À Lourdes ? ailleurs ? je n'ai pas trop bien suivi. Bien que je vous donne un avis "mitigé", je répète que j'ai rencontré des "vrais gens" qui étaient tout à fait enthousiastes. Si je vous ai présenté ce spectacle, mon idée est plus de donner envie de le voir que de le démolir.

     


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    Fin mai, abandonnant le froid et la neige qui n'en finissaient pas, nous avons fait une escapade d'une petite semaine du côté de Marseille, avec le groupe de randonnée de l'Ours.

    J'avais été bien inspirée d'emporter quelques vêtements légers, car mes polaires ne convenaient pas du tout à la Méditerranée. 

     

     

    Les calanques

     

    Les calanques

     

    Les calanques

     

    Les calanques

     

     

    Les calanques

     

    Tout est magnifique dans ce Parc national. Partout, partout des bras de mer entrent dans la terre (dans les rochers), j'ai mis en vrac quelques photos prises par l'Ours. Au fond de chaque crique, une petite plage ou un petit port.

     

    Un jour, j'ai retrouvé le groupe des marcheurs et nous avons mangé au cabanon de Jean Paoli, là, vue sur la mer. À pied, le sentier était sportif, mais en voiture... il vaut mieux être habitué à la conduite en montagne ! Pas mal de kilomètres sur une petite route, avec passage d'un col, et croisements difficiles avec les autres voitures.

     

     

    Les calanques

     

    Après l'apéro, agrémenté de plein de bonnes choses (tapenade maison), en admirant le paysage, nous avons attaqué la célèbre bouillabaisse, servie bien comme il faut.

     

    D'abord les tartines à la rouille, dans la soupe

     

     

    Les calanques

     

     

    Puis la présentation des poissons, qui nous seront servis l'un après l'autre, du plus "ordinaire" au plus "haut de gamme", dans des quantités "confortables" et des pommes de terre à volonté, et toujours la rouille.

     

    Les calanques

     

    D'abord le congre, puis la vive, la galinette (le grondin), la rascasse et le Saint-Pierre. Ya un truc qui m'échappe : il y avait bien quatre poissons, mais j'en ai noté cinq... Où est l'erreur ? C'est semble-t-il le congre qui était dans la marmite, mais pas dans les plats qui nous ont été servis.

     

    Les calanques

     

    Et après le dessert et le café, un joli pousse-café vert.

     

     Près de Cassis, l'endroit où Saint-Exupéry s'est abîmé en mer.

     

    Les calanques

     

    Les calanques

     

    Il faisait beau et chaud, tout était parfait. Ces jours-ci, en pleine canicule sur la France, nous nous félicitons d'avoir été là-bas le mois dernier. Chez nous, il fait dans les 30° le jour, mais il y a de l'air, et le soir nous redescendons très vite dans les 20. C'est la chance de vivre en montagne.

     

     

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    En ce weekend de rendez-vous aux jardins, l'Ours était embauché comme bénévole sur le trail de Gavarnie et je ne pouvais pas compter sur lui pour m'accompagner. J'ai eu la chance de pouvoir entraîner une copine avec moi, jusque dans le département voisin des Pyrénées-Atlantiques, qui fait partie de Nouvelle-Aquitaine alors que les Hautes-Pyrénées sont en Occitanie. Encore une fois, je conteste ce drôle de découpage de la France, alors que Béarn et Bigorre sont cousins germains, ont beaucoup de ressemblances et quasiment le même "patois".

    Cette année donc, direction les environs de Pau. J'avais gribouillé une vague liste de ce qui pourrait nous intéresser, et nous avons trié au fur et à mesure. J'ai fait très peu de photos, trop occupée à ressentir, regarder et écouter.

    Nous avons commencé par Pau, où un jardin japonais est ouvert toute l'année au public : le jardin de Kofu. Une animation prévue avait dû être annulée, alors nous avons juste fait un petit tour. Il est très joli, très bien étudié et soigné, mais le jardin japonais n'est pas mon idéal. je passerai tout de même le revoir à plusieurs saisons.

    Nous avons ensuite découvert l'immense, vraiment immense. parc du Château de Pau. Je ne m'étais jamais aperçue qu'il existait. Je croyais le château cerné par les constructions. Les jardiniers y font de très belles choses : j'ai trouvé l'endroit pour mes prochaines pauses-sandwich quand j'irai à la ville.

     

    Mes jardins dhier

     

    Le Château vu du parc. Nous avons aimé les différents jardins, et les beaux arbres. Quelle chance ont les palois de pouvoir se balader librement dans ce si beau jardin public ! C'était le matin, le ciel avait du mal à se dégager.

     

    Après Pau, direction la campagne, où j'avais sélectionné une liste de châteaux, mais nous ne pouvions pas tous les faire : Laàs, Cabidos, Mascaras, Orion, Momas (où je suis déjà allée plusieurs fois). Nous avons opté pour Morlanne, d'autant plus connu que Jan de Nadau a fait une chanson sur le village, et il y donnera un concert le 10 août. Continuez en musique...

     

     

     Le château de Morlanne, très joli, est construit sur une motte féodale entourée de deux douves. On peut y voir ça maintenant :

     

    Mes jardins des Rendez-vous

     

     

    Mes jardins d'hier

     

    Le château, actuellement en travaux, est édifié autour d'une cour centrale et les détails sont très intéressants à regarder.

     

    Mes jardins d'hier

     

    Le parc est mi-cultivé, mi-nature avec même une aire de pique-nique. De superbes animaux de compagnie gardent le jardin de buis.

    Mes jardins d'hier

    Mes jardins d'hier

     

    Le village, vu du château, est joli comme un décor de théâtre :

     

    Mes jardins d'hier

     

    J'ai admiré cet énorme "je ne sais pas quoi" aux fleurs bleu clair, très visiblement une solanacée :

     

    Mes jardins d'hier

     

    Mes jardins d'hier

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    (Morelle faux jasmin, solanum jasminoides ?)

     

    Et nous avons fini par le jardin que nous avons élu "chouchou du jour" et où nous avons envie de revenir assez vite : le Conservatoire des Légumes Anciens du Béarn, CLAB64 à Assat, tout près de Pau. Une oasis créée et gérée par une association d'amoureux des plantes potagères, alimentaires, aromatiques, médicinales et de sorcières.

    Il y a une extraordinaire collection de plants de tomates, et faudra aller les voir quand elles mûriront.

     

    Mes jardins des Rendez-vous

    Celle-là pousserait peut-être chez moi.

     

    Mes jardins d'hier

     

    Les pommiers valent aussi le déplacement, et nous avons appris des trucs à savoir quant on achète un arbre greffé. Il nous a été confirmé qu'il faut acheter ses arbres fruitiers (quand on est de la région) au conservatoire végétal régional d'Aquitaine de Montesquieu. Il faut y aller en automne pour admirer les récoltes-collections de courges et de pommes (24 et 25 novembre en 2018).

     

     

    Mes jardins d'hier

    Là-aussi des animaux sont gardiens. Ils sont l’œuvre de Christina Nick, artiste originaire de Colombie Britannique, mais vivant dans les environs, à Serre-Morlaàs. J'ai envie, depuis très longtemps, d'une grosse bête dans mon jardin. Je vais voir combien se vendent celles-ci : j'aimerais bien un oiseau, ou une fouine.

     

    J'ai ramené quelques godets, on ne se refait pas... Mais j'attends un moment sans pluie pour aller les mettre en terre.

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    On va sortir

     

    Ce weekend qui arrive, c'est le traditionnel Rendez-vous aux jardins, dans toute le France. Bon courage avec le site du ministère de la culture qui est encore perfectible. Mais prenez la peine de chercher, il y a certainement des merveilles à visiter dans les environs de chez vous.

     

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    On va sortir

     

    Du 25 juillet au 6 août, le festival de Gavarnie revient avec Don Quichotte. Hé les copinettes, c'est le moment de venir me voir dans les Pyrénées. Normalement il ne neigera pas et ce spectacle est toujours magnifique. Je vous rappelle qu'il se passe dans le cirque.

     

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    On va sortir

     

    Les 10 et 11 août aura lieu la première fête médiévale au château fort, appelé Château Sainte Marie, d'Esterre. Esterre est un petit village Jouxtant Luz-Saint-Sauveur en montant vers le Tourmalet.

    Le château, après une longue période d'indivision familiale et d'abandon, a été racheté par la commune. L'idée a donc germé de faire revivre ce lieu magnifique.

    Notre photo est prise de très loin, depuis la montagne. on ne voit pas que le château est accessible à pied par deux villages sis de chaque côté : Esterre et Esquièze-Sère.

     

     

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    Et dans mon village ? Nous sommes étape du Tour de France le 20 juillet, mais rien n'a encore filtré des réjouissances prévues, pas d’appel à la population, pas de rétrospective historique, calme plat.... Il y a quelques années, j'avais suggéré à une conseillère municipale (en charge de l'animation) de faire une reconstitution de Madame de Maintenon accompagnant le petit Duc du Maine (un des enfants de Louis XIV) venant prendre les eaux chez nous. Elle m'a répondu que c'était trop de travail et que les gens d'ici ne veulent rien faire... Moi qui aurais été si contente de faire de beaux costumes !

     

     

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    Depuis quelques jours, je vois à la TV des pubs de la marque Godin. Et je me dis qu'il faut que je continue mon récit de voyage dans l’Aisne.

    Nos amis nous ont conduits à Guise (prononcer GU-ISE) pour visiter un endroit incroyable, que nous avons vraiment beaucoup apprécié.

    Charles Godin (né en 1817), chef d'une très belle entreprise qui fabriquait déjà des poêles et des cuisinières, a voulu que ses employés profitent du progrès et de conditions de vie décentes, dès le XIX° siècle. Il voyait que leurs logements étaient misérables et leurs habitations insalubres, et il avait la solution.

    Il a fait construire, entre 1859 et 1884, cet immense bâtiment nommé Le Familistère en s'inspirant des travaux de Charles Fourier (mort en 1830) qui rêvait d'un lieu de vie nommé phalanstère. J'en avais entendu parler dans mon enfance, sans savoir où ça se trouvait, et l'idée était tout à fait à mon goût, car j'avais toujours vécu seule avec mes parents sans voisins ni copains proches.

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

    Le bâtiment des logements, dit le "palais social".

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

    Les habitations sont toutes traversantes : des fenêtres sur l'extérieur, pour que tout le monde profite des bienfaits de la lumière naturelle, et les entrées donnant sur des coursives articulées autour de la "place centrale". Les appartements sont "simple" ou double" selon la taille de la famille locataire.

    Une immense verrière éclaire l'ensemble et permet une vie de village animée par des rencontres et des fêtes.

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

     

    La mosaïque du   sol de cet espace est magnifique.

     

     

    Un escalier dans chaque angle, et l'eau ainsi que des cabinets d'aisance à tous les étages. Ici, des explications sur la conception et la construction du bâtiment.

     

     

     

     

     

    Et voilà la "Tour de la propreté" qui recèle des merveilles pour l'époque.

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

     

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)Le Familistère (l'Aisne 2)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vous imaginez ? Avant 1900, de l'eau chaude au robinet et une piscine à fond mobile ?

     

     

     

    Ci dessous, c'est le fond de la piscine, avec les plages sur les côtés.

     

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

    Une photo de vieille photo, c'est pas très beau. C'est juste pour imaginer...

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

    Dire que j'ai accompagné ma grand mère au lavoir dans les années 1960, presque un siècle plus tard...

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

    Le sol, d'origine, dans un des appartements. Une partie de cet ensemble est devenue musée, mais un bon nombre d'appartements est toujours habité par les descendants des premiers sociétaires.

     

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

    Le théâtre, toujours utilisé par la commune, ainsi que l'école.

    Il y a aussi les économats, et tout ce qui est nécessaire à la vie moderne. D'ailleurs, pour un prix très modique, nous avons mangé sur place, dans un de ces bâtiments annexes.

     

    Nous étions chez un fabricant d'appareils de chauffage, et nous en avons vu quelques uns au fil des salles, dont certains très mignons.

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

     Dans le courant du Fouriérisme, plein d'expériences plus ou moins idéalistes ont été menées. Cette carte les situant est exposée au Familistère :

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

    Pour des raisons qui nous échappent, le nord est en bas et le sud en haut. Vous voyez l'Espagne en haut à droite. Je vous en agrandis une partie à l'endroit, mais c'est les écritures qui sont à l'envers :

     

    Le Familistère (l'Aisne 2)

     

     En me servant de la carte, j'ai pu trouver des renseignements (plus ou moins digestes) sur :

    Terre libérée à Luynes, L'Intégrale à Puch d'Agenais, la Colonie sociétaire de Cîteaux, l'essai d'Aiglemont, la Colonie sociétaire de Condé sur Vesgre, l'Expérience, l'Imprimerie de Boussac de Pierre LEROUX, etc...

    Une des dernières survivantes de ces expériences est la SCI de la Colonie sociétaire de Condé sur Vesgre.

    J'adore ces histoires d'utopies devenues réalités. C'est juste dommage que les idéalistes n'aient pas assez "cadré" leurs tentatives de vie ou de travail communautaire.

    Maintenant les SCOP sont au point pour la gestion des entreprises, au grand dam des capitalistes.

    Pour l'habitat, il y a de plus en plus de réalisations d'habitats partagés (ou groupé ou participatif). Chacun son petit chez soi, mais gros investissements en communauté : grande salle pour repas de groupes, chambres "d'amis", jardin, animations. Bien sûr, l'Ours étant bien un ours, il n'aimerait pas ça. mais moi, si.

    Inutile d'avoir tous une grande maison remplie occasionnellement, il vaut mieux partager.

     

     

     

     

     

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