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    Mes idées sont toujours en vrac, alors je me force vraiment pour tenter d'expliquer comment j'ai fabriqué ce qui suit.

    Peu de jours avant Noël, Pitchounette m'a demandé de lui faire une écharpe et un bonnet.

    Je n'avais pas le temps (ni la laine) pour les lui tricoter. Mais j'avais de la polaire dans des couleurs gaies, et des yoyos en réserve qui me restaient du sac de Malicette.

     

    On voit partout de très jolis chapeaux-bonnets, alors j'ai tenté le coup.

    Sachant que son tour de tête (oreilles à l'abri à l'intérieur) fait 52 cm, j'ai préparé une bande de cette dimension, que j'ai fermée comme un tuyau, assez large pour pouvoir être repliée.

    Je trouvais ma polaire un peu molle, et comme, de plus, elle électrise beaucoup les cheveux, je l'ai doublée d'un petit coton rigolo.

    J'ai décidé de faire comme un béret. Pour cela j'ai taillé un cercle de 26 cm de diamètre (appelé galette dans mes explications) dans ma polaire rouge, comme le fond d'un béret.

    Et un autre cercle dans la polaire verte, de 26 cm de rayon également.

    Et deux autres cercles dans le coton.

     

     

    Bonnet et écharpe Pitchounette

     

    Puis j'ai repris la formule magique déjà cherchée pour la jupe 1950 et reprise pour la basque de la chemise des cravates : périmètre= 2ΠR   2 X Pi X rayon ce qui fait 2 X 6,28 X rayon

    J'ai fait appel à mes souvenirs des cours de maths sur les équations, et c'est ainsi que je peux vous annoncer que vous devez diviser votre tour de taille (ou de tête, ou de napperon ou de n'importe quel cercle) par 6,28 pour obtenir la largeur du rayon, ce qui est l'écartement nécessaire du compas pour tracer le cercle correspondant.

    Le rayon d'un trou de 52 cm de périmètre fait donc 52 : 6,28 = 8,28 cm. Au centre de mon disque vert et d'une épaisseur de coton, j'ai repositionné le compas et j'ai fait mon fameux cercle de 8,28 cm de rayon. J'ai évidé pour obtenir ce que j'appelle couronne.

     

     

    J'ai empilé - "galette" en coton imprimé tourné vers le bas

                    - "galette" en polaire rouge endroit vers le haut

                     - couronne en polaire verte endroit vers le bas

                     - couronne en coton, imprimé vers le haut

    J'ai surjeté le tout à l'extérieur avant de faire la vraie couture, car avec toutes ces épaisseurs, ça s'écartait un peu trop. Je suppose, après coup, que si on surfile aussi les deux couches de l'intérieur ensemble, cela doit être plus facile à travailler.

     

     

    Bonnet et écharpe Pitchounette

     

     

    En remettant à l'endroit, super ! Polaires à l'extérieur, doublure à l'intérieur. J'avais bien réfléchi, et réussi à faire tout juste ! Pas de photos, pas le temps. 

     

    Il n'y avait plus qu'à poser la bande de 52 cm tout autour du trou, et la retourner à la main.

     

    Au fil du Net, j'ai retenu une bonne idée : au lieu de coudre les fleurs et le cœur directement sur le bonnet, les fixer avec des pressions, cela permet de changer facilement la déco :

     

    Bonnet et écharpe Pitchounette

    Les yoyos n'étaient pas finis. Il m'a suffi d'écarter les centres pour y passer une partie de mes pressions.

    J'ai fixé les autres parties sur le bonnet, avant de le terminer. Et je n'ai pas dit ça à Pitchounette pour qu'elle ne joue pas trop avec.

     

     

     

     J'ai zappé le fait que je voulais faire des photos pour me vanter de mes créations.... J'ai juste quelques souvenirs du jour de Noël. Pitchounette a trouvé le paquet à son goût. Dedans, il y avait bonnet, écharpe et roman. " Le saboteur de Noël" des éditions "De plaines en vallées" semblait vraiment passionnant...

     

     

     

     

     

    Bonnet et écharpe PitchounetteBonnet et écharpe Pitchounette

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le bonnet est à peine posé sur la tête, on ne voit pas que l'écharpe a de petits volants dans le tissu rigolo. Ce qui est certain, c'est qu'elle était satisfaite de ses cadeaux.

    Je me suis aperçue que j'avais mal calculé mon coup. En raison des épaisseurs, j'aurais dû faire mon tuyau rouge un peu plus large, d'autant plus que le coton n'est pas extensible.

     

     

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    Avant Noël, j'avais présenté le sac que j'avais confectionné pour ma belle-fille il y a quelques années. Elle m'en avait commandé un nouveau, coloré. Ah elle voulait de la couleur !... elle en a eu :

    Sac Malicette

    J'ai aussitôt pensé à ce velours orange-rouille que je trouvais beau, bien que ne sachant pas quoi en faire. C'est dans des moments comme ça qu'on se dit qu'on fait bien d'accumuler de tout et de rien. Et c'est bien confortable de faire ses courses à la maison.

    En fin d'été, j'avais eu la chance de participer, dans mon village, à des ateliers de broderie et embellissement de patchwork, avec Catherine de l'Aiguillée d'Ovalie. J'ai, à cette occasion, attrapé le virus des yoyos et eu envie de me remettre à la broderie.

    J'ai encore une fois déballé mes bazins multicolores et mon carton de perles. J'ai yoyoté un peu au hasard, et quand j'ai obtenu une quantité nécessaire de matériaux, j'ai fait des essais de disposition.

     

    .Sac Malicette

     

    Tous vers le bas ? Comme un bouquet ? Répartis sur toute la surface ?

     

    J'ai finalement opté pour le style fleurs des champs : plein de tiges partant du bas, portant chacune une fleur, voire deux. Tiges en point d'épines pour qu'on les voie bien, agrémentées de quelques perles.

    Sac Malicette

     

    Chaque yoyo est unique, monté différemment des autres :

    Sac Malicette

    Broderies, perles variées, miroirs comme dans les années 70, tissus fantaisie.

    Je suis partie au hasard, me creusant la tête pour imaginer un truc nouveau à chaque fois.

     

    J'avais a également, dans mes réserves, ce tissu dans lequel j'avais eu l'intention de me coudre un vêtement, mais à force de reporter, j'ai fini par en utiliser un morceau pour la doublure et pour un yoyo (celui qui a un miroir vert).

    Sac Malicette

     

    À l'intérieur, on ne voit rien tant la doublure est chargée. J'ai mis 2 poches (une verte et une orange) et un petit ruban-porte-clés (bleu) :

    Sac Malicette

    Et aussi une fermeture à glissière jaune : plus coloré, je ne pouvais pas ! Pour compléter, je n'ai plus qu'à confectionner un étui à lunettes et une trousse.

     

     

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    L'an dernier, j'avais fait une étoile de Bethléem au centre de la couverture de Pitchounette

     

     

    Couverture Pitchounette

     

    J'avais, ramé, galéré, passé un temps fou à réfléchir sur la méthode. Sur le Net, je n'avais pas réussi à retrouver des explications autres que losange par losange à la main.

    J'avais été obligée de gribouiller sur une feuille pour comprendre "comment ça marche" :

     

    Etoile de Bethléem

     

     

    Cette année, c'est Mademoiselle Lune qui me demande un coussin dans le tissu de sa robe du mariage. Je me dis que, munie de ma grande expérience, je n'ai qu'à lui mettre une étoile à elle aussi.

    Je n'avais pas imaginé que cela serait aussi difficile que l'an dernier : je n'ai pas plus le cerveau d'un mathématicien que l’œil d'un photographe. J'ai réfléchi presque autant que la première fois.

    Alors, ça sert aussi à ça les blogs : je ME fais un tuto-pense-bête. Et tant mieux si ça peut être utile à quelqu'un d'autre.

     

    1  Ne pas hésiter à se faire un patron grandeur nature. Voilà un losange, le droit fil est indiqué en rouge :

     

    Etoile de Bethléem

     

     

     

    Etoile de Bethléem

    J'ai simplement continué mon dessin de l'an dernier, en numérotant les tissus, 1 au centre,7 à la pointe extérieure. J'ai passé un trait de feutre bleu pour repérer le montage les bandes.

     

    2  tailler des lanières de tissu, dans le droit fil, de longueur suffisante pour y tailler 8 losanges

    Etoile de Bethléem

     

    Il en faut une de la couleur du centre, puis 2, puis 3, puis 4 (dans mon cas, 4 c'est le maximum car mon étoile est petite), puis 3, puis 2, puis 1 pour les pointes.

     

    3  assembler les lanières entre elles, en respectant l'ordre des couleurs, et en décalant le début, puisqu'on va tailler en biseau.

    Chaque bande, quelle que soit la grandeur de l'étoile, contient le même nombre de lanières. Quatre cette année, cinq l'an dernier, beaucoup plus pour les grands ouvrages. Et chaque bande sera coupée en huit.

    Etoile de Bethléem

    À chaque bande, enlever la première couleur, et rajouter une nouvelle couleur du côté opposé. Attention à toujours respecter l'ordre choisi au début. Voir la numérotation des couleurs sur le patron 1

     

    4 repasser les coutures, puis tailler les bandes en tronçons à 45°

    Etoile de Bethléem

     

    Et là, miracle : ça commence à ressembler à quelque chose !

    Etoile de Bethléem

     

    Il n'y a plus qu'à assembler tout ça branche par branche.

    Je voudrais faire du parfait, mais je fais de l'à peu près. Il faut être très soigneuse pour réussir une étoile express à la machine. La moindre erreur, le moindre écart se multiple par 8, et le résultat peut être décevant.

    En assemblant les branches par deux, repasser et vérifier que l'on obtient bien un angle droit au centre.

    En assemblant les quarts d'étoile par deux, pareil : vérifier que l'on obtient une demi-étoile, c'est à dire une ligne droite au centre.

    Si vous brûlez les étapes, vous vous retrouvez avec quelque chose qui est juste bon à être démonté.

    Allez, 2 coutures à revoir, et c'est bon. Si Mademoiselle Lune traîne par là, elle verra que je pense à elle, mais elle ne saura pas tout de son coussin.

    Et je repars à tout ce qui est commencé et que je dois finir pour Noël.

    Bons préparatifs !

     

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  • À quoi ça sert un blog ? Pourquoi en avoir un ? Pourquoi en lire et être attaché à certains ?

    J'ai trouvé un semblant de réponse en pensant à Vick.

    Cette jeune femme était géniale, toujours gaie et pleine d'humour, débordant de bonnes idées. Son blog Vick et pique et colle était un bonheur. Lire ses messages presque quotidiens donnait de la joie de vivre à ses lectrices. Pourquoi en parler au passé ? Parce que, le 21 mars 2010, elle a subitement quitté ce monde.

    Depuis ce jour fatal, quatre ans après, les commentaires continuent à affluer: on ne l'oublie pas.

    On vient toujours sur ses pages pour trouver un tuto, un modèle, un truc.

    Je ne la connaissais pas, mais elle manque à toutes les personnes qui la lisaient.

    Je pense à sa famille en cette période de fêtes.

     


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    Je vous avais parlé ici de ma jupe :

    On apprend tous les jours

     

    J'avais simplement oublié de penser que je n'avais vraiment rien à mettre avec. Bé oui, ma "garde-polaires-pantalons et caleçons" ne contient pas de chemisiers ou de jolis petits pulls.

    Après cogitation intense, j'en suis venue à la conclusion que je devais me confectionner le haut-qui-va-bien, et j'espère que ça va bien.

    J'ai acheté un morceau de suédine et me suis inspirée de la mode des années 50. Je suis en plein dedans depuis les journées du patrimoine au funiculaire. Je suis, en plus, tombée par hasard sur un catalogue spécial Burda vintage.

    Je croyais avoir acheté du bleu marine, mais à la lumière du jour, j'ai constaté avec consternation que c'était noir, et je déteste le noir sur moi. Il fallait donc que j'égaie ça, et quoi de mieux qu'un peu de couleur ? Et quoi donc comme couleur ? Des morceaux de cravate, bien sûr !

     

    Avec une jupe évasée, il faut chemisier un peu ajusté. Comme j'ai quelques rondeurs, je ne mets jamais les chemisiers dans les jupes. Donc, une basque s'imposait. J'ai repris l'idée de la jupe taillée dans un cercle, et voilà :

     

    Cravates, etc....

    La basque est un cercle au niveau de la taille, mais je l'ai un peu allongée dans le dos.

    Je me trouve très moche en photo (et encore, je vous fais grâce des cheveux en bataille et des charentaises aux pieds), mais je suis très contente de m'être fait des vêtements plus "élégants" que mes polaires habituelles.

     

    Le parapluie près de ma main : ne dirait-on pas Bécassine ? (je vous parlerai d'elle une autre fois, elle me poursuit depuis mon enfance)

     

    J'avais dans mes réserves quelques boutons à recouvrir (plusieurs marques mais mêmes diamètres) :

    Cravates, etc....

     

    Parlons un peu boutons. les recouvrir soi-même est un jeu d'enfant. Encore faut-il avoir le bon modèle.

    Il en existe des blancs, tout en plastique. Ce sont ceux des manches. Ils ont on gros défaut. En boutonnage, ça va à peu près. mais en décoration, la tige est trop grosse, et elle se voit, surtout sur du noir. Le bouton n'est pas bien à plat, il bascule.

    Il y en a aussi des tout métalliques. Je les trouve plus jolis une fois finis, moins bombés.  Mais, vu la misère de ce que l'on trouve dans les merceries, on fait comme on peut, ou on commande sur Internet. Pourtant, j'aimerais bien tout trouver dans les magasins.

     

    À force de voir ce que se faisaient certaines blogueuses, j'ai été contaminée. Je n'ai pas copié, mais couleur-parenthèse et mamytimain m'ont beaucoup inspirée.  J'avais aimé leurs tenues et n'avais plus regardé leurs photos depuis que j'avais lu leurs articles. Je viens de les rechercher pour mettre les liens. Il faut croire que les lacets dans le dos m'avaient particulièrement marquée... Je les avais bien gardés en tête

     

    Cravates, etc....

     

    Je n'ai pas réussi une photo correcte des sortes d'anneaux que j'ai bricolés (ça s'appelle comment ? brandebourgs, capucins, attaches ?) avec, évidemment, des morceaux de cravates.

     

    Depuis ma robe pour le mariage (le corset a failli avoir des lacets ), je n'ai plus peur de rien !

     

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