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    Il y a très très longtemps, je fus secouriste à la Croix Rouge. Mon moniteur tenait à ce que ses équipiers fassent de jolis nœuds en toutes circonstances, en particulier quand nous nouions (c'est trop drôle comme phrase !) des foulards pour mettre des bras en écharpe.

    Je me suis aperçue que peu nombreuses étaient les personnes capables de réussir cet exercice.

    Suivant que vous voulez obtenir des rosettes comme à gauche, ou comme à droite, ce n'est pas tout à fait le même geste :

     

    Jolie rosette

     

    Il y a un truc. Ce n'est pas le fait du hasard. J'ai embauché l'Ours, mais je le soupçonne d'avoir mis de la mauvaise volonté, car je ne suis pas satisfaite de ses photos. Mais seule, c'est vraiment impossible.

    En orange à gauche, je vous montre comment nouer les chaussures de gauche, en bleu à droite celles de droite.

     

    Jolie rosette

     

    On commence tout simplement

     

     

    Jolie rosetteJolie rosette

     

     

     

     

     

    On fait une boucle avec le brin     On fait une boucle avec le brin de dessous et on la passe par      de dessous, et on ne croise dessus le premier nœud.             pas. Elle reste du même côté.                                                             

     

    Jolie rosette

    Jolie rosette

     

     

     

     

     

    On prend le côté non encore           On prend le côté non encore bouclé, et on le passe au               bouclé, et on le passe au dessus de l'ensemble déjà              dessus de l'ensemble déjà obtenu.                                         obtenu.

     

     

    Jolie rosetteJolie rosette

     

     

     

     

     

    On termine de la même façon le orange ou le bleu

    L'Ours grognon m'a dit que je faisais ça pour rien, car il sait lacer ses chaussures comme il faut. Pourtant, j'ai souvent rencontré des couseuses-bricoleuses qui n'obtenaient pas ce qu'elles voulaient.

     

    Jolie rosette

     

    Selon que l'on fait des couettes, des lacets, un lien autour d'une encolure, ou ses lacets, c'est important d'avoir une jolie rosette dans le bon sens !

     

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    Je suis partie pour quelques jours et je vais profiter de mon absence loin d'Internet pour vous demander de m'aider.

    Je vous disais récemment que j'ai les dés de mes deux grand-mères. Ce n'est pas tout. J'ai eu ces objets aussi en héritage :

     

    Photo mystère

     

    Une de mes grand-mères l'avait dans ses affaires de couture, l'autre avait le sien dans le tiroir de sa machine à coudre Singer à pédale de 1916. Je n'ai jamais su cékoissacétait. je ne sais pas comment m'y prendre pour trouver.

    Et vous ? Vous pouvez divaguer pour que je m'amuse à mon retour, mais vous pouvez aussi m'aider vraiment. Il y a si longtemps que cela m'intrigue.

    Photo mystère

     

    Ça ressemble à une épingle, qui mesurerait 14cm mais bien que ce qui ressemble à un ressort soit flexible, cela ne se crochète pas.

    Sur la tige, il y a un drôle de petit crochet très mobile.

    La languette graduée fait un peu ressort sur la plaquette qui la supporte.

     

    Photo mystère

    Je ne comprends rien aux graduations.

     

    Photo mystère

     

    Je ne sais pas quoi dire de plus.

    Je m'aperçois après coup que j'avais oublié de mesurer les objets ils font 14 cm, ne se ferment pas comme des épingles, et je les trouve bien trop biscornus pour servir aux mailles en attente d'un tricot.

    L'Ours m'aide  à déchiffrer. Il lit 1/8    ?/?  3/8  1/2  5/8

    Les chiffres se présentent comme les fractions que l'on apprend à l'école, mais je ne sais pas écrire ça avec mon ordi.

     

    Suite et fin : Emmanuelle a trouvé http://www.toovintage.com/boutique/boutique-tendance-loft/pince-a-ourlet.html

    Il s'agit d'une pince à plis, pour ourlets. Les graduations sont peut-être bien en inches, normal quand on sait que j'en ai trouvé un exemplaire dans le tiroir de la machine Singer.

    Merci Emmanuelle

     

    De son côté, L'Ours avait trouvé plissoir, mais sans plus d'explications.

    Apparemment, il me manque une pièce, et je n'ai pas le mode d'emploi.

    N'empêche que Internet c'est magique. Un mystère élucidé...

     

     

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    Deux de mes petites-filles ont émis l'envie de coudre.

    Le Père Noël a profité de cette bonne idée pour offrir des "kits de base". Dans mes restes de mercière, j'avais des dés, des aiguilles, épingles, craies, fils, etc...

    Mlle Lune était déjà propriétaire d'une boîte à couture vide. j'ai fait un sac pour grande Sauterelle. J'avais commencé ma "désintox d'écrans", et j'ai omis de faire des photos. Voilà le tissu :

     

    Futures couturières ?

     

    J'ai fait un cabas tout bête, en repliant les coins afin d'y loger une cagette de clémentines. Un peu de dentelle sur le bord et sur les anses, c'est tout. Et une trousse assortie pour ranger les petites choses.

    J'ai trouvé une occupation excellente pour mes genoux : le crochet. Je me suis contentée de copier une vieillerie que je m'étais faite dans les années 70 un œillet range ciseaux et dé.

    Cette fleur m'est précieuse : elle me sert à retrouver mes ciseaux qui ont la manie de se cacher sous n'importe quoi (est-ce que ça vous arrive aussi de chercher désespérément vos outils ?), et elle protège les dés, que j'ai eu la chance de conserver, de mes deux grand-mères .

     

    Futures couturières ?

    Même l'Ours sait qu'il faut prendre "les ciseauxkonlafleur" et que je les ai toujours avec moi, même en voyage.

    Ce modèle a circulé sur les blogs il y a quelques années. Moi, j'ai bien regardé le mien et j'ai compté les mailles. Voilà à peu près les explications avec du coton perlé n°8 et un crochet à dentelle 1,5:

    - en vert, faire une chaînette de la longueur qui vous convient. C'est la tige où on accroche les ciseaux.

    - assembler la première et la dernière maille puis, en partant de cet endroit, en mailles serrées faire un petit disque en augmentant régulièrement

    - en arrivant à 24 mailles, voire un peu plus, continuer tout droit, afin de réaliser un tuyau. C'est le cœur de l’œillet qui contiendra le dé.

    - quand le cylindre est assez profond, faire un rang ainsi : 1 bride, 1 maille en l'air. C'est le trou-trou où on passe le lien emprisonnant le dé.

    - changement de couleur.

    - premier rang : 4 brides dans chaque arceau

    - deuxième rang : 2 brides sur chaque bride du rang précédent

    - troisième rang : 2 brides sur la première, 1 bride sur la suivante, et on continue, tantôt 2, tantôt 1 (une erreur passera inaperçue)

    -  dernier rang : alternance de 3 brides sur les trois premières de rang précédent, et -1 bride 3 mailles en l'air (repiquer le crochet dans la base de ces trois mailles en l'air )1 bride- dans la quatrième-. Ci-dessous l'image en gros plan pour comprendre le picot que je n'arrive pas à expliquer en mots.

    Futures couturières ?

     

    Pour finir, passer dans le trou-trou une autre chaînette afin d'emprisonner le dé.

    Futures couturières ?

    J'en ai fait tout un bouquet multicolore.

     

    Futures couturières ?

    Futures couturières ?J'ai rajouté des revues de couture et point de croix, des paquets de coton à broder, des strass à coudre, un lot de feutrines de toutes les couleurs pour faire des doudous. J'ai trouvé pour les petits bricolages un super catalogue

    10doigts est une mine où il fait bon creuser.

    J'y ai trouvé des paquets de feutrine de toutes les couleurs pour faire des doudous.

     

     

     

    Grâce à Edith, Grande Sauterelle a maintenant elle aussi une religieuse :

    Futures couturières ?

     

    Je n'ai pas de nouvelles des doigts de mes petites fées. je pense que, les cours ayant repris, elles ont été happées par les devoirs, les copains-copines et les activités de leur âge. On en reparlera plus tard.

    Et chez moi ? Il neige.

     

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    Hier, pendant une pause dans mon labeur d'ourleuse de nappes en toile damassée enduite, j'ai lu les premières réponses à mes questions du jour. Parmi les suppositions farfelues (qui me ravissent, continuez), il y avait un commentaire de IsaMiaou, que je vous livre tel quel :


     

    Coucou,

    Pour les nappes je pense que tu as utilisé les "trucs" :

    * mettre du scotch sous ton pied de biche

    * mettre du papier de soie entre le pied et la toile enduite (même dessous comme un sandwich )

    * faire tenir les coutures avant piquage avec du scotch

    * aiguille pour jean's

    *parfois ajuster la tension ...

     

     

    Merci pour cette récap bien utile dans le cas de coutures "espéciales". Il est nécessaire de revoir parfois les fondamentaux.

    Mais là, j'avais 20 nappes en 1mX1m et 13 en 1mX1,50m, ce qui donne 145 mètres d'ourlet : personne n'imagine que j'allais fignoler, quand même !

    * la tension : OK, elle était bonne

    * l'aiguille pour jean : inutile, ça piquait bien avec du 80

    * le scotch pour "faufiler" sans trous, je n'y aurais pas pensé, mais ça aurait été un travail de Titan, vu la raideur du matériau

    * le papier de soie, je l'utilise rarement car ma machine coud à peu près tout sans rechigner (sauf une fois une robe de Cendrillon). Dans mon exercice actuel, ça aurait été ingérable.

    * le scotch sous le pied de biche, je crois avoir lu ça quelque part, mais comme je n'en ai jamais eu besoin.... et là TILT !!!

    De quoi qu'elle cause Isa ? De pied de biche ? Qu'y a-t-il dans la boîte à malice de ma machine, celle que j'ouvre tout le temps pour accéder à la canette ?

     

     

    Parmi tous ceux en acier, il y en a un blanc, en Téflon paraît-il,  tout neuf depuis 25 ans. On m'avait dit qu'il servait à quoi ? Vite, Internet : ça sert pour la toile cirée............... (j'ai aussi une notice, mais guère plus usée que le pied en Téflon)

    J'ai essayé : le combat est devenu tout de suite moins violent. Mon tissu est toujours aussi encombrant, il me faudrait encore 4 mains pour le guider et le maîtriser, mais il avance bien mieux grâce au Téflon. Merci Isa !

     

     

    Je tiens fermement mon pli de la main droite, et je tire presque de la main gauche en pinçant fortement entre le pouce et l'index. Le tissu étant très lisse, je le tiendrais mieux par la bordure, de la main droite, mais bonjour le mal de dos si je passais la journée avec mon bras glissé au travers de ma machine.

    Ce qui est utile aussi, c'est une machine bien enfilée. Je vous disais que tout allait mal, mais il me restait encore des surprises à découvrir.

    Hier matin, je pensais qu'après une nuit de repos ma machine et moi serions en pleine forme. Hélas ! le fil de m.... continuait à casser. Je pris du fil de la bonne marque, dans les couleurs les moins voyantes : il cassait aussi, au bout de quelques centimètres.

    Bras croisés sur la table, je me mis à étudier la machine.

    Fil bien enfilé, bonne marque éprouvée depuis plusieurs dizaines d'années, bons réglages (tension du fil et longueur du point), canette bien en place, tout allait bien. Une seule chose restait : l'AIGUILLE.

     

     

    Il me revint en mémoire, à ce moment-là, que j'avais cassé la précédente. Au moment de la changer, j'avais remarqué que le talon de la nouvelle était entièrement cylindrique au lieu d'avoir une face plate (c'était quoi encore ces aiguilles de m...., comment avaient-elles atterri dans mes outils ?). Elle avait pourtant fonctionné normalement un bon moment jusqu'à ce qu'elle tombe de son support (probablement par ma faute, car vis pas assez serrée).

     

    Je vous rappelle que ma couture était difficile, et j'ai commis à ce moment la "fatal error" (votre ordi aussi vous dit ça parfois ?) : je l'ai replacée SANS REGARDER LE SENS, sans penser au petit sillon qui guide le fil. Eh bien, je peux vous dire que ce petit détail change tout. Je l'ai réinstallée comme il faut, et maintenant tout va bien, même ce pauvre fil que je traitais de fil de m.... a cousu plusieurs nappes sans aucune anicroche !

     

    Je trouve que c'est comme la conduite automobile. Tout le monde, ou presque, a son permis de conduire. Mais qui sait changer une roue, faire la vidange, assurer la moindre petite réparation ? On sait parcourir des milliers de kilomètres, réaliser de superbes créneaux, et on accompagne Titine au garage au premier souci.

    Avec la machine à coudre, je réalise de jolies choses, je la guide très bien pour obtenir le résultat espéré, je change le fil, je fais les canettes : c'est tout. Au moindre problème, je rame.

    On dit "à mauvais ouvrier, mauvais outils", et je vais finir par penser que celle qui croit n'avoir que des matériaux de m.... est elle-même une couturière de m.....

     

    Nous avons apporté une première livraison hier soir, histoire de se faire au bistrot une soirée Beaujolais nouveau. Ça fait du bien de sortir, de voir du monde et d'entendre chanter quelques jeunes du pays, car ici tout le monde chante, même les ados.

    Seul le bar est ouvert, j'ai quelques jour de sursis pour finir les nappes. Ouf !

     

                           -   .   -   .   -   .   -   .   -   .   -

     

     PS : je vous demande de faire un petit effort. Il y a eu peu de propositions pour identifier mes trucmachinchoses. Soyez sérieuses ou farfelues, mais lâchez-vous un peu ! Les distractions sont rares en cette saison dans ma montagne. Je vous rappelle que mes objets sont encore utilisés de nos jours, que l'un d'eux est saisonnier (ce qu'explique gentiment l'une d'entre vous), et qu'ils n'ont aucun rapport avec le miel, ni les cheveux, ni les dentelles, ni la lessive. Je vous ferai une réponse détaillée bientôt.

     

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    Il y a très longtemps, IsaMiaou m'a offert une adorable théière achetée en Angleterre. Elle m'accompagne partout, et toutes les brodeuses-couseuses qui la voient voudraient la même, croyant que c'est moi qui l'ai faite.

    Religieuse

    Je la trouve trop difficile à imiter, mais l'Ours pense que ce n'est pas impossible, et il réfléchit à l'art et la manière de procéder.

     

    De plus, elle recèle un petit tube où je loge quelques aiguilles :

    Religieuse

     

    Lors du dernier concours "Cousu main" sur M6, Edith qui s'est approchée de la finale avait un superbe pique-épingle qui me plaisait beaucoup. Elle a donné toutes les explications sur son blog Aiguille à l'Ouest.

     

     Religieuse

     Et j'ai copié !

     

     

     

    Sur cette photo, il manque encore la petite collerette de crème plus foncée à la jointure des deux choux.

     

     

     

     

     Il y a juste un défaut : théière et gâteau sont comme qui dirait disproportionnés. Ou la religieuse est géante, ou la théière ne contient qu'un dé à coudre de liquide.

     

    Religieuse

     

    Je serai dorénavant impardonnable si je laisse traîner une épingle ou une aiguille, car je suis la mieux équipée pour ne pas les poser n'importe où :

    Religieuse

     

    Vous voyez le vieux cœur rouge tout rafistolé :

    Religieuse

     

    C'est le cadeau le plus surprenant et le plus utile que l'Ours m'ait jamais fait. Il a été tout seul au rayon mercerie des Nouvelles Galeries et m'a offert cette boîte à épingles géniale. C'était  un jour de St Valentin, il y a 30 ou 40 ans. L'aimant est super pratique : je "jette" presque les épingles, et elles tiennent. Le plastique montre des signes de fatigue, alors je fais ce que je peux pour la maintenir en vie.

     

    Religieuse

    Et là, vous avez ma collection complète, avec tout à gauche ma première création datant de la fin des années 70.

     

     

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