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    Mademoiselle Lune (qui est la grande sœur, et vient de se choisir un nom) et Pitchounette devaient être un peu des vedettes au mariage de leurs parents.

    Ces demoiselles voulaient, explications gestuelles très précises à l'appui, des cols Claudine et des manches ballon. Cela convenait bien à la fourmi. Nous avons choisi ensemble de jolis tissus à fleurs.

    Au mois d'Août, Mademoiselle Lune était en vacances à la maison, donc j'ai pu travailler directement sur elle. Mais voilà qu'au moment de tailler, elle avait changé d'avis.  Elle ne souhaitait plus de manches ballon ni de col : fourmi perturbée obligée de réfléchir pour corriger le projet. 

    Robes des Pitchounettes

     

     

    J'ai élargi le décolleté et réussi des manches en forme d'ailes de papillons.

     

     

     

     

     Photo la fourmi

     

    Après le départ de mes petites, j'ai attaqué la robe de Pitchounette. J'ai froncé, froncé ...

    Mais c'est pas tout. Pitchounette voulait un col en dentelle. Du blanc ou du écru ne se serait pas vu sur toutes ces fleurs. Alors, un crochet fin et une pelote de coton perlé de mes réserves, et j'ai fait une petite dentelle sur mesure :

    Robes des PitchounettesRobes des Pitchounettes

     

     

     

     

     

     

     

     

    Robes des PitchounettesRobes des Pitchounettes

     

     

     

     

     

     

    Photos la fourmi   

     

    Mission accomplie : deux robes adaptées aux souhaits de mes petites, ourlet à mi-mollet pour qu'elles puissent courir, ruban marron qui plaît à leur maman (cousu sur le devant pour qu'il reste bien en place), gros nœuds dans le dos.

                             

           

    Robes des Pitchounettes

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Photo Frédéric Latour

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  • Voilà au moins 10 ans (20 ans ?) que j'avais envie de me faire une jupe originale. Original pour une fourmi qui ne porte que rarement des jupes !

    Récemment, j'ai trouvé une source idéale de matières premières.

    Un an !!!

     

    Visite sur les blogs pour savoir comment s'y prendre. Plein d'infos, mais pas de marche à suivre. J'ai juste trouvé un bon conseil : les laver AVANT utilisation, il vaut mieux vérifier qu'elles sont résistantes, pour éviter de voir un vêtement ravagé par un lavage.

    Allez, hop ! Un saut dans la machine  ( laver les 30 à la main, pas le courage ), c'est le meilleur moyen de tester. Programme laine, lessive ad hoc, lingette anti-décoloration : impec pour les couleurs. Pas de dégorgement superflu. Tout va bien. Même pas une masse informe tout entremêlée. Étendage facile. L'entreprise démarrait bien :

    On apprend tous les jours

    Par contre, bien que sans mode d'emploi, je pensais naïvement que c'était simple : on se sert de leur forme (rien à tailler), elles sont doublées (c'est joli ), elles sont en pointe (ourlet original et bien fini), elles ont un beau tomber (ou tombé ).

    MAIS, je n'avais jamais autopsié une cravate. L'Ours n'en a pas mis depuis ....

    On apprend tous les joursOn apprend tous les jours

     

     

     

     

     

     

     

     

    À gauche, les résistantes à tous les traitements, bien qu'elles aient la mention "dry clean only", pas froissées, comme neuves. À droite les fripées, éventrées, déformées, démantibulées. Que faire avec ça ?

    Voyant que je ne pourrais pas les utiliser en l'état, je les ai toutes entièrement démontées, et j'ai fait une découverte. Si les cravates sont lourdes, ce n'est pas qu'elles sont en soie très épaisse, c'est parce qu'elles sont rembourrées. Elles sont montées, en général à la main, autour d'un gros molleton.

     Voilà ce que j'en ai sorti :

    On apprend tous les jours

     J'en ai pesé 28, par curiosité.

    493 grammes de tissu, 681 grammes d'intérieur. Ma jupe sera légère, mais est-ce une bonne idée ?

    C'est MOU, ça glisse, ça se déforme. Avec des kilos d'épingles, après moult essayage d'association des motifs et des couleurs, m'y voilà :

    On apprend tous les jours

    L'Ours tond, j'admire mes chiffons.

     

    Et aussi l'intérieur, un peu gondolé, avant repassage :

    On apprend tous les jours

    (photo grillée par le soleil, j'en ai d'autres trop bleues prises le matin, et l'appareil m'a fait le coup de la panne de batterie au moment où ça commençait à me convenir... J'suis pas douée, et les éléments y font rien que de m'embêter ....)

     

     

    On apprend tous les jours

    J'ai pensé à Laure en me lançant dans cet ouvrage. Elle m'a convaincue qu'il fallait oser. Alors j'ose. Vous allez voir ce que vous allez voir dans quelque temps !

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  • En ce moment, en plus de couper, épingler et coudre, je fronce. Je fronce quoi ? Les sourcils ? Non, je fronce des manches et des jupes. Et je me dis que vous ne savez peut-être pas bien froncer. Autant je ne comprends rien au bricolage, autant je sais me servir efficacement d'une machine à coudre. Finies les années de lycée où on cousait tout à la main. Je suis capable de réaliser un vêtement entier sans toucher une aiguille.

    Je fronce donc à la machine.

    Pour ce faire, il faut :

    - relâcher un peu la tension d'un des deux fils

    - allonger voire doubler la longueur du point droit

    - utiliser 2 couleurs différentes pour la bobine et la canette

    - passer un premier fil près du bord  photo 1

    - passer un deuxième fil à une demi-largeur de pied de biche du premier (le premier est au bord du pied de biche) photo 2 (toujours travailler du même côté du tissu, soit sur l'endroit, soit sur l'envers)

    Pour les étourdies : essayez  de faire toutes les fronces au même moment. Ça vous évitera d'oublier de re-régler la tension de vos fils.

    Fronces

                                                                                        Photo 1

    Fronces

                                                                                                     Photo 2

     

    Puis, vous mettez des repères au milieu et aux quarts de votre tissu à froncer, et les mêmes repères sur le support (taille ou haut de chemisier pour une jupe, jupe pour un volant, emmanchure ou poignet pour une manche) :

    Fronces

    Photo 3

    Mon exemple est mauvais, car comme mes pièces sont très petites, je n'ai marqué que le milieu, et je n'ai pas pensé à prendre la photo avant de tirer les fils.

    Cette technique permet de bien répartir les fronces.

    À ce stade, vous examinez vos fils : d'un côté, vous ne voyez qu'une couleur. De l'autre, on devine un peu les boucles de l'autre côté : c'est donc les fils qui ne bouclent pas qu'il faut tirer. Sur ma photo 2 ci-dessus, je vois que je vais tirer les fils verts, car on aperçoit les fils roses de ce côté-là.

    Fronces

    Photo 4

    Il faut tirer les deux fils en même temps. Quand le milieu commence à froncer, on tire les autres bouts. Ainsi, il sera plus facile de régler la tension pour tomber juste.

    Vous alignez vos repères (milieu, quarts et extrémités) avec les 5 premières épingles et vous répartissez bien les fronces entre les épingles, avant de poser des épingles plus rapprochées.

    Fronces

    Photo 5

    Ici, il s'agit d'une manche ballon, donc il n'y a pas de fronces tout le tour. Si vous utilisez un patron, vous épinglez sur les repères et vous froncez entre ces repères.

    Fronces

    Photo 6

    Je peux vous dire qu'avec mes deux filles et mes cinq petites filles, je suis devenue pro de la fronce ! Ci-dessus mes repères bleus qui ont été posés avant de froncer.

     

    Quand tout est bien ajusté, et bien épinglé, LES ÉPINGLES PERPENDICULAIRES AU SENS DE LA COUTURE, vous piquez entre les deux fils de fronces. Les machines à coudre savent très bien faire ça, et il est très très rare de casser une aiguille.

    Fronces

     

     

    Vous vous demandez peut-être ce que fait cette ébauche de manche seule sur ma table. Elle va aller rejoindre son ébauche de chemisier. J'ai appris cette façon d'assembler en utilisant des catalogues Burda pour habiller des Barbies.

    On ne ferme que l'épaule du vêtement.

    Puis on pose la manche encore ouverte sur l'emmanchure. Ici, j'ai également un poignet que j'ai posé, ouvert lui aussi, sur la manche (photos 3 et 5).

    J'ai enfin fait la couture du dessous de bras sur toute la longueur du poignet, de la manche et du vêtement. Ça évite les longs essais où la manche n'a jamais la même longueur que l'emmanchure et où on essaie plusieurs fois sans succès (et pour les poupées, c'est mission impossible, tellement c'est petit)

    Fronces

     

     

    Fronces

    Il ne me restait qu'à passer un coup de surjeteuse (mal réglée, enfilée de mauvaises couleurs, mais ça ne se voit pas à l'endroit. C'est si difficile à enfiler que je change le moins souvent possible : en avant les très grosses bobines, et peu importe la couleur !).

    Et une aiguillée de fil pour fixer à la main le poignet retourné.

    Dites-moi si parmi vous il y en a qui passent encore leurs fils de fronces à la main. Rassurez-moi : je ne vous ai pas raconté tout ça pour rien ?

    J'ai oublié un truc : il est très facile de retirer le fil de fronces qui est visible. Si vous piquez bien ENTRE les deux, il n'est pas pris dans la couture. L'autre peut rester.

    De même avec la couture sur épingles : quel temps gagné en évitant le faufil et plus besoin de galérer pour l'enlever !

     

    Vous venez de voir le début de la confection d'une robe froncée, avec manches ballon. Le résultat final est ici (clic)

     

       

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    Me voilà plongée dans mes trésors, vais-je réussir à en tirer quelque chose ?

    Minaudière

    Lors de Quiltensud 2013, il y avait eu une exposition de réticules et minaudières. J'avais beaucoup aimé l'inventivité des participantes.

    Titi chéri se marie en septembre. La Mode m'agace, je n'aime jamais rien dans les magasins, Je trouve tout trop cher et inutile par la suite dans mes placards. Il me faut tout de même un sac à main digne de la mère du marié.

    C'est là que mes trésors vont servir. Armée de:

    - mon expérience en porte-monnaie,  la technique est la même

                                                                            

    - mes perles, boutons, pampilles, rubans, dentelles, chutes de Bazin, fils brillants

    - tous mes souvenirs d'expos ou de revues

    - la monture et la chaînette achetées exprès (bien plus économique qu'un sac neuf)

    Minaudière

    Après une demi-journée de recherches et réflexions, j'attaque !

    Minaudière

     

    Je trouve toujours que je manque d'imagination, mais d'un autre côté  je suis incapable de suivre un modèle à la lettre. Ça tombe bien, il n'y a pas de modèle pour ce que je veux, car je suis tributaire des couleurs du tissu de ma "toilette" (chut ! ) et de mes stocks de colifichets..

    Je ne compte pas non plus y passer des jours ! j'ai fait quelques rosaces, mal calculées, ce qui donne le côté fouillis gondolé qui me plaît bien et que je n'aurais pas osé faire délibérément.

    Minaudière

     

    J'ai prévu une poche dans la doublure.

     

    Minaudière

    Minaudière

     

    J'ai mis une bande pour donner de l'épaisseur à mon sac, et je me demande si je l'agrémente du gros galon pailleté très foncé.

    Minaudière

    Minaudière

     

    Et voilà ! Deux mois et demi d'avance ! Pour une fois, je n'ai pas attendu le dernier moment.

    Minaudière

     

    J'ai trouvé dans mes vieilleries un gros fil Gütermann en 30 mètres coloris 439 qui ne se voit pas du tout sur la monture bronze. Idéal pour la couture d'assemblage.

     

    Un de ces jours j'essaierai de me faire un chapeau, un chapeau dans le même esprit.

                                                                   

     

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  • Je viens de lire chez Geneviève un article qui m'a bien amusée. Allez voir sur son blog, c'est très sympa.

    Elle a décoré son vélo avec de belles fleurs au crochet : kitch, dit-elle, mais très gai.

                                                                                                              Photo Geneviève T.

    Je lui ai" piqué" sa photo, j'espère qu'elle ne m'en voudra pas.

     

    Moi, j'ai voulu installer dans mon jardin le vélo de mon adolescence. Presque une antiquité, mais encore en couleur, un peu trop moderne pour être à la mode : le comble pour une vieillerie.

    Il y a quelques années, j'ai commencé par le poser contre un mur, sous le cèdre, où j'ai déjà essayé plusieurs plantations. J'ai installé quelques lobélias sur le porte-bagage. Mais, comme rien ne pousse à cet endroit-là, et que je suis incapable de m'occuper de pots, cela fut moche tout l'été.

    Déco sur roues

     

    Cette année, un jour où l'Ours a tondu, il s'est lassé de déménager mon vieux clou et voilà :

    Déco sur roues

    Déco sur roues

    Un clou cloué au mur, comme un papillon !

     

    Geneviève a également envie de décorer les vélos des autres (à leur insu). Ici, pas de vélos. Vu les pentes, personne ne va chercher le pain ou le journal sur son deux-roues.

    Pas d'autochtones à vélo, mais, comme nous sommes au pied du Tourmalet, que de sportifs sur notre route ! je me vois mal leur accrocher des fleurs en laine quand ils se désaltèrent à la fontaine...

    image du Col du Tourmalet Ou quand ils arrivent au Col (photo "piquée" elle aussi sur Internet sur "climby bike").

     

    Déco sur roues

     

     

    Je pourrais décorer ma charrette à commissions : elle est girly, mais assez simple. Alors, je me dis qu'avec quelques fleurs multicolores ça serait pas mal.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et si vous aussi vous y mettiez et contaminiez toutes vos mères, filles, voisines et copines, ne pensez-vous pas que la vie serait plus gaie ?

    On se montre le résultat bientôt ?

     

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