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    Que puis-je bien faire avec ça, à part bien ranger mes papiers ?

    Depuis que je jardine en montagne, avec ma cervelle de moineau (ou de poisson rouge) je suis obligée de mettre des "marque-place" à toutes mes plantes. Sinon, au printemps, je ne reconnais plus rien, et j'ai tout oublié. C'est ainsi que parfois, je me bagarre avec une racine en désherbant...jusqu'au moment où je me souviens qu'il y avait quelque chose à cet endroit-là.

    J'ai un problème technique : RIEN de ce qui se vend dans le commerce -souvent fort cher- ne résiste au poids de la neige. Et pourtant j'en ai essayé des sortes d'étiquettes !!! Des blanches qui se cassaient, des jaunes qui se tordaient, des élégantes en ardoise sur un piquet en bambou (qui ne passaient pas un seul hiver), des en bois (qui pourrissaient) , et des que j'ai oubliées. Les plus solides ont été des morceaux d'ardoise du toit avec des écritures au feutre argent. Mais elles se couchaient et finissaient par s'émietter.

    Un jour Zeph (qui n'écrit hélas plus très souvent sur son blog) m'a envoyé des bébés de ses plantes. Ses étiquettes ont résisté à l'hiver. Elles avaient un petit air de fait-maison.Je me suis dit que des intercalaires pouvaient convenir.

    À l'automne dernier, j'ai essayé, et ça a marché. Nickel !

    Au printemps on ne voyait que ça :

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    Du néant et des étiquettes toutes guillerettes. Les écritures au crayon à papier résistent à tout.

    Je vous raconte ça aujourd'hui, car c'est le moment des trocs de plantes, des cadeaux et des plantations nouvelles.

     

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    Je vais dorénavant offrir des petits pots bien étiquetés, c'est plus chic que des noms écrits au feutre sur le papier journal que j'utilise habituellement pour emballer les plantes.

     

     

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    En juin dernier, je m'étais acheté un épimedium. Je ne connaissais cette plante qu'en photos, et la mienne était déjà fanée au moment de l'achat.

    Elle a fort bien supporté l'hiver, et s'est mise à pousser dès que la neige a disparu. Je la trouvais curieuse, car je n'avais pas remarqué la couleur de son feuillage. Je le trouvais très foncé.

    Puis elle s'est mise à fleurir. C'était de plus en plus étrange, car les fleurs étaient très proches des feuilles et ressemblaient à des violettes, alors que je croyais qu'elles montaient assez haut au dessus du feuillage.

    Drôle de plante

    Il y avait d'autres feuilles (différentes des premières) qui sortaient du centre de la touffe.

    Et d'autres fleurs qui se détachaient de ce nouveau feuillage. J'avais l'impression de voir naître des poupées russes. Une recherche sur le net ne m'a pas été très utile. Je n'ai trouvé nulle part que cette plante avait plusieurs facettes.

    Hier matin, je suis allée à Argelès-Gazost pour le marché aux fleurs, et j'ai interrogé mon producteur. Il n'a pas semblé étonné et m'a dit qu'il avait chez lui des violas que se ressemaient partout partout, et qu'il me suffisait de les arracher.

     

    Drôle de plante

    J'ai fait ça en douceur, pas à la pince à épiler, mais presque. Il y en avait tout autour, comme s'il s'était agi d'une vraie plante.

    Mon épimedium est maintenant un peu nu du pied, mais il doit mieux respirer, et je vois enfin à quoi il ressemble.

     

    Et voilà une belle récolte de violas labradoricas, si j'ai bien retenu leur origine :

    Drôle de plante

     

    Drôle de plante

    J'ai fait quelques pots que je vais garder dans un coin pour récupérer des graines.

     

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    Bonjour tout le monde !

    Nous avons eu ici, comme ailleurs, pas mal de belles journées très chaudes. Les lilas ont fleuri si subitement que je n'ai pas eu le temps de les photographier. Et aujourd'hui....l'hiver revient. Il pleut depuis hier après-midi, nous avons perdu au moins dix degrés en quelques heures, et je vois que ça blanchit sur les hauteurs en face de chez moi. Trente centimètres prévus à 1700 mètres. Ouf ! je ne suis qu'à 1250.

    Le jardin a pris des couleurs, et les floraisons s'enchaînent bien comme il faut.

    Sitôt les jonquilles en bout de course, le relais est pris par les pavots de Pyrénées.

     

     

    Je suis fière d'avoir réussi une telle synchronisation. Ça fane d'un côté, ça fleurit aussitôt de l'autre. Devant la véranda, j'ai toujours du jaune bien lumineux. Les pots en arrière plan viennent de sortir prendre l'air. Je n'ai plus qu'à remettre leurs plantes en terre.

     

    Les muscaris finissants seront remplacés par myosotis et bugle rampant (ajuga reptans)

    C'est une herbe spontanée que je laisse vivre, et que l'Ours accepte de contourner un peu avec la tondeuse.

     

    Jacinthes roses fanées ? Les aubriètes arrivent ! Et aussi , les benoîtes (pas de photos, il pleut trop).

    Au fond du jardin, invisible de la maison, le lilas blanc double est magnifique. Mais il est trop grand et trop haut. je dois en porter un bouquet aux "filles" des Thermes (je suis en cure depuis lundi) et j'ai peur d'être complètement trempée.

     

     

    J'ai de la chance : mes limaces sympas m'aident à éliminer les fleurs fanées.

     

    C'est mieux que quand elles dévorent les tiges des iris en boutons.

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    Pendant des semaines j'ai bavé devant les floraisons qui se déchaînaient partout, et moi et moi et moi... je n'en pouvais plus d'être dans les neiges qui me semblaient éternelles.

    Ça y est, c'est presque entièrement fondu.

    Je peux de nouveau étendre ma lessive au soleil. Mes cordes à linge sont là-bas, au fond dans la partie la plus basse du jardin. Le soleil et le beau temps étaient arrivés, mais je n'avais pas assez de hauteur pour les draps entre la neige et les cordes.  Sans compter que, étendre son linge avec des raquettes aux pieds, c'est un peu original, non ?

    Même plus jalouse !

    Photo du 29 mars   

     

    Les hellébores étaient totalement aplaties, et elles se sont refait une beauté :

    Même plus jalouse !

    27 mars     

     

     

    Même plus jalouse !

                                                                                                                       13 avril

     Tous les ans c'est la même histoire. Je désespère devant cette neige qui est trop bien installée, et je finis par m'extasier devant la rapidité des végétaux. En quelques jours, tout change tellement !

     

    J'ai des violettes de toutes les couleurs :

    Même plus jalouse !

     

    Les premiers crocus sont en train de faner, mais les moins bien exposés et les plus gros ont pris le relais :

    Même plus jalouse !

     

    Les petits bulbes déploient à leur tour leur éventail de couleurs :

    Même plus jalouse !

    Je ne vous montre que les puschkinias, car j'ai décrit l'an dernier mes "rase-mottes" bleus.

     

    Les primevères se développent tranquillement.

     

    La première jonquille vient de s'ouvrir.

     

     

    Les arbres et arbustes bourgeonnent. Comme me l'a conseillé Claire l'an dernier, je traque les fleurs femelles des noisetiers, et j'ai fait des progrès dans le maniement de l'appareil photo :

    Même plus jalouse !

     

     

    Je n'ai plus qu'à croiser les doigts ou invoquer les dieux des jardiniers afin qu'une horrible neige de printemps, bien mouillée et bien lourde, ne vienne pas me remettre le moral à zéro.

     

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    Que vous raconter et comment avoir envie de s'amuser en ce moment ?

    Nous allons de drame en drame ( touchant des proches, ou connus par les médias) depuis le début de l'année et, parfois, je me sens oppressée.

     

    Ma vie continue, simple et tranquille, et j'ai pu -enfin- gratouiller un petit coin de jardin

    La neige est en train de bien fondre. Youpiii !!! l'herbe réapparaît et les plantes aussi. Je vais enfin savourer le printemps sans avoir besoin de descendre dans la vallée ! Je n'ai pas encore de quoi beaucoup me réjouir, mais tout de même... Par contre, il m'a fallu emprunter l'appareil de l'Ours, car celui que j'utilise d'habitude n'arrive pas à voir ce que mes yeux découvrent.

    Vous avez le droit de rire :

     

    Sinistrose, drame, tristesse

    Ça, c'est toute ma fortune actuelle en primevères. Une mosaïque a été nécessaire pour les rassembler. En réalité, on ne voit rien :

     

    Sinistrose, drame, tristesse

    Il faut être moi, les avoir plantées et avoir regardé la neige fondre centimètre par centimètre, pour repérer la jaune en haut au milieu et la rouge en bas à droite !

     

    Sinistrose, drame, tristesse

    Là, c'est ma collection de bulbes. Ils sont presque tous réunis ici.

     

    Sinistrose, drame, tristesse

    Les perce-neige  étaient comme ça il y a seulement trois jours.

     

    Sinistrose, drame, tristesse

    Et là c'est tout le reste... À savoir une benoîte, quelques tussilages, une pulmonaire rachitique et la daphnée qui fleurit vert.

    Je vous ai TOUT montré. Vous comprenez pourquoi j'envie les jardiniers qui montrent de somptueuses floraisons printanières ...

    Sinistrose, drame, tristesse

    L'entrée au jardin était ainsi hier, encore encombrée de tas de neige.

    La deuxième partie du jardin est toujours impraticable. J'ai eu envie de mettre bottes ou raquettes pour aller voir, mais j'ai préféré ne pas toucher pour savoir combien de temps ça allait rester.

    Sinistrose, drame, tristesse

    Personne n'a marché là depuis un mois, mais les traces des fabricants de bonhommes de neige apparaissent encore malgré les dernières chutes. Vous voyez les trucs arrondis là-bas au fond ? Ce sont des rochers que je suis allée voir d'en haut.

    Sinistrose, drame, tristesse

    Il y a moins de neige à cet endroit, car c'est protégé par le cèdre.

    Et qu'ai-je vu d'en haut, près des rochers ?

    Sinistrose, drame, tristesse

    De magnifiques pousses de pivoines. Incroyable de voir ça le 29 mars, alors que trois jours avant il n'y avait que du blanc.

     

    Aujourd'hui, on m'a fait un cadeau :

     

    Sinistrose, drame, tristesse

     

    Une belle touffe d'ail des ours. Il faut juste que mon Ours m'enlève un peu de neige pour que j'accède à la terre afin de réaliser ma plantation.

    Ici entre le bord du mur et le tronc de l'aubépine :

    Sinistrose, drame, tristesse

     

    ou là devant le seringat :

    Sinistrose, drame, tristesse

     

    Allons, l'été arrivera bientôt chez vous, et je connaîtrai enfin le printemps. Bon, j'ai voulu habiter ici, tant pis pour moi. Mais, en ce temps-là, je ne jardinais pas, je ne piaffais pas en attendant ce qu'on appelle les beaux jours.

     

     

     

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