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    Quand j'étais petite, la rentrée des classes avait lieu le 1er octobre. Je me souviens qu'on commençait à ramasser les belles feuilles d'automne pour les dessiner ou les peindre.

    Automne débutant

     

    Je me suis amusée à faire cette petite mosaïque pour me rassurer : il y a encore quelques  raisons de le regarder avec plaisir bien que cette année 2015 soit un mauvais millésime pour mon jardin.

    J'ai fait ma cure en mai : 3 semaines sans jardiner car j'étais trop fatiguée.

    Puis un mois de juin où j'étais "toujours jamais chez moi". Je manquais de temps et de motivation, et je n'ai pas couru les fêtes des plantes comme d'habitude.

    Retour de Corse début juillet pour constater qu'il avait fait très sec même chez moi et que certaines plantes avaient un peu souffert, ce qui est exceptionnel ici. Par contre l'herbe avait poussé de façon particulièrement active... et la fourmi fut découragée.

    En juillet-août-septembre le courage m'a manqué mais pas les distractions. Je me retrouve donc en automne avec une friche dont je ne sais comment venir à bout.

    Je vais embaucher l'Ours pour faire un grand ménage, car les bras m'en tombent quand je vois la tâche qui m'attend.

    Automne débutant

    Si je ne suis pas satisfaite de MA flore, LA faune, elle, trouve ça à son goût : plein de bestioles très variées sont partout.

     

    Automne débutant

    J'ai enfin réussi à avoir une hosta à fleurs vraiment blanches, dans le but d'éclairer un coin triste où pas grand chose ne pousse bien.

     

    Automne débutant

    C'est contre la véranda, donc je le vois tout le temps et je rêvais de fleurs. Mais trop d'ombre ? trop d'humidité ? trop de poids de neige empilée tout l'hiver ? Je me suis rabattue sur les feuillages. J'ai fait intentionnellement ce qu'il faut éviter en regroupant hostas, menthe ananas et ajuga panachés, heuchères colorées, millepertuis, pervenches, mon fameux carex, l'hosta à fleurs blanches (mais dont le feuillage est moribond quand les fleurs arrivent enfin), et enfin l'aucuba que je dorlote depuis 15 ans pour un résultat très moyen.

    Cette année, ça commençait à me satisfaire, et j'espère que ces plantes prospéreront l'année prochaine.

     

    Automne débutant

    Les deux asters arrivés il a deux ans sont bien installés.

     

    Automne débutant

    La photo ci-dessus n'est pas top, mais j'y vois à gauche le feuillage de chardon Marie, en bas à droite des pavots de Californie (qui sont en général orange et printaniers), un soupçon de la verveine de Buenos Aires (une grande première réussie chez moi), et en bas au milieu le petit point bleu de la première fleur de ceratostigma (l'an dernier, je l'avais eue le 1er novembre, cette année le 25 septembre).

     

    Automne débutant

    Et pour finir, les incontournables de l'automne : les anémones du Japon qui s'en donnent à cœur joie.

    Si je me donne la peine de positiver, je reconnais qu'il a des raisons d'espérer : une grosse semaine (ou deux) de grand nettoyage et le jardin sera prêt à affronter l'hiver en attendant un nouveau printemps.

    Pour finir, une vue du jardin ce matin à 8h40 : soleil sur la montagne en face donc mauvaise luminosité, humidité de la nuit, hydrangea Annabelle en fin de course, iris pas nettoyés, pelargonium odorant roussissant, persicaires presque fanées : c'est l'automne !!!

    Automne débutant

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     Notre compagnon de jardin est minuscule, mais passionné.

    Je vous ai déjà montré le rouge-gorge dans la neige, mais assurément il préfère l'été, quand l'Ours jardine. Ces derniers jours, il était collé à ses semelles pour être au plus près des vers :

     

    Apprenti jardinier

    Je ne mens pas : l'Ours est accroupi et le rouge-gorge dit "même pas peur !" en se posant derrière lui.

     

    Apprenti jardinier

    Il est tout à fait à droite

     

    Il aime faire la causette avec votre fourmi :

     

    Apprenti jardinier

    Là, il est en bas à gauche

     

    Il ne nous craint pas du tout, mais il bouge sans cesse. On a l'impression qu'il nourrissait des petits, car il partait très vite et revenait presque aussitôt :

    Apprenti jardinier

     

    Apprenti jardinier

    Il trouve toujours un truc à ramasser, et il adore quand on lui remue la terre. Pas de pesticides chez nous, donc il y a plein de bestioles délicieuses pour les zozios.

     

    Le rouge-gorge                            Ci-contre, un poème qui
    Jules Michelet                           m'a été envoyé par Macha

    Je suis le compagnon
    Du pauvre bûcheron.

    Je le suis en automne
    Au vent des premiers froids,
    Et c’est moi qui lui donne
    Le dernier chant des bois.

    Il est triste et je chante
    Sous mon deuil mêlé d’or ;
    Dans la brume pesante,
    Je vois l’azur encore.

    Mais quand vient la gelée,
    Je frappe à ton carreau.
    Il n’est plus de feuillée ;
    Prends pitié de l’oiseau !

    C’est ton ami d’automne
    Qui revient près de toi,
    Le ciel, tout m’abandonne…
    Bûcheron, ouvre-moi !

    Qu’en ces temps de disette,
    Le petit voyageur,
    Régalé d’une miette,
    S’endorme à ta chaleur !

    Je suis le compagnon
    Du pauvre bûcheron.

     

    Si vous aimez les histoires d'oiseaux, allez voir chez Marithé et Alain qui ont un magnifique jardin, et aussi un geai adopté. C'est une vraie vedette. Admirez ici Noé après le bain.

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    Je sais depuis longtemps que le plus minuscule être vivant, serait-il seulement microbe a un nom.

    Il y a quelques années, j'ignorais encore que le moindre brin d'herbe avait une appellation hyper-précise. J'ai fait des progrès de ce côté-là.

    Mais quand je vous ai parlé hier de mes gastéropodes. je n'imaginais pas qu'il y en avait autant. Je me croyais riche en diversité... quelle erreur.

    Je m'intéresse à Noé conservation pour les insectes et les papillons, car je m'inquiète pour la planète, et il m'est arrivé de les contacter, en particulier au sujet des chenilles de machaon. Mais les gastéropodes !!! loin de moi l'idée de m'intéresser à eux, à part les "petit gris" dont nous nous régalions en Gironde, cuisinés à la Caudéranaise.(là, je vous ai mis un lien où la recette est conforme ).

    Jusqu'à ce que Macha poste son commentaire sous mes gastéropodes, je ne me doutais pas que ces bébêtes étaient aussi nombreuses et variées. Ce qui est dans mon jardin, ce n'est rien !!!

     http://www.noeconservation.org/imgs/bibliotheque_fichier/090430183326_guide-l.pdf

    Allez regarder, c'est incroyable. Mais aussi passionnant. Et ce n'est qu'un mini-guide !

    Merci Macha

     

    Je suis très déçue : le lien sur les escargots de Noé ne fonctionne plus. Il va falloir chercher, et trouver, autre chose. 13/11/16


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    Jardiner en montagne, c'est un peu dur à cause du climat.

    Mais hélas, il n'y a pas que ça. Le froid ne détruit pas tout. Les gastéropodes sont multiples et variés. Une horde sauvage à l'assaut de mes plantes !

    Mes pires ennemies sont les limaces, énormes et noires :

     

    Mes gastéropodes

    Pas mal par rapport à mes gros sabots !

     

    Mes gastéropodes

    Et celle-là qui escaladait la véranda !

     

    Mes gastéropodes

     

     

    Je dois supporter qu'elles dévorent mes jonquilles. Ces pauvres fleurs printanières sont souvent anéanties par la neige, et quand il ne neige pas, d'autres calamités s'abattent sur elles.

    Si vous imaginiez combien la vie est difficile pour les premières fleurs, et pour leur jardinière !

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mes gastéropodes

    Là, elles ont fait un effort. Elles ont un tantinet grignoté l'hosta, mais elles ont laissé une dentelle de bave en guise de rapiéçage.

    Je dis elles, mais c'était peut-être ils :

     

    Mes gastéropodes

    Ils ont toutes les couleurs, du presque entièrement noir au presque entièrement blanc, en passant par tous les tons de jaune ou roux. J'en ai pris trois au hasard, juste pour l'exemple.

     

    Je préfère ceux-ci, je les appelle préhistoriques car je n'en ai jamais vu ailleurs :

    Mes gastéropodes

    Ils ont la couleur de la pierre ou du ciment, d'ailleurs je les trouve toujours sur les marches ou sur un mur. Ils sont rigolos, très aplatis, et ont des copains tout aussi curieux :

    Mes gastéropodes

    Mes gastéropodes

     

    Tous ces petits gris ne se montrent qu'après la pluie. Je ne connais rien de leurs habitudes.

     

    Mes gastéropodes

     

    Et là, qui a fait ce trait qui dessine des courbes sur le toit de ma véranda ? Pas un avion, non. Encore un de mes chers gastéropodes.

     

     Le lien que Macha donne dans les commentaires est si intéressant que j'en ai fait un autre billet sur le sujet.

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    Horreur à mon retour chez moi : les herbes sont plus hautes que les plantes !!!!!!!

    Mariages ratés

    Ma gentille locataire a arrosé ce qui lui semblait en danger, mais elle n'a pas osé arracher quoi que ce soit. Les iris, pavots et ancolies qui font ma fierté en juin sont tout fanés. Le reste a un peu soif, ce qui est rare dans ma montagne. Je n'arrose quasiment jamais.

    Je dégage peu à peu ce qui me paraît le plus urgent.

    Mariages ratés

    le travail d'une seule heure

     

    Mariages ratés

    Le tas de compost transformé en meule de foin

     

     

    Il n'y a pas que ça qui me contrarie. Je constate que j'ai fait des associations nulles, et pourtant tout a été plus ou moins pensé pour copier les joli décors que j'admire chez les blogueurs jardiniers (voir dans "les mains vertes" colonne de droite) ou dans de beaux jardins qui se visitent.

    Par exemple, le rosier Ghislaine de Féligonde qui devrait devenir immense, et qui grimpe, n'aurait-il pas été du plus bel effet sur un de mes seringats ?

    Mariages ratés

    Mais voilà un problème insurmontable : ils fleurissent en même temps !

    Mariages ratés

    Vous voyez, vous, que dans ce joyeux mélange de fleurs il y a le seringat + le rosier ?

     

    Mariages ratés

    Il est joli, pourtant mon rosier, et son nom va si bien avec ma maison du XVIII ème.

     

    Je n'aime pas les fleurs rouges. Mais je reconnais qu'il faut un peu de couleur qui pète. Donc, en faisant une nouvelle plate-bande, gagnée grâce à la suppression du tilleul, j'ai mis une (non, deux) touche(s) de rouge.

    Mariages ratés

    Quelle drôle d'idée d'avoir planté cette heuchère-là juste devant cette  épine-vinette ? On ne voit ni l'une, ni l'autre.

     

    Dans un endroit sombre car trop ombragé, j'essaie d'installer des plantes à fleurs ou feuillage blanc. Encore une mauvaise association :

    Mariages ratés

     

    Il faut faire le tour pour deviner la pauvre petite qui se cache derrière la grande :

    Mariages ratés

    Encore heureux que les limaces ne l'aient pas dévorée !

     

    Et pour terminer la série, encore du déménagement dans l'air :

    Mariages ratés

    L'an dernier, tout cela était tout petit. Je n'ai pas imaginé que les Oreilles d'ours allaient pousser si vite (pourtant j'en ai déjà donné) ni que ma bouture de sauge grandirait autant. C'est la première fois qu'une sauge officinale fleurit ici, il va falloir lui donner un peu plus d'espace.

    Mariages ratés

     

    J'ai passé mes trois semaines de cure sans jardiner, fatigue oblige. Puis j'ai enchaîné les absences, et me voilà croûlant sous les herbes, les fleurs fanées à éliminer et les projets de transplantation. Quand on a un jardin, on ne devrait jamais s'éloigner.

    Encore une journée de grand bleu qui commence, alors que mon jardin et moi attendons la pluie. Mes plantes sont, pour la plupart, des plantes d'ombre humide, alors elles ont soif. Je ne suis pas bien équipée pour l'arrosage et la rosée du matin ne suffit pas.

    Je vais bientôt vous parler de la végétation corse : un autre monde pour moi !

     

     

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