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     Notre compagnon de jardin est minuscule, mais passionné.

    Je vous ai déjà montré le rouge-gorge dans la neige, mais assurément il préfère l'été, quand l'Ours jardine. Ces derniers jours, il était collé à ses semelles pour être au plus près des vers :

     

    Apprenti jardinier

    Je ne mens pas : l'Ours est accroupi et le rouge-gorge dit "même pas peur !" en se posant derrière lui.

     

    Apprenti jardinier

    Il est tout à fait à droite

     

    Il aime faire la causette avec votre fourmi :

     

    Apprenti jardinier

    Là, il est en bas à gauche

     

    Il ne nous craint pas du tout, mais il bouge sans cesse. On a l'impression qu'il nourrissait des petits, car il partait très vite et revenait presque aussitôt :

    Apprenti jardinier

     

    Apprenti jardinier

    Il trouve toujours un truc à ramasser, et il adore quand on lui remue la terre. Pas de pesticides chez nous, donc il y a plein de bestioles délicieuses pour les zozios.

     

    Le rouge-gorge                            Ci-contre, un poème qui
    Jules Michelet                           m'a été envoyé par Macha

    Je suis le compagnon
    Du pauvre bûcheron.

    Je le suis en automne
    Au vent des premiers froids,
    Et c’est moi qui lui donne
    Le dernier chant des bois.

    Il est triste et je chante
    Sous mon deuil mêlé d’or ;
    Dans la brume pesante,
    Je vois l’azur encore.

    Mais quand vient la gelée,
    Je frappe à ton carreau.
    Il n’est plus de feuillée ;
    Prends pitié de l’oiseau !

    C’est ton ami d’automne
    Qui revient près de toi,
    Le ciel, tout m’abandonne…
    Bûcheron, ouvre-moi !

    Qu’en ces temps de disette,
    Le petit voyageur,
    Régalé d’une miette,
    S’endorme à ta chaleur !

    Je suis le compagnon
    Du pauvre bûcheron.

     

    Si vous aimez les histoires d'oiseaux, allez voir chez Marithé et Alain qui ont un magnifique jardin, et aussi un geai adopté. C'est une vraie vedette. Admirez ici Noé après le bain.

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    Je sais depuis longtemps que le plus minuscule être vivant, serait-il seulement microbe a un nom.

    Il y a quelques années, j'ignorais encore que le moindre brin d'herbe avait une appellation hyper-précise. J'ai fait des progrès de ce côté-là.

    Mais quand je vous ai parlé hier de mes gastéropodes. je n'imaginais pas qu'il y en avait autant. Je me croyais riche en diversité... quelle erreur.

    Je m'intéresse à Noé conservation pour les insectes et les papillons, car je m'inquiète pour la planète, et il m'est arrivé de les contacter, en particulier au sujet des chenilles de machaon. Mais les gastéropodes !!! loin de moi l'idée de m'intéresser à eux, à part les "petit gris" dont nous nous régalions en Gironde, cuisinés à la Caudéranaise.(là, je vous ai mis un lien où la recette est conforme ).

    Jusqu'à ce que Macha poste son commentaire sous mes gastéropodes, je ne me doutais pas que ces bébêtes étaient aussi nombreuses et variées. Ce qui est dans mon jardin, ce n'est rien !!!

     http://www.noeconservation.org/imgs/bibliotheque_fichier/090430183326_guide-l.pdf

    Allez regarder, c'est incroyable. Mais aussi passionnant. Et ce n'est qu'un mini-guide !

    Merci Macha

     

    Je suis très déçue : le lien sur les escargots de Noé ne fonctionne plus. Il va falloir chercher, et trouver, autre chose. 13/11/16


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    Jardiner en montagne, c'est un peu dur à cause du climat.

    Mais hélas, il n'y a pas que ça. Le froid ne détruit pas tout. Les gastéropodes sont multiples et variés. Une horde sauvage à l'assaut de mes plantes !

    Mes pires ennemies sont les limaces, énormes et noires :

     

    Mes gastéropodes

    Pas mal par rapport à mes gros sabots !

     

    Mes gastéropodes

    Et celle-là qui escaladait la véranda !

     

    Mes gastéropodes

     

     

    Je dois supporter qu'elles dévorent mes jonquilles. Ces pauvres fleurs printanières sont souvent anéanties par la neige, et quand il ne neige pas, d'autres calamités s'abattent sur elles.

    Si vous imaginiez combien la vie est difficile pour les premières fleurs, et pour leur jardinière !

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mes gastéropodes

    Là, elles ont fait un effort. Elles ont un tantinet grignoté l'hosta, mais elles ont laissé une dentelle de bave en guise de rapiéçage.

    Je dis elles, mais c'était peut-être ils :

     

    Mes gastéropodes

    Ils ont toutes les couleurs, du presque entièrement noir au presque entièrement blanc, en passant par tous les tons de jaune ou roux. J'en ai pris trois au hasard, juste pour l'exemple.

     

    Je préfère ceux-ci, je les appelle préhistoriques car je n'en ai jamais vu ailleurs :

    Mes gastéropodes

    Ils ont la couleur de la pierre ou du ciment, d'ailleurs je les trouve toujours sur les marches ou sur un mur. Ils sont rigolos, très aplatis, et ont des copains tout aussi curieux :

    Mes gastéropodes

    Mes gastéropodes

     

    Tous ces petits gris ne se montrent qu'après la pluie. Je ne connais rien de leurs habitudes.

     

    Mes gastéropodes

     

    Et là, qui a fait ce trait qui dessine des courbes sur le toit de ma véranda ? Pas un avion, non. Encore un de mes chers gastéropodes.

     

     Le lien que Macha donne dans les commentaires est si intéressant que j'en ai fait un autre billet sur le sujet.

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    13 commentaires
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    Horreur à mon retour chez moi : les herbes sont plus hautes que les plantes !!!!!!!

    Mariages ratés

    Ma gentille locataire a arrosé ce qui lui semblait en danger, mais elle n'a pas osé arracher quoi que ce soit. Les iris, pavots et ancolies qui font ma fierté en juin sont tout fanés. Le reste a un peu soif, ce qui est rare dans ma montagne. Je n'arrose quasiment jamais.

    Je dégage peu à peu ce qui me paraît le plus urgent.

    Mariages ratés

    le travail d'une seule heure

     

    Mariages ratés

    Le tas de compost transformé en meule de foin

     

     

    Il n'y a pas que ça qui me contrarie. Je constate que j'ai fait des associations nulles, et pourtant tout a été plus ou moins pensé pour copier les joli décors que j'admire chez les blogueurs jardiniers (voir dans "les mains vertes" colonne de droite) ou dans de beaux jardins qui se visitent.

    Par exemple, le rosier Ghislaine de Féligonde qui devrait devenir immense, et qui grimpe, n'aurait-il pas été du plus bel effet sur un de mes seringats ?

    Mariages ratés

    Mais voilà un problème insurmontable : ils fleurissent en même temps !

    Mariages ratés

    Vous voyez, vous, que dans ce joyeux mélange de fleurs il y a le seringat + le rosier ?

     

    Mariages ratés

    Il est joli, pourtant mon rosier, et son nom va si bien avec ma maison du XVIII ème.

     

    Je n'aime pas les fleurs rouges. Mais je reconnais qu'il faut un peu de couleur qui pète. Donc, en faisant une nouvelle plate-bande, gagnée grâce à la suppression du tilleul, j'ai mis une (non, deux) touche(s) de rouge.

    Mariages ratés

    Quelle drôle d'idée d'avoir planté cette heuchère-là juste devant cette  épine-vinette ? On ne voit ni l'une, ni l'autre.

     

    Dans un endroit sombre car trop ombragé, j'essaie d'installer des plantes à fleurs ou feuillage blanc. Encore une mauvaise association :

    Mariages ratés

     

    Il faut faire le tour pour deviner la pauvre petite qui se cache derrière la grande :

    Mariages ratés

    Encore heureux que les limaces ne l'aient pas dévorée !

     

    Et pour terminer la série, encore du déménagement dans l'air :

    Mariages ratés

    L'an dernier, tout cela était tout petit. Je n'ai pas imaginé que les Oreilles d'ours allaient pousser si vite (pourtant j'en ai déjà donné) ni que ma bouture de sauge grandirait autant. C'est la première fois qu'une sauge officinale fleurit ici, il va falloir lui donner un peu plus d'espace.

    Mariages ratés

     

    J'ai passé mes trois semaines de cure sans jardiner, fatigue oblige. Puis j'ai enchaîné les absences, et me voilà croûlant sous les herbes, les fleurs fanées à éliminer et les projets de transplantation. Quand on a un jardin, on ne devrait jamais s'éloigner.

    Encore une journée de grand bleu qui commence, alors que mon jardin et moi attendons la pluie. Mes plantes sont, pour la plupart, des plantes d'ombre humide, alors elles ont soif. Je ne suis pas bien équipée pour l'arrosage et la rosée du matin ne suffit pas.

    Je vais bientôt vous parler de la végétation corse : un autre monde pour moi !

     

     

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     Testé et approuvé

     

    Que puis-je bien faire avec ça, à part bien ranger mes papiers ?

    Depuis que je jardine en montagne, avec ma cervelle de moineau (ou de poisson rouge) je suis obligée de mettre des "marque-place" à toutes mes plantes. Sinon, au printemps, je ne reconnais plus rien, et j'ai tout oublié. C'est ainsi que parfois, je me bagarre avec une racine en désherbant...jusqu'au moment où je me souviens qu'il y avait quelque chose à cet endroit-là.

    J'ai un problème technique : RIEN de ce qui se vend dans le commerce -souvent fort cher- ne résiste au poids de la neige. Et pourtant j'en ai essayé des sortes d'étiquettes !!! Des blanches qui se cassaient, des jaunes qui se tordaient, des élégantes en ardoise sur un piquet en bambou (qui ne passaient pas un seul hiver), des en bois (qui pourrissaient) , et des que j'ai oubliées. Les plus solides ont été des morceaux d'ardoise du toit avec des écritures au feutre argent. Mais elles se couchaient et finissaient par s'émietter.

    Un jour Zeph (qui n'écrit hélas plus très souvent sur son blog) m'a envoyé des bébés de ses plantes. Ses étiquettes ont résisté à l'hiver. Elles avaient un petit air de fait-maison.Je me suis dit que des intercalaires pouvaient convenir.

    À l'automne dernier, j'ai essayé, et ça a marché. Nickel !

    Au printemps on ne voyait que ça :

    Testé et approuvé

    Du néant et des étiquettes toutes guillerettes. Les écritures au crayon à papier résistent à tout.

    Je vous raconte ça aujourd'hui, car c'est le moment des trocs de plantes, des cadeaux et des plantations nouvelles.

     

    Testé et approuvé

     

    Je vais dorénavant offrir des petits pots bien étiquetés, c'est plus chic que des noms écrits au feutre sur le papier journal que j'utilise habituellement pour emballer les plantes.

     

     

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