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    Il y a quelques jours, je vous racontais que nous avions enfin entrepris les travaux d'automne au jardin.

     

    Début d'hiver ?

    Nous n'avons laissé en place qu'un rosier, la glycine et deux buis en boule, tout le reste étant arraché et étalé sur des bâches.

     

    Voilà le résultat, après éclatement des touffes, multiplication et replantation :

     

    Début d'hiver ?

    Nous avons profité d'un ciel superbe et d'une température très douce. Mais voilà, les meilleurs choses ont une fin : ce temps que nous aurions aimé garder durant des mois va se gâter. On nous annonce la neige pour ces jours-ci.

     

     Les derniers troupeaux sont en train de descendre, l'hiver approche. Je jardinais et j'ai vu, alertée par les bruits de cloches, plusieurs passages de moutons dans la rue :

    Début d'hiver ?

     

    des vaches au dessus de la clôture :

    Début d'hiver ?

     

    et un âne sur le chemin où bientôt passeront les raquetteurs ou les skieurs :

    Début d'hiver ?

    Il semblait complètement affolé, je le croyais emberlificoté avec une corde dans les branches. En fait, son propriétaire l'avait attaché, le temps d'aller chercher la voiture et la remorque. J'ai eu l'impression que l'idée d'embarquer le terrorisait.

     

    Je devais me dépêcher de rentrer quelques plantouilles qui auront quelques chances de survivre dans la véranda, alors que la Mort les faucherait peut-être au jardin. Il s'agit de plantes, vivaces sous d'autres cieux, qui ont du mal à supporter nos longs mois de neige. Trop d'humidité ? Manque d'air ? Je n'sais point, mais les gauras, fuchsias, jasmins, félicias et autres, que je vois en hiver ailleurs, périssent en général chez moi.

     

    Il y a encore quelques fleurs au jardin :

    Début d'hiver ?

     

     

    Début d'hiver ?Début d'hiver ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    J'ai replié les tiges et le feuillage de l'agapanthe pour la protéger un peu, mais je n'ai pas taillé l'hydrangea Annabelle, car j'aime bien profiter de sa présence le plus longtemps possible.

     

    Début d'hiver ?

     

    Cette plante-là est encore une "erreur de casting". J'avais découvert ça il y a longtemps dans une rue de Strasbourg où j'étais allée voir les marchés de Noël.

     

    Mais le callicarpa ne supporte pas du tout la neige : ses branches cassent sous le poids, et les jolies petites billes disparaissent dans le grand manteau blanc.

     

    Chaque année, je me dis que je vais le donner. Mais à qui ?

     

     

     

     

    Et maintenant il me reste à ranger la véranda, mon jardin d'hiver, où j'ai mis un sacré bazar avec tous les pots que j'ai rentrés.

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    Dans mon jardin, en ce moment, on peut voir :

     

     

     

     

     

    Mais aussi, hélas, il y a ça :

    Des endroits laissés à l'abandon (ou presque) depuis plus d'un an.

    Alors, aujourd'hui, l'Ours et moi avons laissé tombé toutes nos occupations habituelles pour tenter de remettre "ça" en état.

     

     

    On arrache TOUT, je dédouble (pourvu que les copains randonneurs passent pour nous délester du trop-plein), l'Ours bêche et rajoute du compost, et demain nous commençons à replanter.

    Au départ, il y avait trop de lupins, donc pas assez de fleurs en juillet et août.

     

    J'ai voulu diversifier, mais n'ai obtenu qu'un mélange pas très réussi qui était moche en fin d'été.

     

     

     

     

    J'ai aussi tenté l'originalité : un cimicifuga dont on a parlé ici.

    Il a sauvé sa peau en fleurissant plus tôt et plus joliment cette année :

     

     

     

     

     

     

    Je n'ai évidemment pas encore réfléchi à la nouvelle disposition. Il va falloir corriger les "erreurs de casting", avec des trop grandes devant, des voisines qui ont trop grossi et se gênent, des trop tardives dont on ne profite pas, des fragiles qui demandent trop de soins, etc... Une grande journée s'annonce. Résultat satisfaisant espéré en juin prochain.

     

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    En remontant ma ruelle, j'ai vu un drôle d'équipage.

    J'ai envoyé l'Ours faire quelques photos :

     

    Covoiturage

     

    J'étais perchée en haut du mur, et de là je voyais mal. Devinez ce que l'Ours vise. Non, pas un caillou blanc plus gros que les autres, mais :

     

    Covoiturage

     

    Un escargot en balade sur le goudron, par beau temps !

    Et quoi sur l'escargot ?

     

    Covoiturage

     

    Covoiturage

     

    Étrange, non ? Que faisait cette chenille en vadrouille sur la cagouille ? De tous côtés, il y a des murs, le jardin est plusieurs mètres plus haut.

     

    Covoiturage

     

    Cette grande traversée avait lieu plus bas, au niveau du poteau.

    Nous n'avons pas vu la fin du voyage, mais nous nous demandons si la chenille ne voulait pas du mal à son transporteur. Si quelqu'un s'y connaît en vies de chenilles...

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     Bonjour tout le monde.

    Je ne vous ai pas oubliés, j'accumule photos à vous montrer et histoires à vous raconter, je mets un peu d'ordre dans tout ça...

     

     Dans le jardin de la fourmi, il a fait jusqu'à tout récemment un froid de canard. Canard et fourmis ne sont pas incompatibles.

    Le 16 juin, vers midi 12 °, le 17 au matin 6°. Grâce à cette fraîcheur, tout est très en retard par rapport à "en bas", et je fais sensation quand je porte un bouquet hors saison.

    Mes rosiers commencent juste à fleurir et le muguet fane à peine.

     

    J'ai une âme de collectionneuse, dès que je vois une plante que je n'ai pas, il me la faut. Cette année j'ai trouvé un chrysanthème comestible. Le marchand m'a dit qu'il y avait plusieurs couleurs possible, mais les graines étant mélangées, surprise ...

    Des fleurs extraordinaires

     

    Des fleurs extraordinaires

    Je ne me lassais pas de regarder la première fleur : une vraie merveille d'architecture et de décoration. Je n'ai pas eu le courage de manger ne serait-ce qu'un seul pétale, c'était vraiment trop beau. La floraison continue : peut-être arriverons-nous à réussir LA photo où on verra que le cœur est irisé.

     

    Des fleurs extraordinaires

     

    Il y a quelques années, j'avais semé des graines de coing. Elles m'ont fait un joli arbuste qui gêne l'Ours-tondeur. Cette année, sentant planer la menace de la scie, mon cognassier m'a offert une fleur. Une seule, mais comme elle était belle !

     

    Des fleurs extraordinaires

     

    Elle était bien cachée dans le feuillage, totalement invisible :

     

    Des fleurs extraordinaires

     

    Des fleurs extraordinairesDes fleurs extraordinaires

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je m'émerveille également devant les fleurs en boutons. Ils ne sont pas beaux le lupin violet de gauche et l'iris noir à droite ?

    L'iris noir, bien que pas tout à fait noir est une réussite extraordinaire des obtenteurs. Combien d'essais ratés pour arriver à ce résultat !

    Des fleurs extraordinaires

     

    Des fleurs extraordinaires

     

    Ces jours-ci, l'Ours fait encore un morceau de GR10 avec nos amis. Pendant que les hommes marchent, les femmes papotent et se promènent. Nous avons été frappées tout à l'heure, dans le Tourmalet, par les jolis tapis multicolores qui s'étalaient au bord de la route. Mais nous étions dans le brouillard et la pluie menaçait, alors vous ne les verrez pas aujourd'hui.

     

     

    Des fleurs extraordinaires

    La glycine en général très généreuse.

     

    Des fleurs extraordinaires

    Le rhododendron de 15 ans a fait 4 fleurs ! Trois groupées et la quatrième un peu seulette sur une branche égarée.

     

    Des fleurs extraordinaires

    Une ancolie toute frisottée.

    Mon jardin est plein de fleurs de toutes sortes. L'ensemble n'est peut-être pas très harmonieux, mais qu'est-ce que je m'amuse à étudier toute cette variété !

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    Aucuba

    Dans cet angle contre la véranda, je rêvais d'un beau massif. Mais je n'arrivais pas à avoir de fleurs : trop d'humidité et pas assez de soleil (il n'arrive qu'en fin d'après-midi). J'avais déjà montré ce coin en octobre dernier, et je disais que je m'étais rabattue sur les feuillages : hostas panachées ou à fleurs blanches, heuchères multicolores (avec une réussite assez moyenne), ajuga panaché lui aussi, le carex, et l'aucuba.

    Cet aucuba, c'est un vrai roman. Quand j'avais 10/15 ans (?) mon père a travaillé dans un bureau où il y avait une petite cour. Un énorme aucuba la remplissait. Ma mère en avait ramené une bouture. Il est devenu un nouveau gros buisson dans son nouveau jardin de la région bordelaise.

    En arrivant dans ma montagne j'ai à mon tour pris une bouture et l'ai placée sous le cèdre. Pas directement sous le cèdre, mais au pied du mur qui est sous le cèdre, un endroit où le soleil donne seulement une partie de l'après-midi.

    Les tribulations d'un aucuba en montagne

    Pas de chance. L'aucuba a beau aimer l'ombre, il en avait trop, peut-être qu'il n'appréciait pas son sol trop acide. Il refusait de grandir comme ailleurs.

    Un beau jour, j'ai eu l'idée de le déplacer. Vous connaissez mes soucis avec la neige et avec l'Ours qui ne voit pas les plantes (la semaine dernière, il a mis le pied sur une feuille d'iris, la prenant pour une herbe !).

     

    Aucuba

    Voilà ce que ça donnait en mars 2015, malgré l'immense piquet à tomates mis comme tuteur et repère.

     

     

    Sinistrose, drame, tristesse

    Encore en mars 2015, à la fonte de la neige, le désastre : il est tout cassé. C'était pareil cette année.

     

    Les tribulations d'un aucuba en montagne

    J'ai ramassé les morceaux presque aussi grands que le pied. Je souffre quand je constate de tels dégâts. Cet arbuste en devenir pourrait rétrécir chaque hiver, mais il a une force vitale incroyable.

    Il se dépêche de faire plein de nouvelles pousses.

     

     

    Les tribulations d'un aucuba en montagne

     

    Heureusement qu'il est vigoureux, car ses feuilles de l'année précédente sont minables :

    Les tribulations d'un aucuba en montagne

     

    Et après ? Eh bien après avoir rassemblé mes photos, vous avoir raconté la vie d'un aucuba à 1250 mètres, il ne me reste qu'à bien mémoriser qu'IL FAUT QUE JE PRENNE MES PRÉCAUTIONS AVANT LA NEIGE. Que je ne lésine pas sur les piquets et les liens.

    Je sais que les plantes à feuillage persistant vivent mal en montagne. J'ai seulement deux rhodos riquiquis et quelques buis que je n'arrive pas à maintenir en boules.

     

    J'avais mis l'ordi en veille pour bien regarder l'allure de mes plantes en ce début juin. Et ! stupéfaction ! Une seule hosta panachée. Les hostas, ça a la peau dure, et ça pousse bien ici. Où donc est l'autre ?

     

    Les tribulations d'un aucuba en montagne

    Je l'ai retrouvée, étrangement verte et un peu chétive, sous le millepertuis. Elle est là, en plein milieu de la photo. Si j'avais été plus attentive j'aurais remarqué, à l'automne, quelques feuilles bien jeunes de l'intrus à l'assaut. L'hiver est arrivé, tout s'est écroulé, et je n'ai rien remarqué. J'ai vite tout dégagé, et j'espère qu'elle supportera cette subite mise en lumière.

    Tout à droite, sous l'hosta verte, il y a une miniature très vive :

    Les tribulations d'un aucuba en montagne

    Encore une bouture d'aucuba à dorloter. Elle est de l'an dernier, et elle a pris. Je passe mon temps à mettre en terre les bouts de branches cassées, et mon jardin est une pouponnière de bébés de toutes les couleurs.

     

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