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    En remontant ma ruelle, j'ai vu un drôle d'équipage.

    J'ai envoyé l'Ours faire quelques photos :

     

    Covoiturage

     

    J'étais perchée en haut du mur, et de là je voyais mal. Devinez ce que l'Ours vise. Non, pas un caillou blanc plus gros que les autres, mais :

     

    Covoiturage

     

    Un escargot en balade sur le goudron, par beau temps !

    Et quoi sur l'escargot ?

     

    Covoiturage

     

    Covoiturage

     

    Étrange, non ? Que faisait cette chenille en vadrouille sur la cagouille ? De tous côtés, il y a des murs, le jardin est plusieurs mètres plus haut.

     

    Covoiturage

     

    Cette grande traversée avait lieu plus bas, au niveau du poteau.

    Nous n'avons pas vu la fin du voyage, mais nous nous demandons si la chenille ne voulait pas du mal à son transporteur. Si quelqu'un s'y connaît en vies de chenilles...

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     Bonjour tout le monde.

    Je ne vous ai pas oubliés, j'accumule photos à vous montrer et histoires à vous raconter, je mets un peu d'ordre dans tout ça...

     

     Dans le jardin de la fourmi, il a fait jusqu'à tout récemment un froid de canard. Canard et fourmis ne sont pas incompatibles.

    Le 16 juin, vers midi 12 °, le 17 au matin 6°. Grâce à cette fraîcheur, tout est très en retard par rapport à "en bas", et je fais sensation quand je porte un bouquet hors saison.

    Mes rosiers commencent juste à fleurir et le muguet fane à peine.

     

    J'ai une âme de collectionneuse, dès que je vois une plante que je n'ai pas, il me la faut. Cette année j'ai trouvé un chrysanthème comestible. Le marchand m'a dit qu'il y avait plusieurs couleurs possible, mais les graines étant mélangées, surprise ...

    Des fleurs extraordinaires

     

    Des fleurs extraordinaires

    Je ne me lassais pas de regarder la première fleur : une vraie merveille d'architecture et de décoration. Je n'ai pas eu le courage de manger ne serait-ce qu'un seul pétale, c'était vraiment trop beau. La floraison continue : peut-être arriverons-nous à réussir LA photo où on verra que le cœur est irisé.

     

    Des fleurs extraordinaires

     

    Il y a quelques années, j'avais semé des graines de coing. Elles m'ont fait un joli arbuste qui gêne l'Ours-tondeur. Cette année, sentant planer la menace de la scie, mon cognassier m'a offert une fleur. Une seule, mais comme elle était belle !

     

    Des fleurs extraordinaires

     

    Elle était bien cachée dans le feuillage, totalement invisible :

     

    Des fleurs extraordinaires

     

    Des fleurs extraordinairesDes fleurs extraordinaires

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je m'émerveille également devant les fleurs en boutons. Ils ne sont pas beaux le lupin violet de gauche et l'iris noir à droite ?

    L'iris noir, bien que pas tout à fait noir est une réussite extraordinaire des obtenteurs. Combien d'essais ratés pour arriver à ce résultat !

    Des fleurs extraordinaires

     

    Des fleurs extraordinaires

     

    Ces jours-ci, l'Ours fait encore un morceau de GR10 avec nos amis. Pendant que les hommes marchent, les femmes papotent et se promènent. Nous avons été frappées tout à l'heure, dans le Tourmalet, par les jolis tapis multicolores qui s'étalaient au bord de la route. Mais nous étions dans le brouillard et la pluie menaçait, alors vous ne les verrez pas aujourd'hui.

     

     

    Des fleurs extraordinaires

    La glycine en général très généreuse.

     

    Des fleurs extraordinaires

    Le rhododendron de 15 ans a fait 4 fleurs ! Trois groupées et la quatrième un peu seulette sur une branche égarée.

     

    Des fleurs extraordinaires

    Une ancolie toute frisottée.

    Mon jardin est plein de fleurs de toutes sortes. L'ensemble n'est peut-être pas très harmonieux, mais qu'est-ce que je m'amuse à étudier toute cette variété !

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    Aucuba

    Dans cet angle contre la véranda, je rêvais d'un beau massif. Mais je n'arrivais pas à avoir de fleurs : trop d'humidité et pas assez de soleil (il n'arrive qu'en fin d'après-midi). J'avais déjà montré ce coin en octobre dernier, et je disais que je m'étais rabattue sur les feuillages : hostas panachées ou à fleurs blanches, heuchères multicolores (avec une réussite assez moyenne), ajuga panaché lui aussi, le carex, et l'aucuba.

    Cet aucuba, c'est un vrai roman. Quand j'avais 10/15 ans (?) mon père a travaillé dans un bureau où il y avait une petite cour. Un énorme aucuba la remplissait. Ma mère en avait ramené une bouture. Il est devenu un nouveau gros buisson dans son nouveau jardin de la région bordelaise.

    En arrivant dans ma montagne j'ai à mon tour pris une bouture et l'ai placée sous le cèdre. Pas directement sous le cèdre, mais au pied du mur qui est sous le cèdre, un endroit où le soleil donne seulement une partie de l'après-midi.

    Les tribulations d'un aucuba en montagne

    Pas de chance. L'aucuba a beau aimer l'ombre, il en avait trop, peut-être qu'il n'appréciait pas son sol trop acide. Il refusait de grandir comme ailleurs.

    Un beau jour, j'ai eu l'idée de le déplacer. Vous connaissez mes soucis avec la neige et avec l'Ours qui ne voit pas les plantes (la semaine dernière, il a mis le pied sur une feuille d'iris, la prenant pour une herbe !).

     

    Aucuba

    Voilà ce que ça donnait en mars 2015, malgré l'immense piquet à tomates mis comme tuteur et repère.

     

     

    Sinistrose, drame, tristesse

    Encore en mars 2015, à la fonte de la neige, le désastre : il est tout cassé. C'était pareil cette année.

     

    Les tribulations d'un aucuba en montagne

    J'ai ramassé les morceaux presque aussi grands que le pied. Je souffre quand je constate de tels dégâts. Cet arbuste en devenir pourrait rétrécir chaque hiver, mais il a une force vitale incroyable.

    Il se dépêche de faire plein de nouvelles pousses.

     

     

    Les tribulations d'un aucuba en montagne

     

    Heureusement qu'il est vigoureux, car ses feuilles de l'année précédente sont minables :

    Les tribulations d'un aucuba en montagne

     

    Et après ? Eh bien après avoir rassemblé mes photos, vous avoir raconté la vie d'un aucuba à 1250 mètres, il ne me reste qu'à bien mémoriser qu'IL FAUT QUE JE PRENNE MES PRÉCAUTIONS AVANT LA NEIGE. Que je ne lésine pas sur les piquets et les liens.

    Je sais que les plantes à feuillage persistant vivent mal en montagne. J'ai seulement deux rhodos riquiquis et quelques buis que je n'arrive pas à maintenir en boules.

     

    J'avais mis l'ordi en veille pour bien regarder l'allure de mes plantes en ce début juin. Et ! stupéfaction ! Une seule hosta panachée. Les hostas, ça a la peau dure, et ça pousse bien ici. Où donc est l'autre ?

     

    Les tribulations d'un aucuba en montagne

    Je l'ai retrouvée, étrangement verte et un peu chétive, sous le millepertuis. Elle est là, en plein milieu de la photo. Si j'avais été plus attentive j'aurais remarqué, à l'automne, quelques feuilles bien jeunes de l'intrus à l'assaut. L'hiver est arrivé, tout s'est écroulé, et je n'ai rien remarqué. J'ai vite tout dégagé, et j'espère qu'elle supportera cette subite mise en lumière.

    Tout à droite, sous l'hosta verte, il y a une miniature très vive :

    Les tribulations d'un aucuba en montagne

    Encore une bouture d'aucuba à dorloter. Elle est de l'an dernier, et elle a pris. Je passe mon temps à mettre en terre les bouts de branches cassées, et mon jardin est une pouponnière de bébés de toutes les couleurs.

     

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    Avril, c'est le printemps chez moi.

    Il y a deux semaines, entre deux balades sur les routes de la région, j'ai fait un petit point sur l'avancée de mes plantes, histoire de me rassurer.

     La neige n'a pratiquement rien cassé cet hiver, je n'ai pas eu de spectacle de désolation, comme certaines années où je retrouve des quantités de branches qui pendouillent lamentablement : chaenomeles, viburnum, rosiers, saule crevette, hydrangeas, etc...

    Avril, c'est aussi la neige de ce fameux printemps : elle est particulièrement lourde et tombe pile avec la saison de MES jonquilles. Chaque année, je stresse un maximum. Il y a plus grave que ça dans la vie, mais mes jonquilles, c'est la joie de vivre qui éclaire ma véranda pendant des semaines. Avec la fraîcheur ambiante (fréquemment entre 1 et 3° ) elles se conservent très longtemps ! Il faut noter que les plus grandes ont eu la sagesse de rester en boutons le plus longtemps possible.

     

    Passage au jardin

    Une touffe de petites

     

    Passage au jardin

    Une touffe d'encore plus petites. Toutes ces petites sont fanées maintenant, mais les grandes sont encore très jolies.

     

    Passage au jardin

    Pulmonaire sauvage que je laisse prospérer, appelée ainsi car les taches blanches de ses feuilles rappellent les poumons, et...elle soigne les voies respiratoires.

     

    Passage au jardin

    Pour la première fois depuis 15 ans, mon laurier sauce ne perd pas ses feuilles. Elles sont habituellement grillées par la neige, se dessèchent et tombent.  Dimanche, j'ai vu un producteurs de bonsaïs. Il devrait venir ici, car j'obtiens des nains sans peine :  il a 15 ans ce petit laurier, et je ne l'ai pour ainsi dire jamais taillé.

     

    Mes rase-mottes bleus dont je vous parlais le 25 avril 2014, étaient tous de retour avec de l'avance. Je vous présente ci-dessous les puschkinias qui manquaient cette fois-là :

     

    Passages au jardin

    Ils sont très discrets, d'un joli bleu très pastel presque blanc, avec des veines bleues très distinguées. Mais si petits et éparpillés que j'en avais regroupé quelques-uns dans une vilaine jardinière.

    Ils sont bien ressortis cette année. L'un d'eux s'était égaré au milieu de l'herbe. J'ai voulu le déterrer, mais son bulbe était trop profond :

    Passages au jardin

    Depuis l'an dernier, j'ai un nouveau rase-motte bleu qui s'appelle buglosse (ou anchuse), et qui est de la famille des borraginacées qui  comprend tant de fleurs bleues.

    Celle-ci est chère à mon cœur, car je l'ai prise dans le jardin de ma seule copine d'ici, et la pauvre n'est pas encore remise d'un AVC très grave qui l'a touchée il y a un an.

    Passages au jardin

     

    Passages au jardin

    Quelques bourgeons, boutons ou pousses.  Je partage avec vous une partie de mes joies, car l'Ours est incapable de se réjouir avec moi devant la végétation renaissante.

     

    Isa-Miaou fait toujours des salades joyeuses.où elle mélange des tas de bonnes choses. Moi, je fais des crudités ordinaires où je rajoute simplement ma cueillette du jour :

    Passages au jardin

    Là, c'était chou, plus deux cuillerées de lentilles et graines de sarrasin germées, et primevères, violettes, pulmonaire et quelques pétales de pissenlits.

    Hier, endives (j'aime ça, mais il faut avouer que ça n'a ni beaucoup de goût, ni beaucoup de couleur) auxquelles j'ai rajouté des fleurs, de jolis radis ronds rouges émincés avec leurs feuilles, de la ciboulette et les fanes d'un très joli vert de petits navets qui commençaient à pousser.

     

    Passages au jardin

    C'est moi qui suis joyeuse quand je reviens avec ma récolte.

     

    Hier, grande journée ! Nous avons attaqué le nettoyage du jardin ! L'Ours a ressorti la tondeuse. Je me suis dépêchée de cueillir des pâquerettes pour faire mon célèbre gâteau.

    Passages au jardin

     ( J'ai mélangé farine de riz et farine de maïs bio presque locale, et remplacé la levure par du bicarbonate. )

    En faisant ma cueillette, je m'interrogeais : on voit les pâquerettes blanches, mais c'est faux. Il y a beaucoup de rose, voire de grenat. Et de m'interroger sur le pourquoi. Quelqu'un est-il plus calé que moi ? La couleur me semble n'avoir aucun rapport avec la grosseur ni l'état de fraîcheur...

     

     

    Passages au jardin

    Passages au jardin

    Les mêmes vues de face et de dos. Mes photos sont très moches, mais trop tard pour recommencer, les fleurs sont cuites.

    Celles de la rangée du bas sont très blanches, celles du haut très foncées, surtout à l'envers, j'ai installé un camaïeu entre les deux.

     

    L'Ours a tondu, nous avons commencé le désherbage. L'an dernier, j'avais négligé ce boulot essentiel pour avoir un jardin présentable. Si vous saviez tout ce que j'ai déjà arraché comme herbe, lupins, pissenlits, bourrache,  ancolies, angéliques, fraisiers sauvages, pensées, bleuets, pavots des Pyrénées et plein d'autres !

    Pour finir, je vous offre la première fleur de pavot des Pyrénées, encore toute froissée :

    Passages au jardin

    J'en ai semé contre la véranda, ainsi ils prennent le relais* des jonquilles pour le jaune.

     

    * j'ai mis un s comme j'ai appris, na ! elles m'agacent leurs réformes de l'orthographe

     

     

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    Comme chaque année, j'en ai marre !

    Mon jardin commence à prendre des couleurs. Il fait doux. Pourtant la menace plane et j'ai l'habitude qu'il neige sur mes jonquilles en avril. Les premières (des naines) fleurissaient mais je n'avais pas le temps de les photographier car je me suis pas mal absentée ces derniers jours. Et ce matin :

     

    Flocons d'avril

     

    Comme il n'a pas neigé toute la journée et qu'il faisait 7 ou 8°, j'ai pu m'amuser à voir réapparaître mes fleurs au fur et à mesure que les heures passaient.

    Flocons d'avril

    Les petites jonquilles. Pour la photo du milieu j'avais gratté la neige, car je sais que le poids casse les tiges.

     

    Flocons d'avril

    Les primevères contre la marche devant la véranda. Cette variété est habituellement beaucoup plus haute, mais elles savent que la vie est dure ici, alors elles montent beaucoup moins.

     

    Flocons d'avril

    La plus ancienne jacinthe du jardin, un peu dégénérée, mais fidèle au poste.

     

    Flocons d'avril

    Hier soir, alertée par météo France, j'avais redisposé mes fauteuils sur les grandes jonquilles. Mais elles avaient grandi depuis la dernière alerte, et certaines ont été obligées de se plier. Ces jonquilles m'ont été données, il y a 15 ans, par une ancienne collègue de Gironde. En arrivant dans ma montagne, elles ont compris que le climat était différent et, spontanément elles ont changé de rythme. Elles sortent de terre bien moins tôt que la première année. C'est curieux de voir les plantes s'adapter au climat de leur nouvelle région.

     

    Flocons d'avril

    Mes hellébores, fidèles au poste, rien ne les dérange. Les fleurs sont de plus en plus nombreuses et ne sont pas abîmées par la neige, la touffe grossit de semaine en semaine.

     

    Avril ne fait que commencer, je n'ai pas fini de ronchonner... c'est mon 16ème printemps ici et, une seule année la neige s'est arrêtée dès mars. Une autre année, ça a duré jusqu'en en mai.

     

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