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    Aujourd'hui, j'ai envie de vous montrer quelque chose de pas très original, mais que j'aime bien faire.

    Vous allez vous dire que j'arrive trop tard, car c'est déjà fané. Il faudra vous habituer, chez moi, tout est en retard d'un mois ou deux par rapport à chez vous.

    J'en profite pour vous glisser une des raisons qui m'ont fait ouvrir un blog: je cherche à connaître des jardiniers (ères) montagnards avec un climat, une altitude et une exposition aussi difficiles que les miens.

    Je vous montrerai des perce neige en mars, des jonquilles en avril (voire en mai comme cette année), du lilas en juin, du seringat en juillet et tout à l'avenant.

    Donc, en cette mi-septembre ma lavande est enfin fleurie.

    Il y a quelques années, en fouillant sur les blogs, j'ai trouvé CE modèle de fuseaux de lavande, mais je ne sais plus où. Il faut 21 brins de lavande. Prévoir de passer à l'action juste après la cueillette, sinon les tiges sont trop sèches et ne se plient pas bien. Les nettoyer des brindilles qui poussent sous les fleurs, glisser un ruban de 1,50 m au milieu du bouquet en laissant 40 cm parmi les têtes, et 1,10 m parmi les tiges.

    Ma photo est très moche, mais je crois qu'on comprend bien la manoeuvre. Il faut ficeler serré juste en dessous des fleurs et couper les bouts de ficelle qui restent.

    Puis on plie les tiges par dessus les fleurs, une par une, en les répartissant bien tout autour.

     

    Enfin, on attaque le tressage.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Si on a bien les 21 brins, on tisse 3 brins dessus, 3 brins dessous et on tourne autour du fuseau qui se forme. Il faut serrer suffisamment au fur et à mesure. C'est juste un coup de main à prendre. Il vaut mieux prévoir d'en faire 2 ou 3, car on trouve en général le 2ème plus réussi que le premier (mais on mettra le 1er dans notre propre armoire, et on donnera les autres.

    Une jolie rosette, on retaille les tiges, et voilà de quoi faire de petits cadeaux parfumés.

    La première fois, j'avais peur que ça moisisse, mais non, tout s'est bien passé. Il faut juste que les fleurs soient bien sèches, l'après-midi, et non le matin dans la rosée.

    À bientôt

     

    Je ne radote pas tout à fait, mais les copines m'ont dit en 2015, en me voyant faire, qu'elles ne connaissaient pas la technique....Alors, j'ai recommencé , et la newsletter leur permettra de se remettre tout ça en mémoire.

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    Mon jardin est habité. Et pas que par des humains.

    Je vous passe les nombreux visiteurs félins qui se permettent de venir gratter allègrement sans y être invités.

    Je vous parlerai une autre fois de mes limaces trop voraces et de mes escargots rigolos.

    Aujourd'hui, je vais juste évoquer mes visiteurs invisibles. Pourquoi invisibles? Tout simplement parce que je ne les ai jamais vus, mais ils laissent tant de traces de leur passage que, grâce à Internet, L'Ours et moi avons réussi à les identifier.

    Une année, mon pied de fenouil devenait très beau, j'en étais fière, et je vis un monstre en train de le dévorer.

    Ce monstre, gros comme mon petit doigt, à rayures noir et vert fluo avec des points orange, me fit horreur. Je sacrifiai vite le bout de rameau attaqué et le fis tomber de l'autre côté du mur, sur une pente herbeuse communale. Je ne veux pas de mal aux monstres, mais je ne tolère pas qu'ils ravagent mon jardin.

    Or, après étude, il s'avéra que cette chenille était celle du machaon  (clic)

     C'est curieux ça: tout le monde aime les papillons, et généralement déteste les chenilles. Je n'ai jamais vu de machaon dans mon jardin, pas énormément de papillons en général. Par contre, que de chenilles ! Pourquoi les papillons se cachent-ils?

    Depuis cette découverte, je cultive mon fenouil avec amour, espérant voir ce si beau papillon. Et tous les ans, j'ai mes 4 ou 5 belles chenilles. Je ne vois jamais la mère pondeuse. je ne comprends pas comment ça fonctionne: les chenilles sont toujours là quand le froid arrive, puis je ne vais plus au fond du jardin, je ne sais pas ce que deviennent les chenilles, et ça recommence l'année suivante.

    Cette année, j'ai assisté au spectacle surprenant d'une "papillonne" de race inconnue, en train de déposer ses œufs sous une feuille de monnaie du pape. Mais elle avait choisi un jour de vent, et ça bougeait, donc pas de photo correcte.

    Par la suite, il y eut de toutes petites choses verdâtres qui ont fini par manger la feuille, mais je ne connais pas la fin de l'histoire.

     

    Depuis 2 ans, nous hébergeons un  hôte sympathique (ou toute une famille?) et utile. Mais tellement discret que nous savons qu'il est toujours chez nous seulement en le suivant à la trace. 

    On trouve ce genre de crottes à tous les étages du jardin (oui, c'est la montagne, le jardin n'est pas plat lui non plus).                                                                                              

    Nous l'avions dérangé à l'automne en ratissant allègrement un tas de feuilles mortes.

    Vous avez deviné de qui il s'agit ? De notre ami le hérisson.

     

    Dans notre jardin, sous le tilleul, nous trouvons régulièrement ce genre de truc:

    Après étude des sujets, et vive Wikipedia, nous avons trouvé que c'était certainement la chouette qui faisait ça. Nous ne la voyons jamais, mais nous l'entendons souvent. Par contre, nous n'avons pas autopsié ses régurgitations pour savoir si elle se nourrissait d'oisillons ou de petits rongeurs. Je préfèrerais qu'elle s'attaque aux rongeurs car, eux, ils n'hésitent pas à se nourrir de mes bulbes: impossible d'avoir des tulipes ici !

    Les trucs en question s'appellent des pelotes (clic)

    À bientôt pour la suite de l'étude de la faune de mon jardin.

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    Mosaïques du jardin

    Je ne suis pas particulièrement coquette, mais je me respecte un minimum, et je respecte aussi les autres. Donc, j'essaie de me vêtir et de me coiffer correctement (ou du moins je fais quelques efforts pour sortir). Par contre, chez moi... c'est liberté totale. Une amie, qui aime beaucoup me regarder grattouiller mon jardin, vient de m'envoyer cette mosaïque. Qu'en dites-vous? Vous pouvez admirer les casquettes défoncées ou dans des imprimés pas possibles, les chaussures sans couleurs, les sabots vert acide, les charentaises, le coupon de polaire posé directement sur les épaules.

     

    Par contre, cela ne se voit pas, mais j'ai toujours des boucles d'oreilles. Quand même, ce n'est pas le laisser-aller complet !

    Je peux aussi porter des bandanas jaune ou rouge,

     

     

    J'ai aussi plusieurs paires de gants, dont des roses à fleurs: c'est pas coquet ça? Un grand chapeau modelable, et des sabots doublés en peluche. Avis à ma photographe préférée: tu as encore de la matière pour t'amuser.

    Il est de bon ton, sur les blogs jardiniers, de ne montrer que de jolies choses. Eh bien, cette même amie a repéré tout ce qui ne devrait pas être montré .

    Mais, tout a une explication: le portail rouillé est vraiment très vieux, et nous savons qu'il faut le soigner, la brosse est reliée à un support par une corde bien voyante pour que nous la retrouvions quand il neige, les branches sèches sont des choses normales dans un jardin, et les ferrailles vertes mises au rebut sont les restes d'un achat compulsif qui aurait pu devenir un beau support de belles grimpantes si cela avait été solide (pas de ma faute si des commerçants vendent n'importe quoi).

    Mon amie a fait des tas de photos depuis quelques années, et elle vient juste de s'initier aux mosaïques. J'adore sa façon de montrer les choses. Et comme cela l'amuse beaucoup, je sens qu'elle va continuer.

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    Quelques odeurs du jardin

    Voilà 13 ans que je profite à plein nez de la floraison des seringats. Je ne peux vous proposer que l'image, quel dommage!

    En voilà un vu de la ruelle. Au moindre souffle de vent, il perd quelques pétales, et on dirait qu'il neige.

     

    Drôle d'idée de parler de mes seringats aujourd'hui: je n'ai pas de jolies photos d'eux, et comme ils sont presque fanés, je dois attendre l'année prochaine.

     

    Pour les odeurs, celui qui rivalise, c'est le chèvrefeuille. Ils fleurissent souvent en même temps, et le chemin passe entre les deux. Quand le soir tombe, je trouve magique de vivre dans ce paradis embaumé.

     

    Hélas, l'hiver fut trop difficile pour mes plantes. Le chèvrefeuille était trop lourd pour ses supports, et le poids de la neige a tout fait tomber. (Je vous le montre ci-dessus tel qu'il était l'an dernier.)

    Une masse informe et rampante a commencé à enrouler ses tentacules autour de l'hydrangea Annabelle. J'ai passé un sacré moment à en démêler quelques tiges pour les installer autour des nouveaux fils de fer que nous avons installés, l'Ours et moi. L'année prochaine, mon chèvrefeuille sera de nouveau présentable.

     

    En ce moment, une nouvelle odeur envahit le jardin. Je fus surprise moi-même, car je n'avais pas pensé à lever le nez, et je ne m'étais pas aperçue que le tilleul allait fleurir. On est fin août, c'était le moment ou jamais. Quelle drôle d'année: tout est en retard d'un mois depuis le printemps.

    Allez, je vous laisse pour aller ramasser un peu de tilleul ! J'avais préparé l'escabeau pour faire les vitres...elles attendront.

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    Il y a 15 ans, l'Ours et moi avions décidé d'acheter une résidence secondaire dans le village dont nous étions amoureux. Nous souhaitions 2 chambres et un petit bout de jardin, cour, terrasse ou balcon, juste pour le moment convivial de l'apéro du soir.

    Après 2 ans de recherches, nos voisins nous ont annoncé que la maison mitoyenne de la leur était en vente. Visite à la banque, brève réflexion, et nous avons acheté une maison sur 4 niveaux, avec 7 chambres et 1 500 m2 de jardin!!!

    Et ce jardin a changé ma vie. Nous en avons pris possession au moment de la floraison du seringat et du chèvrefeuille. Vue sur les montagnes de tous les côtés, odeurs enivrantes, je me suis sentie au Paradis. Je n'étais pas du tout jardinière, mais, depuis plus de 20 ans, je m'intéressais aux plantes de montagne. Alors, avec ce beau terrain de jeu à ma disposition (où il y avait des arbres et quasiment pas de plantes car il était en friche), il a été évident que j'allais avoir iris, gentianes, campanules, pavots, ancolies et autres fleurs que je voyais l'été.

     

    Ici, la montagne est pleine d'iris, alors pourquoi ne se plairaient-ils pas chez moi?

     

    Les gentianes ont un bleu vraiment extraordinaire. Comme elles poussent bien, j'ai déjà dédoublé le pied d'origine.

     

    Les pavots des Pyrénées, mecopnopsis cambrica, sont les jaunes du milieu. J'ai importé dans mon jardin ceux d'Islande, de l'Himalaya, d'Orient, de Californie et j'ai en plus un hybride qui s'est fait par hasard et qui ressemble au pavot de l'Atlas.

     

    J'ai compris toute seule qu'il faut adapter ses plantations à son jardin, et non son jardin à ses envies de plantations. Inutile de rêver de palmiers ou d'oliviers quand on vit dans une station de ski, idiot d'espérer réussir les plantes d'ombre fraîche si on demeure dans un endroit chaud et sec.

    Je suis atteinte d'un fâcheux virus qui incite à se rendre à toutes les fêtes des plantes alors qu'on n'a besoin de RIEN, et qui pousse à aller visiter le jardin plusieurs fois par jour comme s'il poussait chaque minute.

    Je me dis que ce n'est pas très grave, puisque je ne fais de mal à personne. Et je me console quand je pense que beaucoup d'autres souffrent du même mal.

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