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    Bonjour tout le monde !

    Je suis descendue dans la vallée, car je n'en pouvais plus de passer des mois et des mois dans la neige.

    Et voilà ! À peine arrivés dans notre nid douillet, elle est là elle aussi ! Elle a fait comme nous et comme les moutons : elle est descendue.

    Hier matin, je n'en croyais pas mes yeux en me levant et en voyant les palmiers tout blanchis :

     

    Encore elle !

     

    Moi qui ne supportais plus de voir mon jardin esquinté par la neige, je vais maintenant souffrir pour celui de ma gentille voisine :

     

    Encore elle !

     

    Encore elle !

     

    Le beau pied de cucurbitacée n'a pas apprécié ce cadeau du ciel.

     

    Encore elle !

     

    La montagne dont je ne connais pas encore le nom. C'est tout près d'où je vivais, mais la perspective est différente.

     

    Encore elle !

     

    Dans la journée, la neige avait fondu en bas, mais un autre blanc l'a remplacée : les moutons, qui passaient sur un chemin les jours précédents, sont maintenant installés sur le pré juste en face. Nous avons le concert de clochettes à temps complet.

     

    L'Ours a dû braver les éléments, car les pneus-neige étaient restés à la maison et le chemin n'était pas déneigé. Pourtant c'est le moment d'équiper la voiture. On croyait à l'éternel été...

    Et moi ? Je suis restée au chaud, entre couture et tricot.

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    J'avais prévenu : je suis restée sans connexion un bon nombre de jours. Nous avons de nouveau accès au téléphone fixe et à Internet.

    Tout ça après avoir parcouru à peu près 8 kilomètres, et descendu à peu près 550 mètres d'altitude (oui, oui : c'est bien 8 km et 550 m).

    Je n'en pouvais plus de vivre dans l'isolement et le froid, alors j'ai tanné l'Ours jusqu'à ce qu'il accepte qu'on descende vivre sous des cieux plus cléments, et plus près de la civilisation.

     

    Me revoilà !

     

    Nous avons loué un appartement au premier étage de cette maison, avec un assez long balcon où j'ai pu transporter quelques plantes de mon jardin.

     

    Me revoilà !

     

    Voilà ce que je vois au dessus des palmiers que je vous montrais la dernière fois.

     

    Me revoilà !

     

    Et une première idée de notre nouveau cadre de vie, juste après livraison de nos premiers meubles (à peu près le même endroit que sur la photo de la fois précédente où le lit n'était pas encore monté, et les cartons pas encore vidés)

     

    Me revoilà !

     

    À travers les palmiers, on voit les moutons passer deux fois par jour. Ils ont fait comme nous : ils sont descendus de la montagne.

    Nous avons réussi à bien nous installer, et à soigner la déco. Suite au prochain numéro.

    Maintenant, il me reste à espérer que l'Ours se trouvera bien "à la ville", qu'il voudra bien que l'on vende notre maison, et qu'on puisse en acheter une autre dans cette vallée accueillante.

     

     

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    Samedi dernier, la commune (très proche de chez nous) de Luz-Saint-Sauveur avait organisé une très belle fête pour les 160 ans de la venue de Napoléon III et de son épouse Eugénie de Montijo. Ces deux-là ont arpenté toutes nos stations thermales et notre région foisonne de constructions érigées à leur demande.

    Ils aimaient beaucoup nos vallées, mais il faut savoir que Napoléon III n'était vraisemblablement pas le fils de son père officiel (Louis-Napoléon Bonaparte, frère de Napoléon Ier), mais celui d'un bigourdan. Ceci explique peut-être son attachement à nos Pyrénées. Cauterets et Luz, sises de part et d'autre du col de Riou, revendiquent chacune la "paternité" du futur empereur...

     

    Pour fêter Napoléon III, tout le monde était aux balcons :

     

    Napoléon III et Eugénie

     

    Des trônes avaient été installés devant l'église :

     

    Napoléon III et Eugénie

     

    Une calèche attendait le couple impérial :

     

    Napoléon III et Eugénie

     

    Une balade a été organisée dans les rues du village. Pas facile d'être porteur de chaise : celui qui est derrière ne voit absolument rien, et c'est lourd !

     

    Napoléon III et Eugénie

     

    Les plus courageux avaient chaussé des sabots, et leur pieds ont beaucoup souffert. Dans le panier, à droite, on voit les fleurs violettes qui étaient jetées au passage de l'empereur.

     

    Napoléon III et Eugénie

     

    La fête était accompagnée des tambours Nive et Adour.

     

    Napoléon III et Eugénie

     

    Arrivée des héros du jour au parc de la mairie,

     

    Napoléon III et Eugénie

     

    Belles dames et beaux messieurs de l'association Le quadrille phocéen :

     

    Napoléon III et Eugénie

     

    De grandes tables avaient été dressées : nappes blanches brodées, plats en cristal, chouquettes comme à l'époque, et vrais verres où nous avons dégusté des boissons à la violette.

     

    François Pujo, notre historien, nous raconte l'histoire.

     

    Napoléon III et Eugénie

     

    Présentation de danses, avant que le public ne soit invité à s'initier. C'est moins élégant en vêtements du XXIe siècle !

    En fond, la "Maison Gradet-Poque" où le souverain avait été logé en 1859. Et où un conseil des ministres avait décidé quantité de constructions dans la vallée (un jour je vous en reparlerai, je ne suis ni royaliste, ni bonapartiste, pourtant je dois reconnaître que la venue de grands personnages peut avoir des retombées économiques non négligeables).

     

    Napoléon III et Eugénie

     

    Les tambours nous ont fait  une démonstration dont j'ai oublié le nom. Quand ils étaient blessés aux mains, les musiciens se mettaient à deux : l'un de sa main droite, l'autre de la gauche.

     

    Napoléon III et Eugénie

     

    J'ai passé un super moment à admirer toutes ces toilettes, et je rêve du jour où mon village se décidera enfin à faire revivre le passé. Nous avons eu Napoléon III et Eugénie, mais aussi Madame de Maintenon et le Duc du Maine : on ne pourrait pas faire une belle journée avec ces personnages ?

     

     

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    Il y a quelques jours, nous sommes allés au festival de Gavarnie, pour assister à la représentation de "Don Quichotte".

    Comme d'habitude la "salle de spectacle" était magnifique, avec juste quelques petits nuages blancs pour la déco.

     

    Spectacles

     

    Cyrano a pris place pour le début de la pièce : c'est ma seule photo, car il nous était interdit de filmer ou photographier.

     

    Spectacles

     

     

    Mais, cette année j'ai moins aimé l'ensemble du spectacle, peut-être à cause d'un simple détail : il manquait les chevaux, alors que j'en avais vu à chaque fois dans le passé. On associe toujours Don Quichotte à Rossinante et Sancho à son âne : nous n'avons eu droit qu'à des animaux en carton pour évoquer les voyages à travers l'Espagne. C'était assez bien fait, pourtant je suis restée sur une impression de manque.

     

    Dans la même semaine, nous avons appris au dernier moment qu'avait lieu le festival "Opéra au sommet" dans un village tout proche.

    Et là, l'enchantement était au rendez-vous. Trois soirs de suite, trois spectacles différents, avec de vrais chanteurs d'opéra et leurs vraies voix sans micros, accompagnés d'un simple piano.

    Un vieux chapiteau avait été dressé sur l'herbe : il nous a permis d'échapper à une pluie d'orage et d'être tranquilles pour jouir de nos deux premières soirées. Le dernier jour, nous étions dans l'église de Sère, avec un bon piano. Chaque artiste avait choisi le morceau qu'il préférait : chant ou musique nous ont fait passer un moment exceptionnel dans nos montagnes.

     

    Spectacles

     

    Ci-dessus, vous avez un aperçu du lieu où nous nous trouvions : le haut du chapiteau, en fond la montagne qui glisse au dessus du village de Viella, et le vieux château-fort d'Esterre où se tiendra demain et dimanche la fête médiévale.

    Maggy, notre reporter locale, donne ici un avant-goût de ce qui nous attend (avec, en fin de vidéo un extrait de notre Carmen sous le chapiteau) :

     

     

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    Commencez par mettre le son, et écoutez en lisant mon récit :

     

     

     

    Le 12 juillet, ON m'avait un peu forcée à aller en montagne. Ce jour-là, j'avais marché à mon rythme, et j'étais en bon état le lendemain.

    Le 14 juillet, on  (les mêmes) m'a un peu incitée à faire une journée de "Jazz à Luz". Je connaissais les lieux, alors je suis partie confiante. L'association de rando de l'Ours avait été sollicitée pour divers services.

    Le matin, nous sommes montés en voitures, mais avons dû en laisser plusieurs à mi-chemin, pour ramener les chauffeurs des spectateurs en fin de journée (c'est bien compliqué, je ne vous donne pas les détails).

    Nous sommes donc arrivés sur le plateau de Bernazaou où un concert nous attendait.

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    Le groupe NOORG (Eric Brochard et Loïc Guénin) officiait. On suppose qu'il y avait au moins 200 personnes dans le public.

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    J'ai enfin compris que ce festival c'est à peu près tout sauf du jazz. Et que si certains aiment les musiques "étranges", ce n'est pas mon cas, ni celui des copains avec lesquels nous étions.

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    Tout d'un coup, venu des hautes herbes, un groupe est arrivé. J'avais reçu par mél une proposition pour participer à quelque chose qui allait être filmé. Ce n'était, paraît-il, pas une performance physique, mais ça devait se passer sur une autre montagne. Le texte me semblait un peu énigmatique, alors je n'ai pas répondu. Et j'ai regretté. J'aurais beaucoup aimé participer à ce joli moment, réalisé dans le cadre du projet Là-haut.

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    Ils entourent Eric Brochard, le musicien qui les a accompagnés ( de façon pas très classique).

     

    Ensuite, après le pique-nique, nous nous sommes déplacés à l'extrémité du plateau pour une courte prestation du duo BEREZKO qui nous a fortement impressionnés.

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    Mélanie Fossier et Luc Fagoaga sont remarquables, sans micro ni instruments de musique.

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    Et le moment difficile est arrivé. Nous avons plongé dans la forêt par un petit sentier qui descend sans interruption. J'ai voulu suivre le rythme, trop rapide pour moi. Des membres de l'asso de l'Ours menaient la marche, d'autres étaient au milieu, et l'Ours faisait office de serre-file. 

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    Tout le monde a bien marché, sauf moi qui ai calé un peu avant la fin. Je suis arrivée à destination, à la Ferme des cascades, bonne dernière, et j'ai eu très mal aux cuisses les trois jours qui ont suivi.

     

    Une scène avait été installée, et les concerts ont recommencé. Nous avons eu le plaisir d'entendre de nouveau le duo Berezko.

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    J'aime beaucoup les spectacles en pleine montagne. Là, nous avions en prime les chèvres curieuses qui passaient entre les rangs, intriguées par tout ce monde.

     

    Le matin j'avais assisté à une très jolie histoire sans paroles :

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    Un couple espagnol, avec un chien était assis un peu à notre droite.

    Un maman et son bébé se sont assis un peu devant, légèrement à notre gauche. Le bébé regardait le chien avec beaucoup d'intérêt.

    La maman s'est un peu glissée sur sa droite.

    La maîtresse du chien s'est rapprochée du bébé, et le chien l'a suivie. Joie du bébé !

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    Tout le monde s'est remis à regarder le spectacle, et le bébé tripotait le gentil chien.

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