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    Depuis ma deuxième opération j'avais fait quelques balades, mais en terrain assez peu accidenté.

    Aujourd'hui, grande première : je suis revenue au barrage des Gloriettes. L'Ours a été étonné que je puisse passer partout. Au ralenti, comme d'habitude, mais j'ai pu franchir tous les obstacles, que ce soit en montant ou en descendant.

     

    Gloriettes : le retour

     

    Le test a commencé là, au pied du mur. En premier, passer de gauche à droite en enjambant, puis grimper. Sauf que l'Ours m'a fait ce que j'avais involontairement fait à Macha : il est parti un peu trop à droite, et là, c'est un brin difficile. Mais j'ai réussi.

    Ça, c'est positif. Mais le lac...heu... comment dire ? On a probablement eu besoin d'électricité, ou d'eau, en aval, et on l'a trouvé plus vide que jamais. Le ciel étant très moche, la couleur du lac était encore plus moche, du jamais vu :

     

    Gloriettes : le retour

     

    Ce n'était pas le meilleur moment pour les fleurs, mais il y a toujours matière à regarder :

     

     

    Gloriettes : le retour

     

    Les rhododendrons ont les bourgeons tout prêts pour le printemps prochain. Quelques mois sous plusieurs mètres de neige, et ça refleurira.

     

    Gloriettes : le retour

     

    Cette fleurette bougeait avec le vent. Son feuillage fait penser à une liliacée, mais je n'ai pas encore trouvé son nom (une scille peut-être ?).

     

     

    Gloriettes : le retour

     

    Dans les buissons, poussent pêle-mêle genévriers et myrtilliers. Même couleur de baies, mais j'ai mangé les myrtilles et l'Ours a ramassé les baies de genévrier : je les mettrai peut-être dans ma cuisine cet hiver.

     

    Gloriettes : le retour

     

    Gloriettes : le retour

     

    Je vous ai souvent parlé des aconits napel bleus. Il y a aussi les aconit tue-loups jaunes.

     

    Gloriettes : le retour

     

    Les carline acaules sont à peine ouvertes.

     

     

    Gloriettes : le retour

     

    Le vallon que j'aime bien remonter, sans chemin, en évitant de trop me tremper dans le ruisseau. Car, bien que le lac soit vidé, il est alimenté par l'eau qui ruisselle partout.

     

    Gloriettes : le retour

     

    On ne voit pas bien, mais c'était une épreuve.

     

    Pendant que je traîne, l'Ours a le temps de regarder la faune :

     

    Gloriettes : le retour

     

    Gloriettes : le retour

     

     

    On a fait le tour du lac. Voilà ce qu'est, pour le moment, l'endroit habituellement si beau qu'il me fait penser à une corniche méditerranéenne.

    Gloriettes : le retour

     

    Je ne sais pas combien il manque d'eau mais, sachant que le barrage mesure 47m de haut, et qu'il est presque entièrement apparent, imaginez...

     

    Gloriettes : le retour

     

    Au fond, vers la droite, le déversoir qui déversait tant en juin 2014.

     

    Gloriettes : le retour

     

     

     

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    Eth mau vesin, en gascon des Hautes-Pyrénées, c'est le mauvais voisin, et cela se prononce "ét maou bézi";

    Je viens d'apprendre que notre torrent, le Bastan, est appelé depuis toujours eth mau vesin, à Luz-Saint-Sauveur en particulier. La rue qui le longe a été nommée avenue de Maoubési. Je voyais ce nom écrit, mais ne connaissant pas l'histoire, je le prononçais mal dans ma tête, en accentuant mal, et je n'avais pas compris le pourquoi de ce nom.

     

    Eth mau vesin

     

    Le "mauvais voisin", autrement dit le Bastan, séparant les villages de Luz-Saint-Sauveur et Esquièze-Sère.

     

    Les rives ont été renforcées après la crue de 2013. Mais l'ensemble reste fragilisé, on le voit tout au long des 7 km de notre route.

     

     

     

     

     

     

    Savez-vous ce qui a été fait près de ce mauvais voisin ? On a construit une "maison médicale"... juste au ras du bord. C'était avant 2013, mais c'était quand même au ras du torrent :

     

    Eth mau vesin

     

    Il y a deux semaines, le mur de soutènement est parti sous l'effet des flots.

    Vous voyez les ombres noires sous chaque angle ? Le bâtiment est encore intact, mais certaines parties sont maintenant au dessus du vide. Les médecins et kiné ont été relogés à l'ancienne gendarmerie, et il n'est pas certain que la préfecture autorise le retour dans les locaux.

     

    Nous avons revu récemment une enquête sur la 2 au sujet des côtes océanes qui reculent. Même combat ici. Ou on admet qu'il faut bétonner, et bétonner encore Soulac, Lacanau et nos torrents de montagne, ou on regarde la vérité en face : on ne peut lutter indéfiniment contre la nature.

    De tous temps les côtes ont bougé, et les montagnes jeunes ont vieilli. Non, l'homme ne peut pas tout maîtriser.

    Il ne peut pas tout maîtriser, mais il joue au sorcier qui se croit plus fort que tout. Regardez ci-dessous :

     

    Eth mau vesin

     

    En bas du pré, le Bastan quasiment canalisé pour protéger la route, et les bâtiments qui se trouvent à droite, mais invisibles sur la photo. Et, juste en face, un grand immeuble construit, pile où il ne fallait pas (au pied d'une falaise) sans bien respecter les normes de sécurité liées à cet endroit dangereux. Ce qui risquait arriver est arrivé : un énorme bloc de roche est tombé derrière l'immeuble, ébranlant ses bases. Les propriétaires remboursent toujours leurs emprunts, n'ont plus le droit d'utiliser leurs appartements, et la bataille d'experts dure depuis des années.

     

    À cet endroit, lors de la crue de 1897, tout avait été emporté : route et immeubles. Et qu'a-t-on fait ? On a continué à construire au bord du mau vesin. Et on a recommencé en 2013.

     

     

     

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    Après des jours et des jours de pluie ininterrompue, qui nous sapait le moral, nous avons enfin un peu retrouvé le soleil.

     

    Enfin du soleil !

     

     

    L'Ours a réussi à tondre le jardin, mais la tondeuse n'est pas adaptée à l'herbe mouillée.

     

    Ça bourre, ça fait des pâtés, mais le jardin est quand même devenu plus présentable

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Enfin du soleil !

     

    Les lupins sont stimulés par ce presque beau temps.

     

    Enfin du soleil !

     

     

    Enfin du soleil !Enfin du soleil !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Notre torrent, le Bastan, celui qui a fait tant de dégâts en 2013 (18 et 19 juin).

    À gauche, mercredi dernier pendant qu'il charriait des quantités de terre et de cailloux. À droite, ce matin : il est toujours gros comme un torrent de montagne au printemps à la fonte des neiges, mais l'eau est redevenue claire.

     

     

    Enfin du soleil !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il y a deux jours, l'extase : du ciel BLEU !

    Si beau, si bleu, que la traînée d'un avion m'a fait penser aux cartons où étaient enroulées les dentelles que je vendais dans ma mercerie.

     

     

    Enfin du soleil !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Nous sommes allés jeter un œil au barrage des Gloriettes il est plein plein.

     

    Enfin du soleil !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Enfin du soleil !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mais nous allons attendre pour aller voir les fleurs; c'est encore trop tôt à cause de l'altitude.

     

     

    Aujourd'hui, ma fleur adorée a pointé son nez :

     

    Enfin du soleil !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    2h1/2 séparent ces deux photos.

     

     

    Enfin du soleil !

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    En général je n'aime pas le noir, mais je trouve cet iris vraiment extraordinaire.

     

    Pour finir, un petit mot sur moi : mes genoux vont très bien, je peux marcher sur les sentiers, je sens que je redeviens normale. Tant mieux, car je commençais à m'inquiéter.

     

     

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    J'aime les subtilités de notre langue même si, parfois, je me laisse aller à faire quelques fautes.

    En vous montrant le funiculaire du Pic du Jer, j'ai expliqué ce qu'est l'évitement.

    Mais l'évitage ? Aucune chance de voir ça dans mes Pyrénées. J'ai appris ce mot quand je vivais au bord de la Garonne, et que j'y voyais de grands bateaux faire demi-tour dans un espace limité. cette manœuvre se nomme l'évitage.

    Par contre, dans ma montagne, il est difficile d'éviter de rencontrer des horreurs :

     

    Evitage et évitement

     

    On dirait des ressorts de pinces à linge, mais il s'agit des "canapés" des télésièges qui attendent qu'on les remette en place.

     

    Evitage et évitement

     

    Là-bas, au soleil, c'est la station de La Mongie, un des plus beaux ratages au point de vue architectural. On ne voit rien sur ma photo, mais ce n'est pas grave, inutile de s'attarder sur les "mochetés".

     

    Evitage et évitement

    Près du col du Tourmalet, on remarque toujours ça au bord de la route. J'en parlais déjà en octobre 2014, et cela ne s'est pas arrangé : on dirait toujours qu'ils ont agrafé de la toile de jute sur la montagne. Trois ans après, même vision : l'herbe et les fleurettes ne repoussent pas. C'est tout simplement laid.

     

    Evitage et évitement

     

    Comme si les dégâts provoqués par les travaux ne suffisaient pas, il faut que les agriculteurs s'expriment...

     

     

    Evitage et évitement

     

    Je ne vous demande pas cékoissa : on dirait des jardins en terrasses, mais la réalité est moins sympathique. Il s'agit de  sortes de rigoles pour éviter les glissements, suite aux travaux de terrassement pour aménager une piste de ski entre le col du Tourmalet et Super-Barèges.

    Voilà tout ce que j'ai vu en quelques centaines de mètres (voire en une seule centaine) : pas moyen d'éviter ça.

     

     

     

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    Les températures rafraîchissent un peu trop vite à mon goût. Mon village et mon jardin n'ont pas souffert de canicule, ni de sécheresse, alors l'été, on pourrait bien le supporter encore longtemps comme ça.

     

    Fin d'été ?

     

    Les anémones du Japon sont pourtant annonciatrices de l’automne.

     

    Fin d'été ?

     

    Les asters (d'été, car ceux d'automne n'auraient pas le temps de fleurir à cause de mon climat) sont beaux en ce moment.

     

    Fin d'été ?

     

    Le rosier Ballerina ne cesse de fleurir depuis des mois.

     

    Fin d'été ?Fin d'été ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Un nouveau lupin a fait son apparition, ainsi qu'une plante inconnue de moi.

     

     

    Fin d'été ?

     

    Les insectes de toutes sortes s'en donnent à cœur-joie.

     

    Mais voilà, le danger guette. Aujourd'hui, temps pourri comme la météo l'avait annoncé.

    Et, entre deux nuages, j'ai eu le temps de deviner ça :

     

    Fin d'été ?

     

    Fin d'été ?

     

    Ce n'est presque rien, nous avons en général de très belles arrière-saisons, mais ça nous rappelle qu'il faut rentrer le bois et préparer l'hibernation de certaines plantes.

     

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