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    Il y a deux semaines, les copines de rando avaient la flemme : elles ne voulaient pas faire une grande sortie, mais profiter du soleil à la terrasse d'un restaurant d'altitude à la station de ski de Gavarnie. Je vous ai mis le lien sur les webcams, vous en saurez presque autant que moi, car je n'y suis jamais montée l'hiver. Je devais accompagner le groupe.

    Mais, patatras ! Le premier ministre a parlé le samedi soir, annonçant la fermeture des restaurants, stations de ski etc... Vous savez tous toute l'histoire.

    Alors, les copines ont dit : "on fait une petite balade autour d'ici. Pas d'embrassades, on ne prend pas les voitures, on marche loin les uns des autres, on savoure nos derniers moments de liberté".

    Nous avions rendez-vous à la mairie de notre village, après avoir consciencieusement voté. Et nous sommes partis un peu au hasard.

    Nos pas nous ont guidés vers le village de Viella, celui qui est menacé par le glissement de sa montagne. Hélas pour moi, Viella était vraiment trop près, pour les vrais marcheurs, de notre point de départ.

    Nous sommes montés au dessus du village. Jusque là, j'étais d'accord, car je me représentais bien l'endroit.

    Maaaais, on m'a menti... On m'a montré une grange, soi disant un peu plus haut. Mais il y en avait toujours une autre encore plus haut, et encore une autre.

     

     

    Il y a deux semaines

     

    Le village de Viella tout en bas, et à droite la montagne qui tombe.

     

    Il y a deux semaines

     

    Une idée de la violence du glissement.

     

    Il y a deux semaines

     

    Parmi toute cette grisaille, un drôle de rocher jaune.

     

     

    Il y a deux semaines

     

    Une des granges, perchée tout là-haut.

    Et une autre grange :

     

     

    Il y a deux semaines

     

     

     

    Il y a deux semaines

     

    D'en haut, nous dominions le château Sainte-Marie d'Esterre, où se tiendra une fête médiévale les 8 et 9 août prochains.

     

     

     

    Il y a deux semaines

     

    Et aussi, en plongée, le village où se situe notre appartement, dont on devine fenêtres et balcons.

     

    Et maintenant, en contre-plongée, les endroits que nous avons parcourus, vus de chez nous :

     

    Il y a deux semaines

     

    Agrandissement d'un morceau de la photo précédente : à droite, au dessus du pré vert, la grange la plus haute où "on" m'a fait monter.

     

    Il y a deux semaines

     

    En redescendant, nous avons rencontré des moutons :

     

    Il y a deux semaines

     Je pense qu'il s'agit d'une pâture abandonnée, vu la hauteur(ou la longueur) des herbes sèches. Mais dessous c'est vert.

    Nos chemins étaient aussi raides que leurs terrains, sauf que je n'ai que deux pattes, pas très entraînées.

    Les copains-copines recommencent à rêver de grandes balades. Ce matin, Whatsapp a retenti : dès que ce sera possible, la première sortie sera pour monter à la gare d'arrivée de notre funiculaire. Je ne vais pas manquer ça. Sauf que pour les autres, ce n'est rien, mais pour moi c'est très haut : il va falloir que je m'exerce dans l'appartement.

    Pour le moment, confinement respecté : pour vous aussi ? Vous êtes sagement chez vous ?

     

     

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    Trop fortes, les copines !

    Il n'a fallu que 11 minutes à Milou pour trouver que j'avais montré dans mon article précédent un canon à neige artificielle. Et Nini a pensé la même chose. Les exploitants essaient de jouer sur les mots. Ils parlent d'enneigeurs et de neige de culture. C'est plus raffiné comme vocabulaire, mais ça use autant d'eau et c'est toujours de plus en plus cher.

    La neige, l'or blanc, aura bientôt plus de valeur que l'or jaune.

    Regardez comment notre montagne se présente en février 2020 :

     

    La neige

     

    Il n'y a que de l'herbe grillée, et une tache blanche par-ci, par-là.

     

    La neige

     

    Si on agrandit la photo de dessus, on devine des sortes de mâts à droite et à gauche :

     

    La neige

     

     Voilà, ci-dessous, ce qu'ils font la nuit : c'est une copine Nicole L. qui m'a donné les photos des canons à neige, car mon téléphone a catégoriquement refusé de travailler la nuit.

     

     

    La neige

     

    Pas des nuages pour nous cacher la lune, juste une pluie de fausse neige.

     

    La neige

     

    Et voilà ce que ça donne au jour : un ruban blanc qui mène au départ du télésiège.

     

     

     

    La neige

     

    La neige

     

    La neige

     

     

     

    À la dernière pleine lune, le 10 janvier, nous avons dîné chez Louisette, l'adresse incontournable de notre vallée. Les marcheurs sont montés à pied, car point de neige à se mettre sous les raquettes.

     

    La neige

     

    Nous avons été accueillis par les dameuses qui étaient en pause. Les dameurs font un travail remarquable qui permet d'ouvrir les stations de ski mais... Est-ce bien raisonnable ? Seuls 10% des français prennent des vacances l'hiver, ils ne viennent pas tous à la montagne, ceux qui viennent ne skient pas tous, et ceux qui skient ne skient pas tous les jours. 

    Les jeunes sont de moins en moins attirés par le ski de piste. Alors, qu'attendent les stations pour proposer d'autres activités ?

     

    La neige

    Capture d'écran du 19 janvier 2020 de la webcam de Tournaboup. Depuis ce jour, il n'a pour ainsi dire pas neigé. Même en plein jour on actionne parfois les canons quand il fait froid.

    Il n'y a plus qu'à attendre que les élus locaux changent enfin leurs fusils d'épaule pour diversifier les offres d'activité.

    Bonne nouvelle pour les bordelais (qui ne sont pas aimés ici) chanceux : il devrait neiger à partir du 23 février...

     

     

     

     

     

     

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    C'est moi qui ne suis pas terrible : je devais m'améliorer, être plus présente ici, plus consciencieuse dans ma vie, mais je n'y arrive toujours pas.

    Il faut dire que les éléments extérieurs ne m'aident pas. Voici un exemple : je disais que j'allais me remettre à l'aquarelle. Le mercredi prévu, je prépare peinture, pinceaux et papiers et je vais à l'atelier. Et là, je n'y suis pour rien, mais il n'y avait PAS d'EAU au robinet ! Travaux au village, perturbations, etc... Mais sans eau, pas d'aquarelle. Les autres faisaient de l'huile, et n'ont été gênés que pour le nettoyage final.

    Le prof est parti en vadrouille pour quelques semaines, alors je dois travailler seule, je vous raconterai (peut-être).

     

    Pas terrible !

     

    J'apprends à mieux connaître mon nouveau paysage. Cette montagne en face de chez moi s'appelle le Mount Agut, (comme agua, l'eau), son sous-sol est plein de poches d'eau, et le village construit sur ses pentes est très en danger. Une copine qui y vit doit abandonner sa maison en urgence.

     

    Pas terrible !

    Un jour, j'étais chez une amie quelques rues au dessus de chez moi, et j'ai vu et entendu des rochers tomber : c'est très impressionnant. Ça ne tombe pas sur le village, mais le sous-sol est instable à cause des poches d'eau.

     

    Si j'écris peu, je fais quand même quelques trucs : je termine des travaux de couture sans grand intérêt, je fais plus de ménage que je n'en ai jamais fait, car tout se voit sur les sols de l'appartement, j'ébauche des tas d'articles, je m'éparpille comme d'habitude.

    Pour vous faire attendre, je vous propose de trouver cékoissa :

     

     

     

    Pas terrible !

     

     

     

    L'Ours trouve ma devinette trop facile, moi pas. Si vous trouvez trop vite, j'ai une autre photo-mystère en réserve.

    La réponse est ici.

     

     

     

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    Bonjour tout le monde !

    Je suis descendue dans la vallée, car je n'en pouvais plus de passer des mois et des mois dans la neige.

    Et voilà ! À peine arrivés dans notre nid douillet, elle est là elle aussi ! Elle a fait comme nous et comme les moutons : elle est descendue.

    Hier matin, je n'en croyais pas mes yeux en me levant et en voyant les palmiers tout blanchis :

     

    Encore elle !

     

    Moi qui ne supportais plus de voir mon jardin esquinté par la neige, je vais maintenant souffrir pour celui de ma gentille voisine :

     

    Encore elle !

     

    Encore elle !

     

    Le beau pied de cucurbitacée n'a pas apprécié ce cadeau du ciel.

     

    Encore elle !

     

    La montagne dont je ne connais pas encore le nom. C'est tout près d'où je vivais, mais la perspective est différente.

     

    Encore elle !

     

    Dans la journée, la neige avait fondu en bas, mais un autre blanc l'a remplacée : les moutons, qui passaient sur un chemin les jours précédents, sont maintenant installés sur le pré juste en face. Nous avons le concert de clochettes à temps complet.

     

    L'Ours a dû braver les éléments, car les pneus-neige étaient restés à la maison et le chemin n'était pas déneigé. Pourtant c'est le moment d'équiper la voiture. On croyait à l'éternel été...

    Et moi ? Je suis restée au chaud, entre couture et tricot.

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    J'avais prévenu : je suis restée sans connexion un bon nombre de jours. Nous avons de nouveau accès au téléphone fixe et à Internet.

    Tout ça après avoir parcouru à peu près 8 kilomètres, et descendu à peu près 550 mètres d'altitude (oui, oui : c'est bien 8 km et 550 m).

    Je n'en pouvais plus de vivre dans l'isolement et le froid, alors j'ai tanné l'Ours jusqu'à ce qu'il accepte qu'on descende vivre sous des cieux plus cléments, et plus près de la civilisation.

     

    Me revoilà !

     

    Nous avons loué un appartement au premier étage de cette maison, avec un assez long balcon où j'ai pu transporter quelques plantes de mon jardin.

     

    Me revoilà !

     

    Voilà ce que je vois au dessus des palmiers que je vous montrais la dernière fois.

     

    Me revoilà !

     

    Et une première idée de notre nouveau cadre de vie, juste après livraison de nos premiers meubles (à peu près le même endroit que sur la photo de la fois précédente où le lit n'était pas encore monté, et les cartons pas encore vidés)

     

    Me revoilà !

     

    À travers les palmiers, on voit les moutons passer deux fois par jour. Ils ont fait comme nous : ils sont descendus de la montagne.

    Nous avons réussi à bien nous installer, et à soigner la déco. Suite au prochain numéro.

    Maintenant, il me reste à espérer que l'Ours se trouvera bien "à la ville", qu'il voudra bien que l'on vende notre maison, et qu'on puisse en acheter une autre dans cette vallée accueillante.

     

     

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