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    Quand j'étais bordelaise, un collègue m'avait recommandé un petit restaurant extraordinaire, sis dans un quartier pas vraiment huppé de banlieue. Le "petit" Nicolas MAGIE (oui, c'est le nom du cuisinier) a depuis fait son chemin.

    Il a commencé par une étoile, puis a continué sa progression.

    Il est maintenant chef d'un des restaurants les plus réputés de Gironde.

    Je cherchais un truc sur Internet et, de page en page, je me suis retrouvée par hasard sur ce repas de Noël. Je n'ai pas du tout prévu ce style de cuisine cette année, mais voir comment les chefs s'y prennent est, à mon avis, très intéressant et peut servir à d'autres occasions.

    Notre famille, qui a chaque année un thème différent, a choisi pour 2017 le HYGGE (prononcer hugue), l'art de vivre danois. Si nous pensons à faire des photos, j'aurai plaisir à vous raconter notre Noël.

    À part Noël, j'ai plein d'occupations en ce moment. L'Ours travaille dans la maison, et me demande parfois de l'aider... vous imaginez.

    Mon hypertension tracasse la cardiologue qui m'a fait faire une "oxymétrie nocturne". Génial ! J'ai juste passé une nuit dans un lit à l'hôpital avec une pince au bout d'un doigt.

    Je devais simplement dormir, et la machine, reliée à mon doigt par un fil, vérifiait que je ne faisais pas d'apnée du sommeil. Je n'ai pas encore le résultat.

    Mais, franchement, j'avais d'autres projets pour ma soirée du 19 décembre. Travailler à ma machine à coudre, ou tirer l'aiguille, car les cadeaux doivent le plus possible être "faits maison" (c'est la consigne familiale).

    Dommage que Noël ne se fasse pas chez nous, car tout est blanc autour de moi, et le cadre aurait été sympa pour une ambiance scandinave.

    Je vais partir quatre jours en Gironde, puis des petites-filles doivent venir profiter de la neige, et je retrouverai ensuite ma petite vie bien tranquille.

    Pour le moment, opération "paquets-cadeaux" en cours.

    Si vous avez un moment, je vous pose une petite devinette. Cékoissa qu'elle fait la fourmi depuis plusieurs jours ?

     

    Repas étoilé

     

    Une chose évidente vous est venue à l'esprit ? C'est pas ça, trop facile. Allez, je vous aide en vous donnant un indice : il flotte dans ma cuisine un parfum de je ne sais quoi, un mélange de détachant, de white spirit, ou d'un acide inconnu de mon nez. Quand on s'approche c'est pire, bien que j'aie recouvert, isolé, protégé... Pourtant, c'est comestible, et ça va faire partie de mes cadeaux "faits maison".

     

     Je vous souhaite le meilleur Noël possible avec vos familles. Je sais que la vie n'est pas rose pour tout le monde, mais profitez au maximum de chaque petit plaisir. Je reviens bientôt et me plongerai avec délices dans toutes les lectures des copinettes que j'ai "négligées" depuis trop longtemps.

     

    La réponse au cékoissa est ici.

     

     

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    Je ne suis ni vegan, ni même végétarienne. Pourtant, je me sens assez proche des gens qui vivent ainsi.

    Il y a quelques jours, j'étais partie à la ville pour faire des achats. J'avais ma salade faite maison dans la voiture, et je me suis arrêtée à mon magasin bio. La tentation m’attendait sur le parking : un foodtruck vegan bio. C'est deux copains qui se sont lancés dans l'aventure il y a plus d'un an, et ils ont de plus en plus de clients. Chez eux, je suis sûre de trouver des plats (toujours très bons) sans produits laitiers. Il n'y a plus qu'à demander : "qu'avez-vous comme dessert sans gluten ?" Ils ont toujours une réponse à mon goût. Parfois mousse au chocolat, parfois autre chose.

    Voilà mon gâteau sur mon tableau de bord :

     

    Vegan

     

    Quatre couches de plaisir : amandes, chocolat, poires, nappage... Je ne l'ai pas autopsié pour connaître la composition, je me suis contentée de me régaler.

    J'ai amusé Bruno et Fred quand je leur ai dit avoir entendu dans ma radio que vegan (sans aucun produit animal) signifiait chimie... Eux, ayant choisi d'être bio, n'utilisent que des ingrédients normaux. Tout est dans le savoir-faire.

     

    Vegan

     

    J'adore ce livre de Marie Laforêt 100%végétal. On a autant envie de manger ces plats "sans sans" que la cuisine dite traditionnelle. Pourquoi ne pas essayer de temps en temps ? C'est bon pour le corps, bon pour la planète et tout aussi bon pour les papilles.

    Si de plus en plus de cantines scolaires savent offrir des menus végétariens, de même on devrait faire des efforts chacun chez soi.

     

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    Je tiens de mes ancêtres campagnards un grand amour pour tous les légumes de saison. En ce moment, c'est la saison de quoi ? Des cucurbitacées.

    À vrai dire, dans ma famille on consommait essentiellement la bonne grosse citrouille à verrues, celle que l'on ne trouve plus que rarement, car détrônée par des variétés plus modernes.

    Il y a quelque temps, je suis tombée sur tout un étal de courges variées, et je n'ai évidemment pas résisté : j'en ai ramené un bon nombre à la maison. Je fais ça chaque automne. En 2013, je vous montrais comment je faisais.

    Les cucurbitacées

     

    Dans le magasin, je m'étais livrée à un bref calcul : sachant que dans 4 semaines je partais me faire opérer, que selon leur grosseur elles font entre un et trois plats, que je peux faire gratin, soupe, gâteau ou compote, mes achats étaient raisonnables.

     

    J'ai commencé par la Rouge vif d'Etampes, la plus grosse de mes acquisitions. Elle m'a donné un beau gratin, puis une bonne soupe, et enfin un gâteau.

    Pour la soupe, rien de plus simple : je fais cuire mes morceaux dans un peu d'eau, je rajoute une boîte de lait de coco, à peine un peu d'assaisonnement, et je bats au fouet : même pas besoin de sortir le batteur électrique.

    Pour le gâteau que je fais depuis bientôt 50 ans, c'est un peu plus compliqué.... Je fais comme faisait ma grand-mère : "Comme ça ". Je n'avais pas pu avoir plus d'explications. "Comme ça", accompagné d'un vague geste des mains, signifiait sans recette, sans mesurer. Facile à comprendre quand on a 20 ans et qu'on ne sait pas cuisiner. Facile à expliquer sur un blog !

    J'ai essayé de faire attention pour pouvoir vous dire... Je m'inspire de ma recette de clafoutis.

    6 cuillères à soupe bombées de farine

    6 cuillère à soupe pas trop bombées de sucre

    4 ou 5 œufs

    et une assez grosse quantité de citrouille cuite à la vapeur et réduite en purée (probablement plus d'un kilo, voire presque deux..., puisque, dans mes clafoutis, c'est 1/2 l de lait).

    Je ne mets que les ingrédients cités ci-dessus : la citrouille remplace le lait et  les fruits du clafoutis.

    On obtient une masse crémeuse, moins liquide que la pâte à clafoutis, mais bien plus fluide que la pâte à quatre quarts.

    Je verse ça dans mon moule à manqué de 30 cm bien graissé et fariné, et je cuis à peu près 45 minutes à four moyen. Comme ma grand mère, tout simplement "comme ça".

    Et surtout, je ne pense pas à faire de jolies photos :

     

    Les cucurbitacées

    Il ne restait qu'une part de ce malheureux qui était resté au four au moins une demie heure de trop.

    Je n'en refais pas, car il ne me faudrait pas de sucre, et dès qu'il y a un gâteau à la maison, j'en mange trop.

     

     

    Il y a quelques jours, on m'a apporté toute cette jolie petite famille :

    Les cucurbitacées

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La plus petite est grosse comme un pamplemousse. Chouette, encore de bon plats en perspective. Merci Jean-Claude.

     

    Une année où nous étions courageux, l'Ours et moi avions épaté la famille. Au repas du soir de Noël, nous avons servi une soupe dans la citrouille. Seule, je n'aurais jamais pu la creuser, c'est beaucoup trop dur. Nous avons réchauffé la "soupière" au four (car pour garder la surprise elle avait passé la journée dans la voiture et il faisait très froid) et versé dedans la soupe chaude au dernier moment.

    Hélas, pas de photos en ce temps-là. On se rend compte que tout a bien changé dans la vie. Sauf mes achats de légumes : toujours ceux qui poussent sous notre climat, à la saison NORMALE.

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    Il y a quelques jours, des copines du groupe de randonnée de l'Ours sont allées aux myrtilles. Celle qui faisait office de chauffeur a perdu dans les myrtilliers toutes ses clés, voiture et maison.

    Le surlendemain, les courageux ont monté une opération de recherche. Ils sont partis à quatre, équipés d'un détecteur de métaux (vulgairement appelé "poêle à frire") et d'un gros aimant fixé au bout d'une tige. Pas de chance ! Le beau temps n'était pas de la partie, c'est le brouillard mouillant qui recouvrait la montagne...

     

    Quelques myrtilles

     

    Quelques myrtilles

     

    Quand on monte là-dedans, rien ne ressemble autant à une touffe de myrtilliers qu'une autre touffe, on perd tous ses repères, et les chercheurs ont déclaré les clés définitivement perdues.

     

    Ils ont donc sortis les peignes et les seaux et ont fait une petite cueillette qu'ils m'ont offerte.

     

    Voilà la récolte avec ses feuilles et brindilles à trier (et quelques framboises que je me suis empressée de savourer ).

     

     

    Pour trier, je salis plein de matériel, et je ne vous montre pas mes mains : plusieurs jours avant de retrouver une couleur normale.

     

     

    Un énorme saladier plein à ras bord pour faire des tas de gâteaux.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mon quatre-quarts habituel : à gauche, les myrtilles posées sur la pâte, à droite après cuisson.

     

     

     

    L'Ours, malgré le temps pourri, froid et humide, a fait un sorbet.

     

     

    Une petite assiette de gâteries. C'était mes premières myrtilles depuis je ne sais combien d'années, et je n'en avais pas mis assez. Le suivant fut mieux garni. Elles tombent pendant la cuisson, mais pas trop, et elles sont finalement assez bien réparties sur toute la hauteur.

     

     

    Et la tarte que toute la famille adore. Une pâte brisée, un peu sablée, une grosse couche de myrtilles roulées dans le sucre, et du sucre saupoudré par dessus. 30 à 40 minutes de cuisson. C'est tout : c'est comme ça qu'on l'aime depuis bientôt 40 ans.

     

     

    Ma pâte, faite en vitesse sans trop réfléchir :

    100 gr de farine de riz complet,100 gr de farine de maïs, 3 c à soupe de sucre, 50 gr d'huile, 50 gr d'eau, 1 oeuf.

    ( à l'origine, c'est la grande classique : un certain poids de farine, et la moitié de ce poids en beurre. Je me contente de changer des éléments pour faire du "sans produits laitiers, sans gluten")

    Mélanger avec une maryse, étaler avec les mains directement dans le moule.

    Qui m'accompagnera l'année prochaine, quand mes deux genoux me permettront de nouveau de crapahuter dans la montagne ?

     

    La semaine dernière, nous nous sommes offert un restaurant à la ville. Superbes assiettes, mais les grosses myrtilles cultivées manquaient un peu du parfum des sauvages.

     

    Quelques myrtilles

     

     

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    Dimanche, pour fêter les rois l'Ours et ses copains randonneurs sont montés à la gare d'arrivée de notre funiculaire en sommeil. Une petite visite de temps en temps pour lui prouver qu'on ne l'oublie pas.

    Chacun devait porter quelque chose et l'Ours était chargé de l'apéritif. Pas le boire, non, mais le manger.

     

    Pour changer des cacahuètes et des gâteaux tout faits, il m'a demandé de leur faire mes habituelles terrines.

    Photo prise au retour . . . quand ce n'est plus du tout présentable.

    Apéro

    Normalement, j'utilise des terrines en terre (pourquoi ça s'appelle terrine ?) ou en porcelaine. Mais le jour où ça voyage en sac à dos, de simples boîtes en plastique sont bien plus légères. Les copines ayant apprécié, l'Ours m'a dit que la fourmi devait raconter comment je fais.

    Je fais ça un peu au hasard, sans peser ni mesurer, et je ne me souviens plus d'où viennent les recettes originales

     

    Faux mage :

    - monder des amandes en les ébouillantant

    - les faire tremper dans de l'eau froide 24 heures

    - faire tremper un moment des graines de tournesol (le quart du poids des amandes)

    - mixer amandes et graines de tournesol très finement dans le bol du robot avec échalote, sel, poivre et herbes vertes. Il faut rajouter un peu d'eau, au jugé, pour obtenir la consistance d'un célèbre fromage blanc aux herbes. Le résultat est bluffant.

    Les gens qui goûtent ça pour la première fois se demandent vraiment ce qu'il y a là-dedans, surtout quand ils savent que c'est moi qui l'ai fait, alors que je ne consomme plus aucun produit laitier.

    Attention, les amandes gonflent beaucoup. Elles se gorgent d'eau en trempant, alors n'en faites pas trop.

     

    Boudin "à l'espagnole"

    La belle-mère de Fille Ainée avait fait ça pour l'apéro du mariage. Nous avons adoré et adopté.

    - boudin sans morceaux, à l'oignon ou pas (au rayon coupe de tous les supermarchés)

    - raisins secs trempés auparavant dans du Moscatel (ou muscat, ou vin cuit doux)

    - pignons de pin (pas beaucoup, heureusement c'est très cher)

    - huile d'olive au jugé à ajouter au fur et à mesure que l'on malaxe à la fourchette, juste pour obtenir une consistance tartinable. J'intègre le fond de Moscatel, mais je ne rajoute pas d'épices, ni sel, ni poivre.

     

    Terrines pour l'apéro

    Ci-dessus, quelques exemples  de supports que l'on trouve dans les magasins, croustillants ou pas, avec ou sans gluten, faciles à transporter, même en sac à dos.

     

    Terrines pour l'apéro

     

    La descente dans la vraie neige, alors que les skieurs n'ont que de la neige artificielle sur les pistes.

     

    Mon jardin ce matin : elle est enfin là !

     

    Terrines pour l'apéro

    On est tout de même loin du mètre cinquante qui avait été annoncé. Mais l'épisode neigeux va continuer. . .

     

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