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    Vous savez qu'ON m'a fait marcher...

    Quelques jours plus tard, c'est moi qui ai montré au groupe d'infatigables marcheurs ma promenade préférée : mon jardin de la nature au barrage des Gloriettes.

    Le ciel était bouché, l'herbe humide et le lac bien vidé car son eau avait été utilisée ailleurs.

    C'était trop tard dans la saison pour les plus belles fleurs, mais je ne me lasse pas d'y revenir.

     

    Les iris étaient très beaux, le lac beaucoup moins :

     

    Mes Gloriettes

     

    Les lis martagon un peu racornis :

     

    Mes Gloriettes

     

    Les joubarbes en fleurs :

     

    Mes Gloriettes

     

    Les petits tapis fleuris sur les rochers :

     

    Mes Gloriettes

     

    Les linaigrettes un peu avachies dans l'humidité :

     

    Mes Gloriettes

     

    La dernière driade à huit pétales :

     

    Mes Gloriettes

     

    Un saxifrage, la photo n'est pas de travers, ils poussent vraiment dans n'importe quel sens :

    Mes Gloriettes

     

    D'autres saxifrages, cliquez sur l'image pour mieux voir les petites pyramides blanches cramponnées au rocher :

     

    Mes Gloriettes

     

    Le premier aconit napel :

     

    Mes Gloriettes

     

    Et toujours le plaisir de remonter le petit torrent, bien qu'il n'y ait pas de chemin et qu'on doive passer où on peut :

     

    Mes Gloriettes

     

    Si vous voulez revoir mes précédentes promenades dans ces lieux, cliquez sur "Gloriettes" à gauche dans les tags.

     

    Pour l'actualité, nous avons eu deux jours de pluie, et ce matin il faisait à peine 10°.

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    Commencez par mettre le son, et écoutez en lisant mon récit :

     

     

     

    Le 12 juillet, ON m'avait un peu forcée à aller en montagne. Ce jour-là, j'avais marché à mon rythme, et j'étais en bon état le lendemain.

    Le 14 juillet, on  (les mêmes) m'a un peu incitée à faire une journée de "Jazz à Luz". Je connaissais les lieux, alors je suis partie confiante. L'association de rando de l'Ours avait été sollicitée pour divers services.

    Le matin, nous sommes montés en voitures, mais avons dû en laisser plusieurs à mi-chemin, pour ramener les chauffeurs des spectateurs en fin de journée (c'est bien compliqué, je ne vous donne pas les détails).

    Nous sommes donc arrivés sur le plateau de Bernazaou où un concert nous attendait.

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    Le groupe NOORG (Eric Brochard et Loïc Guénin) officiait. On suppose qu'il y avait au moins 200 personnes dans le public.

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    J'ai enfin compris que ce festival c'est à peu près tout sauf du jazz. Et que si certains aiment les musiques "étranges", ce n'est pas mon cas, ni celui des copains avec lesquels nous étions.

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    Tout d'un coup, venu des hautes herbes, un groupe est arrivé. J'avais reçu par mél une proposition pour participer à quelque chose qui allait être filmé. Ce n'était, paraît-il, pas une performance physique, mais ça devait se passer sur une autre montagne. Le texte me semblait un peu énigmatique, alors je n'ai pas répondu. Et j'ai regretté. J'aurais beaucoup aimé participer à ce joli moment, réalisé dans le cadre du projet Là-haut.

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    Ils entourent Eric Brochard, le musicien qui les a accompagnés ( de façon pas très classique).

     

    Ensuite, après le pique-nique, nous nous sommes déplacés à l'extrémité du plateau pour une courte prestation du duo BEREZKO qui nous a fortement impressionnés.

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    Mélanie Fossier et Luc Fagoaga sont remarquables, sans micro ni instruments de musique.

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    Et le moment difficile est arrivé. Nous avons plongé dans la forêt par un petit sentier qui descend sans interruption. J'ai voulu suivre le rythme, trop rapide pour moi. Des membres de l'asso de l'Ours menaient la marche, d'autres étaient au milieu, et l'Ours faisait office de serre-file. 

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    Tout le monde a bien marché, sauf moi qui ai calé un peu avant la fin. Je suis arrivée à destination, à la Ferme des cascades, bonne dernière, et j'ai eu très mal aux cuisses les trois jours qui ont suivi.

     

    Une scène avait été installée, et les concerts ont recommencé. Nous avons eu le plaisir d'entendre de nouveau le duo Berezko.

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    J'aime beaucoup les spectacles en pleine montagne. Là, nous avions en prime les chèvres curieuses qui passaient entre les rangs, intriguées par tout ce monde.

     

    Le matin j'avais assisté à une très jolie histoire sans paroles :

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    Un couple espagnol, avec un chien était assis un peu à notre droite.

    Un maman et son bébé se sont assis un peu devant, légèrement à notre gauche. Le bébé regardait le chien avec beaucoup d'intérêt.

    La maman s'est un peu glissée sur sa droite.

    La maîtresse du chien s'est rapprochée du bébé, et le chien l'a suivie. Joie du bébé !

     

    Ils m'ont encore fait marcher

     

    Tout le monde s'est remis à regarder le spectacle, et le bébé tripotait le gentil chien.

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    Ils (ceux qui m'ont fait marcher), ce sont l'Ours et ses copains de rando. Un jeudi, ils m'ont dit "Toi qui aimes les fleurs, il faut vraiment que tu viennes avec nous, c'est facile et plein de fleurs".

    Je les ai donc accompagnés (suivis à grand peine) du côté de Gavarnie.

    Devant, on avait le Vignemale, et ce qui reste de son célèbre glacier (réchauffement climatique...) :

     

    Ils m'ont fait marcher

     

    Derrière, on voyait le Piméné :

     

    Ils m'ont fait marcher

     

    On a rencontré Aline qui cheminait avec un groupe de jeunes.

     

    Ils m'ont fait marcher

     

    Ils m'ont fait marcher

     

    Et les fleurs ? Desséchées par cet été trop chaud, même à cette altitude.

    Ils m'ont fait marcher

     

    Pauvres lis martagon, ils sont bien moins beaux que d'habitude.

     

    Il y a plein de rosiers sauvages, et ils font des quantités de bébés qui égaient la pelouse :

     

    Ils m'ont fait marcher

     

    Les papillons aiment bien les œillets de poète :

     

    Ils m'ont fait marcher

     

    Une jolie cabane de berger au toit végétalisé :

     

    Ils m'ont fait marcher

     

     Beaucoup de genévriers brûlés par les bergers, sinon ils envahiraient l'espace herbeux dédié aux troupeaux :

     

    Ils m'ont fait marcher

     

    Ils m'ont fait marcher

     

    Ci-dessous, une partie d'un panneau expliquant la montagne :

    Ils m'ont fait marcher

     

    Juste au bord du chemin, plein de trous de marmottes :

     

    Ils m'ont fait marcher

     

    Ils m'ont fait marcher

     

     

    Sans être géologue, j'ai apprécié de voir ces jolis plissements de terrain :

     

    Ils m'ont fait marcher

     

    Mais, la plupart du temps, je "ramais" seule en queue de peloton. Les autres galopaient, moi je me traînais, et l'Ours avait le temps de faire plein de photos.

     

    Ils m'ont fait marcher

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    En 1969, j'attendais mon premier bébé. Nous habitions en ville et l'Ours se rendait à pied à son travail, dans un grand quotidien régional. Il finissait à 22 heures, et parfois je m'endormais.

    Cette nuit-là, je me suis réveillée vers une heure du matin, ou bien plus, il n'était pas rentré...

    Inquiétude, questionnements, et, allez savoir pourquoi, j'allume la radio. Qu'entendis-je ? Un son étrange : les premiers hommes débarquaient sur la lune. Me voilà rassurée, pensant que le journal faisait une page spéciale et que les employés du soir faisaient des heures sup'.

    Eh non, l'Ours regardait simplement une TV installée pour l'occasion dans la cour de son travail.

    Et pendant ce temps-là une femme que je ne connais pas accouchait d'une petite fille qui se fait appeler Sereine et qui est devenue une copinette.

    Joyeux anniversaire Sereine !

     


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    Je trouve ce mot sympathique. Ça commence bien : il peut s'écrire borraginacée, boraginacée, boragacées... Je l'ai déjà cité par-ci par-là, mais je n'ai jamais raconté tout ce que je sais de cette famille.

    Je ne connais pas grand-chose en botanique pure. Un livre qui s'appelle "Flore", avec seulement des dessins noirs à la plume, me barbe profondément. Je sais pourtant que c'est le seul moyen d'identifier à coup sûr une plante. Hélas, je n'arrive pas à (je n'ai pas envie d') apprendre tous les mots savants tels que pédicelle, speculum (chez les plantes, ce n'est pas un instrument de torture), cléistogame ou saprophyte. Même le simple mot SÉPALE dont je vous parle à la fin de cette page, m'a fait chercher longuement dans ma flore et sur internet le nom exact de cette partie d'une fleur.

    En général, quand je vois une fleur inconnue, je sens à peu près de quelle(s) famille(s) elle peut faire partie. Mais, chez les boraginacées il y a tellement de membres qui ne se ressemblent pas vraiment qu'il est difficile de trouver les points communs.

    Ah si, les fleurs sont en général bleues, mais plus ou moins, parfois elles commencent roses, parfois elles restent mauves et certaines sont jaunes...

    Un botaniste dirait que "leurs inflorescences sont toujours des cymes unipares scorpioïdes" ? ? ? Vous comprenez pourquoi je ne comprends pas tout.

    Dans mon jardin, il a ? Il y a pas mal de représentantes de cette famille.

     

    Deux d'entre elles étaient déjà là avant nous :

     

    Le myosotis, tellement invasif que j'en arrache des tas et des tas chaque année. Et je n'ai même pas une photo : il est tout éparpillé partout, il remplit tous les petits trous, ses fleurettes sont très lumineuses, mais il n'y a pas de jolies touffes qui attirent mon objectif.

     

     

    La pulmonaire, spontanée ici : les fleurs sont roses au début, puis très très bleues. C'est vraiment la première fleur du printemps. Ses boutons se forment sous la neige, et elle est prête dès que ça fond. Elle ressemble à une primevère (au coucou surtout) par son port. Elle a des taches blanches sur les feuilles. Dans la théorie des signatures*, on disait que cela évoquait les poumons, et donc que cela les soignait. Voilà pourquoi elle s'appelle pulmonaire.

     

    Mes borraginacées

     

    D'autres ont été importées par mes soins :

     

    La consoude symphytum.

    Ma consoude officinale, c'est toute une histoire. 

    J'ai eu l'occasion, très peu de temps après avoir acheté notre maison, un weekend de Rendez-vous-aux-jardins, de visiter le Château de Mongenan à Portets, en Gironde. Il y a là un très joli jardin de curé que la propriétaire actuelle tient de sa famille. N'étant, à cette époque, pas très calée en plantes, j'ai cru reconnaître la consoude. La jeune fille chargée de l'accueil n'en sachant pas plus que moi, elle a appelé la propriétaire Florence MOTHE. J'ai passé un super moment.

    Florence m'a donné elle-même un morceau de son pied de consoude (pas tout à fait, il a fallu appeler un homme plus costaud, car un pied de consoude, c'est du solide).

    Je lui ai dit que j'allais jardiner à la montagne, et elle m'a entraînée dans sa maison pour trouver des écrits de J.J. ROUSSEAU sur le célèbre jardin des Charmettes.

     

    Mes boraginacées

     

    La vipérine :

     

    Mes boraginacées

     

    j'en ai ramassé des graines dans la nature, et  le résultat dépasse mes espérances.

     

     

    Sans la concurrence des herbes sauvages, les pieds deviennent énormes et immenses et les racines itou :

     

     

     

     

     

    Mes borraginacées

     

     À part quelques ancolies, tout ce qui est bleu sur ma photo, c'est deux pieds de vipérine. Mais, après la floraison ce n'est pas très beau, c'est encombrant et un peu piquant, alors j'ai dû arracher.

     

    Dans la famille vipérine, il y en a une très belle qui ne poussera jamais sous mon climat : c'est l'echium, dite vipérine des Canaries, qui mesure bien deux mètres de hauteur. J'avais découvert cette plante il y a 30 ans sur l'île de Bréhat où "tout" pousse.

    J'en ai rencontré une autre variété à Barcelone :

     

    Mes borraginacées

     

    Ça fait un buisson magnifique : il suffit d'avoir la place !

     

     

    Le brunnera : dans les revues de jardinage, j'avais repéré le Jack Frost. Je ne sais pas comment sont les autres brunnera, mais celui-ci est très joli et pousse bien chez moi. Les fleurs très bleues ressemblent au myosotis, mais c'est surtout le feuillage qui est intéressant. le pied s'étoffe et se dédouble très bien :

     

     

     Mes borraginacées

     

     

     L'anchuse Buglosse, petite plante tapissante au bleu très bleu, et qui se multiplie à profusion dans mon jardin.

     

    Mes borraginacées

     

    La bourrache (borago officinalis), celle qui fait si bel effet dans les salades d'été :

     

    Mes boraginacées

     

    Mes pieds deviennent très gros, mais pas très jolis, car ils se penchent ou se couchent.

     

    Mes boraginacées

    Là, c'est en début de saison, quand sa taille est encore raisonnable.

     

     

    Le grémil Lithodora une très mignonne plante de montagne (mais que je n'ai jamais vue dans la nature) qui a vécu plusieurs années dans mon jardin, mais qui a disparu suite à un changement de place. Je vais en acheter une autre, car elle est si jolie, si bleue :

     

    Mes boraginacées

     

     

     

    L'héliotrope qui embaume, mais qui ne se plaît pas du tout dans ma montagne. J'ai tenté plusieurs fois en annuelle, mais le résultat fut toujours décevant.

     

    La mertensia maritima, célèbre grâce aux restaurateurs qui ont fait parler d'elle, car ses feuilles ont goût d'huitre. J'en ai un pied depuis l'an dernier, il a résisté à l'hiver sous mon climat qui n'a rien de maritime.

     

    Mes boraginacées

    Cette photo est de l'an dernier. On voit bien les fleurs bleues.

     

    Mes boraginacées

    Le même pied cette année. Les feuilles sont moins grosses (on verra en fin de saison) mais tout en haut de la photo, on aperçoit des bébés issus des graines des fleurs de l'an dernier.

    Qui aurait imaginé qu'une mertensia maritima pourrait survivre dans ma montagne ?

     

     

    La phacélie, plante dont on parle beaucoup depuis quelques années, car elle est très mellifère, et c'est un excellent engrais vert. Vous savez pas ? La plante la plus mystérieuse de mon semis, celle qui me fait penser à la fougère, c'est de la phacélie à feuilles de tanaisie.

     

    Mes boraginacées

     

    Vous voyez la forme de queue de scorpion ? L'an prochain, je vais traquer (je vais embaucher l'Ours pour de jolies photos) la naissance des "inflorescences scorpioïdes".

    Merci à la région Ile de France qui a mis n'importe quoi dans ses sachets de graines mellifères. Je ne sais pas comment j'ai pensé à la phacélie, car je la croyais bleue (c'est ce qui est écrit partout) et elle est mauve.

     

     * La théorie des signatures peut sembler complètement farfelue, mais pourtant...la pharmacopée moderne confirme que certaines des plantes citées fonctionnent.

     

    Et maintenant... la réponse à un suspens insoutenable. C'était quoi, ça ?

     

    Mes boraginacées

     

    C'était un sépale de pavot, séché et égaré loin de son pied. Je m'étais demandé si c'était un mini rongeur ou un énorme insecte.

     

    Mes boraginacées

     

    Parfois les sépales s'ouvrent et tombent, parfois ils font comme un béret qui finit par rejoindre enfin le sol.

     

     

     

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