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    Tout a commencé au salon "Fils croisés" de Pau, au moment où j'ai craqué sur un kit d'Elisabeth Kouji dont la marque est TOKATAPATCH.

    J'avais discuté avec elle un bon moment il y a plusieurs années, et elle m'avait raconté qu'elle était aussi prof de musique. Elle partage son temps entre ses deux passions.

    Depuis jeudi soir, j'ai ce sac posé sur une chaise tout près de moi.

     

    Mes noveaux sacs

     

    Je me suis dit "je vais enfin finir par l"apprendre ce nom si difficile". Je ne vais pas toute ma vie hésiter entre "t'as qu'à pas", ou "patata" ou encore "tokaka". Et d'un seul coup, j'ai pensé MUSIQUE et j'ai trouvé TOCCATA... des années pour comprendre un jeu de mots.... Toccata-patch, c'est Tokatapatch.

    Pourvu que mon cerveau lent me permette de finir mon sac en pas trop longtemps.

    Le modèle me paraissant un peu compliqué, j'ai décidé de m'exercer en faisant le même modèle dans d'autres tissus, en le décorant de manière à l'assortir à mes nouvelles chaussures (20€ sur internet grâce à une de mes filles :

     

    Mes nouveaux sacs

     

    J'ai commencé par faire un carré en patch, en essayant de trouver les couleurs les plus approchantes.

    Pour le corps du sac, j'ai choisi d'utiliser la belle suédine achetée en super-soldes, mais trop raide pour faire des vêtements (mon pantalon d'intérieur se comporte comme le costume du bonhomme Michelin).

     

    Regardez à quoi ressemblent mes assemblages :

     

    Mes noveaux sacs

     

     

    J'ai donc tout surpiqué, ma machine rechignait devant la tâche. Il y a plein de ratés, mais au moins c'est plat :

     

    Mes noveaux sacs

     

     

    J'ai également fait une doublure, munie d'une poche qui ferme, et d'un ruban avec un petit mousqueton pour ne pas être obligée de vider le sac pour retrouver la précieuse clef :

     

    Mes noveaux sacs

     

     

    J'ai presque fini, mais je m'aperçois que j'ai zappé l'étape molleton. C'est tout mou, il va vraiment falloir que je le mette :

     

    Mes noveaux sacs

     

    Un autre "mais" : pourquoi le fond n'est-il pas d’aplomb ? Le modèle sur le stand ne me semblait pas biscornu, celui de la photo non plus... J'ai remesuré mes morceaux : ils sont OK.

    Ce premier sac restera de traviole, mais j'aimerais que le suivant file droit.

    Ma Grande petite-fille voulait le voir, alors je vous le montre aussi

     

    Mes noveaux sacs

     

    Et c'est là que je vois ma bêtise : mon "escargot" tourne à l'envers. Le pied droit et le pied gauche sont inversés, mon sac a un troisième modèle !

    Quant au sac Tokatapatch, il demande un énorme travail de préparation, et de l'organisation. Vous allez  attendre un peu .

     

     

     

     

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    Un matin, en cherchant comment faire une patte de boutonnage à capucin, je me suis retrouvée par hasard, de clic en clic et par je ne sais quel mystère, sur un drôle de truc qui m'a interpellée.

    Et là, je me suis dit qu'une piqûre de rappel serait salutaire.

    Je cherchais un "truc" de couture pour me faire une robe en tissu NEUF ! Comme si je n'avais pas assez de stock sur mes étagères pour me bricoler des vêtements en recyclage...

    Je suis encore un trop accro à la consommation... Triste constat.

    Pourtant, ici et , je parlais de décroissance : il vaut mieux la choisir que la subir. En 2013, j'avais découvert le mot anthropocène : en 2018, il en est souvent question dans les commentaires et débats sur la planète.

     

    Voilà le lien sur ce dont je parle au début Église de la très sainte consommation.

    La présentation me semble un peu dérangeante, mais elle m'a remis en mémoire un drôle de souvenir. Il y a 30 ou 40 ans, une nouvelle galerie marchande ouvrait dans la région bordelaise. C'était annoncé comme un endroit extraordinaire où tout était parfait pour l'acheteur. TOUT, même un lieu de recueillement. Ils avaient prévu un endroit vide, neutre, où chacun, quelle que soit sa religion, pourrait venir prier ou je ne sais quoi. J'avais trouvé ça très étrange, moi qui suis sans religion. Si on peut aller n'importe où, pourquoi pas chez soi ? Et pourquoi mêler les religions à l'acte d'achat ? Pourquoi les concepteurs de ce centre commercial avaient-ils pensé à ça ?

     

    Hier, comme chaque année, car je ne trouve presque rien dans les magasins de ma région, je suis allée à Pau à un salon pour couseuses-tricoteuses-brodeuses-bidouilleuses. Je n'ai fait que des achats raisonnables (des petits "machins" pour fermer ou décorer), sauf une petite folie : le premier sac en kit de ma vie !

     

    Décroissance

     

    Il y a les grands morceaux pour faire la base et la doublure du sac, 15 pages d'explications, au moins deux douzaines de mini bouts de tissus, et plein de petits boutons et autres décos.

    Je peux vous dire que, pour les débutantes, il me paraît impossible de venir à bout du travail. Pour commencer, je fais un essai de sac beaucoup plus simple, en copiant le modèle dans des tissus de mes étagères. Si c'est réussi, j'entreprendrai les arbres et les personnages de la créatrice, avec les fournitures du kit.

    Et puis il va falloir se pencher sur les bricolages pour Noël. La neige peut arriver, j'ai de quoi m'occuper.

     

     

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    En quittant Reims pour enfin arriver dans l'Aine, nous avons fait un petit crochet par la forêt de Verzy. Ce n'est pas un jardin, mais elle recèle des curiosités, et comme il y avait longtemps que je n'avais pas vu de plantes...

     

    Un fau

     

     

    Cette forêt est peuplée surtout de hêtres, mais aussi d'autres essences. A priori, rien de bien extraordinaire pour moi, car j'ai la même au bout de mon jardin.

    Sauf que la mienne est en pente, et que celle de Verzy est en terrain plat, avec quelques mini-collines :

     

    Un fau

     

    Un fau

     

    Un fau

     

     

    Les forts en orthographe s'étonneront peut-être de mon titre. On connait la faute, la faux pour faucher, les faux amis, mais on ignore (tout comme moi il y a peu) que le substantif FAU existe.

    Qu'est-ce qu'un fau ? Voilà l'explication des mini-collines :

     

    Un fau

     

    Il s'agit de hêtres "tortillards", les fameux "faux de Verzy".

     

    Un fau

     

    On peut se glisser sous certains d'entre eux, ça fait comme des tonnelles.

     

    Un fau

     

    Les plus vieux, près du chemin, sont protégés par des barrières.

     

    Si vous cliquez sur les images, elles s'agrandiront un peu, et vous arriverez peut-être à lire les explications.

    Vous saurez que, en gros, on ne sait pas trop pourquoi ce phénomène se produit. J'ai trouvé une discussion savante sur Tela botanica, bof ! c'est pas très clair.

     

    Un fau

     

    Un fau

     

    Le mot fau au singulier, venant du latin fagus, est validé par le Jardin des plantes de Paris.

    Il tombait un léger crachin (presque deux semaines entières de beau temps pour notre voyage), et cela donnait à la forêt une ambiance particulière. Avec ces arbres tordus si mystérieux en plus, c'était un moment surprenant.

     

     

     

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    11 novembre 2018 = mauvaise journée.

    On commémore, on commémore....

    On dit que c'est fini, bien fini...

    S'intéresse-t-on au sort de ceux qui vivent une guerre en ce moment ? Qui les aide ?

    Mais surtout : QUI FABRIQUE ET VEND DES ARMES ?

    Facile de dire, pour les gouvernants, que si ce n'est pas nous qui les vendons, ça sera les autres. Ça rapporte à qui ?

    Et un "après-guerre", ça rapporte à qui ?

    Je suis pourtant sensible aux commémoration, il ne faut pas oublier. Je pense qu'on doit expliquer aux enfants, et je suis très choquée chaque fois que j'entends que des gens (pas forcément très jeunes) ne savent pas à quoi riment 11 novembre, 6 juin ou 8 mai.

    Pour ma part, j'ai toujours entendu parler des guerres qui ont touché notre pays.

    Mes deux grand-pères ont été mobilisés pendant la "Grande guerre". Ils ont eu quelques permissions qui leur ont permis de concevoir mes parents, nés en 1915 et 1917.

     

    11 novembre

    Le bleuet fleuri tout exprès aujourd'hui, 11 novembre.

     

    Je viens de consulter sur Internet l'état-civil de Limoges, et j'ai découvert que c'était mon arrière-grand-mère qui avait déclaré la naissance de mon père à la mairie, pendant que son fils était brancardier près du front. Mon grand-père a d'ailleurs reçu un éclat d'obus à un coude, et en avait gardé une grande cicatrice en forme d'étoile.

    Mon autre grand-père n'a pas été blessé, mais a passé le reste de sa vie à souffrir d'horribles douleurs dues à la vie dans les tranchées. Pendant que les hommes étaient à la guerre, ma grand-mère et sa sœur étaient seules à la campagne. Elles partageaient tout : quand l'une s'occupait des champs et des bêtes, et l'autre donnait la tétée à leurs deux bébés. Elles sont restées très liées, et ma mère et son cousin étaient presque frère et sœur.

    J'ai participé plusieurs fois, il y a longtemps, à des "fêtes pour la paix" à Paris.

    J'étais attristée de constater que la plupart des associations participantes étaient de gauche. Comme si l'amitié entre les peuples et la paix avaient le droit d'être des idées politiques !

    Heureusement, il y avait aussi des gens extraordinaires, pas engagés dans un parti, mais des humanistes.

    Je me souviens en particulier d'Albert Jacquard, dont j'avais "bu" les paroles. Cet homme, biologiste, était aussi altermondialiste, espérantiste, militant anti-nucléaire, écologiste dans ses tripes, militant pour le droit au logement, etc...

    J'aime beaucoup cette parole de lui " « J’ai vécu la libération comme un événement extérieur. J’ai été un passager de l’histoire. Je n’ai pas été du tout le conducteur. J’ai été très long à m’apercevoir qu’il fallait que je choisisse mon camp. J’étais dans le camp des salauds : ceux qui laissent faire et finalement attendent que toutes les choses s’arrangent. » Il était jeune pendant la guerre, il a compris plus tard.

    Hélas beaucoup trop de gens, pour tout ce qui devrait les concerner, préfèrent faire les autruches et font comme si tout allait s'arranger tout seul.

    Pendant mon séjour dans l'Aine, nous sommes passés par le "Chemin des dames" : pas de commentaire, pas d'images, c'était trop poignant.

    j'ai entendu une jolie chose à la radio ce matin : " la minute de silence, c'est une prière laïque".

     

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    Vous avez suivi notre itinéraire ? Petit à petit, nous montons vers les Hauts de France.

    Mais pas trop vite. Comment résister à la tentation de visiter la "Roseraie de Provins" ? Impossible de passer aussi près sans s'arrêter, pour finir en beauté notre tournée des jardins.

     

    De Provins à Reims

     

    De Provins à Reims

     

    De Provins à Reims

     

    De Provins à Reims

     

    Certaines d'entre elles, les couleur brique en particulier, avaient tout à fait l'air d'être en velours.

     

    Cette roseraie est un magnifique jardin, avec des allées, des passages détournés, des statues, tout ce qui rend une promenade agréable :

     

    De Provins à Reims

     

     

    De Provins à Reims

     

    Et pour finir, une boutique où l'on voudrait tout acheter. Je voulais tout bêtement un "rosier de Provins" Rosa gallica officinalis : rupture de stock ! J'avais été inspirée d'en acheter un à Milly-la-Forêt, mais il est tout petit petit, j'aurais aimé en avoir un plus grand, acheté sur place...

     

    Provins est une très jolie petite ville charmante, pleine de vieux bâtiments, mais nous n'avions pas le temps de tout regarder en détail. On a quand même mis une semaine pour faire le trajet Hautes-Pyrénées/Aisne. Via Michelin dit qu'il y a entre 1037 et 1058km, et qu'il faut aux environs de 11 heures.

     

    Après cette jolie balade, nous avons continué la route pour Reims. Eh bien, en passant par Châlons-en-Champagne et Épernay, nous avons trouvé le paysage décevant. Des champs de betterave, des tas de betteraves, des tas de marne (sortes de cailloux blancs posés au coin des champs), et tout de même des vignes, mais seulement sur les coteaux. Pas de photos, car l'Ours n'avait plus envie de flâner. Direction Reims, directement, où nous sommes arrivés vers 20h :

     

    De Provins à Reims

     

    En passant du côté de Châlons, j'avais remarqué le lycée Jean-Talon. Ce nom, que j'ai reconnu, m'a fait penser au marché Jean-Talon de Montréal. Il y a bientôt 10 ans, j'y avais traîné l'Ours  car la librairie vendait des livres sur les plantes sauvages.

    Mais qui était ce Jean Talon né en 1626 et décédé en 1694 ? Un enfant de Châlons devenu le premier intendant de la Nouvelle-France, qui vécut plus de cinq ans outre-Atlantique.

    Un petit commentaire : depuis 1995, Châlons-sur-Marne est devenu Châlons-en-Champagne. Les avis étaient (et restent) partagés. Le résultat ? le balisage routier est assez, comment dire, fantaisiste ? Un coup l'un, un coup l'autre. On dirait que les DDT font tout pour égarer les touristes (ou bien c'est pour les inciter à s'équiper de GPS). Je connaissais ce changement de nom, et j'ai bien joué mon rôle de navigatrice, mais l'Ours avait du mal à s'y retrouver.

     

    Cet article était bien avancé quand, ce soir sur France3, nous avons regardé un épisode du commissaire Magellan : et ça se passe dans des roseraies, juste pour raviver mes souvenirs.

     

     

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