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    Sur la toile ou dans les livres, vous trouverez des tas d'informations ou commentaires sur la synchronicité.  Ce terme fut inventé par le célèbre psychologue et psychiatre suisse Carl-Gustav Jung.

    Il y a peu, un monsieur arrive à la bibliothèque de mon village en me demandant "Les Misérables" de Victor Hugo.

    Les grands classiques ne sont pas notre "fond de commerce", alors je les ai regroupés tout en bas de cette étagère :

     

    Synchronicité

     

    Pendant que je regardais si nous n'avions pas cette œuvre en livres de poche, le monsieur me dit "ça y est ". Que me disait-il donc ? Que là, entre la cuisine et le sport, sur l'étagère la plus haute, il y avait deux tomes des Misérable.

     

    Synchronicité

     

    Incroyable ! Vous connaissez ces moments de stupeur ? Comment ces livres qui nous ont probablement été donnés récemment (vu qu'ils sont marqués d'une autre bibliothèque et pas de la nôtre) ont-ils atterri là-haut, et ont été repérés par notre lecteur à un endroit où ils n'auraient jamais dû se promener ?

    Il paraît qu'on peut voir des signes dans la synchronicité. Dans ce cas, cela veut probablement dire qu'il FAUT lire ces livres. D'ailleurs, notre lecteur enthousiaste n'a pas arrêté de faire la lecture à son épouse (qui essayait de lire son propre livre). Elle m'a dit que c'était magnifiquement écrit et toujours d'actualité.

    Je crois que j'ai trouvé mon prochain livre de chevet. Je n'ai jamais lu Les Misérables en entier. Et vous ?

     

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    Cathedral window

    J'ai cherché et j'ai retrouvé un motif de patch que j'avais appris il y a 30 ans et que j'avais oublié (non, pas lui, mais la technique). Il s'agit du Cathedral window. Ici aussi, des explications précises et encore là.

    Je ne vous fais pas le pas à pas : vous trouverez tous les détails dans les liens ci-dessus.

    J'aime bien ce type d'ouvrage qui est fini au fur et à mesure qu'on avance. Ça veut dire quoi ce charabia ? Qu'on ne quilte pas et qu'on peut utiliser tout de suite les quelques morceaux qui sont faits : petite trousse, corbeille ou déco de Noël sont des destinations idéales. Oubliez la machine à coudre, c'est obligatoirement cousu main.

    Je me souvenais que nous l'avions fait, dans le club où j'allais, en une après-midi. Je l'ai donc proposé à mes curistes des "Ateliers fils et chiffons".

    Toute la difficulté est dans la coupe : il faut être très minutieux. N'ayant pas assez de règles de patch pour tout le monde, le plus sûr a été le bon vieux patron en papier quadrillé, le seul moyen de réussir à coup sûr des angles bien droits, car la moindre erreur met le futur ouvrage en péril :

    Cathedral window

    Nos carrés de départ mesurent 20cm.

     

    Cathedral window

     

    Nous avons dessiné sur l'endroit un rentré de 0,5cm

     

     

     

     

    Cathedral window

     

     

    Nous avons faufilé un petit pli de 0,5cm autour de nos deux carrés.

     

     

     

     

    Cathedral window

     

     

    Nous avons repéré le centre sur l'envers.

     

     

     

     

    Nous avons effectué un joli pliage, comme une enveloppe, en nous servant de la croix dessinée au centre comme repère :

     

    Cathedral window

     

    Un coup de fer à repasser :

    Cathedral window

    Nous sommes dans un centre de loisirs, je n'ai porté qu'une petite planche à repasser, alors le babyfoot est bien pratique !

     

    On recommence l'opération pliage de la même façon. Nos enveloppes deviennent toute petites.

     

    On les assemble face contre face à petits points invisibles.

     

    On installe un carré de couleur contrastante, à peine un peu plus petit que l'espace central.

     

    Et on fait rouler légèrement les bords par dessus. Je m'exprime mal, mais travaillant sur du biais, on comprend en le faisant :

     

     

    Cathedral window

    Les petites mains expertes de la virtuose de l'aiguille (elle participe à des concours de broderie !)

     

    Cathedral window

    Une partie de nos travaux du jour. On peut agrandir le travail à l'infini. Le vitrail se construit au fur et à mesure.

    Cet après-midi, dernier atelier de la saison, car les Thermes ferment samedi, et le village vivra au ralenti en attendant la neige.

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    Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah !  C'est ce que nous faisons en tapant en cadence dans les mains pendant les séances de yoga du rire avec Pascale.

    L'autre jour, nous nous sommes fait, toutes les deux, une séance spéciale dans ma véranda.

    Pascale souffre d'un lymphœdème (le gros bras) depuis longtemps. Elle connaît bien son mal, et sait le soigner. Quand on la voit, on ne remarque rien : ses deux bras sont normaux, les bras de Mme Toulemonde.

    Mais, pour obtenir ces bons résultats, elle dort avec un manchon, qui est une sorte de tuyau emprisonnant toute la longueur du bras et de l'avant-bras. Ce manchon est fait dans une matière contenant des cubes de mousse de 1,5cm de côté. Cela fait comme un massage qui aide la circulation de la lymphe et évite les "encombrements".

    Pour améliorer le processus, Pascale vient d'acheter une sorte de tissu rigide, mais...le fabricant fabrique le tissu, et au malade de se débrouiller à bricoler lui-même son manchon !

    Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah !

    Voilà, ci-dessus le tissu, et ci-dessous son profil en coupe.

     

    Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah !

    Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah !

     

    Dans celui-ci, les cubes sont assez (très) fermes et mesurent 0,5cm de côté. Je me demandais bien comment j'allais pouvoir le coudre. J'ai taillé à peu près la forme du premier manchon, et ai épinglé pour avoir une idée. Aïe ! Ça commençait mal ! J'avais comme l'impression que mes épingles collaient. J'ai fait un faufil, re-aïe !  Aiguille et fil étaient vraiment collants !

     

    Nous avons étudié le truc : il y a un voile de colle entre les deux épaisseurs d'intissé, et ça fixe pour de bon les petits cubes.

     

    Après un essayage sur le mannequin, j'ai tenté la couture-machine avec une bonne aiguille spéciale jean. Aïe ! Aïe ! Aïe !

    Oh ! Oh !   Ah ! Ah ! Ah !

    TOUT était englué. Mon aiguille était devenue un pieu recouvert d'une gangue, son chas était colmaté et nous n'avions pas le contre-poison.

     

    Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah !

     Je vous le dis sérieusement : pour enlever la colle (sur des livres ou des vitres par exemple), rien ne vaut l'Eau Ecarlate. Mon dernier flacon a été terminé pendant le grand ménage des vieilles affiches au funiculaire pour les journées du patrimoine, le mois dernier.

     Pascale a fait tout son possible avec le dissolvant, mais ça ne marche pas.

    Tout ce que j'ai utilisé est devenu inutilisable ! Et la couture est particulièrement ratée. Quelques points par-ci par-là, mais il paraît que ça suffit, car elle enfile les deux manchons l'un dans l'autre, et ça doit serrer.

     

    Quand le bras droit est concerné, il paraît que c'est fou comme le bras gauche devient performant !  Il maîtrise l'art du bandage du bras droit, car souvent il faut poser une bande de contention sur tout le bras atteint.

     

    Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah !

     

    Le lendemain matin je recevais, au réveil, une photo du bras qui me remerciait. Les petits cubes avaient fait du bon boulot et Pascale avait bien dormi.

     

     

     

     

     

     

    Cette semaine, Pascale et sa collègue-amie sont très occupées. Elles reçoivent Rosemary Kelly, une consœur canadienne venue pour un "workshop spécial Lymphoedème". Plusieurs jours de formation puis, dans le cadre "d'octobre rose", une intervention dans une grande clinique tarbaise qui va inclure le yoga du rire dans le parcours de soin des opérations du sein.

    Si des maisons de retraite financent des séances de yoga du rire, si des cliniques et hôpitaux s'y intéressent, si la fédération française de cardiologie reconnaît ses bienfaits, ce n'est pas un hasard. Dans le cas du lymphœdème, cela aide énormément.

    C'est un super exercice qui vaut un vrai sport, fait travailler le souffle, et permet de sécréter plein d'hormones utiles à notre équilibre. Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah !

     

    Une copine-lectrice attentive, que je remercie de tout cœur, m'a fait un mél pour me signaler une faute de conjugaison. Du coup, j'ai repris mont texte et vérifié un mot sur lequel j'hésitais. J'avais écrit secréter au lieu de sécréter. Sécréter, le mot qu'il me faut signifie produire par sécrétion, évident non ?

    Mais secréter, je ne l'aurais pas imaginé, c'est procéder au secrétage. Vous saurez ce que c'est en regardant la définition donnée par Larousse. 

    Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah !

     

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    Dans mon jardin, en ce moment, on peut voir :

     

     

     

     

     

    Mais aussi, hélas, il y a ça :

    Des endroits laissés à l'abandon (ou presque) depuis plus d'un an.

    Alors, aujourd'hui, l'Ours et moi avons laissé tombé toutes nos occupations habituelles pour tenter de remettre "ça" en état.

     

     

    On arrache TOUT, je dédouble (pourvu que les copains randonneurs passent pour nous délester du trop-plein), l'Ours bêche et rajoute du compost, et demain nous commençons à replanter.

    Au départ, il y avait trop de lupins, donc pas assez de fleurs en juillet et août.

     

    J'ai voulu diversifier, mais n'ai obtenu qu'un mélange pas très réussi qui était moche en fin d'été.

     

     

     

     

    J'ai aussi tenté l'originalité : un cimicifuga dont on a parlé ici.

    Il a sauvé sa peau en fleurissant plus tôt et plus joliment cette année :

     

     

     

     

     

     

    Je n'ai évidemment pas encore réfléchi à la nouvelle disposition. Il va falloir corriger les "erreurs de casting", avec des trop grandes devant, des voisines qui ont trop grossi et se gênent, des trop tardives dont on ne profite pas, des fragiles qui demandent trop de soins, etc... Une grande journée s'annonce. Résultat satisfaisant espéré en juin prochain.

     

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    Une curiste qui a participé à ma démonstration de porte-monnaie a découvert ébahie, dans mes en-cours,  cette chose qui m'épate encore : les kaléidoscopes dont j'ai déjà parlé plusieurs fois.

    Nous occupons une salle municipale, nous y disposons de plein de tables, et nous avons pu faire un atelier sur ce thème, grâce à deux tissus que j'ai trouvés à Pau, 2 seulement, pas 3 en 6 magasins ! Il faut dire que les tissus à motifs de 30cm de hauteur sont des denrées rares sur le marché. Trente centimètres, c'est la taille parfaitement adaptée pour faire de beaux moulins bien spectaculaires.

     

    Ateliers "fils et chiffons"Ateliers "fils et chiffons"

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Les petites mains s'affairent, et leurs propriétaires doutent. Comment choisir entre toutes les possibilités ?

     

     

    Encore des kaléidoscopes

    Avec une bande de 15 cm sur 2,50 m de cet imprimé à grosses fleurs, Nicole a réalisé ses 4 moulins. Elle ne pensait pas que ce beige ferait joli, et pourtant !

    Encore des kaléidoscopes

     

    Encore des kaléidoscopes

     

    Là pour les gâteaux elles ont, dans l'ensemble, privilégié les gâteaux entiers, alors que, à mon avis, les gâteaux plus morcelés auraient fait de très beaux effets, comme les centres ci-dessous à droite.

     

    Ateliers "fils et chiffons"Ateliers "fils et chiffons"

     

     

     

     

     

     

         Ateliers "fils et chiffons"

     

    Les assemblages ne sont pas encore cousus et il manque les tissus unis : un marron, un bordeaux et un corail, jolie variété.

     

     

    Encore des kaléidoscopes

     

    Il reste à ajouter des bandes de couleur différente pour relier le tout, et un bon éclairage pour de jolies photos.

     

     

     

     

    Encore des kaléidoscopes

    J'avais acheté pour moi il y a pas mal de temps une de ces fameuses bandes ainsi qu'un morceau du tissu qui était soldé.

    Ci-dessus, vous voyez les lignes de coupe : un rectangle de 30 cm de long, deux carrés eux-mêmes coupés en triangle. Pas un cm2 de perte. Mais si vous achetez la bande toute préparée, c'est assez cher. J'ai calculé qu'avec un tissu de patch à 20€, si vous en prenez 2,50m cela coûte 50€. Le tissu mesure 110cm de large, soit 7 bandes de 15 cm. 50€ divisé par 7, cela revient à un peu plus de 7€ la bande pour quatre moulins. Alors, ou bien vous faites plein de moulins tous différents (car chaque bande est unique) pour un grand ouvrage, ou des tas de cadeaux, ou alors vous partagez avec des copines et cela ne vous ruine pas. Mais ne prenez pas 1,25m pour faire des économies, car vous avez vu que le motif se répète dans la largeur. Cela ne tombe pas juste, et c'est très compliqué.

     

    Encore des kaléidoscopes

     

    J'ai fait mon petit reportage pour expliquer la méthode.

     On taille des tronçons de 30cm en faisant bien attention de couper toujours au même endroit du dessin. Puis, on coupe minutieusement les carrés. On obtient deux piles de carrés. On met une pile de côté, et on travaille sur la première. On étudie les diverses possibilités (en mettant si nécessaire un miroir vertical sur la diagonale pour voir l'effet) et on se lance. On coupe les carrés en diagonale EN FAISANT BIEN ATTENTION DE LES COUPER TOUS PAREILS.

    Ensuite, on attaque la deuxième pile, et on fait de même.

    Je ne vous donne pas de patrons : à vous de jouer. Sur un papier quadrillé, en partant du centre, vous dessinez votre premier triangle grandeur nature, et vous continuez en regardant la photo des 4 motifs à fleurs sur fond marron.

    Avec une règle toute simple, vous allez y arriver.

    Il vous faut aussi des triangles unis, le plus difficile c'est de choisir la bonne couleur.

     

    Encore des kaléidoscopes

    Regardez ce qu'a fait la gourde qui vous écrit : un tissus vert et un à fond gris. Pour de belles coutures discrètes, une bobine grise, et la canette verte. Sauf que j'ai cousu le contraire ! Gris sur vert et vert sur gris. le principal, c'est de bien respecter partout la même marge de couture. Pour mon pied de biche, c'est 0,75cm.

     

    Encore des kaléidoscopes

    JosiePatch conseille d'ouvrir les coutures. Moi je dis de les coucher à chaque étape, toutes dans le même sens. Quand on assemble, on commence par le centre et on sent bien sous les doigts les bourrelets qui se calent.

    Encore des kaléidoscopes

    À gauche, il y a des ratés dans l’assemblage. À droite, c'est au niveau de la coupe que ce n'est pas terrible. Tout ça pour vous dire qu'il faut bien s'appliquer.

    Rassurez-vous : les gens qui voient ça ne regardent que l'ensemble, et c'est toujours du plus bel effet. Je vous remontre mon ouvrage terminé quand j'aurai trouvé les unis des couleurs qui me plairont. Pour le moment je suis encore dans la réflexion.

     

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